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domingo, 27 de janeiro de 2008

La nudité, c’est choquant ?

par Agnès Giard

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Avez-vous vu cette affiche ? Seulement vêtue d’une paire de talons-aiguilles, une femme ligotée vous regarde, les fesses posées sur un gros cœur rouge, la bouche sanglante et entrouverte, les seins pointus… Elle s’appelle Marie Menges et dans Secousses Internes, elle se met bien plus nue encore que sur l’affiche.

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Jusqu'au 16 février 2008,
 Secousses Internes —de et avec Marie Mengès— se donne à voir comme un happening intime, le «strip-tease textuel» d'une femme embarquée au bout du monde et de sa féminité «volée en éclat»…

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Les vacances de rêve en Jamaïque, avec un compagnon de rencontre, se transforment en cauchemar gore, l’occasion toute trouvée pour la jeune femme de partir en vrille dans un récit étrange, mâtiné de délire, entre réel et virtuel, normal et pathologique, jusqu’au bout d’un règlement de compte avec les fameux acquis de la libération sexuelle.

Le metteur en scène, Jacky Katu, met en valeur le jeu et le texte de sa comédienne grâce à une vidéo-miroir qui trouble un peu plus les frontières de cette prestation. «Secousses internes, est un OTNI, explique le dossier de presse : objet théâtral non identifié. Ce n’est pas une performance. Ce n’est pas un show. Ce n’est pas un monologue. C’est une suite d’expériences avec la voix, le corps, quelques objets. Confession personnelle ou clichés de midinette ? Histoire intime ou fait divers pioché dans un magazine ? Récit ou ressassement ? Choeur ou monologue ? Mise en scène de la féminité brutalisée ou dérision des genres ? Allez savoir ! Les gestes et la voix dérapent. Tout est parfaitement contrôlé et tout n’est que hasard, chutes, glissades, tremblements, trébuchements. C’est drôle et inquiétant.»

Mais le plus perturbant dans cette pièce sans amarres, c’est probablement l’affiche. Placardée dans tout Paris (y compris face à la Mosquée du XIe, dans ce quartier de forte immigration maghrébine où la pièce est jouée), elle pose la question suivante : la nudité est-elle dérangeante ? Pourquoi ? Pour qui ? Il est toujours curieux de voir que face à la nudité, des personnes aux opinions religieuses et politiques parfois très contradictoires se retrouvent sur le même terrain du rejet, parfois viscéral.

Certains se sentent personnellement agressés par les photos de femme en lingerie. Comme si le message simple «j’ai envie de plaire, de me sentir belle, désirée et désirable» portait atteinte à leurs croyances…

D’autres disent que ces images sont «fascistes», parce qu’elles imposent le diktat de la beauté et du désir. Ils répètent, y compris dans les commentaires de ce blog, que «trop de Q tue la libido» et que le «déferlement d’images érotiques subi quotidiennement dans la rue dégoute d’avoir des envies»… C’est un peu comme si l’on disait : «J’aime l’art, mais être entouré de belles choses, ça finit par m’en dégouter«J’aime la musique, mais en écouter tous les jours, c’est trop.» Etrange idée, en vérité, que l’on puisse avoir dans la vie «trop» de bonheur ou «trop» de plaisir…

Il existe encore une autre sorte de censeurs : les vertueux. Ceux qui, sur les publicités de lingerie notamment, taggent des phrases comme «Pute aliénée au Grand Capital» ou «Je suis une salope, je vends mon corps». Pour ces bien-pensant(e)s qui se targuent souvent de «féminisme», il est apparemment plus légitime de trimer dans une usine de conserves que de poser en culotte. Une femme qui se tue à la tâche, mal payée pour faire des choses répétitives, abêtissantes et qui le soir s’endort devant une émission TV débile est-elle plus libre qu’une mannequin ? Personnellement, je préfèrerais vivre au pays des putes. Marie Menges aussi d’ailleurs.

Sur YouTube, elle fait un carton. Son vidéo-clip “Tu vas m’prendre” a battu le record des 200 000 visiteurs en un mois. Ce «hit viral», chanté d’une voix de pinson, enregistré dans un zoo, raconte en substance : «Je ne veux plus attendre, oh ce soir tu vas m’prendre, oui tu vas m’prendre, comme si tu me nettoyais le fion, après 40 ans de cocon, oh tu vas m’prendre, j’ai mouillé toute la journée, je suis hyper bien épilée, oh ce soir tu vas m’prendre.»

Je vous passe la suite, ça devient moins drôle. Les filles qui ont terriblement envie d’être désirées, tombent parfois de haut. Comme dit Marie Menges : «Secousses Internes, c'est une femme qui s'offre comme objet sexuel, entièrement, généreusement, sans aucune arrière-pensée ni tabou d'aucune sorte. Mais qui est ignorée, rejetée, niée, bafouée, brutalisée, battue par son compagnon de voyage. Voilà pourquoi l’affiche me montre ligotée. Etre attachée renvoie tout aussi bien à une image érotique, celle du bondage, qu'à une image coercitive, celle d'une femme entravée, prisonnière, soumise. Le spectacle joue sur les deux registres. En voyant l’affiche, une psychanalyste a parlé du mythe de Gwendoline. Je ne connais pas ce mythe, mais à 15 ans j'ai été élue Miss Gwendoline dans une boîte de nuit en Corse. L'autre jour, j'ai croisé un homme qui m'a dit : "l'affiche m'a donné envie de voir le spectacle". Pourquoi, qu'est-ce que vous évoque l'affiche ?, lui ai-je demandé. Il m'a répondu : "La féminité, l'érotisme, le désir, la brutalité.

TROIS QUESTIONS A MARIE MENGES

Les femmes devraient-elles revendiquer le droit d'être vues dénudées dans la rue, sur les affiches, dans les publicités ?
Toutes à poil sur les murs. le kif total. Qui y a-t-il de plus beau, de plus attirant de plus excitant qu'un corps nu, d'une femme ou d'un homme !

