Mostrando postagens com marcador Comportamento. Mostrar todas as postagens
Mostrando postagens com marcador Comportamento. Mostrar todas as postagens

domingo, 27 de janeiro de 2008

La nudité, c’est choquant ?

par Agnès Giard

Mariemenges1_2

Avez-vous vu cette affiche ? Seulement vêtue d’une paire de talons-aiguilles, une femme ligotée vous regarde, les fesses posées sur un gros cœur rouge, la bouche sanglante et entrouverte, les seins pointus… Elle s’appelle Marie Menges et dans Secousses Internes, elle se met bien plus nue encore que sur l’affiche.

Mariemenges2

Jusqu'au 16 février 2008,
 Secousses Internes —de et avec Marie Mengès— se donne à voir comme un happening intime, le «strip-tease textuel» d'une femme embarquée au bout du monde et de sa féminité «volée en éclat»…

Mariemenges3

Les vacances de rêve en Jamaïque, avec un compagnon de rencontre, se transforment en cauchemar gore, l’occasion toute trouvée pour la jeune femme de partir en vrille dans un récit étrange, mâtiné de délire, entre réel et virtuel, normal et pathologique, jusqu’au bout d’un règlement de compte avec les fameux acquis de la libération sexuelle.

Le metteur en scène, Jacky Katu, met en valeur le jeu et le texte de sa comédienne grâce à une vidéo-miroir qui trouble un peu plus les frontières de cette prestation. «Secousses internes, est un OTNI, explique le dossier de presse : objet théâtral non identifié. Ce n’est pas une performance. Ce n’est pas un show. Ce n’est pas un monologue. C’est une suite d’expériences avec la voix, le corps, quelques objets. Confession personnelle ou clichés de midinette ? Histoire intime ou fait divers pioché dans un magazine ? Récit ou ressassement ? Choeur ou monologue ? Mise en scène de la féminité brutalisée ou dérision des genres ? Allez savoir ! Les gestes et la voix dérapent. Tout est parfaitement contrôlé et tout n’est que hasard, chutes, glissades, tremblements, trébuchements. C’est drôle et inquiétant.»

Mais le plus perturbant dans cette pièce sans amarres, c’est probablement l’affiche. Placardée dans tout Paris (y compris face à la Mosquée du XIe, dans ce quartier de forte immigration maghrébine où la pièce est jouée), elle pose la question suivante : la nudité est-elle dérangeante ? Pourquoi ? Pour qui ? Il est toujours curieux de voir que face à la nudité, des personnes aux opinions religieuses et politiques parfois très contradictoires se retrouvent sur le même terrain du rejet, parfois viscéral.

Certains se sentent personnellement agressés par les photos de femme en lingerie. Comme si le message simple «j’ai envie de plaire, de me sentir belle, désirée et désirable» portait atteinte à leurs croyances…

D’autres disent que ces images sont «fascistes», parce qu’elles imposent le diktat de la beauté et du désir. Ils répètent, y compris dans les commentaires de ce blog, que «trop de Q tue la libido» et que le «déferlement d’images érotiques subi quotidiennement dans la rue dégoute d’avoir des envies»… C’est un peu comme si l’on disait : «J’aime l’art, mais être entouré de belles choses, ça finit par m’en dégouter«J’aime la musique, mais en écouter tous les jours, c’est trop.» Etrange idée, en vérité, que l’on puisse avoir dans la vie «trop» de bonheur ou «trop» de plaisir…

Il existe encore une autre sorte de censeurs : les vertueux. Ceux qui, sur les publicités de lingerie notamment, taggent des phrases comme «Pute aliénée au Grand Capital» ou «Je suis une salope, je vends mon corps». Pour ces bien-pensant(e)s qui se targuent souvent de «féminisme», il est apparemment plus légitime de trimer dans une usine de conserves que de poser en culotte. Une femme qui se tue à la tâche, mal payée pour faire des choses répétitives, abêtissantes et qui le soir s’endort devant une émission TV débile est-elle plus libre qu’une mannequin ? Personnellement, je préfèrerais vivre au pays des putes. Marie Menges aussi d’ailleurs.

Sur YouTube, elle fait un carton. Son vidéo-clip “Tu vas m’prendre” a battu le record des 200 000 visiteurs en un mois. Ce «hit viral», chanté d’une voix de pinson, enregistré dans un zoo, raconte en substance : «Je ne veux plus attendre, oh ce soir tu vas m’prendre, oui tu vas m’prendre, comme si tu me nettoyais le fion, après 40 ans de cocon, oh tu vas m’prendre, j’ai mouillé toute la journée, je suis hyper bien épilée, oh ce soir tu vas m’prendre.»

Je vous passe la suite, ça devient moins drôle. Les filles qui ont terriblement envie d’être désirées, tombent parfois de haut. Comme dit Marie Menges : «Secousses Internes, c'est une femme qui s'offre comme objet sexuel, entièrement, généreusement, sans aucune arrière-pensée ni tabou d'aucune sorte. Mais qui est ignorée, rejetée, niée, bafouée, brutalisée, battue par son compagnon de voyage. Voilà pourquoi l’affiche me montre ligotée. Etre attachée renvoie tout aussi bien à une image érotique, celle du bondage, qu'à une image coercitive, celle d'une femme entravée, prisonnière, soumise. Le spectacle joue sur les deux registres. En voyant l’affiche, une psychanalyste a parlé du mythe de Gwendoline. Je ne connais pas ce mythe, mais à 15 ans j'ai été élue Miss Gwendoline dans une boîte de nuit en Corse. L'autre jour, j'ai croisé un homme qui m'a dit : "l'affiche m'a donné envie de voir le spectacle". Pourquoi, qu'est-ce que vous évoque l'affiche ?, lui ai-je demandé. Il m'a répondu : "La féminité, l'érotisme, le désir, la brutalité.

TROIS QUESTIONS A MARIE MENGES

Les femmes devraient-elles revendiquer le droit d'être vues dénudées dans la rue, sur les affiches, dans les publicités ?
Toutes à poil sur les murs. le kif total. Qui y a-t-il de plus beau, de plus attirant de plus excitant qu'un corps nu, d'une femme ou d'un homme !

Quelles sont les réactions des gens face à l’affiche ?
On a tendance à penser que la majorité des gens est scandalisée par l'affiche, ou y trouve à redire. Mais en vérité, ce n'est pas le cas. Une majorité trouve cette affiche bandante. Je suis d'accord avec eux. J'ai reçu aujourd'hui un email d'un inconnu à propos de l'affiche : «Merci d'être ce rayon de soleil sur ces murs de grisaille parisien».

Sur le site de «Secousses Internes», il y a un micro-trottoir concernant la pièce. Quelle réaction t’a frappée ?
Ce qui m'a le plus émue, c'est une jeune fille de 15 ans qui a dit en voyant l'affiche : «C'est un hymne à la liberté de la femme.» Cela m'a fait très plaisir.

Secousses Internes



Secousses Internes : mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h30. Samedi à 15h.
tarif plein : 13 euros (tarif réduit : 8 euros)
La Maison des Métallos (nouveau lieu de création ouvert depuis novembre 2007) :
94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris - M° Couronnes, Parmentier/bus 96 - Station Vélib' juste devant.
Réservations par téléphone : 01 47 00 25 20 ou par mail.


Agnès Giard est journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante depuis huit ans de la revue japonaise S & M Sniper. Elle écrit pour Libération.

quarta-feira, 23 de janeiro de 2008

Tribunal Europeu abre o caminho à adoção para casais homossexuais

Feu vert pour l'adoption homosexuelle en Europe

Karine (D) et Elodie, un couple d'homosexuelles posent avec leur enfant, le 23 janvier 2006.  | AFP/FRANK PERRY
AFP/FRANK PERRY
Karine (D) et Elodie, un couple d'homosexuelles posent avec leur enfant, le 23 janvier 2006.


LE MONDE

La Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg vient de faire un pas important en faveur de l'"homoparentalité" : dans un arrêt rendu mardi 22 janvier, les dix-sept juges, siégeant en grande chambre, ont condamné la France pour discrimination à la suite d'un refus d'agrément opposé à une homosexuelle qui souhaitait adopter un enfant. "La Cour européenne dit haut et fort, dans cette décision, qu'en 2008, l'homosexualité ne peut plus justifier une différence de traitement juridique quant à la possibilité de devenir parent", résume l'avocate de la requérante, Me Caroline Mécary.

En 1998, Emmanuelle B., une institutrice de Lons-le-Saunier, dépose auprès du conseil général du Jura une demande d'agrément. Agée de 37 ans, elle souhaite adopter un enfant venant d'Asie, d'Amérique du Sud ou de Madagascar. Emmanuelle B. présente sa requête en tant que célibataire, comme la loi l'y autorise, mais elle ne cache pas qu'elle vit en couple depuis huit ans avec une femme, psychologue de profession.

Au terme d'une enquête de plusieurs mois, les services sociaux saluent ses "capacités éducatives et affectives" et soulignent ses "qualités d'écoute, son ouverture d'esprit, sa culture et sa disponibilité". Mais la demande est rejetée le 26 novembre 1998 par le président du conseil général. "Votre projet d'adoption révèle l'absence d'image ou de référents paternels susceptibles de favoriser le développement harmonieux d'un enfant adopté, note-t-il. Par ailleurs, la place qu'occuperait votre amie dans la vie de l'enfant n'est pas suffisamment claire."

Dans un premier temps, ce refus est annulé par le tribunal administratif. "Melle B., dont les qualités humaines et éducatives ne sont pas contestées, qui exerce la profession d'institutrice et qui est bien insérée dans son milieu social, présente des garanties suffisantes, sur les plans familial, éducatif et psychologique pour accueillir un enfant adopté", précisent les juges en 2000. Mais dans un deuxième temps, la cour administrative d'appel de Nancy, puis le Conseil d'Etat, donnent raison au président du conseil général.

"L'absence de référent paternel ou maternel ne pose pas nécessairement problème en soi", affirme la Cour européenne dans son arrêt. Elle estime en revanche que les autorités, en rejetant la demande, ont "opéré une distinction dictée par des considérations tenant à son orientation sexuelle, distinction qu'on ne saurait tolérer d'après la Convention."

