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quarta-feira, 23 de janeiro de 2008

França: direita não quer Sarkozy nas municipais

Nas eleições municipais francesas em março deste ano, a direita prefere tratar só de questões locais. Os candidatos não querem sofrer com a queda na aprovação do presidente Sarkozy na opinião pública. O mandatário francês tinha indicado anteriormente que pretendia intervir ativamente na campanha, mas agora decidiu ficar fora.

Municipales: Sarkozy bat en retraite, l'UMP satisfaite

Les élus de la majorité n'insistaient pas pour obtenir le soutien d'un Président en chute dans les sondages.

Nicolas Sarkozy à Sens le 18 janvier (Antoine Gyori/Reuters)

Les commentaires ne manquent pas après la volte-face de Nicolas Sarkozy. En déplacement mardi à Pau, le chef de l'Etat s'est montré définitif: "Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale." Oublié du coup l'engagement prôné lors de sa conférence de presse du 8 janvier:

"Je m'engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s'engagera pour mobiliser notre électorat, (...) parce que le concept d'élection dépolitisée est absurde."

A Pau, Nicolas Sarkozy a en effet clamé et répété exactement le contraire:

"Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail."

Officiellement, il était donc venu parler exclusivement sécurité. Et évidemment pas papoter élection avec Yves Urieta, le maire socialiste de la ville, qu'il a pourtant reçu discrètement à l'Elysée il y a quelques mois, pour lui confier la tête d'une liste d'ouverture soutenue pas l'UMP... Le même Yves Urieta qui a pourtant déclaré mardi après leur rencontre:

"Nicolas Sarkozy est intéressé par la démarche novatrice de rassemblement" mise en place à Pau...

Un changement de cap -au moins apparent- que les élus de la majorité ont en tout cas accueilli avec soulagement. Nombre de maires se passeront volontiers d'un soutien actif du Président, dont la côte de popularité connaît un trou d'air. Alain Juppé lui-même, candidat à sa propre succession à Bordeaux, a choisi de ne pas faire figurer le logo de l'UMP sur ses affiches.

Pour les députés UMP, "il a autre chose à faire"

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale aussi, l'heure est à l'acquiescement. De la part des députés PS d'abord, qui réclament, à l'image de Jean-Marie Le Guen, que le chef de l'Etat cesse sa "pantomime politique". De la part des députés UMP surtout, et notamment de Lionnel Luca, qui pense qu'"il a d'autres choses à faire que d'aller s'impliquer dans des combats municipaux hasardeux".

Des députés de la majorité qu'il convient pour le chef de l'Etat de ménager quelque peu, au risque de voir leur soutien s'amenuiser. Submergé par l'accumulation de textes à voter sans avoir le temps de les approfondir, le groupe UMP connaît quelques crispations.

Difficile pour les députés d'assister à l'affaiblissement des pouvoirs du Parlement, ou de savoir à l'avance que telle ou telle mesure va leur être imposée dans les prochaines jours, comme ils le pressentent avec le récent rapport Attali sur la relance de la croissance.

Le PS moque le "tête-à-queue" du chef de l'Etat

Mais c'est avant tout l'opinion publique qui préoccupe Nicolas Sarkozy. Son revirement intervient quelques jours après la publication par Le Figaro d'un sondage Opinion Way révélant que pour 73% des personnes interrogées les enjeux locaux prédominaient aux municipales.

L'opposition n'a pas laissé passer l'occasion de s'engouffrer dans la brèche. Le Premier secrétaire du PS a moqué, ce mercredi sur les ondes de RMC, le "tête-à-queue" du président de la République:

"Que s'est-il passé? Mon interprétation est très simple, c'est que les députés, les candidats UMP (...) ont dit à Nicolas Sarkozy 'moins tu te mêleras des élections municipales, mieux on s'en portera'."

Les socialistes n'hésitent pas à asséner à l'envi qu'ils tiennent, eux, à politiser les scrutins des municipales et cantonales. Histoire de se rattraper de la double défaire subie à la présidentielle et aux législatives, et d'accroître leur main mise sur les exécutifs locaux après leur écrasant succès aux élections régionales de 2004 (20 régions sur 22 décrochées en France métropolitaine).

"Il y aura donc un enjeu tout à fait national au-delà des considérations locales", confirme le député PS Philippe Martin, qui espère que les Français saisiront l'occasion d'adresser un "carton jaune" à la politique gouvernementale.

segunda-feira, 7 de janeiro de 2008

França: Le PS milite pour des primaires à l'italienne

Les socialistes rêvent de voir leur candidat pour 2012 désigné par toute la gauche, même si les modalités restent à préciser.

Le congrès d'investiture de Ségolène Royal en novembre 2006 (Benoît Tessier/Reuters)

Si la bataille pour la direction du parti polarise actuellement l'attention dans le microcosme socialiste, un autre sujet agite parallèlement le PS: la désignation du candidat pour l'élection présidentielle de 2012. Moins en termes de personnes -une question permanente- qu'en termes de méthode. Et de ce point de vue, la tendance est à l'organisation de primaires à l'italienne.

L'un des principaux partisans de ces primaires n'est autre que Ségolène Royal. L'ancienne candidate socialiste à la course à l'Elysée s'est prononcée clairement en faveur de ce mode de désignation en novembre, au micro de France Inter. Selon elle, il est "indispensable" de mettre en oeuvre ce "formidable mouvement de rassemblement et de dynamisme":



L'Italie et Walter Veltroni sont donc aujourd'hui pris en exemple par le Parti socialiste. Le maire de Rome a été désigné le 14 octobre dernier à la tête du nouveau Parti démocrate, grande formation de centre-gauche, par plus de trois millions de sympathisants, des citoyens pas obligatoirement encartés. Plus de 11 000 bureaux de vote avaient été ouverts pour l'occasion.

Les primaires à gauche avaient été expérimentées pour la première fois en Italie à l'automne 2005. Un an après avoir quitté la tête de la Commission européenne, Romano Prodi était élu leader de l'Unione, coalition de onze partis (communistes, catholiques, écologistes et centristes). En avril 2006, l'Unione remportait les élections législatives et mettait fin à cinq années de gouvernance berlusconienne.

