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quarta-feira, 30 de janeiro de 2008

Mistério de Capa e mala

Sitio de Sergio Leo


A matéria é do New York Times, mas quem deu destaque a ela aqui foi o nunca suficientemente louvado Caderno 2 do Estadão: acharam "a mala mexicana", três maletas bem danificadas com milhares de negativos do lendário fotógrafo Robert Capa, autor da foto aí acima; e também trabalhos da mulher de Capa, a também excelente fotógrafa Gerda Taro.


Randy Kennedy, o repórter que assina a matéria, diz que os negativos, quem sabe, resolverão definitivamente a dúvida sobre a veracidade da foto do "Soldado Caindo", que, nos anos 70, foi acusada de ser uma armação do fotógrafo, por outro fotógrafo de guerra conhecido de Capa, o sul-africano O.D. Gallagher, correspondente do London Daily Express durante a Guerra Civil Espanhola, onde o soldado acima encontrou uma via expressa para a sala de estar do Criador.


A acusação de cascateiro contra Capa foi posta em letra de forma pelos escritor Phillip Knightley num livro de 1975 sobre os correspondentes de guerra e seu trabalho como propagandistas e/ou mitificadores. Mas quem conta isso tudo é o Richard Whelan, neste blogue para amantes da fotografia, AQUI, em que ele defende a veracidade da fotografia do Capa, com fartos argumentos e outras imagens do mito.


O Kennedy reproduzido no Estadão parece não conhecer esses argumentos em defesa de Capa. mas, à parte esse pecado, contou com charme a descoberta dos negativos:


"Para o pequeno grupo de especialistas em fotografia ciente de sua existência, ela era simplesmente ''''a mala mexicana''''. E, no panteão dos tesouros culturais modernos perdidos, o objeto possuía a mesma aura mítica dos primeiros manuscritos de Hemingway, que sumiram de uma estação de trem em 1922. A mala - na verdade, um conjunto de três frágeis valises de papelão - continha milhares de negativos de fotos que Robert Capa, um dos pioneiros da fotografia da guerra moderna, fez durante a Guerra Civil Espanhola antes de fugir para os Estados Unidos em 1939, deixando para trás o conteúdo de sua câmara escura em Paris.


Capa supôs que o trabalho fora perdido na invasão nazista - e continuou pensando assim até 1954, quando morreu no Vietnã. Em 1995, no entanto, começou a circular a notícia de que os negativos haviam de algum modo sobrevivido, depois de fazer uma viagem digna de um romance de John le Carré: de Paris a Marselha e então para a Cidade do México, nas mãos de um general e diplomata mexicano que servira sob Pancho Villa.E foi lá que eles permaneceram escondidos por mais de meio século, até o mês passado - quando fizeram mais uma viagem, provavelmente a última, até o Centro Internacional de Fotografia em Manhattan, fundado pelo irmão de Robert Capa, Cornell. Depois de anos de negociações discretas e intermitentes sobre o lar adequado dos negativos, sua posse legal foi transferida recentemente para o patrimônio de Capa por descendentes do general, entre eles um cineasta mexicano que viu o material pela primeira vez nos anos 90 e logo percebeu a importância histórica do que sua família tinha em mãos.

'''Este é realmente o Santo Graal da obra de Capa'''', disse Brian Wallis, principal curador do centro.""


O resto do texto indica que ainda ouviremos falar muito dessa mala mexicana, que vai virar até documentário. AQUI. A Folha publicou material da France Press. Fraquinho, fraquinho. O Globo, sempre batendo continencia à indústria cultural, pegou outra matéria do Times, sobre um ator shakespeariano que andou fazendo seriados de ficlção científica e agora voltou aos palcos. Fica difícil criticar o Globo, o cara é Patrick Stewart, que faz o capital Picard, do Jornada nas Estrelas. Se eu falar mal, é capaz de os fãs mandarem um esquadrão para me fritar em raios laser.
posted by Sergio Leo

Ver aqui no Blog

Fotos inéditas de Robert Capa

Le souverain et la comtesse Bruni

A saga do presidente da França e seu gosto evidente pelo marketing da vida privada, inspira cada vez mais os escritores. Um livro parodiando o reino de Nicolas, mostra a fineza e ironia do escritor Patrick Rambaud no descorticar do pastelão presidencial gaulês.


« Chronique du règne de Nicolas 1er » de Patrick Rambaud

Chronique_Nicolas_Ier.jpg
Un inédit

Pour le «Nouvel Observateur», l’ancien prix Goncourt qui publie sa «Chronique du règne de Nicolas Ier» (Grasset), désopilante et informée, narre le dernier épisode de la vie de la cour élyséenne. S’y révèlent une intrigante séduisante, un cardinal Guéant servile et une Majesté cynique
rambaud.jpgDR Patrick Rambaud

Par Patrick Rambaud

Les choses qui précédèrent et suivirent aussitôt le jour de l’An méritent une sorte de panorama, parce qu’elles servirent de fondement à un chapelet de faits considérables. Sa Majesté devait avant tout effacer la tonitruante visite du Bédouin de Tripoli qui s’était attardé dans Paris, provoquant mille embarras par ses caprices, jusqu’à cette partie de chasse d’un quart d’heure, à Rambouillet, où notre invité ne réussit point à tuer même de très près les faisans malades et le dindon empaillé qu’on lui lança sous le fusil. Selon un principe que nous avons précédemment étudié, un événement éclatant devait recouvrir cet événement pénible, et le ridicule qu’il nous fit subir. Ce fut l’apparition de la comtesse Bruni. Voyons-en les circonstances.

Notre Lumineux Souverain s’était vite réparé de son divorce, même si l’Impératrice se répandait en affreusetés sur son compte, puisqu’elle le peignait en radin, volage, père au cœur sec et sans vraie noblesse. Nicolas Ier n’en avait cure, lorsqu’il rencontra la comtesse chez un vieux publiciste qui ne servait plus guère, sinon à organiser des soupers et les menus plaisirs des puissants qui entretenaient son aisance. La comtesse était naturellement intrigante et avait besoin de se pousser toujours plus avant, aussi voyait-elle le plus de monde qu’elle pouvait. Elle avait beaucoup d’esprit, plaisante, complaisante, toute à tous et amusante. Son esprit était tourné au romanesque et à la galanterie, tant pour elle que pour autrui. Quand Notre Frétillant Leader la vit, elle lui plut fort par ses facilités et son filet de voix rauque, car elle s’accompagnait à la viole pour murmurer des couplets frondeurs:

Je m’imagine qu’il prendra
Quelques nouvelles amantes
Mais qu’il fasse ce qu’il voudra
Je suis la plus galante…

Après avoir feint de résister, la comtesse se laissa emmener au parc de Versailles en secret, puis au parc de M. Disney en public, que dis-je, en foule, avec un grand concours de gazettes mondaines et populaires. Sa Majesté lui offrit une bague identique à celle que portait l’ancienne Impératrice, le modèle Cupidon de chez Dior, et la convia tout exprès dans ses déplacements officiels qui se prolongeaient en courts voyages de noces, car on parla bientôt de mariage, surtout la mère de la comtesse, très présente, qui imaginait sa fille sur le trône. Cette mère était une femme habile, avec un œil de maquignon comme les éleveurs du Piémont qui vont à la foire; elle avait une grosse ambition et une fortune à consolider. Cette alliance du monarque et de la comtesse passionna et intrigua. M. de La Bruyère donna ses raisons: «A juger de cette femme par sa beauté, sa jeunesse, sa fierté et ses dédains, il n’y a personne qui doute que ce soit un héros qui doive un jour la charmer. Son choix est fait: c’est un petit monstre qui manque d’esprit.» Cette fine observation du moraliste ne réussit point à convaincre l’entourage de Sa Majesté.

Les plus politiques, les yeux fixés à terre, et reclus en des coins, méditaient profondément aux suites d’un événement si peu attendu, et bien davantage sur eux-mêmes. Les courtisanes en grâce et en place redoutaient l’intruse, qui allait diminuer pour elle les faveurs de Notre Glorieux Leader, et même, sans doute, les écarter. Il y eut un souffle de panique au Château. Des malveillants prétendaient savoir bien le passé de la comtesse et enfilaient des anecdotes pour éclairer:

«Mademoiselle Bruni, disait l’un, n’avait que 4 ans quand on vit bien que ce serait une beauté extraordinaire…
– Cela se conçoit, disait un autre, mais on ne nous apprend rien.
– Justement si, reprenait le premier, tous la considéraient, sauf son beau-père.
– Il lui avait donné son nom et ne se souciait point d’elle?
Jamais, voilà pourquoi elle devint modèle, pour qu’on l’admire.
– Cela semble anodin.
– Eh non! L’âge des amours venu, elle se mit à collectionner les hommes comme d’autres des poupées ou des timbres; à chaque fois, elle s’empressait de les jeter au-dehors, à demi cassés, pour leur faire payer l’absence paternelle.
- Une vengeance?
- Vous verrez: c’est le Diable! Elle va ficeler Notre Précieux Leader, sans doute avec un enfant, vous verrez, avant de l’écraser aux yeux du monde comme les rock stars, les comédiens, les ministres, les intellectuels, tous les brillants qu’elle a consommés…»

Sa Majesté vivait sur son cumulus, et les médisances ne lui parvenaient point aux oreilles, ni les mines défaites de ses anciennes favorites que soudain on vit moins paraître au-devant de la scène. Au contraire, le Prince devenait farce à tous propos et débitait à ses conseillers des histoires pour lui désopilantes. Un jour, il poussa la porte du cardinal de Guéant, interrompit son travail:

«Et celle de Buffalo Bill, tu la connais ?
– Non, Sire.»

Son éminence mentait, mais il lui fallut supporter pour la douzième fois cette galéjade qui faisait tomber de rire Notre Pétulant Monarque:

«C’est un type qui dit de lancer six pièces en l’air, et avec son colt il les transperce toutes avant qu’elles retombent. On lui demande son nom, il dit: Bill… Buffalo Bill. Alors y en a un autre qui dit qu’il peut remplir six verres en même temps en pissant dedans. On lui apporte les verres, il ouvre sa braguette: il a six queues. On lui demande son nom, il dit: Bill… Tcherno Bill!
– Ah ah, Sire!», fit le cardinal.