La France a donc, selon les juges, violé le principe de non-discrimination inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme. Emmanuelle B. s'est vue allouer 10 000 euros pour le dommage moral et 14 528 euros pour les frais de procédure.

Cet arrêt de principe rendu par la Cour siégeant en grande chambre marque un tournant dans la jurisprudence européenne. Il y a cinq ans, dans une affaire de refus d'agrément opposé à un homosexuel français, la Cour avait estimé que la différence de traitement entre homosexuels et hétérosexuels était avérée mais qu'elle poursuivait un but légitime : "Protéger la santé et les droits des enfants pouvant être concernés par une procédure d'adoption." Mais depuis cette affaire, le contexte international a changé : neuf pays européens admettent aujourd'hui l'adoption par les couples homosexuels.

Cet arrêt qui s'impose aux 47 pays membres du Conseil de l'Europe va obliger l'administration française à modifier ses pratiques. "Les conseils généraux ne pourront plus refuser un agrément en invoquant l'homosexualité du demandeur", note Martine Gross, la présidente d'honneur de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL). Mais cette nouvelle jurisprudence, qui vise l'adoption plénière d'enfants abandonnés à la DDASS ou à l'étranger, ne concerne pas l'adoption simple : cette procédure qui s'applique plutôt aux enfants de l'entourage est, en France, fermée aux couples homosexuels depuis une décision de la Cour de cassation de 2007.

L'arrêt de la Cour européenne a remobilisé les partisans de l'homoparentalité : le PS, qui vient de déposer une proposition de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, a demandé au gouvernement de l'inscrire à l'ordre du jour "sans délai afin que la France tire toutes les conclusions de la condamnation de la Cour". Quant à l'APGL, elle attend désormais le statut du beau-parent promis par le gouvernement en 2008. " La décision de la Cour européenne donne à nos revendications un poids supplémentaire", affirme Eric Garnier, le coprésident de l'APGL.

Anne Chemin

RÉFÉRENCES

EUROPE.

Aujourd'hui, neuf pays européens admettent, sous une forme ou une autre (adoption de l'enfant du conjoint, adoption internationale), l'adoption pour les couples homosexuels. Il s'agit de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, de l'Islande, de la Norvège, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède.

CHIFFRES.

Selon Patrick Festy, un démographe de l'Institut national d'études démographiques, 24 000 à 40 000 enfants seraient, en France, élevés par un couple homosexuel. L'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens estime, elle, qu'en France, l'"homoparentalité" concernerait 300 000 enfants aujourd'hui, 700 000, voire 1 million, dans quelques années.

quarta-feira, 16 de janeiro de 2008

A frase do dia

"O peixe morre pela boca"

domingo, 13 de janeiro de 2008

El esplendor de la fealdad



WINSTON MANRIQUE SABOGAL - EL PAÍS

La estética de lo feo conquista el gusto popular. Varias exposiciones y un ensayo de Umberto Eco demuestran que el abismo no pierde su atractivo.

La luz viene de muy arriba, tamizada, blanca como las altas paredes de donde cuelgan dos cuadros con figuras distorsionadas. Deformes. ¿Feas? ¡Fascinantes! Un picasso y un bacon separados por 22 pasos. Y entre ellos una pareja de pálidos veinteañeros salidos de un carnaval luciferino. Son Birgit y Alain, empecinados en transgredir su belleza natural. Están allí, a orillas del lago de Lucerna, en el Museo de Bellas Artes, en mitad de dos de los artistas que dinamitaron en el siglo XX los cánones estéticos y que han facilitado el pasaporte para que este par de jóvenes sean hoy embajadores de la democratización de la fealdad.

'Basement Bunker: Painted Queen Small Blue Room '
Ampliar

'Basement Bunker: Painted Queen Small Blue Room '-

Marilyn Manson en 2002 con una de sus pinturas
Ampliar

Marilyn Manson en 2002 con una de sus pinturas-


Los conceptos de belleza y fealdad son ambivalentes y dependen de la cultura, la época, la política, la economía o la religión

¿Por qué el feísmo hoy? Agotamiento del canon de belleza clásico, nuevas búsquedas y el mestizaje y globalización del mundo

"La competencia es feroz. Se rompen moldes para ser singular y el abanico de lo feo ofrece más posibilidades", afirma Gil Calvo

"Hay un cierto elemento de rebeldía, pero donde eso podía caber y era eficaz ha sido engullido por la moda", Javier Marías

De espaldas a los dioses, pero sin olvidarlos.

Y todos aliados de Pandora para destronar la belleza tradicional y revolucionar el futuro estético. Conquistar la fealdad. Redimirla.

Siete hechos acaban de recordar que lo feo no es el lado oscuro de lo bello, ni una carencia. Han reafirmado que el concepto de belleza es tan ambivalente como el de fealdad, siempre a expensas de la cultura, la época, la política, la economía, la religión o la vida social. Aunque esta popularización de lo feo y el feísmo es inédita. Lo recuerdan la exposición de Lucerna (Suiza) Picasso versus Bacon: cara a cara; dos de homenaje en París: a Picasso y la celebración de los cien años de Las señoritas de Aviñón, la obra que inaugura la ruptura del arte, y otra de Courbet; el libro de Umberto Eco Historia de la fealdad (Lumen), la tan sonada celebración de los 30 años del punk y los 10 de una de las exposiciones que acabó por pulverizar las convenciones estéticas que quedaban y confirmar el mundo sin prohibiciones del arte: Sensation.

Son días del penúltimo episodio del duelo perpetuo entre lo apolíneo y lo dionisiaco.

¿Pero por qué ha adquirido carta de aceptación, o pasaporte, la fealdad hoy? Agotamiento del canon clásico; búsquedas de nuevos horizontes a través de la transgresión, la rebeldía, la provocación y la subversión; crisis de valores y movimientos contraculturales; concordancia con los tiempos mercantiles y consumistas; el desarrollo de las nuevas artes y medios como la fotografía, el cine, la televisión, la música e Internet, que difuminan y normalizan cualquier frontera; el vivir de espaldas a la naturaleza e imitarla en un mundo artificial; por el mestizaje y la globalización; y por la neomanía y otras ideas en las que están involucradas la publicidad y la moda, aunque todas parecen salir de una misma raíz o desembocar en el mismo punto: lo feo como máscara y recurso para llamar la atención y obtener una identidad original y genuina en un mundo espiralmente competitivo donde lo feo ofrece un abanico de posibilidades inagotable. Irrepetible.

Así, su otrora fuerza ahuyentadora hoy está imantada de atracción.

"Incluso ha adquirido cierto prestigio. Tanto en las artes como en la vida cotidiana. Se trata del feísmo deliberado, no espontáneo, y que a veces es forzado. Desde los años sesenta ha venido aumentando su prestigio hasta convertirlo, a menudo, en un prestigio insulso, que suele esconder una cierta facilidad", advierte el escritor Javier Marías, que en algunas de sus novelas y artículos ha abordado el tema. "Es un complemento perfecto al glamourismo. Un ataque de guerrillas puntuales frente a ese dominio del glamour", afirma Xavier Rubert de Ventós, catedrático de Estética en la Escuela de Arquitectura de Barcelona y profesor invitado de Berkeley y Harvard.

La presencia de la fealdad ha sido rastreada por Umberto Eco, que establece tres categorías: lo feo natural o feo en sí mismo (una carroña o un olor nauseabundo), lo feo formal o un desequilibrio orgánico respecto del todo, y lo feo artístico, que surge de cualquiera de los dos anteriores pero elevado a la categoría de arte por el artista.

Desde los conceptos griegos de belleza, el bien, lo verdadero, lo justo y lo armonioso en forma y fondo de Platón, hasta el esplendor de lo feo y sus paradojas en 2008, la fealdad se ha abierto paso de manera intermitente en la Historia, sobre todo después de que el Renacimiento sublimara la belleza clásica. La penúltima cruzada por resquebrajar el canon y mostrar otras perspectivas empezó hace dos siglos con el Romanticismo, que exaltó las formas libres, el sentimiento sobre la razón, la fantasía y las pasiones con un aliento trágico. Cien años después vendrían las vanguardias que reinventaron el arte, las dos guerras mundiales que trastocaron toda racionalidad y sensibilidad que hizo que el arte acechara cada vez más la realidad. Luego se pasó al nihilismo coqueto, del que hablaba Susan Sontag, hasta dar en los sesenta con el pop y el movimiento hippy y el rock que proclaman libertades y cambios que renuevan sensorial y culturalmente el mundo. Es el despegue de estéticas alternativas que pasan a ser un fenómeno social a un ritmo vertiginoso porque nace el glam, contesta el punk, se potencia el kitsch, irrumpen el camp y el trash, y emerge el grunge hasta mutar en el dirty chic.

Es la era del marketing, del be you!, del do it!, del todo vale en el museo y en la calle. Incluso una calavera forrada de diamantes. La era de la belleza emancipada.

"Lo feo en toda la extensión de su sentido, que va desde lo grotesco al horror, pasando por lo ridículo y lo estrictamente feo, está en el centro del arte a partir del Romanticismo. Desde entonces la belleza como tal deja de tener interés para el arte, ahí están desde los fusilamientos de Goya, hasta cualquier obra de Pollock", asegura Antoni Marí, escritor y catedrático de Estética y Teoría de la Universidad Pompeu i Fabra, de Barcelona. Atrás queda la belleza como experiencia positiva y gratificante. A los impresionistas no les interesa ni lo bello ni lo feo, sino la escenificación técnica de la luz. "El interés no está por la evidencia de las cosas de la realidad, sino sobre los sentimientos y el espectador, y cuando los artistas, como Courbet, tienen interés en la realidad lo hacen sobre lo desagradable y conflictivo. La belleza en sí misma se convierte en una categoría anacrónica porque no da noticia de nada, salvo de la fragilidad de su equilibrio. Hoy estos equilibrios no se dan y desde hace tiempo interesa la idea de un mundo sin sentido, caótico, fragmentario, y las personas se sienten reconocidas en esto. Se busca el orden de las cosas que más haga pensar y reflexionar. El arte desde que deja la belleza no pretende halagar los sentidos sino reflexionar en situaciones límite. Y cuando parece que ha llegado a ese punto siempre hay más allá, y así el espectador asiste en primera línea a esa destrucción definitiva del sentido".