Quelles sont les réactions des gens face à l’affiche ?
On a tendance à penser que la majorité des gens est scandalisée par l'affiche, ou y trouve à redire. Mais en vérité, ce n'est pas le cas. Une majorité trouve cette affiche bandante. Je suis d'accord avec eux. J'ai reçu aujourd'hui un email d'un inconnu à propos de l'affiche : «Merci d'être ce rayon de soleil sur ces murs de grisaille parisien».

Sur le site de «Secousses Internes», il y a un micro-trottoir concernant la pièce. Quelle réaction t’a frappée ?
Ce qui m'a le plus émue, c'est une jeune fille de 15 ans qui a dit en voyant l'affiche : «C'est un hymne à la liberté de la femme.» Cela m'a fait très plaisir.

Secousses Internes



Secousses Internes : mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h30. Samedi à 15h.
tarif plein : 13 euros (tarif réduit : 8 euros)
La Maison des Métallos (nouveau lieu de création ouvert depuis novembre 2007) :
94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris - M° Couronnes, Parmentier/bus 96 - Station Vélib' juste devant.
Réservations par téléphone : 01 47 00 25 20 ou par mail.


Agnès Giard est journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante depuis huit ans de la revue japonaise S & M Sniper. Elle écrit pour Libération.

quinta-feira, 17 de janeiro de 2008

Bissexualidade feminina não é só uma fase de indecisão

girlskissgirls's photo de 08/12/07

REUTERS e AGENCIA ESTADO


NOVA YORK - Um estudo psicológico recém-publicado afirmou que a bissexualidade feminina não é uma fase de transição entre o heterossexualismo e o lesbianismo, mas sim uma orientação sexual específica.

Pesquisadores estudaram 79 mulheres não-heterossexuais ao longo de uma década e observaram que as bissexuais mantiveram-se com atração tanto por homens quanto por mulheres durante todo o período.

"Esta é a primeira pesquisa que realmente acompanhou mulheres homossexuais por um período de tempo tão longo, e enterra de vez, acredito, a idéia de que se trata de uma fase de transição", disse a psicóloga Lisa Diamond, da Universidade de Utah, nos Estados Unidos, que conduziu o estudo publicado na revista Developmental Psychology.

"Porque, se fosse, devia ter se resolvido num período de dez anos. Em vez disso, observa-se que esses padrões de desejo não-excludente são bastante estáveis. As mulheres podem mudar de relacionamento, podem mudar o modo como se identificam, mas esse padrão básico de desejo se mantém."

Diamond entrevistou mulheres que tinham entre 18 e 25 anos quando o estudo começou, e que se autodenominavam lésbicas, bissexuais ou inclassificáveis.

Ela observou que as bissexuais e as sem classificação tenderam mais que as lésbicas a mudar de identidade sexual, mas a mudança era entre bissexual e sem classificação, em vez de se estabelecer como lésbica ou heterossexual.

"É incrível o quão persistentes são alguns dos estereótipos negativos sobre a bissexualidade. Ainda existem até pesquisadores, além de leigos, que não têm certeza de que ela exista, que a encaram como uma fase de transição no caminho para o lesbianismo, ou que a vêem como nada mais que algo que heterossexuais confusas afirmam sobre si mesas", explicou Diamond numa entrevista.

A pesquisa também afirma derrubar o estereótipo de que as mulheres bissexuais são incapazes ou não querem se comprometer a relacionamentos monogâmicos de longo prazo (de mais de um ano). No décimo ano da pesquisa, 89 por cento das mulheres que se autodenominavam bissexuais estavam envolvidas em relacionamentos monogâmicos de longo prazo, assim como 85 por cento das que preferiram não adotar rótulos.

"Até agora era difícil refutar esses estereótipos porque não havia dados suficientes. O que é ruim para a sociedade, mas também é ruim em termos de assistentes sociais, terapeutas e pessoas que têm contato com bissexuais. Eles precisam saber, por exemplo, que seria inadequado dar conselhos como: 'Sabe, você acha que é bissexual, mas provavelmente não seja"', acrescentou Diamond.

(Reportagem de Stefanie Kranjec)

sábado, 12 de janeiro de 2008

No sex last year


Agnès n’a pas fait l’amour depuis un an. Elle se dit «en manque» mais aucun homme ne lui plait suffisamment. Aurélien n’a pas fait l’amour depuis un an et demi. Les deux femmes de sa vie, ce sont ses filles, qu’il élève seul depuis son divorce. Agnès et Aurélien font partie de ces «abstinents», les chômeurs du sexe, qui racontent leur histoire dans No sex last year.

La vie sans sexe ? Cela concerne beaucoup de monde en France : selon un sondage Ipsos de 2004, 25% des Françaises et 10% des Français déclarent vivre dans la solitude sexuelle. Certains se sentent laissés pour compte. D’autres se définissent comme des abstentionnistes. Quand le journaliste David Fontaine (au Canard Enchaîné) découvre cet inquiétant phénomène, il décide d’enquêter. Six femmes et six hommes se confient à lui. «Ils m'ont raconté leur histoire avec confiance, et j'ai voulu la respecter. L'idée était de de m'abstenir de tout jugement, car j'ai très vite pris conscience de ce que la situation des abstinents involontaires, des gens qui traversent une phase sans sexe dans leur vie à leur corps défendant, est très stigmatisée socialement, comme le montrent des expressions courantes comme "mal baisés", "frustrés", "misère sexuelle", etc.»

Au cours d’entretiens non-directifs, David Fontaine recueille donc les témoignages de 12 personnes qui ont connu une période «sans» d’au moins six mois consécutifs entre 30 et 39 ans. Six mois, c’est la durée à partir de laquelle le fait de n’avoir plus de relation sexuelle commence à inquiéter, à alerter, et dans certains cas, n’est plus vécu comme un simple accident transitoire… Concernant les couples, six mois, c’est la durée retenue par l’Eglise pour caractériser la non-consommation pouvant conduire à l’annulation du mariage. Du point de vue thérapeuthique, six mois sans rapports, c’est aussi le délai critique à partir duquel les sexologues parlent de «couples en crise».