Sa Majesté se tordit de rire sur le canapé Louis XV du bureau. Ses proches s’inquiétaient du temps qu’il passait à raconter des histoires de fesses ou des blagues bécassonnes, parce que, dès qu’il reprenait son rôle officiel, il faisait moins rire, Notre Sublissime Souverain. Toujours avide de rompre avec l’ancien régime, il en suivait cependant les coutumes, et lors qu’on s’attendait à des vœux de bonne année différents, il n’en fut rien; même si le temps du discours avait été heureusement raccourci, le texte ne s’élevait jamais au-dessus de la généralité et des formules d’usage. Le parler de Sa Majesté parut mécanique, on crut qu’il contemplait le vide quand il suivait des yeux les lignes écrites qu’on lui présentait, ce qui enlevait du naturel et de la chaleur au ton.

L’année commençait sous le signe de la brutalité, car on voulait réformer les mœurs par la contrainte, et les lois se durcissaient. On poussait les parents à punir leurs enfants, et les fumeurs à s’adonner dehors à leur funeste passion, et on les voyait par grappes au pied des immeubles ou emmitouflés aux terrasses des cafés; cela étonna fort lorsqu’on vit que Sa Majesté, dans une gazette qui faisait chaque semaine sa publicité, allumait un cigare voluptueux dans son bureau doré du Château. Ailleurs, la police intervenait dès qu’un vertueux dénonçait ses voisins, car la délation était désormais encouragée.


Pour demeurer présent et apporter une réponse sur tous les sujets, Notre Sémillant Leader convoqua plusieurs centaines de gazetiers à un jeu de dupes; Nicolas Ier renouait avec une invention maligne de ce Charles Ier qui fonda la Ve dynastie: cela consistait à sélectionner des poseurs de questions, et malheur à l’impertinent puisqu’il ne pouvait pas répliquer et devait s’asseoir, rougissant, pour subir en silence les quolibets impériaux; Sa Majesté en profitait pour éluder les vraies réponses et recourait ouvertement au mensonge. Aurait-il traité le Premier ministre de collaborateur? Non point, jurait-il, mettant au défi quiconque d’en donner la preuve, preuve qui existait dans une gazette du Sud-Ouest. C’est ainsi que le prévôt Joffrin fut souffleté en public à cause de sa comparaison entre les monarchies électives et l’actuelle pratique personnelle du pouvoir. «Bravo! persifla Notre Savant Leader, c’est le roi Chirac qui m’a placé sur le trône? Parce que les monarchies, hein, ça s’hérite.» C’était faux, Bernadotte, roi de Suède, en attestait, et d’autres en Pologne, mais chacun de s’esclaffer lâchement pour plaire.

En vérité, Notre Prince ne parlait plus de sa fonction, mais de son boulot, comme s’il menait le pays à la façon d’une boutique. Il n’aimait désormais plus que l’argent, et des observateurs à l’œil en trou de serrure soulignaient qu’il voulait partout vendre du nucléaire, comme s’il se ménageait un autre métier quand il devrait quitter les sommets de l’Etat, et il emportait en effet des contrats de la sorte en Libye, en Algérie, au Maroc, à Abou Dhabi, aux Emirats du Golfe, en Egypte demain, et demain en Arabie Saoudite. Plus tard, les affaires sauraient le couvrir d’or.

Peu avant sa disparition, le roi Mitterrand avait dit: «Je suis le dernier. Après moi, il n’y aura que des comptables.» La prophétie s’accomplissait. Les chiffres avaient vaincu les mots, et les ministres allaient être notés. La Culture n’y échappait point: un cabinet de consultants en stratégie, Marx Brothers & Co, devait recenser le nombre des entrées gratuites dans les musées, la part de marché des films, le nombre d’heures de programmes culturels à la télévision, l’audience, le volume dépensé pour le patrimoine. Le nombre! La quantité! Il devenait indécent d’évoquer la qualité.

Le vent se mit alors à tourner. Par impatience, puisqu’ils ne voyaient point d’amélioration dans leurs vies, ceux qui avaient poussé Notre Divine Majesté tout en haut lui retiraient peu à peu leur confiance, et l’Impétueux Souverain en parut moins apprécié. Quelle nouvelle singerie nous préparait-il? Des trublions osaient maintenant affirmer que les projets du Prince étaient plus pour lui que pour son peuple, et qu’il ne changeait rien à la maigreur des porte-monnaie.
P. R.

Source: dossier «Pourquoi ils deviennent sarkophobes», «Le Nouvel Observateur» du 24 janvier 2008.

terça-feira, 29 de janeiro de 2008

Tango in Yiddish: "Papirosen" - Zully Goldfarb



Papirosen, sung by Zully Goldfarb in a contemporary, Argentine fashion.
First words of the refrain: „Kupitie (...) papirosen !" are actually very close to Polish „Kupcie (...) papierosy !" (Buy...cigarettes !) and may be indicative of factual roots of this moving song performed with such a passion.

Kupitie, koift-zhe koift-zhe papirosen,
Truquene fun regn nit fargosn
Koyft -zhe bilig b'nemones
Koyft un hot oif mir rajmones
Ratevet fun hunguer mij atzind
.....................................
Argentine recording

Fotos inéditas de Robert Capa

Combatientes republicanos en el Rio Segre (cerca de Fraga), en el frente de Aragón, mientras se comunican con sus superiores el 7 de noviembre de 1938 Foto: EFE

Más de 3000 fotografías de la Guerra Civil española fueron halladas en México luego de permanecer ocultas durante 68 años


Negativos de combatientes republicanos en en la Batalla del Río Segre Foto: EFE

segunda-feira, 28 de janeiro de 2008

Uma lendária dama: Lady Godiva

Lady Godiva, de John Maler Collier


Se puede soportar también esta Lady Godiva (leyenda medieval) debida a los prolijos pinceles de John Maler Collier (Ingaterra, 27 de enero de 1850 — 11 de abril de 1934) Collier adhirió al estilo prerrafaelita y fue uno de los retratistas más destacados de su generación.

Nació en 1850, hijo de un juez y artista aficionado, Robert Porrett Collier, primer Lord Monkswell. Se educó en Eton y estudió en la londinense «Slade School of Art», con sir Edward Poynter; en París, con Jean-Paul Laurens; y, en Munich. Aunque no fue su discípulo, fue animado e influenciado por sir Lawrence Alma-Tadema y sir John Everett Millais.

Collier fue uno de los 24 miembros fundadores de la Sociedad Real de Retratistas («Royal Society of Portrait Painters»), de la que llego a ser vicepresidente. Fue también miembro del Instituto Real de Pintores al Óleo («Royal Institute of Oil Painters»).

Expuso no menos de 130 pinturas en la Royal Academy y de 165 en la Sociedad Real de Retratistas, así como muchas otras en galerías por todo el país y en el extranjero.

Fue autor de La cartilla de Arte («The Primer of Art», 1882), del Manual de pintura al óleo («A Manual of Oil Painting», 1886) y del El arte del retrato («The Art of Portrait Painting», 1905). En 1920 le fue concedida la Orden del Imperio Británico.

Le fue dedicado un libro, El arte del honorable John Collier («The Art of the Honourable John Collier», 1914) escrito por W.H. Pollock y publicado por el Art Journal, en el que se enumeran todas sus obras importantes entre 1875 y 1914, tanto los retratos, como las escenas históricas o dramáticas. Fonte Antilógicas

domingo, 27 de janeiro de 2008

Lee Miller


Lee Miller Wearing Yraide Sailcloth Overalls, 1930
(© George Hoyningen Huene)


Lee Miller, The Bürgermeister`s daughter, Town Hall, Leipzig, 1945 (Copyright: © Lee Miller Archives, England, All rights reserved)

Lee Miller
(Poughkeepsie, 1907 – Sussex, 1977) começou por posar para fotógrafos (Steichen, Hoyningen-Huene, Genthe) em Nova Iorque. Fartou-se da vida de modelo e passou-se para o outro lado do Atlântico (Paris, 1929) e da objectiva, pela mão de Man Ray, de quem foi assistente, amante e musa. O Surrealismo estava lá, claro. E Miller começou por aí, construindo imagens à procura do subconsciente, do sonho e do delírio. Montou um estúdio de fotografia na capital francesa, dedicou-se ao retrato e à fotografia de moda. De volta a Nova Iorque (1932), tentou a mesma sorte. O negócio corria bem até que surgiu Aziz Eloui Bey, um abastado egípcio com quem veio a casar. Fecha a porta do estúdio e muda-se para o Cairo. No Egipto apaixona-se pelo deserto, fotografa-o. Em 1937, o Surrealismo veio ter consigo outra vez. Tinha um rosto, chamava-se Roland Penrose, artista interessado nas profundezas do espírito humano, aquele que viria a ser o segundo marido de Lee. Pouco antes das armas se começarem a fazer ouvir na II Guerra Mundial, o casal muda-se para Londres. Aí Lee Miller aceita um convite da Vogue para trabalhar como staff photographer. A um ano do fim do conflito, a revista manda-a para a frente de combate. Lee forma equipa com o fotógrafo da Life David E. Scherman. Torna-se numa das poucas mulheres a registar a Guerra na Europa. 20 dias depois do Dia D, desembarca na Normandia. Fotografa o cerco a St. Malo, a Libertação de Paris, os combates no Luxemburgo e na Alsácia, o encontro entre russos e americanos em Torgau e a libertação dos campos de concentração de Buchenwald e Dachau. Em Munique, regista as casas de Hitler e Eva Braun. Numa atitude que mostra bem o seu espírito desenvolto e provocatório, pede a Scherman que a fotografe a refrescar-se na banheira do ditador alemão. Com a Alemanha capitulada, parte mais para leste no rasto dos farrapos do nazismo, do horror que ficou. De regresso a Londres, trabalha mais dois anos para a Vogue fazendo retratos de celebridades e moda. Depois do casamento com Penrose (1947) dedica-se sobretudo a retratar artistas. A Farley Farm House, casa do casal em Sussex, torna-se um local de visita obrigatória para a vanguarda artística que passava por Inglaterra. Morre aos 70 anos vítima de um cancro. Tanto ela como o marido pouco fizeram para promover o seu trabalho como fotógrafa. No início dos anos 80, o filho de ambos, Antony, começa a estudar, conservar e promover as imagens da mãe.