Premier essai manqué de la gauche antilibérale en 2006

Abondamment citées par la suite, ces primaires italiennes n'avaient pas réussi à être transposées en France. La gauche antilibérale avait pourtant tenté de s'accorder dès mai 2006 sur une candidature commune, mais de débats houleux en réunions aux résultats contestés, la tentative avait échoué. A l'arrivée, les antilibéraux s'étaient lancés dans la campagne présidentielle en ordre dispersé, chacun des trois candidats finalement présents (José Bové, Olivier Besancenot et Marie-George Buffet) refusant de céder sa place.

De son côté, le Parti socialiste avait opté pour des débats internes entre les trois prétendants en lice: Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Six débats: trois télévisés, trois interdits aux caméras et micros. Désignée par plus de 60% des militants le 16 novembre 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes avait, après sa défaite à la présidentielle, regretté la méthode, considérant que la droite s'était ensuite servie des attaques portées à son encontre par ses concurrents socialistes.

D'où l'initiative récente de deux courants socialistes: changer la méthode pour sortir du piège de la désignation à la prochaine présidentielle. Rénover maintenant, d'Arnaud Montebourg, et Socialisme et démocratie, de Dominique Strauss-Kahn, ont adopté le 14 décembre dernier un texte commun appelant à des primaires au sein de toute la gauche:

"Il faut organiser de véritables élections primaires au sein de notre électorat, à l’extérieur du parti, selon des règles d’ouverture large expérimentées par les gauches italiennes, pour donner au candidat désigné une pleine légitimité. Cela donne deux avantages: d’une part, associer notre électorat à la décision en le rendant parti prenante; d’autre part, associer les autres partis à ce processus, en leur donnant la possibilité d’établir leur influence et de participer ensuite à une dynamique politique."

Quelle définition des frontières de la gauche?

Les défenseurs de ce texte, baptisé "Pour la rénovation", cherchent désormais à rallier le maximum de sensibilités différentes. Mais, en plus de la question de savoir si cette coalition devra ou non déboucher sur la création d'un grand parti, un autre point d'achoppement persiste: la définition des frontières de la gauche appelée à débattre lors de ces primaires.

Lui aussi partisan d'un tel mode de désignation, Julien Dray, soutien de Ségolène Royal durant la présidentielle, rêve d'une "coalition arc-en-ciel" allant d'Olivier Besancenot à François Bayrou. Une poussée à droite qu'est loin d'approuver Benoît Hamon, nouvelle tête de proue de l'aile gauche du PS. Invité vendredi de LCI, le député européen s'est dit favorable aux primaires à l'Italienne mais a également dit ne pas croire "à cette stratégie qui pense que la meilleure manière pour la gauche de reconquérir le pouvoir c'est d'abord de droitiser son projet et ensuite de s'allier avec le centre":



Pour dépasser la question des alliances entre partis, les candidats devraient se présenter sur la base d'une plate-forme programmatique commune établie en amont, de manière à attirer le vote de sympathisants dont la formation politique d'origine ne serait pas partie prenante au rassemblement de la gauche. En clair, un moyen de séduire les électeurs d'Olivier Besancenot ou de François Bayrou, même si ces derniers -pour l'instant muets sur le sujet- n'entendaient pas participer aux primaires.

Des primaires qui pourraient être organisées aux alentours de l'été 2011. Chaque sympathisant souhaitant y prendre part devrait au préalable s'acquitter de quelques euros de frais d'inscription. Le PS table sur la participation d'un million de personnes. A l'automne 2005, en Italie, les organisateurs attendaient 500 000 votants, il y en eût près de quatre millions.

quarta-feira, 2 de janeiro de 2008

Politique de Sarkozy: les Français sont divisés

Ils sont aussi nombreux à soutenir qu'à rejeter l'action de Nicolas Sarkozy, selon un sondage.

Le Post


Nicolas Sarkozy.|Corbis
Nicolas Sarkozy.
Corbis

Les Français sont aussi nombreux à soutenir qu'à rejeter l'action de Nicolas Sarkozy, 44% (-6%) estimant que sa politique va "plutôt dans le bon sens" et 44% également (+3%) qu'elle va "plutôt dans le mauvais sens", selon un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi.

Baisse de popularité pour Sarkozy...
C'est la première fois dans ce baromètre que moins d'un Français sur deux juge positivement l'action du chef de l'Etat. Un total de 12% (+3%) ne se prononcent pas.

... et pour Fillon
47% (-1%) des personnes interrogées estiment que l'action du Premier ministre François Fillon "va plutôt dans le bon sens", 37% (=) pensant le contraire et 16% (+1) ne se prononçant pas. Le Premier ministre passe ainsi pour la première fois devant M. Sarkozy.

Fortes baisses
En un mois, le président subit de fortes baisses: 55% des sondés (-3) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour réformer la France", 57% (-7) qu'il "tient ses promesses de campagne", 59% (-7) qu'il "incarne bien la fonction présidentielle" et 65% (-8) qu'il "défend bien la France à l'étranger". 45% (=) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour rassembler les Français".

Le PS remonte
Concernant le Parti socialiste, une majorité de Français (56%, +2) pensent que ses interventions et prises de position "vont plutôt dans le mauvais sens", 28% (-4) qu'elles vont "plutôt dans le bon sens" et 16% (+2) ne se prononcent pas.

Enfin, 50% (-3) estiment que le PS, s'il était au pouvoir, mènerait une politique "ni meilleure, ni moins bonne" que celle conduite actuellement. 27% (-2) des sondés estiment qu'il en mènerait une "moins bonne". Seuls 17% (+2) pensent qu'il en mènerait "une meilleure", et 6% (+3) ne se prononcent pas.

(Avec AFP)

terça-feira, 13 de novembro de 2007

Nicolas Sarkozy, c'est "Badinguet" ou "Foutriquet"?

Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique: l'appétit d'enrichissement d'une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers (1) suggère moins d'analogies avec "Badinguet", le surnom de l'empereur, qu'avec "Foutriquet", le sobriquet attribué par les Communards à l'objet de cette captivante biographie.

La figure de Nicolas Sarkozy, 23e président de la République, souvent se superpose dans l'esprit du lecteur à celle du deuxième que fut Adolphe Thiers. Mêmes origines socialement déclassées à cause d'un père défaillant, semblable désir de revanche pour s'imposer aux élites de son temps, commune inclination à la jouissance sans complexes des avantages que procurent l'argent, leurs petites tailles respectives, leurs dandinements nerveux partagés, ne décourageant pas non plus les télescopages d'images. Et quand Henri Heine écrit de Thiers que "par sa familiarité avec des chevaliers d'industrie sans convictions, il s'est lui-même attiré tous les bruits malicieux qui rongent sa réputation", on se dit que le grand écrivain allemand voit loin. La Revue des deux mondes pourrait republier à l'identique l'article qui décrit Thiers de la sorte : "il se flatte, il se mire., tout part de sa personne, tout y revient aboutir."

De surprenantes coïncidences

Jusqu'à leurs premiers pas ministériels qui offrent de surprenantes coïncidences comme secrétaires d'Etat au Budget (du moins ce qui en tenait lieu sous Louis-Philippe)puis ministres de l'Intérieur (un poste qui, lui, n'a pas tant changé à plus d'un siècle et demi de distance). Tous deux furent intensément brocardés et immensément populaires, encore que Thiers dût attendre la fin de sa vie pour émouvoir les foules.

Ils connurent de fulgurants et juteux succès d'édition, Thiers comme historien de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, Sarkozy sur le tard avec ses ouvrages de pré-campagne présidentielle. L'un et l'autre étaient des républicains, encore que Thiers a quand même beaucoup balancé entre le régime de monarchie parlementaire à l'anglaise qui avait ses préférences et la République dont il devint l'un des piliers surtout par rejet de Napoléon III. Mais il défendait le principe d'une "République conservatrice" qui n'est pas si étrangère aux vues sarkozyennes, en ce qu'elle visait à préserver l'ordre économique, social et familial existant, des fureurs de la "multitude" -le mot est de Thiers en 1850- formée par un peuple indistinct réputé paresseux, dépravé et envieux. Si l'un a cultivé une proximité avec Mgr Dupanloup et l'autre Mgr Lustiger c'est moins pour le réconfort spirituel que pour le renfort qu'ils attendent de la religion comme encadrement moral de la société.

Pourtant Thiers doit son entrée en politique à une révolution, les "Trois glorieuses" de 1830, dont il sera un des meneurs et il a des sympathies pour celle de 1848, du moins jusqu'à ce qu'elle se radicalise et prenne ce visage de lutte des classes qui l'effraye tant. Nicolas Sarkozy, plus conséquent, ne s'est jamais risqué aux abords d'une quelconque barricade. Mais sur le fond ils professent la même condamnation d'une société d'assistanat et l'on pourrait croire extraite d'une plate-forme électorale "Ensemble tout devient possible" cette phrase de Thiers:

"Nul ne doit faire peser sur la société le fardeau de sa paresse ou de son imprévoyance."

Le rôle de Thiers dans la répression de la Commune

Par chance l'actuel président de la République n'a pas eu à traverser une guerre. Et il serait pour le coup vraiment anachronique de lui trouver des ressemblances avec le Thiers "massacreur de la Commune" tant cette accusation relève de circonstances extrêmes appartenant à un autre siècle. Au demeurant c'est l'intérêt du livre de Georges Valance que de fournir une réévaluation nuancée du rôle joué par Adolphe Thiers dans la répression de la Commune.

D'abord en remettant en perspective les conditions terribles imposées par la Prusse à une France militairement écrasée et dont Thiers négociera avec Bismarck les conséquences avec une ténacité et un attachement à son pays que l'on ne peut lui enlever. L'armistice ne peut se résumer à une "trahison" mais peut aussi être défendue comme une façon d'avoir évité bien pire encore. Il n'y avait pas seulement d'un côté des "communards" patriotes et de l'autre des "versaillais" collabos, même si les uns et les autres ont existé. Et si Thiers porte une responsabilité indéniable dans les atrocités de la "semaine sanglante" comme "chef du pouvoir exécutif de la République française", de fait Président, c'est plus pour avoir laissé faire des généraux revanchards et ne pas avoir saisi la perche tendue pris par les maires d'arrondissement de la capitale qui, comme Clemenceau, croyaient qu'une issue pacifique était possible. Il est vrai que sa répulsion ancienne pour la "vile multitude" ne le disposait pas à d'excessifs états d'âme sur le sort des victimes, encore qu'il aida personnellement des acteurs de l'insurrection à échapper à la vindicte de son camp.

Yasmina Reza n'est pas Gustave Flaubert

A sa mort en 1877, il est déjà réconcilié avec Gambetta qui le désigne comme "libérateur du territoire" et c'est en symbole de la République qu'il est porté en terre (au cimetière du Père Lachaise) par la foule parisienne qui fit de ses obsèques une manifestation contre les tenants de l'Ancien régime combattus jusqu'à son dernier souffle par le défunt. Gustave Flaubert qui avait jadis traité Thiers d' "étroniforme bourgeois" écrira:

"Comparé aux autres qui l'entouraient, c'est un géant; et puis il avait une rare vertu ; le patriotisme. Personne n'a résumé comme lui la France, de là l'immense effet de sa mort".

On s'éloigne évidemment à grand pas de Nicolas Sarkozy: Yasmina Reza n'est pas Gustave Flaubert.

Mais c'est sans doute parce que Thiers a été la quintessence du bourgeois républicain français qu'il a servi de stéréotype à bien d'autres figures politiques qui lui ont succédé. Après tout on peut trouver aussi des analogies avec François Mitterrand, opposant irréductible à De Gaulle après le 13 mai 1958 presque aussi longtemps que l'est resté Thiers à Napoléon III après le coup d'Etat du 2 décembre 1851.