Hace 180 años Victor Hugo advirtió del futuro en el prólogo de Cromwell (1827): "El contacto con lo deforme ha dotado a lo sublime moderno de algo más grande, más sublime en definitiva que lo bello antiguo. (...) Lo bello sólo tiene un tipo, lo feo tiene mil. (

...) Es porque lo bello, desde el punto de vista humano, no es más que la forma considerada de su relación más elemental, en su simetría más absoluta, en su armonía más íntima con nuestro organismo. (...) En cambio, lo que llamamos feo es un detalle de un gran conjunto que no podemos abarcar, y que armoniza no ya con el hombre sino con la creación entera. Por eso nos ofrece constantemente aspectos nuevos, pero incompletos".

¿Qué es la fealdad, entonces? El juicio estético es subjetivo y depende de los mecanismos de la sensibilidad aprendida, y los gustos difieren al infinito. Hegel lo reconoció a principios del XIX. Después Baudelaire afirmó que "lo bello es siempre extravagante", escribió las Las flores del mal, y el canon ético, moral y físico quedó del revés. Y luego Nietzsche abrió más las puertas al decir que la fealdad es interesante, mientras Kierkegaard estaba convencido de que ayudaba a recordar la realidad.

Después de estar recreando la belleza de la vida y la naturaleza, el artista y el hombre descubrieron que en los lados donde no querían mirar tenían cosas que apreciar. Allí el abanico es más amplio, inexplorado y quizá más genuino, explica la artista valenciana Carmen Calvo, que crea sus obras a partir de desechos y residuos.

Es la atracción del abismo. La fascinación agazapada por la imperfección.

El arte ya no trata "tanto de explicar el mundo como de implicarlo e implicarse en él. No trata tanto de informar de él como de conformarlo / representarlo como de resolverlo / recrearlo como de reformarlo", escribe Xavier Rubert de Ventós, en la edición actualizada de su clásico Teoría de la sensibilidad (Península/Edicions 62).

Y algo malsano en el comercio del arte contribuye a toda esta fiesta alternativa de creación que tiene en el feísmo una gran vertiente, asegura la fotógrafa Ouka Leele. "Tiene que ver con el hecho de estar en los medios de comunicación. Llamar la atención a través de la exageración, romper moldes. Asegurar un doble salto mortal. Aunque los artistas se han ido perdiendo en ese camino efectista. Lo que suena es lo que se paga por una obra, pero no su calidad". Para la artista, esta distorsión tiene que ver con el alejamiento del ser humano de la naturaleza: "De la belleza del río cristalino hemos pasado a encontrar la belleza en el río contaminado de gasolina de donde puede surgir un arco iris". El cambio de costumbres engendra nuevas cosas, agrega Ouka Leele. "Aunque estamos para mirar y alabar la belleza, porque la Tierra es lo más bonito, nos vamos aislando con imitaciones cutres y feas de la belleza natural". Se queja de que ahora los niños ven el campo feo, de que una escena de una madre amamantando a su hijo es rechazada y de se prefiera una cabeza cortada del telediario. Aunque reconoce que es positiva la capacidad de redimir con la mirada.

¿A qué se debe la normalización ante lo horrendo, lo grotesco, lo asqueroso o decadente? Es el resultado de un proceso de reordenación del mundo a través de la ampliación de miradas que universalizan las vanguardias artísticas de principios del siglo XX. Pero a nivel más popular se remonta a la era industrial y mercantil que intentó paliar lo feo industrial, crear objetos funcionales que también fueron bonitos. La utilidad manda al traste el canon clásico. Las referencias se trastocan. Junto a una montaña, una escultura o una persona, hoy se pone un coche o un aire acondicionado que se venden "casi como obras de arte".

Se masifica la belleza en serie. ¿Existe? Se democratiza.

Sobre todo, porque como dice Rubert de Ventós, "hoy nuestro medio es un orden artificial, y el orden "natural" no es para la mayoría más que una experiencia de fin de semana posibilitada por un producto industrial: el automóvil o el avión. Nuestra "natura" la forman los instrumentos técnicos de los que nos servimos: las construcciones, los artefactos y las imágenes manufacturadas entre las que nos movemos. Éstas son las cosas de las que nosotros hemos llegado a ser cosa".

Una deriva del arte sobre la que Walter Benjamin reflexionó en La obra de arte en la época de su reproductibilidad técnica. Expone que el arte cambia, sobre todo a través de la fotografía y el cine, que lo jalonan a un eterno palpitar en emergencia. "Es el turno de la estética de la inauguración", afirma el sociólogo y escritor Enrique Gil Calvo. "Tras la aparición de la fotografía el concepto de original cambia. Lo que prima, cada vez más, es el momento de la aparición de la obra, sorprender al espectador".

No es un naufragio. Es una desmitificación que insufla nueva energía para salir del agotamiento. Reinterpretación de un nuevo orden que buscó la complicidad de la ironía, la parodia y el sarcasmo.

Es el soplo de Baudelaire.

Pero, ¿por qué el esplendor del desorden, lo feo y el feísmo y lo hortera? Es una insurrección contra lo artificioso, dijo Antoni Tàpies. "Pretende muchas cosas, como la necesidad de volver a lo esencial y natural. Aunque sospecho cuando las ideas se convierten en moda". El mestizaje del mundo y la globalización han acelerado esta ampliación de la mirada. "Han servido para que las situaciones extremas sean neutralizadas. La cercanía de lo otro ha abierto el mundo y resquebrajado los conceptos estéticos preestablecidos", reflexiona Marí. "Es el reino de la subjetividad. Todo se cuestiona".

¡Se abjura! Pero esta rebelión en la calle y la vida cotidiana también tiene intereses espurios. La culpa es de la feroz competencia en el mercado de las relaciones humanas, afirma Gil Calvo, autor de Máscaras masculinas. Héroes, patriarcas y monstruos (Anagrama). "Hay mucha gente en exposición y cada vez es más difícil ser original. Las estrategias de los solteros y los jóvenes deben ser más recursivas porque los modelos clásicos ya no sirven en el mundo de las apariencias. Y lo inimitable está en la exploración de lo feo. En crear una copia sin par, ya que la belleza es fácil de copiar e imitar".

La reinvención de Narciso.

El riesgo es que la imagen que devuelva el estanque sea trivializada. Antoni Marí no lo cree así. "La moda no es trivial porque es una interpretación de la realidad. Aunque quienes lucen esas modas del llamado feísmo no lo sepan. No sabes por qué lo haces, por qué te pones los pantalones caídos y dejas que se vean los calzoncillos, por ejemplo, pero lo haces tuyo y a tu manera, con lo cual tomas una posición".

¡Deslumbrar!, ésa es la clave, insiste Gil Calvo. "Hacer yoes múltiples donde lo feo garantiza las miradas. La belleza es castradora y limitada. Las identidades clásicas ya no venden, no son competitivas".

Pero esta desacralización de la belleza y del cuerpo se ha trivializado para Javier Marías. "Hay un cierto elemento de rebeldía, pero donde eso podía caber y era eficaz ha sido engullido por la moda. No falta el papanatismo de quienes dan la bienvenida a esa supuesta novedad por el solo hecho de existir. Hay pereza intelectual de no saber distinguir entre lo que tiene o no interés".

¿Cómo hablar hoy de insurrección, de verdadera rebeldía, de transgresión si el "enemigo" (acumulación del capital) es el que dicta las normas?, se pregunta Aurora F. Polanco, profesora de Teoría y Arte Contemporáneo de la Universidad Complutense de Madrid. "Una vez más los artistas iban por delante en sus investigaciones y el poder (económico) se aprovecha de sus estrategias. Un ejemplo: la abyección con la que quisieron trabajar muchos artistas en los ochenta no era sino una respuesta desde los cuerpos dolientes del sida a la estética de los cuerpos danone, luego los jóvenes artistas ingleses quisieron demostrar que era más abyecta la política reaccionaria de la época Thatcher que sus obras que rozaban los límites de lo insoportable". Pero que todo esto se extienda a las modas no es nuevo: "¿Un kitsch abyecto? Nada nuevo, ¿no hubo un kitsch punk? Recordemos cómo se limpió la estética punk. Eso es lo que hace el capital, "limpia, fija y da esplendor" a los trabajos de los artistas que tratan con lo insoportable (¿hemos olvidado Un perro andaluz?). Hal Foster dice que los procedimientos ligados a la abyección que utilizaron los surrealistas no eran sino la respuesta a la estética del cuerpo apolíneo de los nazis. En cualquier caso y para no ser tan negativos con los jóvenes y la moda, ellos saben bien lo que comporta, especialmente en España, el valor de lo pulcro, lo simétrico, lo "atildado" de esas marcas, por ejemplo, que transmiten valores y visten por igual a los niños que a los papás como si nada pasara...".

... Y en medio del barullo de esta emancipación de la belleza, resuena el comienzo de Macbeth, de Shakespeare, donde las voces de las tres brujas se abren paso entre tinieblas diciendo: "Lo bello es feo, lo feo es bello".

Maioria acha que mulheres podem melhorar a política

Foto de passeata nos anos 60 com cartaz do Ziraldo: Vai calar a boca da mmm...

"Eva Tudor, Tônia, Eva Wilma, Leila, Odete e Norma, mulheres do meu tempo, liderando uma passeata em 1968. Minha maior produção são os cartazes de protesto, da retomada dos sindicatos (as famosas Chapas Dois), dos shows estudantis, as camisetas, as marcas e slogans políticos que fiz às centenas, em preto e branco, durante vinte anos que se perdem por aí. Essa foto resgata um deles: um símbolo para mim." Portal do Ziraldo



Maior aceitação da presença feminina deve-se à gestão Lula e a figuras de destaque internacional, diz analista

Carlos Marchi - O Estado de São Paulo

Existe um amplo espaço na política para ser ocupado pelas mulheres: 67% dos brasileiros acham que uma presença mais forte do público feminino melhoraria o nível da política no País, segundo pesquisa Estado/Ipsos. Num cenário de decepção com os rumos políticos, 58% dos eleitores brasileiros acham que a participação da mulher na política é “menor do que deveria ser”. Em universo similar, 57% dizem que já votaram em alguma candidata. “Nas eleições municipais de 2008 as mulheres terão uma chance especial”, afirma a analista de pesquisas Fátima Pacheco Jordão.