David E. Scherman, Lee Miller in Hitler`s bath, Munique, 1945 (Copyright: © Lee Miller Archives, England, All rights reserved)

La nudité, c’est choquant ?

par Agnès Giard

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Avez-vous vu cette affiche ? Seulement vêtue d’une paire de talons-aiguilles, une femme ligotée vous regarde, les fesses posées sur un gros cœur rouge, la bouche sanglante et entrouverte, les seins pointus… Elle s’appelle Marie Menges et dans Secousses Internes, elle se met bien plus nue encore que sur l’affiche.

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Jusqu'au 16 février 2008,
 Secousses Internes —de et avec Marie Mengès— se donne à voir comme un happening intime, le «strip-tease textuel» d'une femme embarquée au bout du monde et de sa féminité «volée en éclat»…

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Les vacances de rêve en Jamaïque, avec un compagnon de rencontre, se transforment en cauchemar gore, l’occasion toute trouvée pour la jeune femme de partir en vrille dans un récit étrange, mâtiné de délire, entre réel et virtuel, normal et pathologique, jusqu’au bout d’un règlement de compte avec les fameux acquis de la libération sexuelle.

Le metteur en scène, Jacky Katu, met en valeur le jeu et le texte de sa comédienne grâce à une vidéo-miroir qui trouble un peu plus les frontières de cette prestation. «Secousses internes, est un OTNI, explique le dossier de presse : objet théâtral non identifié. Ce n’est pas une performance. Ce n’est pas un show. Ce n’est pas un monologue. C’est une suite d’expériences avec la voix, le corps, quelques objets. Confession personnelle ou clichés de midinette ? Histoire intime ou fait divers pioché dans un magazine ? Récit ou ressassement ? Choeur ou monologue ? Mise en scène de la féminité brutalisée ou dérision des genres ? Allez savoir ! Les gestes et la voix dérapent. Tout est parfaitement contrôlé et tout n’est que hasard, chutes, glissades, tremblements, trébuchements. C’est drôle et inquiétant.»

Mais le plus perturbant dans cette pièce sans amarres, c’est probablement l’affiche. Placardée dans tout Paris (y compris face à la Mosquée du XIe, dans ce quartier de forte immigration maghrébine où la pièce est jouée), elle pose la question suivante : la nudité est-elle dérangeante ? Pourquoi ? Pour qui ? Il est toujours curieux de voir que face à la nudité, des personnes aux opinions religieuses et politiques parfois très contradictoires se retrouvent sur le même terrain du rejet, parfois viscéral.

Certains se sentent personnellement agressés par les photos de femme en lingerie. Comme si le message simple «j’ai envie de plaire, de me sentir belle, désirée et désirable» portait atteinte à leurs croyances…

D’autres disent que ces images sont «fascistes», parce qu’elles imposent le diktat de la beauté et du désir. Ils répètent, y compris dans les commentaires de ce blog, que «trop de Q tue la libido» et que le «déferlement d’images érotiques subi quotidiennement dans la rue dégoute d’avoir des envies»… C’est un peu comme si l’on disait : «J’aime l’art, mais être entouré de belles choses, ça finit par m’en dégouter«J’aime la musique, mais en écouter tous les jours, c’est trop.» Etrange idée, en vérité, que l’on puisse avoir dans la vie «trop» de bonheur ou «trop» de plaisir…

Il existe encore une autre sorte de censeurs : les vertueux. Ceux qui, sur les publicités de lingerie notamment, taggent des phrases comme «Pute aliénée au Grand Capital» ou «Je suis une salope, je vends mon corps». Pour ces bien-pensant(e)s qui se targuent souvent de «féminisme», il est apparemment plus légitime de trimer dans une usine de conserves que de poser en culotte. Une femme qui se tue à la tâche, mal payée pour faire des choses répétitives, abêtissantes et qui le soir s’endort devant une émission TV débile est-elle plus libre qu’une mannequin ? Personnellement, je préfèrerais vivre au pays des putes. Marie Menges aussi d’ailleurs.

Sur YouTube, elle fait un carton. Son vidéo-clip “Tu vas m’prendre” a battu le record des 200 000 visiteurs en un mois. Ce «hit viral», chanté d’une voix de pinson, enregistré dans un zoo, raconte en substance : «Je ne veux plus attendre, oh ce soir tu vas m’prendre, oui tu vas m’prendre, comme si tu me nettoyais le fion, après 40 ans de cocon, oh tu vas m’prendre, j’ai mouillé toute la journée, je suis hyper bien épilée, oh ce soir tu vas m’prendre.»

Je vous passe la suite, ça devient moins drôle. Les filles qui ont terriblement envie d’être désirées, tombent parfois de haut. Comme dit Marie Menges : «Secousses Internes, c'est une femme qui s'offre comme objet sexuel, entièrement, généreusement, sans aucune arrière-pensée ni tabou d'aucune sorte. Mais qui est ignorée, rejetée, niée, bafouée, brutalisée, battue par son compagnon de voyage. Voilà pourquoi l’affiche me montre ligotée. Etre attachée renvoie tout aussi bien à une image érotique, celle du bondage, qu'à une image coercitive, celle d'une femme entravée, prisonnière, soumise. Le spectacle joue sur les deux registres. En voyant l’affiche, une psychanalyste a parlé du mythe de Gwendoline. Je ne connais pas ce mythe, mais à 15 ans j'ai été élue Miss Gwendoline dans une boîte de nuit en Corse. L'autre jour, j'ai croisé un homme qui m'a dit : "l'affiche m'a donné envie de voir le spectacle". Pourquoi, qu'est-ce que vous évoque l'affiche ?, lui ai-je demandé. Il m'a répondu : "La féminité, l'érotisme, le désir, la brutalité.

TROIS QUESTIONS A MARIE MENGES

Les femmes devraient-elles revendiquer le droit d'être vues dénudées dans la rue, sur les affiches, dans les publicités ?
Toutes à poil sur les murs. le kif total. Qui y a-t-il de plus beau, de plus attirant de plus excitant qu'un corps nu, d'une femme ou d'un homme !

Quelles sont les réactions des gens face à l’affiche ?
On a tendance à penser que la majorité des gens est scandalisée par l'affiche, ou y trouve à redire. Mais en vérité, ce n'est pas le cas. Une majorité trouve cette affiche bandante. Je suis d'accord avec eux. J'ai reçu aujourd'hui un email d'un inconnu à propos de l'affiche : «Merci d'être ce rayon de soleil sur ces murs de grisaille parisien».

Sur le site de «Secousses Internes», il y a un micro-trottoir concernant la pièce. Quelle réaction t’a frappée ?
Ce qui m'a le plus émue, c'est une jeune fille de 15 ans qui a dit en voyant l'affiche : «C'est un hymne à la liberté de la femme.» Cela m'a fait très plaisir.

Secousses Internes



Secousses Internes : mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h30. Samedi à 15h.
tarif plein : 13 euros (tarif réduit : 8 euros)
La Maison des Métallos (nouveau lieu de création ouvert depuis novembre 2007) :
94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris - M° Couronnes, Parmentier/bus 96 - Station Vélib' juste devant.
Réservations par téléphone : 01 47 00 25 20 ou par mail.


Agnès Giard est journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante depuis huit ans de la revue japonaise S & M Sniper. Elle écrit pour Libération.

sábado, 19 de janeiro de 2008

Billie Holiday

Retratos de um devorador de imagens


L'Origine du monde Le Desepere La Femme ?a vague La Grotte sarrazine La Truite



O Grand Palais abriga mostra do pintor Courbet, um transgressor que desconcertou crítica e público

Luiz Carlos Merten - O Estado de São Paulo

Só falta convencer Tim Burton. Ele teria um grande personagem e o ator perfeito para fazer o papel - Johnny Depp -, mas Burton talvez achasse que, sob certos aspectos, já fez este filme, em Ed Wood. A diferença é que o chamado 'pior cineasta do mundo' chegava a ser cândido na sua crença naquilo que fazia e Gustave Courbet - pois seria ele o grande personagem - foi um dos maiores pintores da França e do mundo. É o que prova uma grande exposição, aberta até o dia 28, consagrada a ele pelo Museu do Grand Palais, em Paris.

Vale a pena enfrentar as filas que, diariamente - com exceção das terças-feiras -, se formam na porta do Grand Palais para ter acesso a essa retrospectiva. Os próprios franceses estão em êxtase, redescobrindo um pintor genial que sempre desconcertou a crítica e o público por sua obsessão em seguir uma via própria. Courbet foi um grande realista contemporâneo dos impressionistas. Sua Origem do Mundo provocou escândalo em 1866 e, até hoje, mais de 140 anos depois, ainda provoca risinhos nervosos diante da tela que o Museu D'Orsay emprestou ao Grand Palais para integrar essa mostra única.

A Origem do Mundo mostra o detalhe de uma mulher nua, de pernas abertas. Nada além da crua exposição de sua vagina. Courbet teria sido influenciado pelas fotografias pornográficas que, na época, circulavam entre a mundanidade parisiense. Ao redor da tela estão numerosas daquelas fotos. Nenhuma é mais realista e verdadeira do que a pintura de Courbet, na qual a carnalidade da modelo - suas grossas coxas e os pêlos pubianos - parecem saltar da tela, como se de repente aquela mulher ali imobilizada pudesse adquirir movimento. A Origem do Mundo, pelos motivos que você pode imaginar, atrai a atenção de muitos visitantes da exposição do Grand Palais, mas o maior número concentra-se diante de uma tela maior que representa o artista em seu ateliê.