L'époque qui est la sienne demeure aussi une des grandes matrices de la vie politique de ce pays où se forgent des imaginaires collectifs tenaces. Georges Valance relève ainsi :

"si les haines de classes demeurent vives dans la France d'aujourd'hui, si l'extrême gauche reste si vivace, si le Parti socialiste n'a toujours pas fait son congrès réformiste de Bad Godesberg, cela tient pour une grande part au traumatisme laissé par les journées de juin 1848 et la "Semaine sanglante" de la Commune de Paris en mai 1871"

► (1) "Thiers, bourgeois et révolutionnaire", de Georges Valance, éditions Flammarion.

sexta-feira, 28 de setembro de 2007

Lionel Jospin égal à lui-même, par Patrick Jarreau

Marta Suplicy e Lionel Jospin em casa, maio 2004

A-t-il décidé d'accompagner la campagne du gouvernement pour l'emploi des "seniors", voire pour l'allongement de la durée de cotisation nécessaire avant de liquider sa retraite ? A 70 ans, le pas alerte et l'esprit clair, Lionel Jospin vient expliquer aux socialistes ce qui leur arrive et à la moitié des Français comment ils ont perdu l'élection présidentielle. C'est un événement.

Chez les socialistes, pour qui l'analyse est aussi importante que l'action, il ne manque pas d'intelligences affûtées. Les réflexions d'un Laurent Fabius, d'un Dominique Strauss-Kahn, d'un Jean-Christophe Cambadélis, d'un François Hollande sont toujours, ou presque toujours, éclairantes et instructives. Aucun pourtant n'atteint la précision, la concision, l'efficacité de l'ancien premier secrétaire. Affaire de goût ? Peut-être, mais pas seulement. Il y va d'une juste appréciation des composantes d'une situation politique. Dans celle que connaît aujourd'hui la gauche et, au-delà, le pays, le livre de Lionel Jospin, intitulé L'Impasse (Flammarion, 142 p., 12 €), pèse.

Ce n'était pas gagné d'avance. Il ne suffit pas de s'appeler Lionel Jospin pour produire un ouvrage qui touche juste et qui aide ses lecteurs à s'orienter. La question est alors de savoir pourquoi il y réussit mieux que d'autres. Et l'on retrouve cette donnée mystérieuse qui fait qu'un responsable politique ne peut dire ce qu'il dit que parce qu'il est là où il est. Sa situation singulière ne limite ni l'authenticité ni la portée de son propos. Elle en est au contraire la condition. Parce qu'il adhère à la position où lui-même et l'histoire l'ont mis, il peut proposer une analyse qui n'est pas seulement ni d'abord un discours de justification.

L'ancien premier ministre revient donc, invariablement, à l'échec - son échec - de 2002 quand il cherche à expliquer celui de 2007. Mais, loin de produire une répétition lassante des reproches qu'il adressa alors à ses alliés, aux socialistes et finalement aux électeurs, il trouve dans ce retour la source d'un renouveau : au lieu de renier ce qu'elle avait fait au gouvernement pendant cinq ans, la gauche aurait dû s'en prévaloir pour démontrer la nullité du bilan de la droite ; les bases d'un socialisme d'aujourd'hui se trouvent dans ce que les socialistes ont accompli de 1997 à 2002. Tout aussi invariablement, le point aveugle de cette démonstration reste la responsabilité personnelle de l'auteur dans la dévalorisation de son action au pouvoir.

S'agit-il d'un règlement de comptes avec Ségolène Royal ? La réponse est oui et non. Même s'il peint, au total, un portrait implacable de la candidate à l'élection présidentielle, ce n'est pas la personne qui est en cause. Lionel Jospin a avec elle un différend politique, et plus encore un différend sur la politique. Les pages consacrées à la campagne électorale explicitent cette opposition davantage qu'elles ne s'attardent sur la conduite ou le caractère de celle qui portait les couleurs du PS.

Le livre est bien plus cruel pour François Hollande, que Lionel Jospin avait choisi, en 1997, pour lui succéder à la tête du parti et qui l'a dirigé pendant dix ans sans parvenir à s'imposer comme un vrai dirigeant. "Le premier dirigeant d'un parti prépondérant dans un régime présidentiel devait, au bout de dix ans, devenir le candidat de son parti - sauf s'il n'était pas devenu vraiment son leader, comme ce fut le cas", résume l'ancien "leader", à la page 118, comme s'il avait hésité longtemps avant de formuler ce constat accablant pour tous les socialistes et pour lui-même.

C'est au fond cette défaillance qui a ouvert l'espace du livre publié aujourd'hui. C'est elle, aussi, qui amène à se demander si Lionel Jospin entend se borner à constater l'absence de leadership au PS, et donc à gauche, ou s'il se propose d'y pourvoir, et dans ce cas comment.

Patrick Jarreau - Le Monde

domingo, 23 de setembro de 2007

O cinismo da direita francesa

A direita governa França desde 2002. Sarkozy, o atual presidente francês, foi ministro durante esses cinco anos, incluso ministro de finanças.

Hoje ele é seu governo pretendem descobrir que o Estado francês se encontra em grandes dificuldades, com déficit público crescente e fora das exigências da União Européia na matéria.

É o que se chama cinismo e cara de pau. O presidente do Banco Central Europeu está obrigado a constatar o obvio e Sarkozy finge que o problema não é deles, da política que a direita implementou durante estes cinco anos.

Leia a notícia reproduzida pela Folha online



Finanças públicas francesas estão "em grandes dificuldades", admite Trichet


da France Presse
da Efe

As finanças públicas francesas estão "em grandes dificuldades", disse neste domingo o presidente do BCE (Banco Central Europeu), Jean-Claude Trichet, à rádio Europe 1.

"Batemos os finlandeses, os dinamarqueses" em termos de gasto público, enquanto "há oito anos estavam todos na nossa frente", salientou Trichet, que é francês.

A situação das finanças públicas do país presidido por Nicolas Sarkozy --que esta semana voltou a criticar a política monetária do BCE-- "é evidentemente um grande peso para a economia européia", advertiu Trichet.