Dans No sex last year, Julien, Pascale, Fumiko, John ou Florence avouent avoir traversé des périodes bien plus longues. Pascale, par exemple, affiche à son «palmarès» dix ans d’une vie sexuelle «quasi inexistante». Elle est «avenante, très sociable, petite, un peu ronde, un sourire pétillant derrière ses lunettes» et la seule chose qui cloche avec elle, c’est qu’elle ne se masturbe pas. Jamais. Ce mot même la gêne. «J’ai entendu dire que ça se fait, mais pour moi, les caresses, ça se fait à deux», dit-elle. Autre exemple : Olga, —réalisatrice de 33 ans «qui parle d’abondance, sans tabou, parfois même très crûment, et ponctue ses longues tirades d’un rire enfantin et communicatif»—, n’a pas fait l’amour depuis quatre ans et demi. Pourquoi ? Elle veut toujours faire jouir l’autre, sans s’occuper de son propre plaisir. Au point d’escamoter son orgasme… qu’elle simule avec art.

John, lui, «œil bleu sombre, le regard franc, très grand et d’allure athlétique», explique ne presque plus pratiquer l’amour physique depuis quatre ans (sauf avec «des putes») parce que «les femmes ça prend trop de temps». Houellebecq, évidemment, il a lu : «C’est un des seuls écrivains honnêtes qui ait osé dire la vérité.» Quant à Pierre, écrivain, grand sentimental, il a fait sa traversée du désert après un divorce : un an sans sexe, parce qu’«il ne peut faire l’amour que lorsqu’il est très amoureux»…

Dans ce livre conçu comme une plongée ethnologique dans les ténèbres du désir, chaque témoignage reste unique. Impossible de tirer aucune conclusion de No sex last year. Impossible de se dire «ça ne m’arriverait pas à moi». Il suffit d’un compagnon castrateur et manipulateur. Il suffit d’un accouchement difficile. Ou d’un viol. Ou tout simplement d’une longue période de déprime.

«J’ai rencontré des gens qui trouvaient intéressants que l'on parle d'eux pour montrer qu'ils ne sont pas isolés et exceptionnels, explique David Fontaine. Malgré le tabou qui pèse sur eux, sur leur situation très dépréciée dans une société de consommation sexuelle où il importe de paraitre dominant, performant, en pleine santé érotique (message indéfiniment répété par la pub et les médias, voire par l'art aussi), ils existent, et souvent ils vivent plutôt bien leur situation, et ne sont pas si malheureux que la société voudrait nous le faire croire. Ils ont bien compris mon optique qui était non militante, mais de les respecter, voire de les réhabiliter, en donnant à lire des témoignages rassurants aux lecteurs pouvant se dire : "Ah, je ne suis pas tout seul dans cette situation..."»

Malgré tout, No sex last year ne fait pas l’éloge de l’abstentionnisme, ni de la chasteté volontaire et encore moins de ce phénomène foireux qu’est l’asexualité (l’absence de tout désir revendiquée comme un droit). Rien de défaitiste dans ce livre, qui joue plutôt le rôle d’un coup de fouet : réveillez-vous. Deux semaines après s’être confié à David Fontaine, un des témoins —Sylvain— revient, «transformé, radieux» annoncer qu’il a trouvé l’âme-soeur. Comme quoi il suffisait d’en parler. On ne parle jamais assez de sexe.

No sex last year, de David Fontaine, éditions Les Petits Matins, en coédition avec Arte Éditions, inclut un CD audio gratuit d’Arteradio.com, 172 p., 18 euros.

Post scriptum de David Fontaine : "Oui, souvent, le simple fait de témoigner leur a permis de voir plus clair. Il n'était pas rare que le témoin, lorsque je lui demandais depuis combien de temps il n'avait pas fait l'amour et que j'insistais pour dater les choses, se mette à compter sur ses doigts, et me dise : "Ah tout de même, huit mois", ou bien : "trois ans en trois périodes sur les cinq dernières années" et prenne alors conscience qu'il s'était installé dans une situation durable. Parfois, l'entretien a même semblé avoir des vertus libératrices, car certains ont fait des rencontres fructueuses peu après... Ce qui prouve bien, une fois de plus, que "Parler pour parler est notre seule délivrance", selon un mot que je trouve très beau du poète romantique allemand Novalis." Fonte Blog 400 culs.

Carta a Simone de Beauvoir


Eu sei que o texto é longo e está em castelhano, porém vale a pena fazer o esforço e ler esta magnífica carta desmistificadora e cheia de amor por Simone de Beauvoir. Um percurso feroz sobre a vida e as obras deste ícone do feminismo. Boa leitura.

Aniversario Precursora del feminismo

A cien años del nacimiento de la autora de El segundo sexo (1908-1986), la escritora argentina, Alicia Dujovne Ortiz, analiza la obra literaria y el pensamiento de su colega francesa con ironía y duro espíritu crítico no exento de gratitud

J.P. Sartre e Simon de Beauvoir

Sábado 12 de enero de 2008 Publicado en la Edición impresa adncultura*com

Chère Simone:


Es evidente que no le escribo para obtener respuesta. No solo porque usted está muerta desde 1986, sino porque, si viviera, me contestaría inevitablemente como acostumbraba hacerlo, instándome en dos líneas, secas pero amables, a “proseguir por ese camino”. Algo similar a lo que respondía su colega Victoria Ocampo -cuyo nombre no sé si le suena o si le hubiera sonado en vida-, cuando un autor desconocido le mandaba un libro y ella se apresuraba a responder con la consabida fórmula: “Gracias, lo leeré con atención”. De todos modos, y por motivos distintos, a ninguna de las dos, mientras formaron parte de este mundo, les he escrito jamás.