O Ateliê do Pintor, Alegoria Realista Representando Sete Anos da Minha Vida Artística é de 1855, mais de uma década antes de A Origem do Mundo. São vários quadros dentro de um só, com a figura do pintor ocupando o centro. Ele pinta uma paisagem, sob os olhares de admiração de uma criança e de uma mulher nua. Ao redor, diferentes grupos de personagens e detalhes de quadros ampliam e potencializam o motivo principal. A admiração que O Ateliê do Pintor provoca, inclusive - ou principalmente - pela mestria na disposição do óleo sobre a tela e pela complexidade no tratamento da cor, pode ser comparada à de outro ateliê famoso, aquele que Velázquez revelou em outra obra célebre, As Meninas.

COURBET Gustave - L’Atelier
Huile sur toile, 361x598, 1855, musée d’Orsay, Paris

Logo na abertura da exposição, uma frase do próprio Courbet prepara o público para o que ele vai ver. O pintor diz que, contra tudo e todos, quer permanecer sempre à margem, percorrendo uma via única - a sua. A exposição, a partir daí, divide-se em fases, começando pela (auto)invenção de Courbet - pelos seus auto-retratos. Entre 1842 e 55, Courbet pintou cerca de 20 auto-retratos, dos quais o mais conhecido é o que fornece a imagem dos cartazes da exposição. Retrato do Artista, dito O Desesperado, sugere para o espectador do século 21 como se estivesse diante de uma tela premonitória de Johnny Depp. Quando Courbet pintou seus auto-retratos, os críticos viam nos quadros signos de um narcisismo que definiam como 'instabilidade estilística imatura'. Hoje em dia, a interpretação é outra.

Courbet, homem de cultura, partiu da meditação sobre os grandes mestres antigos - que estudava e copiava no Louvre - para a assimilação de um romantismo que já agonizava quando ele começou sua grande arte. Os auto-retratos mostram Courbet como um devorador de imagens e cada quadro em que ele se representa vem carregado de informações sociais. Ora ele é O Desesperado ou O Homem Ferido (L'Homme Blessé) ou então é flagrado junto ao seu cão negro. Todos esses auto-retratos compõem uma gigantesca busca autobiográfica que vai irrigar os primeiros anos de Courbet, dar-lhe confiança e estabelecer os fundamentos de sua arte realista.

Realista ele o será, sempre, mesmo que seu realismo muitas vezes seja definido por ele próprio como 'alegoria'. À margem da grande exposição universal de Paris, nos anos 1850, Courbet realiza o que era raro - uma mostra na qual o público tinha de pagar para ver os quadros que ele apresentava no contexto de um manifesto que chamou de Le Réalisme (O Realismo). Esse realismo triunfante se manifesta nas sucessivas mostras que vão compondo a exposição - da intimidade à grande história; Courbet retratista e paisagista; a tentação moderna; o nu, a tradição transgredida; e as imagens bucólicas de caça. A tentação moderna se manifesta num tratamento da cor como volume que lembra certos quadros de Cézanne. Suas naturezas-mortas são as mais vivas já pintadas, frutas e peixes parecem saltar das telas. Um quadro representando dois cães - os labradores do Conde de Moiseul - é, ao mesmo tempo, o limite da representação realista do retrato na pintura e a sua subversão, pelos próprios modelos em cena.

Quando pinta o nu, Courbet foge ao modelo das belas mulheres proporcionadas. Ele pinta uma mulher gorda e nua - de costas -, imagem que poderia ser grotesca se a tensão do corpo não provocasse devaneios eróticos no espectador. Essa fase do nu transgressivo atinge seu ápice n' A Origem do Mundo. As cenas de caça, iniciadas em 1857, compõem a parte mais estranha e original de sua obra. Courbet era, ele próprio, caçador, mas seria puramente anedótico explicar dessa forma sua atração pelo tema que não era freqüente na pintura francesa. Seus cervos caçados, feridos ou que se batem entre si são imagens impressionantes (e metafóricas) da vida selvagem. Courbet envia alguns desses quadros às grandes exposições de Paris. São eles, mais do que quaisquer outros, que revelam seu desejo de reconhecimento. Uma briga de cervos, no contexto da grande floresta, dificilmente terá deixado de ser referência para os desenhistas da Disney, quando fizeram Bambi, uma animação clássica de 1942.

Autor de manifestos, o pintor foi um homem que viveu os grandes combates de seu tempo. Ele se integrou à Comuna de Paris. Fazendo parte do novo conselho republicano - como representante dos artistas -, ele comandou a destruição da coluna que Napoleão erigira para si mesmo. Isso terminou sendo motivo de repetidas perseguições, quando da restauração do império. Courbet foi preso e intimado a pagar pelo prejuízo. Seus bens foram arrestados e o tribunal fixou a data de 1º de janeiro de 1878 para que Courbet depositasse o dinheiro relativo à restauração do monumento. Metaforicamente, pode-se dizer que ele, republicano e realista, radicalizou o não ao velho (mesmo que de novo vitorioso) regime, como à arte acadêmica. Courbet morreu em 31 de dezembro de 1877, aos 57 anos (nasceu em 1819). A grande exposição do Grand Palais o restabelece, em definitivo, entre os grandes da pintura, de todos os tempos.

Ver também aqui no blog:

A siesta de Gustave Coubert

Gustave Courbet, un peintre radical

Uma pintura: Gustave Courbet

L'hôtel particulier - Serge Gainsbourg



from "Historie de Melody Nelson" 1971 TV special.


At fifty six, seven, eight, it doesn't matter,
X street, if you knock on the door,
First one knock, then three others, they let you in
Alone and sometimes even accompanied.

A servant, without speaking to you, leads you,
Stairs, hallways with no end follow each other
Decorated with baroque bronzes and gilded angels
With Aphrodites and Salomés.

If it's free, say you want forty four,
It's the room they call here `The Cleopatra'
Whose bed's rococo columns,
Are negros, carrying torches.

Among these naked slaves carved from ebony,
Who will be the silent witnesses to this scene,
While above the mirror reflects us,
Slowly I embrace Melody

Serge Gainsbourg- Love on the beat

sexta-feira, 18 de janeiro de 2008

Sem cabeça

La musa del silencio, de Giorgio de Chirico.


Esta meditada locura de de Chirico puede ser calificada de surrealista pero quizá le queda mejor genial como adjetivo.

Giorgio de Chirico (Grecia, 1888-Italia,1978) fue el gran pintor metafísico del siglo XX. Estudió arte en Atenas y en Munich, donde recibió una gran influencia de las obras alegóricas del pintor suizo del siglo XIX Arnold Böcklin. En 1911se instaló en París donde pintó paisajes urbanos. Estas primeras obras metafísicas evocan un mundo onírico misterioso y amenazador a través de acentuados contrastes de luces y sombras y de una perspectiva exagerada.

Entre 1915 y 1925 de Chirico pintó se dedicó a los maniquíes sin rostros y a las naturalezas muertas en las que yuxtapone objetos sin ningún tipo de relación entre sí, lo que luego adoptarían los surrealistas. Influyó en artistas de ese movimiento, como Yves Tanguy y Salvador Dalí.

A mediados de la década de 1930 regresó a Italia, abandonó el estilo que le dio fama y se volcó uno más académico y bastante intrascendente.

Sin pies ni cabeza, esta musa del silencio es todo pensamiento y pura coherencia.

quinta-feira, 17 de janeiro de 2008

Voz femenina de los sesenta, hace 65 años nacía Janis Joplin

La diosa de la generación flower power supo ganarse el título de cantante de blues y rock blanca más importante, luego de susurrarle al oído de toda una generación, dejó este mundo joven y rebelde

Janis Joplin - Summertime

¿Qué haría Janis Joplin hoy si hubiera sobrevivido a sus excesos con las drogas? ¿Sería una distinguida rockera veterana como sus colegas de Woodstock Bob Dylan y Santana? ¿ O protestaría sin mucho éxito contra la guerra en Irak como Joan Baez?

Son todas especulaciones, porque Joplin tenía apenas 27 años cuando murió de una sobredosis de heroína en octubre de 1970, convirtiendose en leyenda inmortal.

Joven, contestaria y salvaje. El título de "cantante de blues y rock blanca más importante" no se lo pudo disputar nadie hasta ahora. Este sábado 19 de enero se cumplen 65 años del nacimiento de Janis Joplin. Para la edad de la jubilación, Janis Joplin de todas maneras no habría tenido paciencia. "Prefiero tener diez años de ´superhypermost´ que cumplir 70 y estar sentada en un maldito sillón delante del televisor.

La diosa de la generación del flower power vivió su década bajo el lema de los años 60: "Vive intensamente, muere rápido". El rockero Eric Burdon (The Animals) dijo sobre ella: "Janis murió de una sobredosis de Janis".

En la ciudad de Port Arthur en Texas, donde creció, Janis Joplin ya era considerada beatnik cuando nadie sabía muy bien qué era eso en realidad. A los 17 años se escapó y viajó por todo el país. En San Franciso, la cantante de blues de cabellos despeinados y numerosos collares debutó con la banda Big Brother And The Holding Company. Hizo furor con una de las voces más singulares de su generación.

Sus burlas sobre el establishment ("Oh Lord Won´t You Buy Me A Mercedes Benz") y su vulnerabilidad ante el amor no correspondido ("Piece of My Heart") no las cantaba, sino que las gritaba al micrófono. Bramaba, resollaba, suspiraba y susurraba sus textos. La comunidad hippie de San Francisco quedó fascinada con su intensidad. Y pronto también lo estuvo el resto de la nación.

El éxito le llegó en 1967 con su actuación en el legendario Monterey Pop Festival, sobre todo con la canción "Love is like a Ball and Chain". Vendió millones de copias del disco "Cheap Thrills" (1968) y también de su primer disco en solitario "I Got Dem Ol´kozmic Blues Again Mama" con su nueva formación Kozmic Blues Band.





Luego vino Woodstock y una gira por Europa. Muchas veces se la veía con el micrófono en una mano y la botella de whisky en la otra sobre los escenarios. Bebía y fumaba marihuana como Jimi Hendrix. Todo lo que hacían los chicos duros del rock and roll, ella ya lo sabía hacer hace tiempo.

El 4 de octubre de 1970, su vida terminó en un hotel de Hollywood, donde fue encontrada 12 horas más tarde. Presumiblemente consumió por error una sobredosis de heroína. En el transcurso de pocos meses, murieron Hendrix y Jim Morrison, otras dos leyendas del movimiento juvenil.