Há um processo de maturação em curso, constata ela, apontando para a gradual aceitação das mulheres no topo do poder. Esse fenômeno, segundo Fátima, é resultado de duas influências. Uma, a atribuição de muitos cargos de poder às mulheres pelo governo Lula; outra, o destaque de mulheres que disputam e, em alguns casos, ganham o poder em seus países, como as presidentes Michelle Bachelet, no Chile, Cristina Kirchner, na Argentina, e a primeira-ministra Angela Merkel, na Alemanha. Mas a influência maior vem da candidata Hillary Clinton, nos Estados Unidos.

A lenta redução do velho preconceito tem, também, uma importante razão, destaca Fátima: o desencanto com as representações políticas dominadas pelos homens nos três Poderes . A pesquisa revelou, no entanto, pontos que mostram aspectos preservados do preconceito. Se 68% dos brasileiros rechaçam o velho chavão de que “política é coisa pra homem”, 31% dos eleitores do País, quase um terço do eleitorado, ainda endossam o velho ditado e formam o epicentro do grupo de rejeição às mulheres na política.

O VOTO NELAS

Votar ou não numa mulher, para o eleitor brasileiro, depende do nível do cargo: 80% votariam numa mulher para vereadora, mas o porcentual se reduz para cargos mais importantes: 78% votariam numa mulher para prefeita; 76%, para deputada estadual; 75%, para deputada federal; 73%, para senadora; 72%, para governadora de Estado; e, finalmente, 69%, para presidente da República. Ao revés, 19% ainda negam o voto a uma mulher candidata a vereadora e 30% dizem que não votariam numa mulher para presidente.

O cenário coletado pela pesquisa mostra um espaço potencialmente vazio entre os 57% que disseram já ter votado numa mulher e os 69% que admitem votar numa candidata a qualquer cargo, de vereadora a presidente. “Há uma faixa de tolerância que é maior do que a prática eleitoral já provada. Há eleitores que nunca votaram numa mulher, mas que se dispõem a fazê-lo”, constata Fátima.

Para ela, a pesquisa demonstra que o País não está inteiramente maduro para aceitar a plena participação da mulher na política, mas há elementos que apontam para uma progressiva superação do preconceito. “Muitas barreiras foram vencidas”, diz Fátima, “mas ainda existem eleitores que não votam numa candidata simplesmente porque ela é mulher.”

MAIS HONESTA

Acima de todos os preconceitos, os eleitores brasileiros - homens e mulheres - acham que na política a mulher é mais honesta que o homem: enquanto 43% não distinguem gêneros e acham que o grau de honestidade é igual entre políticos homens e mulheres, 48% entendem que a mulher é mais honesta que o homem e só 6% pensam que o homem é mais honesto. Importante: 44% dos homens acham que a mulher é mais honesta. “Se pedirmos ao eleitor para citar dez personalidades envolvidas com corrupção na política, dificilmente aparecerá um nome de mulher nessa lista”, explica Fátima.

Talvez porque mulheres ainda não ocupem espaços expressivos no comando do poder, ressalva ela. Mas a percepção do eleitor também premia a competência da mulher: 49% acham que o nível de competência é o mesmo entre homens e mulheres, mas 35% afirmam que a mulher é mais competente e apenas 14% premiam os homens no quesito. Como tradicionalmente a mulher ocupa poucos espaços de poder, essa concepção só pode vir de uma projeção do estereótipo de gênero - a mulher como gestora da prole e da casa - sobre o estereótipo do poder, diz Fátima.

A especialista diz que a pesquisa mostra um cenário que favorece as mulheres nas eleições municipais de 2008, até porque estarão em disputa os cargos de menor importância na hierarquia do Estado brasileiro - prefeitos e vereadores - e que, por isso, se situam num arco maior de tolerância à participação da mulher.

A pesquisa ouviu 1.000 eleitores numa amostra representativa do eleitorado, entre 11 e 17 de dezembro, com margem de erro de 3 pontos porcentuais.

sábado, 12 de janeiro de 2008

No sex last year


Agnès n’a pas fait l’amour depuis un an. Elle se dit «en manque» mais aucun homme ne lui plait suffisamment. Aurélien n’a pas fait l’amour depuis un an et demi. Les deux femmes de sa vie, ce sont ses filles, qu’il élève seul depuis son divorce. Agnès et Aurélien font partie de ces «abstinents», les chômeurs du sexe, qui racontent leur histoire dans No sex last year.

La vie sans sexe ? Cela concerne beaucoup de monde en France : selon un sondage Ipsos de 2004, 25% des Françaises et 10% des Français déclarent vivre dans la solitude sexuelle. Certains se sentent laissés pour compte. D’autres se définissent comme des abstentionnistes. Quand le journaliste David Fontaine (au Canard Enchaîné) découvre cet inquiétant phénomène, il décide d’enquêter. Six femmes et six hommes se confient à lui. «Ils m'ont raconté leur histoire avec confiance, et j'ai voulu la respecter. L'idée était de de m'abstenir de tout jugement, car j'ai très vite pris conscience de ce que la situation des abstinents involontaires, des gens qui traversent une phase sans sexe dans leur vie à leur corps défendant, est très stigmatisée socialement, comme le montrent des expressions courantes comme "mal baisés", "frustrés", "misère sexuelle", etc.»

Au cours d’entretiens non-directifs, David Fontaine recueille donc les témoignages de 12 personnes qui ont connu une période «sans» d’au moins six mois consécutifs entre 30 et 39 ans. Six mois, c’est la durée à partir de laquelle le fait de n’avoir plus de relation sexuelle commence à inquiéter, à alerter, et dans certains cas, n’est plus vécu comme un simple accident transitoire… Concernant les couples, six mois, c’est la durée retenue par l’Eglise pour caractériser la non-consommation pouvant conduire à l’annulation du mariage. Du point de vue thérapeuthique, six mois sans rapports, c’est aussi le délai critique à partir duquel les sexologues parlent de «couples en crise».

Dans No sex last year, Julien, Pascale, Fumiko, John ou Florence avouent avoir traversé des périodes bien plus longues. Pascale, par exemple, affiche à son «palmarès» dix ans d’une vie sexuelle «quasi inexistante». Elle est «avenante, très sociable, petite, un peu ronde, un sourire pétillant derrière ses lunettes» et la seule chose qui cloche avec elle, c’est qu’elle ne se masturbe pas. Jamais. Ce mot même la gêne. «J’ai entendu dire que ça se fait, mais pour moi, les caresses, ça se fait à deux», dit-elle. Autre exemple : Olga, —réalisatrice de 33 ans «qui parle d’abondance, sans tabou, parfois même très crûment, et ponctue ses longues tirades d’un rire enfantin et communicatif»—, n’a pas fait l’amour depuis quatre ans et demi. Pourquoi ? Elle veut toujours faire jouir l’autre, sans s’occuper de son propre plaisir. Au point d’escamoter son orgasme… qu’elle simule avec art.

John, lui, «œil bleu sombre, le regard franc, très grand et d’allure athlétique», explique ne presque plus pratiquer l’amour physique depuis quatre ans (sauf avec «des putes») parce que «les femmes ça prend trop de temps». Houellebecq, évidemment, il a lu : «C’est un des seuls écrivains honnêtes qui ait osé dire la vérité.» Quant à Pierre, écrivain, grand sentimental, il a fait sa traversée du désert après un divorce : un an sans sexe, parce qu’«il ne peut faire l’amour que lorsqu’il est très amoureux»…

Dans ce livre conçu comme une plongée ethnologique dans les ténèbres du désir, chaque témoignage reste unique. Impossible de tirer aucune conclusion de No sex last year. Impossible de se dire «ça ne m’arriverait pas à moi». Il suffit d’un compagnon castrateur et manipulateur. Il suffit d’un accouchement difficile. Ou d’un viol. Ou tout simplement d’une longue période de déprime.

«J’ai rencontré des gens qui trouvaient intéressants que l'on parle d'eux pour montrer qu'ils ne sont pas isolés et exceptionnels, explique David Fontaine. Malgré le tabou qui pèse sur eux, sur leur situation très dépréciée dans une société de consommation sexuelle où il importe de paraitre dominant, performant, en pleine santé érotique (message indéfiniment répété par la pub et les médias, voire par l'art aussi), ils existent, et souvent ils vivent plutôt bien leur situation, et ne sont pas si malheureux que la société voudrait nous le faire croire. Ils ont bien compris mon optique qui était non militante, mais de les respecter, voire de les réhabiliter, en donnant à lire des témoignages rassurants aux lecteurs pouvant se dire : "Ah, je ne suis pas tout seul dans cette situation..."»

Malgré tout, No sex last year ne fait pas l’éloge de l’abstentionnisme, ni de la chasteté volontaire et encore moins de ce phénomène foireux qu’est l’asexualité (l’absence de tout désir revendiquée comme un droit). Rien de défaitiste dans ce livre, qui joue plutôt le rôle d’un coup de fouet : réveillez-vous. Deux semaines après s’être confié à David Fontaine, un des témoins —Sylvain— revient, «transformé, radieux» annoncer qu’il a trouvé l’âme-soeur. Comme quoi il suffisait d’en parler. On ne parle jamais assez de sexe.

No sex last year, de David Fontaine, éditions Les Petits Matins, en coédition avec Arte Éditions, inclut un CD audio gratuit d’Arteradio.com, 172 p., 18 euros.