Na semana passada, o primeiro-ministro francês, François Fillon, declarou que estava à frente de um Estado "quebrado no plano financeiro [...], com 15 anos de déficit crônico [...] e que jamais votou um orçamento público equilibrado em 25 anos".

Trichet declarou neste domingo que Fillon "tem razão em dizer isto".

O presidente do BCE também afirmou que em alguns países europeus há um "fenômeno imobiliário" suficientemente grande para que possa ser notado, mas não do mesmo tipo que causou a crise dos créditos hipotecários nos Estados Unidos.

Perguntado pela emissora de rádio sobre os riscos do mercado imobiliário espanhol, Trichet disse que, na posição de presidente do BCE, deve pensar nos 14 países da moeda única européia e tomar decisões para todos eles.

O presidente do BCE admitiu ainda desajustes nas taxas de câmbio entre as principais divisas mundiais, mas ressaltou que em um sistema flutuante essas questões não se resolvem facilmente.

"É um problema que não se soluciona com um toque de varinha mágica", afirmou Trichet em resposta às críticas recebidas, principalmente da França, pelo nível elevado do euro frente a outras moedas.

sábado, 22 de setembro de 2007

Balanço da derrota de Jospin em 2002

As conclusões de meu artigo de 2002, publicado pelo CEBRAP, sobre o governo Jospin e sua derrota em 2002

AONDE VAI FRANÇA?

Ante de tentar estabelecer algumas coordenadas do que pode vir a ser a evolução da situação política na França, gostaria insistir sobre um erro capital, a meus olhos, cometido por Lionel Jospin recusando-se a provocar a ruptura antecipada da coabitação. Novo paradoxo, pois ele queixou-se durante estes anos das limitações impostas pela coabitação e não fazia segredo que aguardava com ansiedade o momento em que poderia ao fim confrontar-se com seu adversário de direita.

Porem Jospin deixa passar uma oportunidade maior na discussão da reforma da justiça para por um termo a coabitação em condições favoráveis para ele e esclarecedoras para a sociedade francesa em seu conjunto.

Os diversos escândalos político-financeiro e as tentativas de abafá-los, tanto nos governos de esquerda como de direita, tinham sensibilizado fortemente a opinião pública sobre a necessidade de cortar o vinculo entre a hierarquia do aparelho judicial e o poder político. Esta ruptura faz parte do programa da Esquerda Plural e também corresponde ás conclusões de um relatório solicitado pelo presidente Chirac a uma comissão independente presidida pela maior autoridade da magistratura francesa .

Após acordo entre o primeiro ministro Jospin e o presidente Chirac, este último conforme as prerrogativas do presidente e a necessidade de mudança na constituição para criar uma justiça independente, decide convocar sessão extraordinária do congresso. Porem, nos dias que precedem o evento os deputados da direita manifestam sua oposição a qualquer reforma do atrelamento do poder judiciário ao poder político. Chirac cede a sua própria base e anula a reforma da constituição; Jospin limita-se a constatar que a direita é contra a independência da justiça.

Naquele momento Jospin podia ter recusado a capitulação de Chirac e apresentado sua demissão. Pondo um fim a coabitação, mostrando que ela não esta acima dos principio éticos e dos compromissos eleitorais, Jospin teria precipitado eleições legislativas ou pelo menos ganho a liberdade, fora do governo, de preparar sua candidatura presidencial.

A França é o país político por excelência. A historia do país mostra que os processos sociais assumem sua forma mais apurada e clássica. A revolução francesa de 1789, a Comuna de Paris, o golpe de estado de Louis Bonaparte criando o bonapartismo (Cesarismo dos tempos modernos) o parlamentarismo da III Republica e até o maio de 1968. Mais visível aparece aqui a relação entre classes sociais, relações de força entre os diversos segmentos da sociedade e sua tradução jurídico institucional representada pelo Estado e suas instituições.

A V Republica outorga ao Presidente eleito pelo sufrágio universal enormes poderes acima do parlamento. É ele que escolhe o Primeiro Ministro e pode exonerá-lo, dispondo do poder de dissolução da Assembléia e de convocar eleições. O Presidente tem a prerrogativa de convocar o congresso para qualquer modificação da Constituição, da qual é o garante. O equivalente das nossas MP, as Ordenanças do governo têm que levar sua assinatura e ele pode recusar-se como fez Miterrand com Chirac na primeira coabitação. O Presidente, em fim, é o comandante em chefe das forças armadas e o representante da nação, em particular no exterior. Ao mesmo tempo a eficiência deste sistema institucional depende da consonância entre o Presidente e a maioria da Assembléia. O governo pode ser mudado, mudando de Primeiro ministro sem modificar a maioria estável no parlamento e preservando assim o presidente Bonaparte da usura quotidiana de governo, intervindo como recurso para o descontentamento popular e preservando em permanência suas próprias prerrogativas acima de qualquer instancia ou julgamento.

Pois bem, para que a V Republica funcione sem atritos maiores a correspondência entre a maioria de direita atual e o Presidente encontra-se estabelecida. Mas a chave das instituições é dada pela legitimidade do sufrágio universal do Presidente e, como tenho explicitado neste artigo, o atual Presidente não expressa verdadeiramente a maioria do país. No lugar de um Presidente forte pela sustentação eleitoral e pelos poderes conferidos pelo povo, temos uma presidencia fraca e rejeitada pela maioria. Isto é valido para a própria representação parlamentar. Paradoxalmente a direita concentra hoje todos os poderes na suas mãos, desde o Conselho Constitucional, o Senado, a Assembléia e a maioria das coletividades locais, nunca ela esteve tão forte no comando das instituições (tal vez equivalente a 1962-65) e nunca ela foi tão minoritária no país real.

Está contradição é portadora de grandes conflitos e de crise. À esquerda, pelo motivo evocado acima, poderá rapidamente voltar ao centro do cenário político, mas isto exigirá um trabalho árduo de refundição política, organizacional e teórica. Pelo lugar majoritário que o Partido Socialista tem no seio da esquerda e pela sua própria historia recente, caberá a ele a responsabilidade principal desta reconstrução de uma esquerda reformadora com vocação de governo e espírito militante.