Era el final de una era en la que todos creían que no se podía confiar en los mayores de 30. Joplin, al menos, ni siquiera lo intentó.

terça-feira, 15 de janeiro de 2008

La herencia de Susan Sontag

En Roma, en 1993 Foto: Reuters



Luisa Valenzuela, Graciela Speranza y Silvia Hopenhayn reflexionan sobre la influencia de la pensadora a 75 años de su nacimiento


Por Valeria Caselles

La pensadora y novelista norteamericana Susan Sontag tenía sus pasiones, gustos y obsesiones. Adoraba recorrer varios cafés neoyorquinos en una sola noche para debatir con sus pares sobre arte, política, filosofía o poesía. Daba igual. Defendía la igualdad de géneros y la libertad sexual de la mujer desde sus escritos y desde la militancia. Festejaba la fotografía; le parecía que tenía una trascendencia social inigualable. Le atormentaban el camino de la enfermedad, las atrocidades de la guerra, y elogiaba generosamente a escritores que, como Borges, la conmovían.

El 16 de este mes, Sontag cumpliría 75 años. Desde 1963, cuando publicó su primer libro El Benefactor , hasta hoy, siguen vigentes sus ensayos, novelas, críticas literarias y hasta sus provocadoras declaraciones contra el poder.

Sontag nació en el invierno de 1933, en Nueva York, y creció en Tucson. Estudió en las universidades de California y Chicago, donde se licenció en Filosofía y Letras, París y Harvard.

En 1963 inició su carrera literaria. Entre sus obras, traducidas a 32 idiomas, cuenta con casi 20 libros, entre novelas, piezas de teatro y ensayos literarios y políticos. Entre las obras memorables de "la dama del mechón blanco" –como a muchos les gusta recordarla-, se encuentran Bajo el signo de Saturno , Ante el dolor de los demás , Contra la interpretación y Sobre la fotografía , entre otras.

La aparición de Contra la interpretación (1968) la convirtió inmediatamente en un referente intelectuale de su generación. Pues el eje del libro es una oposición a la búsqueda de significados en la obra de arte, y la defensa a la intuición para acercarse al arte. Así, Sontag adquirió una reputación de intelectual independiente, capaz de interpretar la vida americana a la luz de las culturas clásicas europeas.

En el lugar justo y en el momento oportuno, esta mujer que se casó, tuvo un hijo (David Rieff), se divorció y tuvo luego experiencias amorosas con otros hombres y mujeres, se volvió una comentarista aguda y capaz de interpretar los conflictos de la cultura occidental de su época.

Cuando la célebre escritora murió de cáncer en 2004, nadie dudó en que su figura, su vida y su obra se harían cada vez más grandes con el paso del tiempo. Se habló de una herencia, de una marca indeleble de esta neoyorquina, dentro de la literatura y el pensamiento de la cultura occidental.

Con el intento de descifrar la herencia que Sontag dejó en el mundo de las letras y a las mujeres, al menos, en este argentino rincón del mundo, adnCULTURA.com le pidió a tres reconocidas escritoras y periodistas locales que escribiesen sobre aquel libro de Sontag qué las marcó en lo personal y en lo literario. También sobre qué tipo de influencia social dejó su estilo combativo y su compromiso político. Así lo hicieron Luisa Valenzuela, eximia escritora, amiga y discípula directa de Sontag; Graciela Speranza, reconocida crítica, narradora y guionista de cine, que entrevistó a la escritora estadounidense pocos años antes de su muerte, y Silvia Hopenhayn, periodista cultural, colaboradora del diario LA NACION, y autora de innumerables artículos de crítica literaria.
Sontag en su departamento de Nueva York, en agosto de 1992 Foto: AP


Susan Sontag, amiga


Por Luisa Valenzuela


"El problema no es que la gente recuerda por medio de las fotografías, sino que sólo recuerda las fotos" escribió en su último libro. A pesar de tantas y tan bellas fotos que hay de Susan Sontag, quienes recibimos el regalo especial de su amistad la recordaremos siempre llena de vida y cambiante. No porque su aspecto físico variara tanto. Sólo después de las sesiones de quimioterapia de su segundo cáncer perdió su vasta melena con el característico mechón blanco. El pelo cortísimo le quedaba bien pero no podía renunciar a ser quien era. "Hay que decirles siempre a las mujeres que sufren esta ordalía que el pelo vuelve a crecer. Los médicos no se preocupan por eso, pero es muy importante" afirmaba, dispuesta a asistir a quienes se aceraran a ella con el mismo problema de salud. Así era Susan Sontag: un ser humano enorme tras la distancia que necesitaba imponer entre su intelecto y sus sentimientos.


Su generosidad intelectual era enorme. Soy un vivo ejemplo: porque le gustaron un par de libros míos que leyó por azar –era apasionada en sus lecturas, "entro a una librería relamiéndome como un chico a una fábrica de caramelos" me dijo alguna vez– mencionó mi nombre en un reportaje publicado en el New York Times en octubre del 80, mucho antes de conocerme.


Yo la admiraba desde muy joven, desde aquella novela traducida como Estuche mortal , donde el protagonista vaga por los túneles creyendo haber matado a un hombre. Eso nos acercó, el túnel por donde vagamos los escritores de ficción en pos de una verdad que nos elude y por eso mismo la búsqueda se hace fascinante y devela inesperados secretos.


Susan quería que se la recordara como novelista. Sin embargo, su mente filosa, inquisitiva, era la de una ensayista que mira al mundo desde los ángulos más insólitos para entender la cara oculta de los hechos.


Nuestros encuentros a lo largo de los años fueron encontrando un cauce que a ambas nos sorprendía. En la gran cocina de su pent-house en Chelsea, Manhattan, o en el restaurante Omen que era uno de sus favoritos, empezábamos hablando de nuestras vidas y derivábamos sin querer a detalles de la cocina literaria.


Primero fueron sus cuentos, como el deslumbrante y polifónico The way we live now ( Tal como vivimos ahora ), después los años de escritura de El amante del volcán , y más tarde los de En América . Susan decía que necesitaba de temas históricos para tener una apoyatura desde donde dejar volar la imaginación.


En Omen precisamente me habló por último de la nueva novela en la que estaba trabajando. Tenía lugar en el Japón en los años 20 o 30.


Tengo ahora un suéter negro de cachemir y seda, muy grande, como la piel de un animal lujoso. Me lo mandó David Reiff, su hijo y colega (como lo llamaba ella), diciendo que Susan habría querido dejarme un legado. Me lo pongo para escribir, en invierno, y no me trae ideas luctuosas sino algún recuerdo radiante. El del último viernes de septiembre 2001, por ejemplo. Yo había viajado a Nueva York para expresarle mis condolencias por el 9/11 a esa ciudad querida donde viví diez estupendos años. Susan entonces me invitó a Rhinebeck, a la chacra de su compañera la fotógrafa Annie Leibovitz. Era un doble festejo, cumpleaños de Annie y su avanzado embarazo. Annie había reunido a amigos, colegas y asistentes para honrar la vida e invitarlos a creer en un mundo al cual aún valía la pena traer niños. Era un día impresionista y la luz reverberaba en el follaje. Ideal para olvidar, si el cielo no hubiese estado tan azul como en el día en que los tres aviones... De todos modos, olvidar no sólo era imposible sino desaconsejable.


Más bien descansar de la presión. Susan Sontag aportaba su esfuerzo: se había puesto una gorra de los bomberos de Nueva York –los héroes del momento– y para dejar por un lado el recurrente tema de Zona Cero, al atardecer ofreció leernos un cuento. Eligió Rip van Winkle , ese clásico de Washington Irving, seguramente porque la acción transcurre por esos mismos parajes encantados cercanos al río Hudson. Y con su bella voz de mezzosoprano, Susan fue desgranando la larga historia del hombre que, tras un encuentro mágico, despertó de lo que creía ser una noche de sueño en la montaña para encontrar que en el mundo y hasta en su propio cuerpo habían transcurrido veinte años.


Fue una lectura también mágica en ese atardecer, y más tarde Susan me invitó a la pequeña casa que habitaba en el predio de Annie. Allí, con vista a un estanque, me habló de su felicidad, de lo bien que se sentía con la llegada de la futura bebé --seré como su abuela, me dijo-- y de lo mucho que estaba escribiendo a pesar de los horrores por los que pasaba su país y las críticas que recibía por haber dicho desde Europa que los EEUU merecían el castigo.


La vi varias veces más, pero así, feliz, quiero recordarla. Leyendo Rip van Winkle . O mejor aún, dispuesta a retornar después de veinte años de un sueño como pesadilla de su ausencia que todos compartimos.


La aventura gozosa del pensamiento

Por Graciela Speranza

Sus primeros libros de ensayos – Contra la interpretación , Estilos radicales , Sobre la fotografía – fueron capitales para pensar la nueva sensibilidad y los cambios sociales y culturales que transformaron las artes y el pensamiento a partir de los sesenta.


Desde entonces, Sontag se convirtió en sinónimo de mujer intelectual con una naturalidad (y una convicción y una gracia) mucho más eficaz para enfrentarse a la dominación masculina que muchas de las reivindicaciones enfáticas de la contracultura, incluidas las del feminismo.


Notas sobre lo camp , Sobre el estilo o La estética del silencio me parecen ejemplos extraordinarios de la lucidez sensual (la "racionalidad apasionada") que inspiran todos sus ensayos.


Aunque quizás la definan mejor, por extensión, sus últimos libros, incluso desde los títulos: Cuestión de énfasis , que reúne sus ensayos de los últimos veinte años, y Ante el dolor de los demás , en el que frente a la violencia y los genocidios de las últimas décadas, vuelve a sus argumentos sobre la fotografía y los rectifica.


Con énfasis oportunos, precisamente, Sontag logró conciliar como pocos críticos culturales su enorme curiosidad y veneración por la cultura europea con una cuota inconfundible de irreverencia norteamericana.