Mi verdadero problema es haber llegado tarde. Y no precisamente por mi edad: usted ha tenido una influencia decisiva en cientos o miles de mujeres de mi generación, para quienes tanto El segundo sexo como sus obras autobiográficas han sido la revelación de sus vidas. ¿Por qué no lo han sido para mí? Porque no yo, sino mi madre, Alicia Ortiz -escritora feminista y comunista que influyó en mi formación de modo tan determinante como usted en la de mis compañeras de la Facultad de Filosofía y Letras de Buenos Aires, la de Viamonte al 400-, fue su apasionada, aunque crítica lectora desde los años cuarenta. Mientras muchas de esas chicas, en los años sesenta, se disfrazaban de usted con turbante y todo, así como los muchachos se disfrazaban de Sartre con la pipa en la boca, para mí Simone de Beauvoir resultó una lectura de segunda mano. En esto no hay virtud, ni tampoco pecado: me limito a comprobar que así fue. Quizás haber podido desprenderme de los tabúes de la burguesía tal como usted lo ha hecho, y admirarla por eso, me habría facilitado la vida al permitirme compartir descubrimientos y rupturas dentro de mi propio tiempo. Pero la que se adelantó a desprenderse de esos tabúes fue mi mamá.

Los últimos días la he estado releyendo con un objetivo concreto: establecer con usted una relación personal, ya no por vía materna sino cara a cara, para tratar de percibir los motivos por los que nunca la he querido. Esto se lo puedo decir de frente: usted ha sido la primera en dejar a un lado todo guante blanco en la expresión de los sentimientos, haciendo públicos los detalles de su propia vida como parte de una empresa ejemplificadora que quería decir: “Mujeres, libérense, hagan como yo”, pero también los pormenores del horroroso cáncer intestinal de su madre en Una muerte muy dulce , o los de la penosa senilidad de Sartre en La ceremonia del adiós . Desde el momento en que usted misma decidió contar las cosas con absoluta brutalidad, sin tomar en consideración el efecto que su franqueza podía producir en los otros, nos ha dado permiso para acabar, al menos a su respecto, con ese otro tabú que significa el temor a causar pena. Puedo entonces declararle sin ambages que usted no ha estado nunca en mi corazón, y que esta relectura me ha permitido comprender por qué.

Mencionar los tabúes de la burguesía equivale a decirlo todo. En sus Memorias de una joven formal , que abarcan sus años de infancia y juventud, usted describe un mundo codificado que no deja margen para la improvisación. También el surrealismo de los años veinte y treinta había surgido como reacción frente a la previsibilidad burguesa. El existencialismo sartreano de los años cuarenta y cincuenta enarboló nuevas banderas; pero ninguno de los dos habría podido nacer en el seno de pueblos desprolijos. Ambos provinieron de una existencia tan encorsetada, que la única salida, para seguir con la imagen, consistió en irse arrancando las ballenitas de la faja sin perdonar ni una. No soy una adoradora ferviente de Fidel Castro ni mucho menos, pero debo reconocer que cuando Sartre y usted fueron a visitarlo a Cuba, los captó en un relámpago. Creo que usted nunca supo lo que él opinó acerca de la pareja revolucionaria que agitaba el oleaje de la liberación a través del mundo: “Burgueses de París”.

Algunos rasgos de su personalidad que aparecen en esas Memorias… merecen análisis. Desde su más tierna infancia, usted estuvo convencida de ser “la Única”. Es así como lo escribe, con mayúscula y con un leve atisbo de autoironía que nunca va muy lejos. Cuando nació su hermanita, Hélène, apodada Poupette, usted sintió que ese bebé le pertenecía, pero sin contrapartida posible: usted no era poseída por él. Aunque Hélène, destinada a ser pintora (y a quien la tierra se le abrió bajo los pies cuando la publicación de los escritos póstumos de su célebre hermana mostraron el poco aprecio en que ésta la tenía), le haya quitado el rango de hija única, nunca logró moverla del merecido sitial en donde la familia la había colocado a usted. Su inteligencia superior la elevaba por encima de toda regla. En ese universo regido por un orden estricto, la pequeña Simone (usted misma lo cuenta como si el recuerdo aún la deleitara) poseía a los otros. Para que ese dominio quedara claro, a la menor contrariedad se alzaban unas tremendas rabietas a las que nadie ponía límite. Apenas si una vez un tío, harto de sus alaridos, le encajó uno de aquellos sopapos que las señoras de barrio (me refiero al barrio porteño) llamaban “santo remedio”. En efecto, al menos aquel berrinche se acabó como por arte de magia. Sin pretender rendir honores a una educación basada en semejantes medicinas, acaso sea de lamentar que ese tío no haya frecuentado su casa más a menudo.

A los quince años ya sabía que iba a ser una escritora famosa. Sus padres habían sufrido un revés económico (a causa de la quiebra de su padre, la dote de la madre se había evaporado sin dejar rastros) que condenaba a las hermanas Beauvoir a hacer estudios en vez de casarse tranquilamente como cualquier jovencita bien… dotada. Georges de Beauvoir, abogado y aficionado al teatro, no era ningún ignorante. Para él no había oficio más bello que el de escritor, y su hija mayor, la inteligente, que, con toda evidencia, ejercería esa envidiable profesión, le parecía tan extraordinaria, que solía dispensarle el máximo elogio: “Tienes un cerebro de hombre”. Si bien usted no compartía sus gustos (él adoraba a Maupassant, al que usted detestaba), contaba con la admiración y con la bendición paternas para continuar sus estudios hasta el grado más avanzado. Diplomas de literatura, de griego, de latín, de matemática, de filosofía, a su padre todo le parecía lógico tratándose de usted; más lógico que a la madre, que sentía una mezcla de vanidad y de rivalidad en relación con esa hija demasiado estudiosa. ¿Entonces por qué, apenas unos años más tarde, ese mismo padre que se enorgullecía de sus éxitos comentaba con despecho: “Simone anda de farra en París”?

La respuesta figura al trasluz en la primera de sus obras que la llevó a la fama de modo tan súbito como fulgurante: La invitada , publicada en 1943. Un texto de ficción, de inspiración autobiográfica, cuya protagonista, Françoise, joven intelectual emancipada que frecuenta los bares de Montparnasse, rodeada por un grupo de amigos y amigas a los que ella posee , invita a una pobre chica provinciana “inexistente” a compartir su vida en París. Cuando, al comprender que ha sido usada, la pequeña Xavière, que se ha dejado seducir por dos amantes de su temible protectora, reacciona como cualquier persona con derecho a enojarse, Françoise se pregunta “cómo puede existir una conciencia que no sea la suya”. Si la otra existe, entonces ella misma deja de ser. ¿Qué solución puede quedarle, sino elegirse a sí misma, eliminando físicamente a Xavière?