Post scriptum de David Fontaine : "Oui, souvent, le simple fait de témoigner leur a permis de voir plus clair. Il n'était pas rare que le témoin, lorsque je lui demandais depuis combien de temps il n'avait pas fait l'amour et que j'insistais pour dater les choses, se mette à compter sur ses doigts, et me dise : "Ah tout de même, huit mois", ou bien : "trois ans en trois périodes sur les cinq dernières années" et prenne alors conscience qu'il s'était installé dans une situation durable. Parfois, l'entretien a même semblé avoir des vertus libératrices, car certains ont fait des rencontres fructueuses peu après... Ce qui prouve bien, une fois de plus, que "Parler pour parler est notre seule délivrance", selon un mot que je trouve très beau du poète romantique allemand Novalis." Fonte Blog 400 culs.

sexta-feira, 11 de janeiro de 2008

Hidropilates não é moleza

Estica e puxa

Nós testamos a aula de hidropilates, modalidade que leva os princípios do pilates para água

Christina Fuscaldo - O Globo Online

Aula de hidropilates na academia Stella Torreão / Divulgação

RIO - A idéia era testar uma nova modalidade de exercício na água. O hidropilates não é exatamente a mistura da hidroginástica com o pilates, como pensei ao topar fazer a aula experimental na academia Stella Torreão, na Lagoa. Por ter sido adepta dos exercícios com molas e tiras de couro por quase dois anos, achei que teria os critérios necessários para fazer a comparação. E, bom, acho que consegui sair com uma idéia do que significa optar pela versão aquática do método criado na década de 20 pelo alemão Joseph Pilates.

( Veja fotogaleria com imagens da aula )

Quando eu praticava pilates, muita gente dizia que era moleza e que eu fazia exercício para quem não gosta de se exercitar. Tenho certeza de que essas mesmas pessoas iriam achar que o hidropilates é brincadeira de criança, já que, dentro da água, os exercícios são levíssimos e o impacto é quase nenhum. Mas - desculpe-me se você é um desses - elas provavelmente não entendem nada sobre saúde do corpo.

Os dois métodos têm como objetivo obter condicionamento físico, com autocontrole, boa capacidade de respiração, postura correta e articulações saudáveis, tudo isso sem fortes impactos. Só que o pilates é de fato mais "pesado". Lembro que, depois de dois meses de prática, eu já tinha músculos firmes como só havia tido na época em que fazia balé. Criado pela americana Ann Antony, que em 2006 deu curso de capacitação para professores da academia Stella Torreão, o hidropilates também é voltado para a organização do corpo e da respiração. Mas, por ser mais leve, ele faz com que o praticante saia da água com mente e músculos relaxados. A idéia não é usar a modalidade como ferramenta para ajudar no emagrecimento ou coisa assim.

Aula de hidropilates na academia Stella Torreão / Divulgação

Cheguei na academia já esbaforida. Saí do trabalho uma hora depois do previsto. Assustei-me com a possibilidade de me atrasar e, conseqüentemente, estragar tudo. Mas, por sorte, o trânsito estava tranqüilo no Rio de Janeiro (Murphy deve estar de férias) e, meia hora antes da aula, eu estava lá. A secretária de cara me encaminhou até a sala do Dr. Luiz Alexandre Cantanhede, médico do exercício com especialização também em fisiatria.

- Mesmo que seja só para fazer uma aula teste, todo mundo precisa fazer o exame clínico, comigo ou com os outros médicos daqui. Se o seu histórico é bom, só vou te pedir para me trazer o teste de esforço se tiver acima de 35 anos. Mas, se você tem 27, tem familiares com problemas cardíacos e fuma dois maços de cigarro por dia, vou ter que te pedir o exame. Agora, vou rodar um eletrocardiograma para ver se o seu coração está bem. Se der qualquer problema, vou ter que te vetar - avisou.

Gelei. A editora ia me matar se eu voltasse para a redação sem a matéria e com um problema cardíaco recém-adquirido. Sim, porque o histórico da família é bom. Meus cotovelos e joelhos responderam bem àquele martelinho que mede reflexos. Minha pressão estava 12/8, ou seja, Ok. E eu passei naquele teste do questionário, que tem perguntas como: "Já operou alguma coisa?"; "Já quebrou algo?"; "Tem problemas hormonais?"... A máquina soltou um papelzinho e, ufa!, minha saúde está uma beleza! O médico me liberou e eu saí satisfeita. É importante fazer um exame completo antes de começar a praticar qualquer exercício. E a presença de um especialista dentro da academia mostra que há uma preocupação a mais com a saúde dos clientes.

Entrei na piscina, aquecida a cerca de 31 graus, com outros três alunos. O instrutor, Tiago Alves Pinto, que é fisioterapeuta formado pela federal de Juiz de Fora, confirmou que, assim como nas aulas de pilates, nas de hidropilates é importante haver pouca gente dividindo o espaço. Começamos com um aquecimento de braços e pernas: mão direita segura o punho esquerdo e puxa o braço para a direita e, depois, perna esquerda vai à frente enquanto a direita vai para trás e os braços são esticados na horizontal. Com a música ambiente facilitando o desprendimento, começamos a seqüência mais pesada, que ainda assim é leve e gostosa de se fazer.

Aula de hidropilates na academia Stella Torreão / Divulgação

Com um pé apoiado no Step e a mão segurando a barra que circunda a piscina, giro a perna muitas vezes. Giro de outra maneira. Giro de mais um jeito. Em seguida, subo no Jump (essa foi a melhor parte!) e ganho um elástico para esticar com as mãos. Sinto enrijecer meus músculos dos peitos e costas. Dou uns pulinhos para aproveitar o aparelho e ganho três macarrões. A aula está chegando ao fim e é hora de relaxar.

Tiago coloca dois no meu pescoço e um debaixo da minha canela e eu bóio na água por alguns minutos. Saio, segundo o assessor de imprensa, sorrindo. E posso dizer que ele não estava querendo só vender o peixe da academia. Eu realmente me senti uma outra pessoa. Apesar de o hidropilates não ser um exercício para quem tem como objetivo emagrecer e ficar fortão, é verdade o que o instrutor me disse sobre ele fazer bem ao corpo e, o que é melhor, à cabeça. E vale ressaltar que, com os músculos felizes, acordar cedo no dia seguinte foi bem mais fácil.

quinta-feira, 10 de janeiro de 2008

A censura chinesa em ação

A censura chinesa tem problema com sexo, agravada agora que vão acolher os jogos olimpicos.

Acabaram de proibir o filme "Perdidos em Pequim"(Lost in Beijing) realizado por Li Yu.
Isto depois de terem retirado 16 minutos, de amor e de sexo, do filme "Lust Caution", do reputado cineasta Ang Lee.

No caso de "Perdidos em Pequim"(Ping Guo em chinês) a proibição, segundo os censores, se justifica por terem apresentado o filme no Festival de Berlim, sem os cortes de 15 minutos exigidos pela censura.

Além do que, proibiram a empresa produtora de fazer filmes durante dois anos

O filme proibido mostra a situação dos excluídos do sistema, os imigrantes das grandes cidades e isto é tudo o que as autoridades chinesas gostariam de ocultar ao mundo, em momentos em que estarão sob os holofotes pela realização dos jogos.

Ao mesmo tempo, os cortes da censura irritaram sobremaneira a nova classe media que viajou para Hong-Kong assistir à versão integral de "Lust Caution".

Mais ainda que este filme, ganhador do Leão de Ouro no Festival de Veneza, se baseia na obra de Eileen Chang, livro ambientado em Shangai, antes da chegada ao poder de Mao, cidade faro da China atual e moderna.

Para Cristina Civale, do blog "Civilización y Barbarie", que assistiu ao filme de Ang Lee na Itália, a temática leva a se interrogar sobre nossa própria vivencia com a sexualidade.

Ela pergunta o que sexo é:


Identidade
Desejo
Luxúria
Necessidade
Jogo
Amor
Pecado
Vírus
Reprodução
Puro orgasmo
Exercício de aeróbica
Rotina
Manutenção
Perigo
Compromisso
ou...

Para entrar no tema aqui vai o trailer de Lust Caution de Ang Lee.



Barreira sexual pesa mais que a racial


Gloria Steinem*

A mulher em questão tornou-se advogada depois de alguns anos como organizadora comunitária, é casada com um advogado de corporação e mãe de duas garotinhas de 9 e 6 anos. Ela é filha de mãe americana branca e pai africano negro - neste país preocupado com raça, ela é considerada negra -, serviu num Legislativo estadual por oito anos e se tornou uma voz inspiradora da unidade nacional.

Honestamente: você acredita que essa é a biografia de alguém que poderia ser eleito para o Senado americano? Após menos de um mandato ali, acredita que ela poderia ser uma candidata viável para presidir a nação mais poderosa da terra?

Se respondeu não às duas perguntas, você não está sozinho. O gênero é, provavelmente, a força mais limitadora na vida americana, seja na questão de quem deveria estar na cozinha ou quem poderia estar na Casa Branca. Os EUA estão mal posicionados na lista de países que elegem mulheres e, segundo um estudo, polarizam papéis de gênero mais do que uma democracia média.

É por isso que a primária de Iowa estava acompanhando nosso padrão histórico de mudança. Homens negros receberam o direito ao voto meio século antes de mulheres de qualquer raça terem permissão para marcar uma cédula eleitoral - e, em geral, eles ascenderam a posições de poder antes de qualquer mulher.

Se a advogada descrita aqui fosse tão carismática quanto Barack Obama, mas se chamasse, por exemplo, Achola Obama, ela já estaria liquidada há muito tempo. Aliás, nem ela nem Hillary Clinton poderiam ter usado o estilo público de Obama - ou de Bill Clinton, tampouco - sem ser consideradas emotivas demais pelos figurões de Washington.

Então, por que a barreira do sexo não é levada tão a sério quanto a racial? As razões são tão difundidas quanto o ar que respiramos: porque o sexismo ainda é confundido com natureza, como o racismo foi um dia; porque tudo que afete os homens é visto como mais sério do que qualquer coisa que afete “somente” a metade feminina da raça humana; porque os filhos ainda são criados principalmente por mulheres, de modo que os homens tendem a sentir que estão regredindo à infância quando lidam com uma mulher poderosa; porque o estereótipo racista de os homens negros serem mais “másculos” prevaleceu por tanto tempo que alguns homens brancos consideram a presença deles uma afirmação de masculinidade (desde que não sejam muitos); e porque ainda não há uma maneira “certa” de ser uma mulher no poder público sem ser considerada você sabe o quê.