Nunca descuidó la atención al mundo sensible por atender a los imprerativos de la conciencia, y renegó de los papeles vulgares del crítico como constructor de sistemas, autoridad, mandarín, mentor, para reservarse el ejercicio del gusto que implica invariablemente el elogio.


Su novela El amante del volcán me gusta tanto como muchos de sus ensayos. El prejuicio habitual con que los lectores enfrentamos (y comparamos) a la ensayista y la novelista es superfluo.


Sontag pasaba del ensayo a la ficción, de la literatura al cine o al teatro con una naturalidad envidiable, como si en la tensión entre imaginación y razón, entre imagen y palabra encontrara un territorio más libre y una energía estética más ingobernable y más rica. Sus libros son únicos mucho antes de encontrar un género.


De mi encuentro con Sontag en Nueva York me queda el registro de una conversación generosa en la que la felicidad de la experiencia estética y la aventura gozosa del pensamiento se traducían hasta en los más mínimos gestos, intraducibles después en la entrevista. Hacia el final hizo una defensa apasionada de la literatura como forma de ampliación del mundo. "Yo no sería la misma si no hubiese leído a Dostoievsky", dijo, y con el mismo entusiasmo me recomendó dos o tres libros que acababan de publicarse.


Preguntas...


Silvia Hopenhayn


¿Qué libro de Sontag me marcó?


Es una marca extraña, de esas que se desdibujan con el tiempo y reaparecen distintas. Si tengo que pensar en un libro, quizá fue Bajo el signo de Saturno , por su retrato de la tristeza de Walter Benjamin y otros ensayos de profunda lucidez. También me atrajeron sus libros sobre el Sida y el Cáncer, sobre todo por su afán de revelar el poder de exclusión que tienen ciertas enfermedades y el impacto social de las metáforas de las dolencias. Pero así como sus ensayos –también retengo algunos de sus comentarios sobre fotografía– me incitaron a pensar desde distintas perspectivas, no así su ficción, un tanto acaramelada y convencional, para mi gusto, claro.


Creo que Sontag caminó por una cornisa muy interesante y peligrosa; se movía entre lo políticamente correcto y lo académicamente establecido, tratando de producir pequeñas explosiones para derribar viejos prejuicios.


Como crítica cultural, siempre fue muy respetuosa de las obras de arte, de allí que se preguntase, "¿Cómo debería ser una crítica que sirviera a la obra de arte, sin usurpar su espacio?"


Su herencia, es la impronta de una intelectual neoyorquina con ganas de ampliar el horizonte cultural y cuestionar los objetos de las ideologías, de manera distinta a Simone de Bauveoir en Francia, pero con parecida intensidad y empeño.


Pienso que su mayor aporte fue revolucionar la mirada, ya sea sobre obras de arte, una fotografía o un campo de batalla, dando cuenta de los modos de construir la percepción ("la ideología del lente"). También rescato su voluntad de amalgamar la nostalgia a una nueva forma de estar en el mundo, denunciando el horror pero sin perder de vista la belleza. Así, logró una difícil acrobacia entre el compromiso moral y el placer estético.


Si tuvieras la posibilidad de tenerla en frente y hacerle una entrevista, ¿qué preguntas le harías y por qué?


Primera: ¿Qué toma y deja del posmodernismo? Como promotora del camp, me parece interesante conocer su posición con respecto a una filosofía tan sinuosa y movediza.


Segunda: Cómo sería el Presidente que le gustaría votar? La participación política de Sontag ha sido polémica y variada, de allí que me gustaría conocer su ideal de gobierno con mayor concreción.


Tercera: ¿Qué páginas arrancaría de su vida o de sus libros? Y etcétera…

Jacqueline Du Pré, no palco e pelos colegas

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Documentário de Christopher Nupen reúne depoimentos inéditos e vídeos raros da empolgante violoncelista inglesa

João Luiz Sampaio

O Estado de São Paulo

A história da música está repleta de momentos que, não vividos, povoam a nossa imaginação como instantes excitantes de genialidade e descoberta. Deve ter sido assim aquela noite em que, no Royal Festival, em Londres, uma jovem de 17 anos apresentava-se pela primeira vez ao público junto a seu violoncelo. Um crítico a definiu como uma mistura da Alice de Lewis Carroll e um anjo da Renascença, 'alta, loira, magra'. E logo todos souberam que Jacqueline Du Pré estava destinada a grandes conquistas.

Dez anos mais tarde, no entanto, em outro daqueles momentos que fazem com que o tempo interrompa brevemente seu fluxo, Jacqueline tocava no Carnegie Hall quando percebeu que não sentia mais as cordas com a mão esquerda. Estava com esclerose múltipla, doença que a afastaria dos palcos e, 14 anos após ser diagnosticada, lhe tiraria todos os movimentos e, finalmente, a própria vida.

Diversas polêmicas surgiram nos anos que se seguiram. Sua relação com o maestro e pianista Daniel Barenboim, sua obsessão pelo sexo, sua vida familiar conturbada, sua relação de amor e ódio com o violoncelo, todos já foram temas de discussões, em especial após o lançamento, no final dos anos 90, de Hillary and Jackie, filme de Anand Tucker sobre a vida da violoncelista e de sua irmã, sucesso de bilheteria que provocou a ira de colegas da musicista. De forma que, quando surge um novo documentário sobre Jacqueline, imediatamente nosso radar se volta para essas questões. Com esse objetivo, no entanto, será decepcionante o DVD Jacqueline Du Pré: A Celebration of her Unique and Enduring Gift, de Christopher Nupen (Allegro Films). Ele afirma que os mitos surgem para explicar o inexplicável. 'Quanto mais se busca entendê-los, justificá-los ou negá-los, mais os perpetuamos', diz o diretor, que preferiu, em suas palavras, 'apresentar Jaqueline por meio dos olhos e ouvidos daqueles que a conheceram e por meio de suas interpretações'. Assim, ouvimos nomes como Pinchas Zukerman, Zubin Mehta, Barenboim, Dietrich Fischer-Dieskau, Vladimir Ashkenazy ou Janet Baker falando de suas experiências com Jackie, depoimentos intercalados por interpretações de obras de Beethoven, Schubert e Brahms. Momentos únicos.

Ver aqui no blog

Elgar, Jacqueline du Pré e Daniel Barenboim

segunda-feira, 14 de janeiro de 2008

Elgar, Jacqueline du Pré e Daniel Barenboim



Um Daniel Barenboim jovem, dirigindo Jacqueline du Pré (prematuramente falecida) no Primeiro Movimento (Adagio - Moderato) do concerto para violoncelo de Elgar. Um clássico que escolhi para saudar o gesto magnífico da Autoridade Palestina e de Daniel Barenboim .

Serge Gainsbourg - La chanson de Prévert

Efemérides: Beauvoir, Brel e Lévi-Strauss

Fernando Eichenberg

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Caricatura de Claude Lévi-Strauss,
um dos franceses que serão lembrados em 2008



Este início de 2008 sinaliza alguns personagens que serão relembrados ao longo do ano na França por obra de datas comemorativas. O primeiro deles é a filósofa e escritora Simone Beauvoir, ícone do feminismo mundial, cujo centenário de nascimento foi celebrado no último 9 de janeiro. E, como é do gosto dos franceses, não sem alguma polêmica. A controvérsia foi lançada pela capa do semanário de esquerda Le Nouvel Observateur, que estampou em uma foto de página inteira a companheira do filósofo Jean-Paul Sartre de costas, em pé, diante do lavabo, completamente nua, emoldurada pelo título "Simone de Beauvoir - A Escandalosa". A imagem foi feita em 1952 por Art Shay, íntimo amigo do escritor Nelson Algren, na casa deste, o "amante americano" da filósofa, em Chicago.

A associação feminista Choisir la cause des femmes, fundada e também presidida por SB, acusou a capa da revista de "afronta à imagem e à dignidade das mulheres". A discussão reverberou na blogosfera, em posts por vezes carregados de filosofismos como esse: "O surpreendente desta foto é que ela nos exibe um corpo que não temos o hábito de ver. Porque a mulher é uma filósofa e não temos o hábito de considerar que os filósofos têm um corpo. Confusamente, acreditamos ainda que a filosofia é feita de espíritos".

Polêmicas à parte, neste começo de ano prefiro me lembrar da pensadora não por sua furtada nudez ou por algumas de suas equivocadas escolhas políticas, mas por esse trecho de O Segundo Sexo (1949), marco bibliográfico da condição feminina, que, por razões pessoais, me impregnou em uma primeira leitura de jovem adolescente: "Todo sujeito coloca-se concretamente através de projetos como uma transcendência: só alcança sua liberdade pela sua constante superação em vista de outras liberdades; não há outra justificação da existência presente senão sua expansão para um futuro indefinidamente aberto. Cada vez que a transcendência recai em imanência, há degradação da existência no 'em si', da liberdade em facticidade. Essa queda é uma falta moral se consentida pelo sujeito; se ela lhe é infligida, assume a figura de uma frustração e de uma opressão. Ela é, nos dois casos, um mal absoluto. Todo indivíduo que tem a preocupação de justificar sua existência, a experimenta como uma necessidade de se transcender".

No segundo semestre, dois grandes nomes da música receberão destaque. O dia 9 de outubro assinala os trinta anos da morte do grande Jacques Brel, enterrado ao lado do pintor Paul Gauguin nas Ilhas Marquises, na Polinésia Francesa. Para homenagear o cantor e compositor belga, a fundação que leva seu nome prepara o lançamento de DVDs com versões de canções suas interpretadas por outros artistas. Coletâneas desse tipo, diga-se, são sempre um risco. Para lembrar Jacques Brel na da melhor do que Jacques Brel: http://www.youtube.com/watch?v=uEAGoLHMMoA&feature=related.