Como diz em conclusão o editorial do Le Monde já citado: “Pour que ce beau pays qu’est la France, avec toutes les couleurs qui l’habitent et qui forgent déjà son avenir, garde le cap de la raison et du progrès ».

Luis Favre

"L'impasse" : la défaite vue par Lionel Jospin 2

 Fin août 2006, Lionel Jospin à l'université d'été du PS à La Rochelle. | REUTERS/DANIEL JOUBERT

REUTERS/DANIEL JOUBERT
Fin août 2006, Lionel Jospin à l'université d'été du PS à La Rochelle.

La raison fondamentale de l'échec de Ségolène Royal réside en elle-même. Il tient à sa personnalité. Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques. La présidente de Poitou-Charentes n'était pas le successeur de François Mitterrand, comme on l'a dit parfois en invoquant l'intensité de leur ambition respective et comme elle-même l'a suggéré. (…) La campagne de la candidate socialiste a fondamentalement souffert d'une carence de politique, dont on peut donner plusieurs signes.

Le temps laissé à la séquence dite de "campagne participative" a été trop long, retardant le moment des propositions et laissant un vide occupé presque entièrement par le candidat UMP. Ce temps de latence était d'autant plus préjudiciable que la phase de démocratie participative était loin de constituer un authentique mouvement de fond. Les réunions auxquelles participait Ségolène Royal elle-même étaient tout sauf spontanées : intervenants choisis, questions préparées à l'avance et connues, comme à Illkirch ou à Valenciennes.

Quant à l'oratrice, elle ne répondait pas aux questions, mais lisait une intervention. De cette mise en scène surgissait l'impression curieuse de questions sans réponses, puis d'une réponse étrangère aux questions. Sans doute les élus et les responsables socialistes ont-ils tenu de nombreuses rencontres participatives dans tout le pays. Mais la vérité oblige à dire qu'elles ne différaient guère des classiques réunions-débats et que les synthèses faites ensuite, difficiles à classer, n'ont finalement pas inspiré le pacte présidentiel. Dans le même temps, nous l'avons vu, Ségolène Royal construisait son projet et sa stratégie politiques sur des écarts insolites par rapport aux fondamentaux de la gauche. Faire un écart peut se révéler fécond. Mais on ne peut progresser d'écart en écart sans risquer le sautillement intellectuel et la perte de sens.

Ségolène Royal a fondé toute sa campagne – et c'était une première dans l'histoire des candidatures socialistes – non pas sur des grands thèmes politiques, mais sur elle-même et la relation particulière qu'elle était censée entretenir avec les Français. Tout a été conçu, méthodiquement, à partir de sondages et d'études qualitatives, pour entretenir ce qu'il faut bien appeler un mythe. Le soin, pour le moins inédit, mis à donner un sens symbolique à son apparence, à se vêtir de blanc, cette proximité proclamée et cette inaccessibilité organisée semblaient conçus pour provoquer ferveur et dévotion et non pas pour obtenir une adhésion réfléchie. A la fin de la campagne, on entendit même d'improbables formules religieuses ("aimons-nous les uns les autres").

De même, à partir d'intuitions plutôt justes sur l'ordre, l'autorité, la valeur travail, des slogans revenaient sans cesse ("ordre juste", "gagnant-gagnant", "désirs d'avenir", "politique par la preuve", etc.), comme si le martèlement des formules pouvait remplacer les analyses et les démonstrations. A la fin, ces expressions employées jusqu'à l'usure donnaient l'impression de masquer un vide de propositions ou de véritables arguments. Ainsi de "l'ordre juste".

La justice, dans la société, ne saurait être conçue comme un état statique et se recherche dans une dynamique. L'"ordre juste" est une formule fermée sur elle-même avec une inquiétante prétention à répondre à tout. C'est un concept simplifiant et illusoire, car il semble vouloir créer une société figée. Comment oser contester un ordre juste ? Cette formule étouffante ne tient pas compte de la complexité et des contradictions du réel.

Je sais qu'il est de bon ton, au nom des techniques politiques dites "de triangulation", de venir sur le terrain du concurrent pour capter une partie de son identité et de ses électeurs. Mais faut-il se laisser fasciner par l'idéologie de l'adversaire ? Nous avons seulement le devoir d'affronter la réalité, en l'espèce celle de l'insécurité – qui, elle, n'est pas de droite ou de gauche – pour y faire face avec nos valeurs, nos méthodes et nos mots.

Voir les autres chapitres publiée par le Monde

Sobre a derrota de Jospin em 2002

Como Lionel Jospin em seu livro volta a analisar as razões de sua derrota em 2002, me permito reproduzir a seguir uma parte do meu artigo sobre aquela derrota publicado pelo CEBRAP em 2002. LF

AS LIMITAÇÕES DA ESQUERDA PLURAL

A constituição da esquerda plural e sua ação de governo durante cinco anos permitiu uma convergência bem mais consistente que a simples assinatura de um documento de intenções programáticas, como fora o caso com o Programa Comum da defunta União de Esquerda.

Durante cinco anos, com poucas divergências e atritos, Socialistas, Comunistas, Verdes e Radicais de Esquerda, governaram aportando respostas a os problemas e desafios confrontados pelo Estado francês. Certamente estas respostas foram insuficientes em diversas áreas, provocando ás vezes debates e incompreensões. Mas, indiscutivelmente, a esquerda agiu unida no governo e votou unida no parlamento.

Em contrapartida, nenhum processo de unificação ou de consolidação de maneira estruturada desta frente unida foi encaminhado. Nem sequer a questão da escolha eventual de um candidato único da esquerda governamental, baseado no balanço positivo de cinco anos de governo conjunto e de perspectivas para o país, foi cogitado.