Los lectores de esta carta, a los que ruego no asustarse más de la cuenta (a diferencia de Françoise, usted nunca asesinó a nadie, al menos que se sepa), quizás lo hayan adivinado ya: uno de los personajes masculinos de La invitada representa a Jean-Paul Sartre, al que usted conoció en la Sorbona y con el que viviría una relación mítica hasta el final de sus días. Sartre era el hombre ideal: un igual, léase un genio, aunque dos años mayor y ligeramente más avanzado que usted en el terreno intelectual, “como un atleta algo más entrenado”. Con un hombre como ése podía firmarse un pacto, perdón, un Pacto. El fue el “amor necesario”. Los otros y las otras (salvo el norteamericano Nelson Algreen, al que usted le escribió trescientas cartas que se cuentan entre lo más sincero y divertido que salió de su mente, por no decir de su alma) fueron “amores contingentes” que el Pacto permitía, mejor aun, estimulaba. Entre la necesidad y la contingencia, el grupito de alegres camaradas, autodenominado “la familia” y unido por los lazos de la inteligencia y del sexo, se complacía en desarrollar las mismas figuras coreográficas que poco antes habían imaginado Picasso y los surrealistas durante sus vacaciones en la Costa Azul. Sin embargo, la “familia feliz” de Picasso y sus amigos estaba formada por hombres creativos desde todo punto de vista y por mujercitas que, como Xavière, se sometían a una moda: el intercambio de parejas. Una moda según la cual los celos representaban un sentimiento antediluviano. Mientras que plegarse a ese comportamiento ultramoderno significaba para ellas tragarse las ganas viscerales de armar escenas como en la época de las cavernas, para usted, chère Simone, tener una “familia” significaba ser la directora, o pensar que lo era.

Claude Lanzmann, Simone de Beauvoir y Jean-Paul Sartre, ante la imponente imagen de la Esfinge
Foto: Bettmann / Corbis


La invitada , publicada en plena guerra (cuando el Dôme, La Coupole o el Select de Montparnasse, y el Flore o el Deux Magots de Saint-Germain intentaban resistir, oponiendo al nazismo la libertad de costumbres), representó la actitud vital de una juventud desengañada que deseaba embriagarse probando lo más diversos alcoholes (con cierta malignidad podríamos decir que la resistencia de esos jóvenes, a diferencia de otros que fueron al maquis , para no mencionar a otros más que fueron a Auschwitz, consistió en hacer fiestas donde por toda cena comían porotos). Pero su gran obra, El segundo sexo , vino cinco años después, en 1949, y surtió el efecto de una bomba. Una bomba poderosa, más de lo que lo habían sido las alemanas que, de todas maneras, y Vichy mediante, nunca llovieron sobre los techos de París.

Es necesario colocarse en una perspectiva histórica para medir el impacto de El segundo sexo . La frase parece sacada de un manual de literatura pero resulta cierta. Nunca hasta ese momento, un libro sobre las mujeres escrito por una mujer había conocido semejante repercusión. Desde los años treinta, en Francia se estaba desarrollando una política familiar que impulsaba la natalidad. Tanto la izquierda como la derecha se declaraban natalistas. Y de pronto salía usted a echarlo todo por tierra, no solo con su defensa del aborto (que sería legalizado en los años setenta por su tocaya, la ministra Simone Veil), sino con su negación del instinto maternal que, a su entender, aliena a la mujer, y con su discurso claro y preciso sobre la ignorancia de la sexualidad en que vivían las jóvenes de su tiempo; las burguesas, se entiende. Usted se atrevía a hablar en voz bien alta de “esas cosas” que las chicas solo se murmuraban al oído. Usted osaba decir: “Si hoy ya no hay feminidad, es que nunca la hubo”; “No se nace mujer, se lo deviene; el conjunto de la civilización elabora ese producto intermedio entre el macho y el castrado al que se califica de femenino”; “La mujer no es víctima de ninguna fatalidad misteriosa: no se debe concluir que sus ovarios la condenan a vivir eternamente de rodillas” o bien “En sí misma la homosexualidad es tan limitativa como la heterosexualidad; el ideal debería ser poder amar tanto a una mujer como a un hombre, a cualquier ser humano, sin experimentar ni miedo, ni presión, ni obligación”.

Como no podía ser de otra manera, el mundo se desencadenó en su contra o le abrió los brazos. François Mauriac escribió a Les Temps Modernes , la revista que usted había fundado junto a Sartre, para manifestar un machismo troglodita del que no se lo creía capaz: “Ahora lo sé todo sobre la vagina de su patrona”. Otros la amaron. Imposible mantenerse equidistantes. Aun en la hora actual, esas frases de El segundo sexo , conciten o no nuestra adhesión, nos espeluznan por su coraje. Sin duda pronunciarlas fue necesario, no porque todas ellas contengan la verdad, sino por su potencia renovadora, por el sacudón que significaban, por su incitación a pensar tal como nunca se había pensado antes. Ese fue su gran libro, Simone, su batalla ganada. Si lo pongo en pasado, es porque tal vez la evolución de las costumbres, lograda en buena parte gracias a él, le haya jugado en contra. Es un libro al que ahora le miramos la fecha. Ya en las décadas del sesenta y del setenta muchas feministas lo habían comprendido. Por eso reaccionaron valorizando “lo femenino”, que no es ni lo castrado, ni lo sometido a la envidia del pene de la que hablaba Freud. Hoy resulta difícil acompañarla a usted en su idea de que no se nace mujer, de que la sociedad distribuye papeles y a algunos de nosotros nos toca ese. Más seguras de nosotras mismas de cuanto lo estuvieron aquellas verdaderas víctimas consagradas a la maternidad como único destino, que vieron en su libro abrirse una ventana, las que podemos hacerlo hemos integrado un feminismo que lucha por la igualdad de oportunidades, pero que también tiene ovarios.