No dia 20 do mesmo mês será inaugurada na Cité de la Musique, em Paris, uma enorme exposição sobre o bardo francês Serge Gainsbourg, poeta maldito e músico popular-erudito, que, se vivo fosse, completaria 80 anos em 2008. Dele disse sua efêmera amante Brigitte Bardot: "Era uma vez Gainsbourg, príncipe louco de um mundo demasiado restrito para si. Ele escondia sua vulnerabilidade atrás de uma insolente agressividade que, à imagem de seu coração e de sua face, não representava mais do que parte superficialmente visível desse iceberg fervente e generoso". Para o biógrafo Gilles Verlant, Gainsbourg escondia seu imenso pudor poético sob uma máscara de transtornante obscenidade: "O poeta e o provocador. O tímido e o exibicionista. O esteta e o escatológico. O austero e o pornógrafo. O dândi e o vagabundo. O milorde e o vadio. O chorão e o mata-mouros. O farsista e o desesperado. O burlesco e o trágico. O sonhador e o egoísta. O gênio e o falsário".

De Serge Gainsbourg me lembro quase todos os dias, pois sou praticamente vizinho de sua casa, que lá permanece no 5bis da rue de Verneuil como ele a deixou, fechada com seus móveis e recordações e fotografada todos os dias por turistas e fãs, curiosos pelos grafites coloridos pintados em seus muros brancos, constante homenagem de seus admiradores.

Já no final do ano, no dia 28 de novembro, o antropólogo, etnólogo e pensador Claude Lévi-Strauss comemorará 100 anos de vida. Tive a chance de entrevistar o autor do clássico Tristes Trópicos (1955) em duas oportunidades, em 2004 e 2005, na sua sala do Laboratório de Antropologia Social do Collège de France, no chamado Quartier Latin, em Paris. Em um tom nuançado de nostalgia e renúncia, e com uma naturalidade desconcertante, me dizia já não se sentir um homem deste mundo. "Sou pessimista, hoje, em comparação ao mundo que eu conheci e que amei. Esse, sei bem que acabou, não existe mais. Um outro mundo vai tomar o seu lugar, um mundo que eu não conhecerei. Quando nasci havia 1,5 bilhão de homens sobre a Terra; quando cheguei na Universidade de São Paulo, no início da minha vida ativa, havia 2 bilhões; hoje, há 6 bilhões, e daqui a 20 ou 30 anos haverá 9 bilhões. Não é mais o mesmo mundo e eu sinto que não pertenço mais a ele", disse.

Esse foi o final de nosso segundo e último encontro:

Fernando Eichenberg - Quando o senhor diz que caminhamos em direção a uma civilização em escala mundial, se refere a um regime de "compenetração mútua". O que o senhor quer dizer com isso?
Claude Lévi-Strauss - Quero dizer que desde o final do século 18 a civilização ocidental conscientizou-se de que, por meio de seu poder e de sua força, ela se espalhava por toda a Terra e ameaçava a existência de milhares de pequenas sociedades cujas criações culturais, artísticas, sociais e religiosas eram essenciais para o patrimônio da humanidade. Tudo o que podemos fazer é esperar que nessa espécie de síntese que está sendo feita de uma ponta a outra da Terra apareçam novas diferenças, novas originalidades, em formas que não podemos nem imaginar, e que ajudarão a humanidade a continuar criativa. Mas, é provavelmente culpa da idade, não sou muito otimista.

Em Tristes Trópicos, o senhor escreveu: "A vida social consiste em destruir aquilo que lhe dá o seu aroma". O senhor ainda pensa assim?
Infelizmente, sim.

Mas, como o senhor disse à filósofa Catherine Clément, sua colega, "o coração não envelhece".
Eu gostaria de ter certeza disso.


Fernando Eichenberg, jornalista, vive há dez anos em Paris, de onde colabora para diversos veículos jornalísticos brasileiros, e é autor do livro "Entre Aspas - diálogos contemporâneos", uma coletânea de entrevistas com 27 personalidades européias.

Opiniões expressas aqui são de exclusiva responsabilidade do autor e não necessariamente estão de acordo com os parâmetros editoriais de Terra Magazine.Terra Magazine

domingo, 13 de janeiro de 2008

El esplendor de la fealdad



WINSTON MANRIQUE SABOGAL - EL PAÍS

La estética de lo feo conquista el gusto popular. Varias exposiciones y un ensayo de Umberto Eco demuestran que el abismo no pierde su atractivo.

La luz viene de muy arriba, tamizada, blanca como las altas paredes de donde cuelgan dos cuadros con figuras distorsionadas. Deformes. ¿Feas? ¡Fascinantes! Un picasso y un bacon separados por 22 pasos. Y entre ellos una pareja de pálidos veinteañeros salidos de un carnaval luciferino. Son Birgit y Alain, empecinados en transgredir su belleza natural. Están allí, a orillas del lago de Lucerna, en el Museo de Bellas Artes, en mitad de dos de los artistas que dinamitaron en el siglo XX los cánones estéticos y que han facilitado el pasaporte para que este par de jóvenes sean hoy embajadores de la democratización de la fealdad.

'Basement Bunker: Painted Queen Small Blue Room '
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'Basement Bunker: Painted Queen Small Blue Room '-

Marilyn Manson en 2002 con una de sus pinturas
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Marilyn Manson en 2002 con una de sus pinturas-


Los conceptos de belleza y fealdad son ambivalentes y dependen de la cultura, la época, la política, la economía o la religión

¿Por qué el feísmo hoy? Agotamiento del canon de belleza clásico, nuevas búsquedas y el mestizaje y globalización del mundo

"La competencia es feroz. Se rompen moldes para ser singular y el abanico de lo feo ofrece más posibilidades", afirma Gil Calvo

"Hay un cierto elemento de rebeldía, pero donde eso podía caber y era eficaz ha sido engullido por la moda", Javier Marías

De espaldas a los dioses, pero sin olvidarlos.

Y todos aliados de Pandora para destronar la belleza tradicional y revolucionar el futuro estético. Conquistar la fealdad. Redimirla.

Siete hechos acaban de recordar que lo feo no es el lado oscuro de lo bello, ni una carencia. Han reafirmado que el concepto de belleza es tan ambivalente como el de fealdad, siempre a expensas de la cultura, la época, la política, la economía, la religión o la vida social. Aunque esta popularización de lo feo y el feísmo es inédita. Lo recuerdan la exposición de Lucerna (Suiza) Picasso versus Bacon: cara a cara; dos de homenaje en París: a Picasso y la celebración de los cien años de Las señoritas de Aviñón, la obra que inaugura la ruptura del arte, y otra de Courbet; el libro de Umberto Eco Historia de la fealdad (Lumen), la tan sonada celebración de los 30 años del punk y los 10 de una de las exposiciones que acabó por pulverizar las convenciones estéticas que quedaban y confirmar el mundo sin prohibiciones del arte: Sensation.

Son días del penúltimo episodio del duelo perpetuo entre lo apolíneo y lo dionisiaco.

¿Pero por qué ha adquirido carta de aceptación, o pasaporte, la fealdad hoy? Agotamiento del canon clásico; búsquedas de nuevos horizontes a través de la transgresión, la rebeldía, la provocación y la subversión; crisis de valores y movimientos contraculturales; concordancia con los tiempos mercantiles y consumistas; el desarrollo de las nuevas artes y medios como la fotografía, el cine, la televisión, la música e Internet, que difuminan y normalizan cualquier frontera; el vivir de espaldas a la naturaleza e imitarla en un mundo artificial; por el mestizaje y la globalización; y por la neomanía y otras ideas en las que están involucradas la publicidad y la moda, aunque todas parecen salir de una misma raíz o desembocar en el mismo punto: lo feo como máscara y recurso para llamar la atención y obtener una identidad original y genuina en un mundo espiralmente competitivo donde lo feo ofrece un abanico de posibilidades inagotable. Irrepetible.

Así, su otrora fuerza ahuyentadora hoy está imantada de atracción.

"Incluso ha adquirido cierto prestigio. Tanto en las artes como en la vida cotidiana. Se trata del feísmo deliberado, no espontáneo, y que a veces es forzado. Desde los años sesenta ha venido aumentando su prestigio hasta convertirlo, a menudo, en un prestigio insulso, que suele esconder una cierta facilidad", advierte el escritor Javier Marías, que en algunas de sus novelas y artículos ha abordado el tema. "Es un complemento perfecto al glamourismo. Un ataque de guerrillas puntuales frente a ese dominio del glamour", afirma Xavier Rubert de Ventós, catedrático de Estética en la Escuela de Arquitectura de Barcelona y profesor invitado de Berkeley y Harvard.

La presencia de la fealdad ha sido rastreada por Umberto Eco, que establece tres categorías: lo feo natural o feo en sí mismo (una carroña o un olor nauseabundo), lo feo formal o un desequilibrio orgánico respecto del todo, y lo feo artístico, que surge de cualquiera de los dos anteriores pero elevado a la categoría de arte por el artista.

Desde los conceptos griegos de belleza, el bien, lo verdadero, lo justo y lo armonioso en forma y fondo de Platón, hasta el esplendor de lo feo y sus paradojas en 2008, la fealdad se ha abierto paso de manera intermitente en la Historia, sobre todo después de que el Renacimiento sublimara la belleza clásica. La penúltima cruzada por resquebrajar el canon y mostrar otras perspectivas empezó hace dos siglos con el Romanticismo, que exaltó las formas libres, el sentimiento sobre la razón, la fantasía y las pasiones con un aliento trágico. Cien años después vendrían las vanguardias que reinventaron el arte, las dos guerras mundiales que trastocaron toda racionalidad y sensibilidad que hizo que el arte acechara cada vez más la realidad. Luego se pasó al nihilismo coqueto, del que hablaba Susan Sontag, hasta dar en los sesenta con el pop y el movimiento hippy y el rock que proclaman libertades y cambios que renuevan sensorial y culturalmente el mundo. Es el despegue de estéticas alternativas que pasan a ser un fenómeno social a un ritmo vertiginoso porque nace el glam, contesta el punk, se potencia el kitsch, irrumpen el camp y el trash, y emerge el grunge hasta mutar en el dirty chic.

Es la era del marketing, del be you!, del do it!, del todo vale en el museo y en la calle. Incluso una calavera forrada de diamantes. La era de la belleza emancipada.