Não estou defendendo uma competição sobre quem enfrenta a maior dureza. Os sistemas de casta de sexo e raça são interdependentes e só podem ser extirpados juntos. É por isso que Hillary e Obama precisam tomar cuidado para não permitir que um debate saudável se transforme no tipo de hostilidade que a mídia adora. Ambos precisarão de uma coalizão com pessoas de fora para vencer uma eleição geral. Os movimentos abolicionista e sufragista progrediram quando se uniram, e foram debilitados pela divisão.

Estou apoiando Hillary porque, como Obama, ela tem experiência em organização comunitária, mas também tem mais anos no Senado, o fato sem precedente de oito anos de treinamento na Casa Branca, nenhuma masculinidade a provar, o potencial de explorar o imenso reservatório de talento deste país com seu exemplo e, agora, até mesmo a coragem de quebrar a regra que não admite lágrimas. Não sou contra Obama; se ele for nomeado, serei voluntária. Aliás, se olharmos suas votações nos dois anos em que ambos compartilharam o Senado, elas foram idênticas mais de 90% das vezes. Além disso, para limpar a confusão deixada pelo presidente George W. Bush, podemos precisar de dois mandatos da presidente Hillary e dois do presidente Obama.

O que me preocupa, porém, é que ele é visto como unificador por sua raça enquanto ela é vista como uma divisora por seu sexo. O que me preocupa é que ela é acusada de “jogar a carta do gênero” quando cita grupos de favorecimento, enquanto ele é visto como unificador ao citar confrontos pelos direitos civis. O que me preocupa é que os eleitores masculinos de Iowa foram vistos como imparciais sobre gênero ao defenderem o seu, enquanto as eleitoras mulheres foram vistas como parciais se o fizeram e desleais se não.

O que me preocupa é que os repórteres ignoram a dependência de Obama do velho - por exemplo, as freqüentes comparações de campanha com John F. Kennedy, embora Teddy Kennedy esteja apoiando Hillary -, enquanto não questionam a calúnia de que as políticas progressistas dela são parte do status quo de Washington. O que me preocupa é que algumas mulheres, especialmente as jovens, esperam negar ou escapar do sistema de casta sexual; assim as mulheres de Iowa acima de 50 e 60 anos, que apoiaram desproporcionalmente Hillary, provaram uma vez mais que as mulheres são o único grupo que fica mais radical com a idade.

Este país já não pode dar-se ao luxo de escolher líderes de um reservatório de talentos limitado por sexo, raça, dinheiro, pais poderosos e diplomas universitários. Já é hora de termos o mesmo orgulho por quebrar todas as barreiras. Precisamos ser capazes de dizer: “Eu a estou apoiando porque ela será uma grande presidente e porque ela é uma mulher.”
*Gloria Steinem é co-fundadora do Women’s Media Center

segunda-feira, 7 de janeiro de 2008

STAR SYSTEM: Nicolas et Carla en Jordanie: la balade des amoureux

Vous n'avez pas vu Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ce week-end ? Normal, ils étaient en Jordanie lors d'une visite privée ! Main dans la main et lunettes de soleil sur le nez, le couple s'est rendu samedi sur le site historique de Pétra pour visiter les ruines de la cité nabatéenne. La présence de dizaines de journalistes et de photographes ne semblent même pas gêner le couple... Question d'habitude sans doute! Le Post

quarta-feira, 26 de dezembro de 2007

Sera? Beleza pode ser mesmo fundamental

The Economist

Valor

Imagine que você tem dois candidatos para uma vaga. Ambos do mesmo sexo - e sexo, em si mesmo, é um fator que determina sua inclinação para o que considera atraente. E os currículos de um e de outro candidato são igualmente bons, e ambos têm desempenhos igualmente bons em suas respectivas entrevistas. É impossível, porém, passar despercebido que um é muito feio e o outro é bonito. Você se deixaria levar pela aparência dos candidatos?


Possivelmente, não. Mas outros mortais, mais influenciáveis e menos orientados por preceitos morais, poderiam se deixar influenciar. Se a aparência não contasse, por que as pessoas iriam vestir-se melhor para tais entrevistas - mesmo que o cargo que disputam não exigisse caprichar na vestimenta? E, não esqueçamos, entrevistas de seleção para um emprego são pontos de inflexão na vida das pessoas. Se a beleza influencia entrevistadores, os bonitos terão, de modo geral, carreiras mais bem-sucedidas do que os feios - mesmo em carreiras para as quais a beleza não é uma qualidade necessária.


Mas seria errado você se deixar influenciar pela aparência de uma pessoa? Numa sociedade que evita preconceitos, privilegiar os belos pode parecer o supra-sumo da superficialidade. Mas nem sempre foi assim. No passado, as pessoas freqüentemente equiparavam beleza com virtude, e feiúra com vício.


Mesmo hoje, a expressão "feio como o diabo" não foi totalmente expurgada do vernáculo. Evidentemente, existe também outra expressão igualmente famosa: "a beleza está nos olhos de quem vê". Mas o significado desse antigo provérbio - de que a beleza é algo arbitrário - não é verdadeiro. Existe consenso sobre o que é belo entre a maioria dos observadores - e a biologia contemporânea sugere haver uma boa razão para essa concordância.


A biologia também sugere que a beleza pode, na realidade, ser um boa regra prática para avaliar alguém, seja qual for o sexo. Não se trata de uma regra infalível, e certamente ela não é substituto de uma investigação aprofundada. Mas, apesar disso, é uma regra instintiva que tende a privilegiar as pessoas fisicamente bem dotadas.


O papa dos estudos científicos sobre beleza é Randy Thornhill, da Universidade de Novo México. Foi Thornhill quem, pouco mais de uma década atrás, partiu de uma conclusão originalmente observada sobre insetos e ousou aplicá-la a pessoas.


O inseto em questão é a mosca escorpião (Panorpa communis), e a observação foi que as moscas cujas asas eram mais simétricas se saíam melhor e conseguiam os melhores pares na disputa pelo acasalamento. Thornhill indagou-se se essa predileção por simetria poderia se revelar universal no reino animal (e parece, de fato, ser assim).


Em particular, ela demonstrou ser verdadeira entre os seres humanos. Thornhill iniciou sua pesquisa com rostos, manipulando fotografias para torná-los mais (ou menos) simétricos, e submeteu-as a uma classificação de sua atratividade, julgada por voluntários do sexo oposto. Mas ele conseguiu demonstrar que todos os aspectos de simetria corporal têm seu peso, até mesmo os comprimentos de dedos correspondentes, e que a avaliação se aplica também a pessoas do mesmo sexo.


As razões parecem estar na dificuldade, para um embrião em desenvolvimento, de se manter em perfeita simetria. O embrião capaz de mantê-la possui, evidentemente, bons genes (e também certa dose de sorte). É, portanto, mais do que apenas coincidência que as palavras "saúde e beleza" venham facilmente articuladas numa mesma frase.


Outros aspectos de beleza também são indicadores de saúde. A condição da pele e dos cabelos, em especial, é sensível a enfermidades, desnutrição e assim por diante (ou, quem sabe, seria melhor dizer que as percepções das pessoas são particularmente sintonizadas para detectar perfeição e defeitos em tais coisas). E estudos mais recentes comprovaram outra associação: contrariamente às velhas piadas sobre loiras burras, as pessoas belas parecem ser também mais inteligentes.


Um dos mais detalhados estudos sobre a relação entre beleza e inteligência foi conduzido por Mark Prokosch, Ronald Yeo e Geoffrey Miller, também na Universidade do Novo México. Os três pesquisadores correlacionaram a simetria corporal de pessoas com seu desempenho em testes de inteligência. Existem, naturalmente, diversos tipos desses testes, elaborados em bases controvertidas. Mas a maioria dos pesquisadores na área concorda em que existe uma qualidade, normalmente designada como "inteligência geral", ou "g", que esses testes são capazes de mensurar objetivamente, ao lado de capacidades específicas em áreas como percepção espacial e linguagem. Miller e seus colegas descobriram que, quanto mais um teste visava mensurar "g", mais os resultados financeiros revelavam-se correlacionados com simetria corporal - especialmente na metade inferior da escala beleza-feiúra.


Rostos também parecem conter informações sobre inteligência. Poucos anos atrás, dois dos especialistas mundiais no estudo de expressões faciais - Leslie Zebrowitz, da Universidade Brandeis em Massachusetts, e Gillian Rhodes, da Universidade da Austrália Ocidental - reuniram-se para organizar uma resenha bibliográfica e realizar algumas novas experiências. Eles encontraram nove estudos (sete deles anteriores à Segunda Guerra Mundial, num indício da antigüidade do interesse pelo assunto), e os submeteram ao que é denominado meta-análise.


Todos os estudos em questão tinham empregado aproximadamente a mesma metodologia: fotografar pessoas e submetê-las a testes de quociente de inteligência (QI), e depois mostrar as fotos a outras pessoas e pedir a estas que classificassem a inteligência das primeiras. Os resultados sugeriram que as pessoas acertam em suas avaliações - não sempre, é verdade, mas com freqüência suficientemente significativa. Os dois pesquisadores e seus colegas então realizaram as suas próprias experiências, mas então dividindo os pesquisados por idade.


Os resultados, nesse caso, foram algo surpreendentes. Os pesquisadores concluíram que os rostos de crianças e de adultos de meia-idade pareceram, de fato, correlacionados com a inteligência, porém não nos casos de adolescentes e idosos. Isso é surpreendente, porque esse tipo de percepção de rostos deve, certamente, ser importante na seleção de parceiros, e os anos de adolescência são o período em que tal seleção é, provavelmente, mais intensa - embora, inversamente, seja também o momento em que a evolução estará empenhando-se ao máximo para ocultar eventuais deficiências, e as mudanças resultantes de ações hormonais que ocorrem durante a puberdade podem prover o material necessário para isso.


Os feios constituem um dos poucos grupos contra os quais continua sendo legal discriminar


Apesar disso, as evidências acumuladas sugerem que as características físicas dão, efetivamente, pistas sobre a inteligência, que tais pistas são percebidas por outras pessoas e que essas pistas são também associadas à beleza. E outros estudos também sugerem que isso é, de fato, relevante.