Su empresa autobiográfica comenzó en 1958 con las memorias ya citadas y continuó con La plenitud de la vida y La fuerza de las cosas , por no mencionar sino esos. Libros en los que me es todavía más difícil seguirla, cincuenta años después. Ilustrar con su propia vida lo que se debe pensar sobre el sexo no es el mejor camino para lograr adeptos definitivos. Su famosa frase sobre la bisexualidad, preferible, en su opinión, a la hetero o a la homosexualidad, caracteriza la soberbia que recorre la totalidad de su obra. Usted era bisexual, de acuerdo. ¿Pero por qué no admitir que las otras dos opciones también existen, y que cada cual elige la que mejor le cae? Bien mirado, la “imitación de Simone”, en el sentido en que se dice la “imitación de Cristo”, obliga a inclinarse ante una ley bastante menos libre de lo que pareciera.

La estoy sintiendo sonreír desde su altura, Simone. ¿Acaso supone que mis palabras están dictadas por la moralina? Desengáñese: lo que las dicta es, en primer lugar, el respeto por una sexualidad espontánea que no necesita notas aclaratorias al pie de página, y, en segundo, la escasa estima por las experiencias sexuales de tipo voluntarioso. Antes que usted, Colette hizo de su preciosa vida lo que le vino en gana. Lo hizo con gracia y con deseo. Un auténtico deseo, igual al de Marguerite Duras, con su existencia tormentosa que ella vivió como pudo, en carne viva y a los saltos, sin volverla doctrina; o al de Marguerite Yourcenar, gran señora y apacible ama de casa que cohabitó con su amiga en una isla de la costa norteamericana, sin pretender dar lecciones de homosexualidad. Tres mujeres libres así nomás, porque sí, más ejemplares aun puesto que al ser estrellas, no fueron dogmas vivientes. Aquí debo agregar algo que quizás le borre la sonrisa. Toda comparación es odiosa, pero la libertad de estas tres -la sensualidad de Colette, la solidez de Yourcenar y el aliento entrecortado de Duras- ha dado por resultado obras insuperables dentro de la literatura del siglo XX. Quién sabe si no será que a ellas las amo porque escribían maravillosamente, y si en el fondo mi reproche para con usted no consiste en que ni una sola de sus páginas me llena la boca de esa saliva deliciosa que a veces provoca la escritura.

Imposible no aludir a sus cartas, en especial las dirigidas a Sartre, publicadas después de su muerte por su hija adoptiva, Sylvie Le Bon, en las que usted, con una arrogancia típica del peor sexismo, se burla de las amantes compartidas. Equipararse con el hombre supuestamente querido, y ciertamente admirado, subiéndose a su mismo pedestal para observar desde arriba a esas pobres mujercitas a las que ambos despreciaban por su debilidad, creyendo salvarse así de la “condición femenina” (y de paso, impidiendo que Sartre se le fuera de veras con alguna de ellas), ¿es eso ser feminista? En la pluma de un hombre, sus mismas observaciones llenas de detalles humillantes sobre las características íntimas de esas mujeres deshumanizadas y vueltas objeto serían insoportables; escritas por usted, resultan casi patéticas, como si dibujaran por el reverso una verdad escondida que pugna por ser dicha. ¿Pero la verdad de qué? ¿De un dolor? Al final de su carrera, en uno de sus últimos libros de los que, por desgracia, no puedo dar la referencia (quizás la aterradora La ceremonia del adiós) , usted escribió: ” J ai été flouée “. He sido engañada o he caído en la trampa. ¿En cuál? ¿En la de Sartre? ¿En la de su propio orgullo? Sea como fuere, Simone, por esa sola confesión usted merece que se le saque el sombrero.

Escrita en 1968, La mujer rota es una novela de tesis sobre la abnegada esposa que sufre y espera, donde por instantes asoman acentos de convincente desesperación. ¿Los imaginó usted o los vivió en carne propia? La pregunta no cabe, sobre todo referida a esa fecha temprana: si alguna vez, ya por aquellos años, usted se hubiera sentido ” flouée “, no se lo habría dicho ni a su almohada. Su relación con Sartre debía aparecer a ojos de todos como “el más perfecto de los éxitos”, y su Pacto le prohibía sufrir. Así pues, quizás para endilgarle los sentimientos bochornosos que en usted misma rechazaba, eligió como protagonista a una de esas mujercitas a las que nadie habría podido confundir con usted.

Basada en un esquema demasiado visible, la historia es más un alegato sobre la estupidez femenina que un relato creíble. La heroína, de cuarenta y cuatro años, no ha hecho otra cosa en su vida que ocuparse de su marido y de sus hijas. No tiene profesión. Las hijas ya se han marchado. El marido tiene una amante y se lo dice. Las amigas le aconsejan aguantar con una sonrisa y ella lo hace. “Ya va a volver”, le aseguran, y ella sigue aceptando lo inaceptable y esperando lo imposible. Minuto a minuto, marido y mujer negocian las vacaciones en la montaña, los fines de semana, las horas del día y de la noche que les tocan alternadamente a la esposa y a la amante. Y la esposa va cediendo terreno hasta que ya no le queda nada.

Moraleja: la única, perdón, la Única a la que esas cosas no le pasan es la que se ha librado de la fatalidad ovárica, dirigiendo la batuta de las infidelidades en lugar de sufrirlas. La idea de que la infidelidad no sea inevitable, o de que tampoco lo sea el soportarla, con o sin batuta, a usted ni se le ha pasado por las mientes, Simone, por la sencilla razón de que la infidelidad formaba parte de su medio. Su madre la aguantó hipócritamente con la sonrisa de marras. Usted la instrumentó con un gesto de domadora que tuvo la virtud de la franqueza, pero también un defecto, para mí grave: el de cosificar a sus rivales para evitar que lo fueran. Si me permite una opinión, discutible como todas, hay amores más sanos y soluciones más dignas, que consisten en cortar… por lo sano. Es cierto que esto lo escribo en los albores de 2008, cuando en la mayor parte de los países a los que consideramos avanzados, y que realmente lo son en relación con el tema, un alto porcentaje de divorcios es solicitado por la mujer. ¿Cómo negar que usted, en ese proceso, ha tenido una inmensa intervención, pero también cómo cegarse ante el hecho de que los ejemplos que nos presentaba carecían de ese elemento “antediluviano” al que no he vacilado en llamar dignidad?