"Lo feo en toda la extensión de su sentido, que va desde lo grotesco al horror, pasando por lo ridículo y lo estrictamente feo, está en el centro del arte a partir del Romanticismo. Desde entonces la belleza como tal deja de tener interés para el arte, ahí están desde los fusilamientos de Goya, hasta cualquier obra de Pollock", asegura Antoni Marí, escritor y catedrático de Estética y Teoría de la Universidad Pompeu i Fabra, de Barcelona. Atrás queda la belleza como experiencia positiva y gratificante. A los impresionistas no les interesa ni lo bello ni lo feo, sino la escenificación técnica de la luz. "El interés no está por la evidencia de las cosas de la realidad, sino sobre los sentimientos y el espectador, y cuando los artistas, como Courbet, tienen interés en la realidad lo hacen sobre lo desagradable y conflictivo. La belleza en sí misma se convierte en una categoría anacrónica porque no da noticia de nada, salvo de la fragilidad de su equilibrio. Hoy estos equilibrios no se dan y desde hace tiempo interesa la idea de un mundo sin sentido, caótico, fragmentario, y las personas se sienten reconocidas en esto. Se busca el orden de las cosas que más haga pensar y reflexionar. El arte desde que deja la belleza no pretende halagar los sentidos sino reflexionar en situaciones límite. Y cuando parece que ha llegado a ese punto siempre hay más allá, y así el espectador asiste en primera línea a esa destrucción definitiva del sentido".

Hace 180 años Victor Hugo advirtió del futuro en el prólogo de Cromwell (1827): "El contacto con lo deforme ha dotado a lo sublime moderno de algo más grande, más sublime en definitiva que lo bello antiguo. (...) Lo bello sólo tiene un tipo, lo feo tiene mil. (

...) Es porque lo bello, desde el punto de vista humano, no es más que la forma considerada de su relación más elemental, en su simetría más absoluta, en su armonía más íntima con nuestro organismo. (...) En cambio, lo que llamamos feo es un detalle de un gran conjunto que no podemos abarcar, y que armoniza no ya con el hombre sino con la creación entera. Por eso nos ofrece constantemente aspectos nuevos, pero incompletos".

¿Qué es la fealdad, entonces? El juicio estético es subjetivo y depende de los mecanismos de la sensibilidad aprendida, y los gustos difieren al infinito. Hegel lo reconoció a principios del XIX. Después Baudelaire afirmó que "lo bello es siempre extravagante", escribió las Las flores del mal, y el canon ético, moral y físico quedó del revés. Y luego Nietzsche abrió más las puertas al decir que la fealdad es interesante, mientras Kierkegaard estaba convencido de que ayudaba a recordar la realidad.

Después de estar recreando la belleza de la vida y la naturaleza, el artista y el hombre descubrieron que en los lados donde no querían mirar tenían cosas que apreciar. Allí el abanico es más amplio, inexplorado y quizá más genuino, explica la artista valenciana Carmen Calvo, que crea sus obras a partir de desechos y residuos.

Es la atracción del abismo. La fascinación agazapada por la imperfección.

El arte ya no trata "tanto de explicar el mundo como de implicarlo e implicarse en él. No trata tanto de informar de él como de conformarlo / representarlo como de resolverlo / recrearlo como de reformarlo", escribe Xavier Rubert de Ventós, en la edición actualizada de su clásico Teoría de la sensibilidad (Península/Edicions 62).

Y algo malsano en el comercio del arte contribuye a toda esta fiesta alternativa de creación que tiene en el feísmo una gran vertiente, asegura la fotógrafa Ouka Leele. "Tiene que ver con el hecho de estar en los medios de comunicación. Llamar la atención a través de la exageración, romper moldes. Asegurar un doble salto mortal. Aunque los artistas se han ido perdiendo en ese camino efectista. Lo que suena es lo que se paga por una obra, pero no su calidad". Para la artista, esta distorsión tiene que ver con el alejamiento del ser humano de la naturaleza: "De la belleza del río cristalino hemos pasado a encontrar la belleza en el río contaminado de gasolina de donde puede surgir un arco iris". El cambio de costumbres engendra nuevas cosas, agrega Ouka Leele. "Aunque estamos para mirar y alabar la belleza, porque la Tierra es lo más bonito, nos vamos aislando con imitaciones cutres y feas de la belleza natural". Se queja de que ahora los niños ven el campo feo, de que una escena de una madre amamantando a su hijo es rechazada y de se prefiera una cabeza cortada del telediario. Aunque reconoce que es positiva la capacidad de redimir con la mirada.

¿A qué se debe la normalización ante lo horrendo, lo grotesco, lo asqueroso o decadente? Es el resultado de un proceso de reordenación del mundo a través de la ampliación de miradas que universalizan las vanguardias artísticas de principios del siglo XX. Pero a nivel más popular se remonta a la era industrial y mercantil que intentó paliar lo feo industrial, crear objetos funcionales que también fueron bonitos. La utilidad manda al traste el canon clásico. Las referencias se trastocan. Junto a una montaña, una escultura o una persona, hoy se pone un coche o un aire acondicionado que se venden "casi como obras de arte".

Se masifica la belleza en serie. ¿Existe? Se democratiza.

Sobre todo, porque como dice Rubert de Ventós, "hoy nuestro medio es un orden artificial, y el orden "natural" no es para la mayoría más que una experiencia de fin de semana posibilitada por un producto industrial: el automóvil o el avión. Nuestra "natura" la forman los instrumentos técnicos de los que nos servimos: las construcciones, los artefactos y las imágenes manufacturadas entre las que nos movemos. Éstas son las cosas de las que nosotros hemos llegado a ser cosa".

Una deriva del arte sobre la que Walter Benjamin reflexionó en La obra de arte en la época de su reproductibilidad técnica. Expone que el arte cambia, sobre todo a través de la fotografía y el cine, que lo jalonan a un eterno palpitar en emergencia. "Es el turno de la estética de la inauguración", afirma el sociólogo y escritor Enrique Gil Calvo. "Tras la aparición de la fotografía el concepto de original cambia. Lo que prima, cada vez más, es el momento de la aparición de la obra, sorprender al espectador".

No es un naufragio. Es una desmitificación que insufla nueva energía para salir del agotamiento. Reinterpretación de un nuevo orden que buscó la complicidad de la ironía, la parodia y el sarcasmo.

Es el soplo de Baudelaire.

Pero, ¿por qué el esplendor del desorden, lo feo y el feísmo y lo hortera? Es una insurrección contra lo artificioso, dijo Antoni Tàpies. "Pretende muchas cosas, como la necesidad de volver a lo esencial y natural. Aunque sospecho cuando las ideas se convierten en moda". El mestizaje del mundo y la globalización han acelerado esta ampliación de la mirada. "Han servido para que las situaciones extremas sean neutralizadas. La cercanía de lo otro ha abierto el mundo y resquebrajado los conceptos estéticos preestablecidos", reflexiona Marí. "Es el reino de la subjetividad. Todo se cuestiona".

¡Se abjura! Pero esta rebelión en la calle y la vida cotidiana también tiene intereses espurios. La culpa es de la feroz competencia en el mercado de las relaciones humanas, afirma Gil Calvo, autor de Máscaras masculinas. Héroes, patriarcas y monstruos (Anagrama). "Hay mucha gente en exposición y cada vez es más difícil ser original. Las estrategias de los solteros y los jóvenes deben ser más recursivas porque los modelos clásicos ya no sirven en el mundo de las apariencias. Y lo inimitable está en la exploración de lo feo. En crear una copia sin par, ya que la belleza es fácil de copiar e imitar".

La reinvención de Narciso.

El riesgo es que la imagen que devuelva el estanque sea trivializada. Antoni Marí no lo cree así. "La moda no es trivial porque es una interpretación de la realidad. Aunque quienes lucen esas modas del llamado feísmo no lo sepan. No sabes por qué lo haces, por qué te pones los pantalones caídos y dejas que se vean los calzoncillos, por ejemplo, pero lo haces tuyo y a tu manera, con lo cual tomas una posición".

¡Deslumbrar!, ésa es la clave, insiste Gil Calvo. "Hacer yoes múltiples donde lo feo garantiza las miradas. La belleza es castradora y limitada. Las identidades clásicas ya no venden, no son competitivas".

Pero esta desacralización de la belleza y del cuerpo se ha trivializado para Javier Marías. "Hay un cierto elemento de rebeldía, pero donde eso podía caber y era eficaz ha sido engullido por la moda. No falta el papanatismo de quienes dan la bienvenida a esa supuesta novedad por el solo hecho de existir. Hay pereza intelectual de no saber distinguir entre lo que tiene o no interés".

¿Cómo hablar hoy de insurrección, de verdadera rebeldía, de transgresión si el "enemigo" (acumulación del capital) es el que dicta las normas?, se pregunta Aurora F. Polanco, profesora de Teoría y Arte Contemporáneo de la Universidad Complutense de Madrid. "Una vez más los artistas iban por delante en sus investigaciones y el poder (económico) se aprovecha de sus estrategias. Un ejemplo: la abyección con la que quisieron trabajar muchos artistas en los ochenta no era sino una respuesta desde los cuerpos dolientes del sida a la estética de los cuerpos danone, luego los jóvenes artistas ingleses quisieron demostrar que era más abyecta la política reaccionaria de la época Thatcher que sus obras que rozaban los límites de lo insoportable". Pero que todo esto se extienda a las modas no es nuevo: "¿Un kitsch abyecto? Nada nuevo, ¿no hubo un kitsch punk? Recordemos cómo se limpió la estética punk. Eso es lo que hace el capital, "limpia, fija y da esplendor" a los trabajos de los artistas que tratan con lo insoportable (¿hemos olvidado Un perro andaluz?). Hal Foster dice que los procedimientos ligados a la abyección que utilizaron los surrealistas no eran sino la respuesta a la estética del cuerpo apolíneo de los nazis. En cualquier caso y para no ser tan negativos con los jóvenes y la moda, ellos saben bien lo que comporta, especialmente en España, el valor de lo pulcro, lo simétrico, lo "atildado" de esas marcas, por ejemplo, que transmiten valores y visten por igual a los niños que a los papás como si nada pasara...".

... Y en medio del barullo de esta emancipación de la belleza, resuena el comienzo de Macbeth, de Shakespeare, donde las voces de las tres brujas se abren paso entre tinieblas diciendo: "Lo bello es feo, lo feo es bello".