Um dos mais respeitados estudiosos da relação entre beleza e sucesso é Daniel Hamermesh, da Universidade do Texas. Hamermesh é economista, não biólogo, e portanto traz uma perspectiva um pouco distinta ao campo de estudo. Ele coligiu evidências em mais de um continente, segundo as quais a beleza é realmente associada ao sucesso - pelo menos ao sucesso financeiro. Também demonstrou que, tudo o mais mantido igual, seleção pelo critério beleza poderia ser uma estratégia empresarial perfeitamente justificada.


Pouco mais de uma década atrás, Hamermesh conduziu uma série de pesquisas nos EUA e Canadá, que revelaram que, quando todos os outros fatores são levados em conta, as pessoas feias têm rendas menores do que a média, ao passo que as pessoas bonitas têm renda acima da média. Essa punição pela feiúra para homens foi -9%, ao passo que o bônus-beleza foi +5%. Para as mulheres, talvez surpreendentemente, considerando os preconceitos comuns sobre os sexos, o efeito foi menor: a punição-feiúra foi -6%, enquanto que o bônus-beleza foi +4%.


A partir de então, ele começou a mensurar esses efeitos em outros países. Na China, a feiúra é mais punida nas mulheres, mas a beleza é mais recompensada. Os resultados para homens em Xangai são -25% e +3%; para as mulheres, são -31% e +10%. No Reino Unido, homens feios saem-se pior do que mulheres feias (-18% contra-11%) mas o bônus-beleza é o mesmo para ambos (e igual a apenas +1%).


A diferença também se aplica no âmbito de profissões. Hamermesh examinou as carreiras de membros de uma determinada (embora discretamente anônima) faculdade de direito americana. Ele verificou que as pessoas classificadas como atraentes com base em suas fotografias de formatura futuramente obtiveram salários mais altos do que colegas esteticamente menos favorecidos. Além disso, os profissionais em escritórios de advocacia tendem a ser mais "bem apanhados" que os que trabalham em orgãos governamentais.


Ainda mais injustamente, Hamermesh descobriu evidências de que pessoas bonitas podem proporcionar maiores receitas a seus empregadores do que as menos favorecidas. Seu estudo envolvendo agências de publicidade holandesas revelaram que as empresas com os executivos mais bonitos tinham as maiores receitas (ajustadas pela dimensão das firmas) - uma diferença que suplantou os diferenciais salariais das empresas em questão.


Finalmente, para tornar a coisa ainda mais injusta, Hamermesh descobriu que mesmo em sua própria profissão - intelectualizada e, supostamente, cega à beleza -, os candidatos atraentes revelaram-se mais bem-sucedidos em eleições para cargos na Associação Americana de Economia.


Essa vantagem também se aplica a eleições para cargos públicos, como perfeitamente demonstrado por Niclas Berggren, do Ratio Institute, de Estocolmo, e seus colegas. A equipe de Berggren examinou quase 2 mil candidatos em eleições finlandesas. Eles pediram a estrangeiros (predominantemente americanos e suecos) que examinassem as fotos de campanha dos candidatos e as classificassem pelo critério beleza. Então compararam essas pontuações com os resultados de eleições reais. Os pesquisadores puderam eliminar os efeitos de preferências partidárias porque a Finlândia tem um sistema de representação proporcional que põe os candidatos de um mesmo partido em competição mútua. E, surpresa, os candidatos mais bonitos, conforme classificação por pessoas que nada conheciam sobre a política interna finlandesa, tenderam a ser os mais bem-sucedidos - embora nesse caso, diferentemente dos resultados econômicos de Hamermesh, o efeito foi maior para as mulheres do que para os homens.


O que esses resultados sugerem é um processo em dois níveis, tristemente reminiscente da citação bíblica "àqueles que muito têm, mais lhes será dado, e àqueles que pouco têm, o pouco que têm lhes será tirado". Existe um efeito realimentador entre biologia e ambiente social que dá aos que têm - e tira dos que não têm.


Isso acontece porque a beleza é um indicador real de outras características subjacentes, como saúde, bons genes e inteligência. É o que os biólogos denominam "sinal não falsificável", como o profundo rugido de leões machos, que leõezinhos são fisicamente incapazes de produzir. Por isso, faz sentido, do ponto de vista biológico, as pessoas preferirem amigos e amantes belos, pois os primeiros serão bons aliados e os segundos, bons parceiros de acasalamento.


Isso proporciona aos belos oportunidades negadas aos feios, que permitem aos primeiros aprender coisas e estabelecer conexões que incrementam ainda mais o seu valor. Se eles forem julgados por essa experiência, assim como por sua aptidão biológica, isso os tornará ainda mais atraentes. Até mesmo uma pequena diferença inicial pode, assim, ser amplificada de modo a converter-se em algo que - visto de baixo - simplesmente não é justo.


Em vista disso tudo, não é de surpreender que a indústria de cosméticos fature anualmente em todo o mundo US$ 280 bilhões. Mas, será possível realmente forjar o sinal infalsificável?


As pesquisas de Hamermesh sugerem que sim, mas, infelizmente, que isso não é economicamente eficaz - pelo menos, se o objetivo é o progresso na carreira profissional. Estudando o caso de Xangai, onde revelou-se maior a diferença entre a punição-feiúra e o bônus-beleza, o pesquisador estudou como os gastos das mulheres em cosméticos e roupas afetavam sua renda.


Ele detectou um efeito perceptível, porém não suficiente para produzir um retorno positivo, num sentido estritamente financeiro. Ele estima que a vantagem-beleza gerada por tais artifícios equivale a apenas 15% do dinheiro investido. Evidentemente, a beleza produz retornos rentáveis em outras esferas da vida distintas do ambiente de trabalho. Mas isso, caríssimo(a) leitor(a), seria tema para outro tipo de artigo.


(Tradução de Sergio Blum)

sábado, 22 de dezembro de 2007

Corte Suprema do Nepal garante direitos de homossexuais

EFE

KATMANDU - Os gays e transexuais do Nepal celebraram neste sábado a vitória conseguida na Corte Suprema do país, que reconheceu seus direitos por meio de um veredicto e exigiu que o governo emende as leis vigentes para garantir esse direitos.

Em sua decisão, a corte explicou que "lésbicas, gays, bissexuais e transexuais são pessoas normais, independentemente de seu sexo, masculino ou feminino, e têm direito a exercer seus direitos e a viver uma vida independente na sociedade".

Além disso, recomendou ao Executivo a formação de um comitê para estudar a possibilidade de permitir casamentos entre homossexuais.

O veredicto é resultado de uma ação movida em abril pelo Blue Diamond Society, o principal grupo ativista de defesa dos direitos das minorias sexuais no Nepal e por outros três grupos que denunciaram as dificuldades enfrentadas para conseguir documentos oficiais como carteira de identidade e passaporte.

A lei nepalesa exige a posse de documentos de cidadania para a aquisição de propriedades.

quinta-feira, 20 de dezembro de 2007

Uruguai legaliza união civil entre casais gays

O GLOBO


Lei aprovada pelo Parlamento é a primeira em nível nacional de um país da América Latina

MONTEVIDÉU. O Congresso do Uruguai legalizou na noite de terça-feira a união civil entre casais homossexuais, tornando o país o primeiro da América Latina a ter uma legislação do gênero em nível nacional. Pelas novas regras, casais gays e heterossexuais poderão formar uniões civis após viverem juntos por cinco anos. Eles terão direitos similares aos garantidos aos casados em temas como herança, pensão e custódia dos filhos.

— Estão garantidos os direitos de subsistência, de moradia e de seguridade social de pessoas que convivem ou conviveram durante um certo tempo como parceiros ou parceiras estáveis, e os direitos dos filhos e filhas destas relações — disse a senadora Ana Percovich, autora do projeto.
O Senado uruguaio aprovou a lei por unanimidade, após a Câmara baixa do país dar o sinal verde à mesma lei no mês passado. A expectativa é de que a lei seja sancionada pelo presidente Tabaré Vázquez.
Segundo fontes do governo, o Executivo não deverá vetar a proposta.

Projeto sofreu oposição de conservadores

A nova legislação uruguaia considera como união concubinária “a situação em que duas pessoas, qualquer que seja o sexo, identidade ou orientação sexual, mantêm uma relação afetiva por mais de cinco anos de índole sexual, de caráter estável e sem estar unidas pelo matrimônio”.

— Esta é uma grande vitória para a comunidade gay, que vê seus direitos respeitados pelo Estado. É também mais uma vitória na batalha contra o preconceito — disse Eduardo Velasco, presidente do Comitê Uruguaio de Defesa dos Homossexuais.

Várias cidades latino-americanas, como Cidade do México e Buenos Aires, já têm leis que permitem a união civil entre gays. A lei uruguaia, no entanto, será a primeira medida de caráter nacional deste tipo na América Latina, região que abriga metade dos católicos do mundo.

No Brasil, um projeto semelhante tramita no Congresso desde a década de 90, mas sem previsão para votação.

O projeto sofreu forte oposição da Igreja Católica e de outros grupos conservadores.

O Partido Nacional, que votou contra, agora trava uma batalha jurídica para impedir que a nova lei tenha retroatividade, ou seja, que beneficie casais que viviam juntos antes de sua aprovação.

Deputados e senadores governistas, no entanto, dizem que a lei é retroativa.

Entretanto, direitos sobre pensões só passam a valer um ano depois de a lei entrar em vigor.

Número de uniões livres triplicou em 20 anos Segundo a autora do projeto, um dos principais motivos para sua aprovação é que o número de uniões livres no país triplicou em 20 anos, passado de 10% do total em 1987 para 30% em 2007.

— Estávamos fechando os olhos para uma situação cada vez mais comum em nosso país. Era preciso dar os direitos mínimos a essas pessoas — afirmou.

segunda-feira, 17 de dezembro de 2007

Ópera-bufa no país de Molière: um mènage à trois de Sarko, Carla e Mickey

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni: zut, comment l'annoncer?