Apesar de ter sido evocada, no período 1993-1994, a questão da reconstituição da “casa comum” entre Socialistas e Comunistas, em uma espécie de Congresso de Tours ao contrario, a idéia é deixada de lado. O critério que persiste entre os dirigentes da esquerda é que uma união maior abriria espaço para uma extrema-esquerda refratária a qualquer unidade, mesmo o de desistir-se no segundo turno em favor da esquerda.

Enquanto a direita experimentava listas comuns nas eleições municipais de 2001, com dificuldades e divisões é verdade; a esquerda plural limita-se a acordos pontuais de repartição eleitoral, desistência recíproca e governo conjunto.

Os resultados negativos das eleições municipais para a esquerda, ocultados pelas vitórias de Paris e Lyon, eram um alerta sobre os humores do corpo eleitoral e de rejeição da coabitação. Alem das abstenções, o voto em favor da extrema-direita e da extrema-esquerda confirma o descontentamento dos setores excluídos e de parte das camadas populares. Em tanto Jospin se recusa a apreciar estes resultados em toda sua dimensão e persiste em manter o rumo, preservando a coabitação até o fim.

Resulta paradoxal que seja após a derrota nas eleições presidenciais que a esquerda tenha decidido criar listas comuns da “Esquerda Unida” e ainda assim exclusivamente nas circunscrições em que a forte presença da extrema-direita punha em risco sua passagem para o segundo turno.

Não menos paradoxal é o fato que o estado maior das três formações de esquerda tenha fechado um acordo, com repartição de circunscrições, para ás eleições legislativas e isto antes do primeiro turno das presidenciais. Ao mesmo tempo ninguém alertará sobre a necessidade de uma candidatura unitária que possa garantir uma dinâmica de vitória já no primeiro turno das eleições presidenciais, que por decisão de Jospin, precediam de alguns dias ás legislativas.

Após a eliminação de Jospin no primeiro turno, o diretor do Le Monde constata amargamente em editorial:
“O terremoto político deste primeiro turno da eleição presidencial tem, no plano estritamente eleitoral, uma única causa: a dispersão, absurda, da esquerda. Esta, considerando exclusivamente os “moderados”, ou incluindo a extrema-esquerda, não recua de um escrutínio presidencial para outro; ao contrario da direita moderada que perde cinco a dez pontos em relação aos escrutínios precedentes. (...)
“A esquerda foi vitima de ela mesma e do espírito estreito dos seus dirigentes em seus diversos componentes que preferiram se desmarcar e criticar Lionel Jospin e seu balanço. Foram ouvidos. Mas não era fatal que assim acontecesse. Faltaram simplesmente dirigentes a altura do que estava em jogo” (Le Monde 22 de abril 2002 editorial La blessure, Jean-Marie Colombani).

domingo, 2 de setembro de 2007

El diván del socialismo francés

Royal y Hollande, que han evitado aparecer juntos, protagonizan la universidad de verano de La Rochelle, que discute el futuro del PS

J. M. MARTÍ FONT - La Rochelle - 02/09/2007 El País



La universidad de verano del Partido Socialista francés (PS), en el puerto atlántico de La Rochelle, ha batido este año todos los récords de asistencia. La derrota electoral de la pasada primavera ha convertido la cita en un gran diván de psicoanalista. "¿Quiénes somos, de dónde venimos y adónde vamos?", se preguntan los militantes. ¿Dónde está la izquierda? era precisamente el título de una de las sesiones de debate de ayer en la que participaron, entre otros, Arnaud Montebourg, Julien Dray, Michel Rocard y Bertrand Delanoë, dispuestos a proporcionar respuestas de prêt-à-porter.

Los protagonistas de este psicodrama, sin embargo, no son otros que Ségolène Royal y François Hollande, la pareja rota en lo sentimental y en lo político, presentes en todo momento, pero que han conseguido no cruzarse ni una sola vez durante el fin de semana, al menos en público.

Los dos repiten el mismo mensaje a las bases: la necesidad de "trabajar juntos". El pasado jueves, incluso cenaron en el mismo restaurante del puerto: ella, en un reservado del primer piso con los presidentes de regiones; él, en la planta baja con un grupo de periodistas. Pero se cuenta que sus respectivos equipos están en constante comunicación pactando recorridos, avisando de los movimientos de sus jefes, no sea que en una de éstas, por simple casualidad, sus pasos se encuentren para regocijo de las cámaras.

Ella se deja ver más que él. Sus entradas y salidas del centro de convenciones son espectaculares. Bella, elegante, recién maquillada, segura de sí misma, vistiendo conjuntos que revelan la meticulosidad de cada elección, se deja envolver por el remolino de las cámaras. Sus declaraciones son vagas, carentes de densidad. La ex candidata se limita a defenderse con desdén de los muchos ataques que recibe estos días a través de varios libros.

Él, por el contrario, prefiere el contacto directo, los foros de debate, especialmente con los jóvenes. Bronceado, Hollande se quita las gafas una y otra vez, dando pábulo a quienes aseguran que ha decidido ponerse lentillas. Armado con su habitual sentido del humor y su agilidad intelectual, deja claro en todo momento que hay que contar con él para el futuro. "Estaré listo en 2010", la fecha en la que se elegirá al candidato socialista para las presidenciales de 2012.

Los secundarios, por su parte, se colocan para salir en la foto. El ex primer ministro Rocard, que ha aceptado el puesto que le ha ofrecido el presidente Nicolas Sarkozy en la comisión para la reforma de la educación, ha sido el único de todos los socialistas que ha aceptado colaborar con el inquilino del Elíseo en dar la cara frente a la militancia. Recuperado de un accidente vascular, fue recibido con división de opiniones, pero los pitos y abucheos acabaron apagados por un largo aplauso. "Ya basta de este debate sobre cambiar el nombre del partido", dijo; "la derecha lo cambia cada tres o cuatro años, pero nosotros somos nuestra historia".