Esa mujer rota de solo cuarenta y cuatro años se siente vieja. Es que el tema de la decadencia física y mental a usted la ha obsesionado desde siempre, Simone. Así llegamos a uno de sus libros más terribles, La vejez , escrito dos años después de la citada novela y donde se siente como nunca la ausencia de ese otro elemento al que llamaré cariñoso. La falta de cariño la conduce a subrayar lo repugnante. ¿Una gran escritora, situada tan por encima de nuestras cabezas, cómo habría podido aceptar la chochera de Sartre ni la abyección de la ancianidad? Semejante crudeza vuelve su ensayo agudo y, a la vez, injusto. Su descripción de la decrepitud se limita a ser exacta, lo que, del modo más curioso, empobrece las ideas y hasta les resta veracidad. Esa realidad que usted pensó poseer a partir de una visión sin concesiones, de una crueldad quirúrgica, se niega a ser entendida a fuerza de escalpelo.

A esta altura de los acontecimientos me pregunto si responder al llamado de sus vísceras no bajará los humos (cosa que yo, personalmente, celebro). Aunque ni la maternidad, ni ese placer al que considero espontáneo cual margarita silvestre obedezcan al mínimo dictamen, acaso permitan, entre muchos otros caminos posibles, alcanzar cierto nivel de sabiduría de naturaleza no doctrinaria. Una relación teórica con el cuerpo, como no dudo ni un instante que haya sido la suya, solo le permitió gritar su indignación porque un buen día, su genial compañero cometió la infracción de babearse la corbata (bonita forma de escapársele por la tangente, tan luego a usted), o porque los viejos son feos y se hacen en los pantalones.

¡Ay, Simone! Hay que haberse vuelto un poco más humilde para percibir en el viejo o en el débil la chispa de humanidad. Es claro que a usted no se le puede pedir lo mismo que a su otra tocaya, Simone Weil (no la mujer política, sino la filósofa judía convertida al cristianismo, que murió de hambre durante la guerra por compartir las privaciones de los obreros). En la Facultad de Filosofía donde Weil también cursaba sus estudios, la futura autora de La gravedad y la gracia apenas si le concedió una mirada sobradora en la que usted leyó, sin saberlo, la misma palabra de Fidel, varios años después: “burguesa”. No, Simone, usted nunca fue mística ni tuvo por qué serlo; pero sospecho que si jamás se ha experimentado en la propia osamenta una pizca siquiera de lo que sufren los otros, debe costar ponerse en su lugar, sobre todo cuando incurren en la intolerable flojera de ponerse achacosos. Aunque, seamos justos: dado que usted ya no era joven cuando escribió ese libro, debemos concluir que su dureza para con los demás fue la misma que empleó para con usted misma, porque la rigidez de sus principios no la dejó ser tierna ni con Simone de Beauvoir.

En el discurso que pronunció el día de su entierro, tan multitudinario como el de Sartre, Elisabeth Badinter, que más tarde sería ministra de Justicia, exclamó: “Mujeres, ustedes se lo deben todo a Simone de Beauvoir!”. Estas palabras leídas hace poco me han dejado pensando. ¿Serán ciertas o no? Y de pronto me doy cuenta de una cosa: el exceso de furia que me ha atacado contra muchas de sus actitudes tiene que ver con un sentimiento de familia. No de la suya, la sexual, sino de la ideológica en su sentido más vasto. Es por sentirla próxima y no ajena que reacciono con rabia. Una rabia similar a la que se siente por una tía gruñona y cascarrabias a la que tuvimos muy cerca, demasiado, tanto que nuestra máxima ambición ha consistido en desembarazarnos de ella. Ahora que ya está; ahora que hemos escuchado a los budistas cuando aconsejan “matar al Buda”; ahora que, en una palabra, nos la hemos sacudido de encima, supongamos que usted regresara a la vida y que tuviera acceso a las estadísticas actuales sobre la violencia familiar, sobre las mujeres golpeadas y masacradas en el mundo entero, y no solo en las sociedades tradicionales sino en las avanzadas, en España, en Francia, en Inglaterra. Supongamos asimismo que su renacimiento hubiera tenido lugar el mismo día en que termino de escribir estas líneas, 27 de diciembre de 2007, cuando un barbudo fundamentalista asesinó a Benazir Bhutto.

A lo mejor la comprobación de nuestro retroceso la haría morir de nuevo. Pero si se aguantara la amargura de comprobar hasta qué punto su prédica ha obtenido resultados contradictorios, inimaginables durante los tumultuosos encuentros feministas en la Mutualité de París, que en este preciso instante miro desde mi ventana, ¿de qué lado estaría usted, sino del nuestro, el de las mujeres que, parafraseando sus cartas, “proseguimos nuestro camino”, a menudo aplastadas por una feroz rivalidad masculina que justamente se crispa y se exacerba porque dicho camino va para arriba? Chère Simone, esta carta plagada de improperios no tiene otra intención que la de darle las gracias. Por todo: por sus aciertos, por sus errores, por el empujón que nos dio, y que ojalá pudiera darnos todavía con más fuerza que nunca, que buena falta nos hace.

Sincèrement . Alicia.

Por Alicia Dujovne Ortiz
Para LA NACION

quinta-feira, 10 de janeiro de 2008

A censura chinesa em ação

A censura chinesa tem problema com sexo, agravada agora que vão acolher os jogos olimpicos.

Acabaram de proibir o filme "Perdidos em Pequim"(Lost in Beijing) realizado por Li Yu.
Isto depois de terem retirado 16 minutos, de amor e de sexo, do filme "Lust Caution", do reputado cineasta Ang Lee.

No caso de "Perdidos em Pequim"(Ping Guo em chinês) a proibição, segundo os censores, se justifica por terem apresentado o filme no Festival de Berlim, sem os cortes de 15 minutos exigidos pela censura.

Além do que, proibiram a empresa produtora de fazer filmes durante dois anos

O filme proibido mostra a situação dos excluídos do sistema, os imigrantes das grandes cidades e isto é tudo o que as autoridades chinesas gostariam de ocultar ao mundo, em momentos em que estarão sob os holofotes pela realização dos jogos.