Je dois dire que la nouvelle m'a profondément choqué. Selon L'Express, Nicolas Sarkozy s'est promené samedi avec Carla Bruni dans les allées de Disneyland Paris.

Comprenez-moi: ce qui m'a choqué n'est pas "avec Carla Bruni", c'est "dans les allées de Disneyland Paris" (j'ignorais qu'il y eût là des "allées").

Le Président a passé la semaine, les nerfs à vif, à gérer et bichonner un tyran-bouffon qui changeait de déguisement chaque jour, et que choisit-il comme lieu de relaxation? Le pays de Donald et Mickey!

Bon, certes, dans cet article de Lexpress.fr, l'entrée en scène de Carla Bruni est aussi un sujet intéressant. Les médias se tortillent déjà -et nous avec: zut alors, comment en parler? N'est-ce pas la vie privée d'un homme (fût-il Président) et d'une femme (fût-elle ex-top modèle et chanteuse à la mode bobo) dont il est question?

Heureusement, Nicolas Sarkozy nous aide, en s'affichant. S'il s'affiche, c'est bon, il donne son feu vert. Il se met en scène. On ne parle pas de romance, mais de "stratégie d'image", de "scénarisation de la vie publique", toutes ces choses croustillantes.

L'Express affirme que les deux personnalités se sont "laissé prendre au piège des photographes". C'est le mot "laissé" qui est important ici, puisqu'il annule le mot "piège". Il porte l'idée du consentement des victimes.

L'article de Renaud Revel insiste: le Président semble "s’accommoder de ce coup de projecteur" et paraît "très à l’aise sur cette série de clichés, prise le 15 décembre par une dizaine de photographes professionnels présents sur les lieux et travaillant (au flash) sans se dissimuler".

Le "couple" (on l'appelle déjà ainsi) sera cette semaine à la une de Point de vue, de Closer mais aussi de l'hebdomadaire Paris Match, que possède l'ami du Président, Arnaud Lagardère. Cela ne vaut-il pas tous les coups de tampon?

Sur LCI, Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de l'Express, bétonne sa défense: il a eu confirmation de cette liaison "par Carla Bruni elle-même qui est une amie". (Voir la vidéo.)



Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se seraient rencontrés lors d’un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla. Ils ont déjà été aperçus par des photographes dans les jardins du château de Versailles, en compagnie de la mère de la chanteuse. Au passage, on peut noter une inquiétante dégradation du décor de l'idylle.

Après Versailles et Disneyland Paris, prochaine étape, la France miniature?

sexta-feira, 14 de dezembro de 2007

Desde quando o vestido da noiva é branco?


  • Resposta : a tradição surgiu durante o século 19

  • Durante muito tempo, o usual era a noiva por seu vestido mais suntuoso.

  • Acontece que até que foram desenvolvidos os corantes químicos no transcurso do século 19, a cor era um luxo.

  • Raro e caro, o vermelho era a demonstração de riqueza.

  • Ele era estável perante a luz.

  • Por isso os vestidos de noiva mais cobiçados eram vermelhos.

  • Mas quando a cor cessou de ser um símbolo externo de riqueza e coincidentemente tinha começado um movimento de reação as costumes libertarias do período revolucionário e imperial (na França),

  • As condições estavam reunidas para que o branco, símbolo da jovem virgem, acabasse se impondo como cor dominante nos vestidos de noiva.


    Eis uma informação que interessa tudo mundo e absolutamente dispensável.



terça-feira, 11 de dezembro de 2007

Encore une étude sur les riques du portable

Les mobiles dangereux pour la santé, on en parle et en reparle...

De récents travaux menés en Israël, et rapportés par le site Internet de l'UFC Que Choisir, démontrent que "l'utilisation régulière pendant plusieurs années du téléphone mobile entraîne un risque accru de tumeur des glandes salivaires". Ces travaux, réalisés "selon un protocole établi par l'OMS", précise l'UFC, s'ajoutent à de récents rapports, internationaux et français, faisant état de risques cancérogènes liés aux ondes électromagnétiques des portables.

Les gros consommateurs de portable augmentent fortement le risque de développer un cancer du cerveau.|D.R.
Les gros consommateurs de portable augmentent fortement le risque de développer un cancer du cerveau.
D.R.


Téléphoner toujours sur la même oreille= danger

Les auteurs de l'étude, des scientifiques israéliens travaillant dans le cadre d'un programme de recherche dirigé par l'Organisation Mondiale de la Santé, révèlent que les utilisateurs réguliers de téléphone portable augmentent leur risque de souffrir un jour d'un cancer des glandes salivaires. La proximité entre l'appareil utilisé et l'oreille interne serait en cause. Selon les résultats, le risque serait d'autant plus élevé si l'utilisateur place toujours son téléphone "sur la même oreille", ou s'il est utilisé en zone rurale, "car les ondes y sont plus puissantes".

Pas encore assez de recul
Cependant, les auteurs de l'étude précisent qu'ils n'ont pas le recul nécessaire pour évaluer précisément l'impact du téléphone portable sur la santé, "car les personnes utilisant le portable de façon intensive depuis plus de dix ans sont encore rares". Cette étude a été réalisée auprès de 460 patients atteints de tumeurs des glandes salivaires, diagnostiquées entre 2001 et 2003 en Israël, ainsi que 1.266 personnes en bonne santé.
Par La rédaction du Post

Condenados a entre 4 y 10 meses de cárcel seis marroquíes que participaron en una boda gay

Rachid Niny, director del diario Al Massae, primer periódico de Marruecos. Niny ha criticado la fiesta homosexualAmpliar

Rachid Niny, director del diario Al Massae, primer periódico de Marruecos. Niny ha criticado la fiesta homosexual- KARIM SELMAOUI



Ningún abogado de la ciudad de Alcazarquevir quiso defender a los inculpados

IGNACIO CEMBRERO - Madrid - El País

A veces la Justicia de Marruecos trabaja con celeridad. Tres semanas después de que se celebrase en Alcazarquevir una supuesta boda homosexual seis de sus más destacados protagonistas fueron condenados, el lunes por la noche, a penas de entre cuatro y 10 meses de cárcel por "perversión sexual" y a multas que no exceden los 95 euros.


La fiesta del enlace, en la que tomó parte medio centenar de personas, se celebró en la noche del 18 al 19 de noviembre. Hombres disfrazados de mujer bailaron y uno de ellos contrajo, al parecer, un matrimonio simbólico, sin ningún valor legal, con otro de los asistentes. Un vídeo colocado en YouTube, que no permite identificar a ningún participante, dio a conocer el festorro.

Los abogados y alguna asociación de derechos humanos, como Bayt al Hikma, pidieron la absolución de los inculpados alegando la falta de pruebas, la invalidez de la confesión de los preventivos y el enorme eco mediático del supuesto escándalo que no permitía al tribunal de primera instancia decidir con serenidad.

Prueba de ello es que ningún letrado de Alcazarquervir, una aglomeración urbana de unos 80.000 habitantes, se mostró dispuesto a defender a los inculpados. Al final la tarea recayó sobre tres abogados de Rabat. Mohamed Sebbar, uno de ellos, denunció "la tensión suscitada por ese asunto a causa del gran eco mediático". Los letrados locales han padecido "terrorismo intelectual", lamenta el Observatorio Marroquí de las Libertades Públicas (OMLP).

Pese a la imprecisión de sus imágenes el vídeo desató la ira de los musulmanes integristas en una ciudad gobernada por el islamista Partido de la Justicia y del Desarrollo (PJD). A la salida de las mezquitas, el viernes 23 de noviembre, cientos de fieles ?el diario Al Massae asegura que fueron miles- dieron rienda libre a su indignación recorriendo las calles y atacando las propiedades de varios inculpados.

"Lo que sucedió (?) fue producto de una labor metódica orquestada por grupos integristas por razones políticas e ideológicas", sostiene el OMLP en un informe elaborado tras visitar la ciudad. Alude no solo PJD sino a movimientos islamistas tolerados como Justicia y Caridad, que encabeza el jeque Abdesalam Yassin, y a la corriente Tablig, nacida en India hace 80 años.

La polémica se extendió hasta la Cámara de Representantes donde Mustafá Ramid, el jefe del grupo parlamentario del PJD, no dudó en comparar lo sucedido en Alcazarquevir con "otra forma de terrorismo". Chakib Benmoussa, el ministro de Interior, intervino en el Parlamento para afirmar que no podía confirmar que se trataba de una boda entre "pervertidos sexuales".

Said Jairun, otro diputado del PJD, le respondió lamentando que no dijera la verdad. "Las imágenes así como lo que cuenta la gente confirman la hispótesis de la boda entre homosexuales", afirmó.

Las autoridades marroquíes han querido acallar la alarma social fomentada por los islamistas, pero han rehuido también de condenar a los inculpados por homosexualidad ?un delito castigado con entre seis meses y tres años de cárcel- para evitar dar la impresión de perseguir una orientación sexual hoy en día legalizada en Europa. De ahí que los seis protagonistas de la fiesta hayan sido solo considerados culpables de "perversión sexual".

Más aún que entre la clase política, la polémica ha sido especialmente virulenta en la prensa. Rachid Niny, el director de Al Massae y el periodista más leído en Marruecos, no dudó en escribir que "los verdaderos extremistas son aquellos que exageran en la modernidad y celebran en público su descarrío moral". Adala Oua Taumi, el órgano de los islamistas del PJD, elogió, por su parte, a la población de Alcazarquevir por comportarse cómo "hombres contra aquellos que (?) apoyan y financian a las bestias depravadas".

En el otro extremo los semanarios francófonos, de corte liberal, arremeten contra Rachid Niny. "Se apoya en el conservadurismo ambiental de la opinión pública para inculcarle la intolerancia", sostiene Le Journal antes de concluir que es un "fascista". "El Marruecos actual es un polvorín sobre el que Niny lanza a diario una cerilla encendida", recalca Tel Quel en un editorial firmado por toda su redacción.

El periodista que ha salido peor librado ha sido Abdelmalek Chliul, que dirige en Alcazarquevir Yaridat Ain Chamal, una modesta revista local. Ha sido amenazado de muerte si no publicaba en sus páginas una condena rotunda de la seudo boda.