Ao mesmo tempo, os cortes da censura irritaram sobremaneira a nova classe media que viajou para Hong-Kong assistir à versão integral de "Lust Caution".

Mais ainda que este filme, ganhador do Leão de Ouro no Festival de Veneza, se baseia na obra de Eileen Chang, livro ambientado em Shangai, antes da chegada ao poder de Mao, cidade faro da China atual e moderna.

Para Cristina Civale, do blog "Civilización y Barbarie", que assistiu ao filme de Ang Lee na Itália, a temática leva a se interrogar sobre nossa própria vivencia com a sexualidade.

Ela pergunta o que sexo é:


Identidade
Desejo
Luxúria
Necessidade
Jogo
Amor
Pecado
Vírus
Reprodução
Puro orgasmo
Exercício de aeróbica
Rotina
Manutenção
Perigo
Compromisso
ou...

Para entrar no tema aqui vai o trailer de Lust Caution de Ang Lee.



segunda-feira, 3 de dezembro de 2007

Deu no New York Times: hotel em Buenos Aires disse que aceita também heterossexuais

Buenos Aires Journal

In Macho Argentina, a New Beacon for Gay Tourists

Joao Pina for The New York Times
Mauricio Urbides, above left, and his friends spend an evening at the Axel Hotel in Buenos Aires.
The Axel is the first luxury hotel in Latin America designed to cater to gay customers


The New York Times

BUENOS AIRES — Home to the sexy tango and strapping meat-eaters, this South American capital has long been thought of as a bastion of macho attitudes. But a new hotel here is adding to the city’s growing image as a bastion of gay-friendliness.

The Axel Hotel, a Spanish import that opened in November, has come to symbolize Buenos Aires’s increasingly aggressive effort to court gay dollars and euros. It is Latin America’s first luxury hotel built exclusively with gay customers in mind.

That Buenos Aires would be chosen for such a marketing experiment is a result of a marked change over the past several years in the acceptance of gay men and lesbians in Argentine society. This city of three million people has come a long way from the years of military dictatorship, when being openly gay could lead to jail. Five years ago this was the first major Latin American city to legalize same-sex unions, and this summer it was host to a World Cup for gay soccer players, a first in the region.

“There is so much more freedom these days,” said Mauricio Urbides, a 28-year-old fashion designer, who sipped red wine with two male friends at the hotel recently. “You see gays on television here, in government. Just 15 years ago it was a completely different situation.”

The three friends were among a mixed crowd of homosexuals and heterosexuals who laughed as Kyra and Sharon, drag queens from Barcelona, Spain, poked fun at Argentina’s president-elect, Cristina Fernández de Kirchner, and sang a Marilyn Monroe-inspired “Happy Birthday to You” to a male guest.

In other parts of the world, like the Castro district in San Francisco, gay people have struggled recently to maintain a cultural presence in the face of gentrification. Buenos Aires has no traditional gay neighborhood, but acceptance of gay people has slowly grown. The first gay bar here opened in 1983. In 1992 President Carlos Menem signed a decree promising equal legal protection for gay men and women.

Argentine social mores began loosening in the 1990s, when the pegging of the peso to the dollar gave Argentines more spending power, allowing many to travel abroad. “People traveled and found there were other ways of living that were completely different than what they were used to,” Mr. Urbides said.

After Argentina plunged into economic chaos in late 2001, discrimination based on sexual orientation seemed to many like a petty concern. “When people are eating out of garbage cans it really doesn’t matter if you are gay or not,” said Osvaldo Bazán, a journalist and the author of “History of Homosexuality in Argentina From the Conquest of America to the 21st Century.”

The devalued currency made Buenos Aires a relative bargain for Western tourists, including many who are gay and like the city’s European sophistication. In recent years marketers have more aggressively sought to promote the city as a gay tourist destination. Gay tango bars and wine shops have sprouted up, and a new “friendly card” helps travelers and local residents alike to get discounts at gay-friendly shops and restaurants.

Travel industry experts estimate that about 20 percent of the tourists here are gay — 300,000 a year — and they spend $600 million here annually.

Even as tourism has been flourishing, so, too, has local gay activism. It was young gay rights advocates who successfully pushed to legalize same-sex unions, despite resistance from the Roman Catholic Church. At the end of November the lower house of Congress in Uruguay, Argentina’s neighbor, legalized homosexual unions there, too. If the Senate approves the law, Uruguay would be one of only six countries with such a law. Advocates in Argentina, meanwhile, are pushing Congress to extend health benefits to gay couples.

Argentina’s more liberal treatment of sexual orientation on television has also stoked acceptance. Florencia de la Vega, who is transsexual, made a splash when she played a transvestite in the 2004 soap opera “Los Roldán.” In 2005 the dating show “12 Corazones — Especial” featured gay men who kissed on camera.

Yet some visitors still complain of homophobic treatment, said Marcelo Suntheim, secretary of the Community of Homosexuals in Argentina, an activist group. He said the group received three complaints this year from gay couples who said hotel concierges in Buenos Aires “asked them not to kiss in the lobby because children were present.”

So some local residents say they hope that the Axel will offer another place where same-sex couples can feel more comfortable. The hotel, which has billed itself as “hetero-friendly,” is the second gay-themed hotel to be built by Juan Juliá, an entrepreneur from Barcelona, where the first Axel opened three years ago.

The 48-room Axel promotes itself as a place for fun, complete with a glass-bottomed rooftop pool, and free condoms. “We provide everything for you to have fun,” Mr. Juliá said. “Be safe, but have fun.”

He said he hoped the hotel became popular not only with tourists, but also with local Argentines who would see it as a place to socialize.

“The majority of the gay community is looking more and more for hetero-friendly places,” instead of exclusively gay places, said Luciano Fus, a 29-year-old translator who watched the drag queen show. “But this will be another after-work spot.”

Mr. Urbides said he would “definitely come back.” He smiled. “Especially if the hotel brings Madonna back to Buenos Aires, or better yet, if it brings Cher here.”

Vinod Sreeharsha contributed reporting.