Abundando sobre esta crisis de identidad socialista, Julien Dray, un hombre clave de la campaña de Royal, antiguo trotskista y amigo de la pareja Royal-Hollande hasta que se rompió, puso el dedo en la llaga sobre las causas de la derrota. "Constatamos que, si se hubiera acabado de votar a los 65 años, seríamos el partido mayoritario en Francia". El peso decisivo del voto de los jubilados en la victoria de Sarkozy plantearía al PS una renovación imposible. "¿Cómo se construye la fragilidad?", añadió. "Sarkozy crea el desorden, y se beneficia de ello apareciendo como el rey de la selva", respondió.



domingo, 1 de julho de 2007

O Socialismo vem de bicicleta?

Blog de Luiz Felipe de Alencastro

Dois artigos interessantes, um no Le Monde, outro no New York Times, apontam novas configurações da esquerda na França e nos EUA.
Nas presidenciais francesas, a maioria dos jovens votou em Ségolène Royal. Se, por hipótese, os eleitores maiores de 65 anos não votassem, ela teria sido eleita. Além do mais, houve confirmação do fenômeno constatado em Paris nos últimos anos: as grandes cidades passaram a votar nos candidatos de esquerda. Bordeaux, Lyon, Caen, Toulouse e Strasbourg, correspondem a este perfil. Há um termo –
bourgeois bohème (“bôbô”) – cunhado pelo jornalista americano David Brooks, caracterizando o modo de vida e a categoria de eleitores de esquerda formada por profissionais bem remunerados, intelectualizados, adeptos de culturas alternativas e morando nos velhos quarteirões reabilitados das grandes cidades. Gente mais aberta à cultura dos imigrantes, à mistura social e à vizinhança com artesãos, mercearias e botequins. Paris inaugurou a tendência do sufrágio "bôbô" com a eleição à prefeitura do socialista Bertrand Delanoë, gay assumido, em 2001. A última iniciativa meio “bôbô” de Delanoë será inaugurada dia 15. Mais de 10.000 bicicletas distribuídas em 750 estacionamentos espalhados pela cidade poderão ser utilizadas quase de graça pelos parisienses.
Nos EUA, uma sondagem recente mostra uma repolitização e uma virada à esquerda dos jovens entre 18 e 29 anos. Reagan (1984) e Bush (1988) foram eleitos com a maioria do voto dos jovens que, atualmente, puxam o carro para ir votar nos democratas. Hillary Clinton e, sobretudo, Barack Obama são os candidatos preferidos pelos jovens eleitores.
Lenine dizia que o socialismo compunha-se dos soviets e da eletricidade. O socialismo urbano do século XXI será a soma do notebook e das bicicletas? Não é assim tão simples. A sondagem do NYT, bastante completa, mostra opções políticas e sociais precisas que levam os eleitores jovens americanos mais para a esquerda. Na França, as coisas estão mais fluidas e tornam complexo o debate ideológico e partidário que se impõe a um Partido Socialista bestificado por uma série de derrotas eleitorais.

Luiz Felipe de Alencastro
Professor brasileiro que reside e trabalha em Paris, nascido em Itajaí, Santa Catarina, onde também aprendeu a nadar. Pratica um modo de reflexão ensinado por seu guru que atende pelo nome de Capivara ou "Carpíncho".

domingo, 17 de junho de 2007

La gauche gagne les législatives au féminin

Par Ophélie Neiman (Rue89)23H22 17/06/2007

Les femmes surprendront toujours. Alors que la droite l’a emporté avec plus de 340 sièges, c'est la gauche qui gagne les législatives au féminin. 57 femmes iraient s'asseoir sur le côté gauche de l'Assemblée, contre 45 à droite. Un résultat moins surprenant si l'on tient compte des 45% de femmes candidates présentées par le PS, contre seulement 26% pour l'UMP.

Pour le parti socialiste, 49 sièges iront d'ores et déjà à des femmes. On peut notamment souligner la victoire de Michèle Delaunay, qui a battu Alain Juppé à Bordeaux (2e circonscription de la Gironde), et celle de Sandrine Mazetier contre Arno Klarsfeld dans la 8e circonscription de Paris.

Les élues féminines seront proportionellement plus présentes dans les autres partis de gauche: pour le parti radical de gauche, Dominique Orliac (circonscription du Lot, à Cahors) et Sylvia Pinel (dans le Tarn et Garonne) en métropole, mais surtout Christiane Taubira en Guyane, avec 63.41%. Chantal Berthelot, pour le parti socialiste guyanais, vient appuyer cette dernière en remportant la seconde circonscription guyanaise, ce qui donne à ce département d’outre mer une représentation exclusivement féminine. A noter aussi, pour la Réunion, la victoire de Huguette Bello du Parti communiste révolutionnaire. Pour le Parti communiste, 4 élues, dont Marie-George Buffet en Seine St Denis. Enfin, pour les Verts, la victoire est assurée pour Martine Brillard à Paris. Suite...

Ségolène Royal annonce sa séparation d'avec François Hollande

Ségolène Royal annonce qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, à une date qu'elle a refusé de préciser, dans un livre intitulé Les Coulisses d'une défaite, à paraître mercredi.

Dans cet ouvrage des éditions de L'Archipel, écrit par deux journalistes au service politique de l'AFP, Christine Courcol et Thierry Masure, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle demande qu'on ne présente plus François Hollande comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas". Elle ajoute : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux." Ségolène Royal précise encore : "On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel." Suite...

Le MoDem aide la gauche à contenir la victoire de l'UMP


Le second tour des élections législatives n'a pas amplifié les résultats du premier tour. La droite sort victorieuse de ces élections mais subit une érosion en nombre de sièges. La gauche résiste à la vague bleue annoncée, profitant notamment d'un bon report de voix des électeurs du MoDem.

Malgré sa victoire, il y aura moins de députés de droite dans la nouvelle Assemblée que dans celle de 2002. Avec environ 340 députés, contre 370 en 2002, la majorité perd environ 30 sièges. C'est sa première contre-performance, après la large victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et au premier tour des élections législatives, où elle avait recueilli près de 46 % des voix et envoyé plus de cent élus dans l'Hémicycle sans passer par le second tour.


De son côté, la gauche a bien résisté dans les circonscriptions qu'elle détenait et progresse dans les circonscriptions détenues par la droite. Elle recueillerait près de 220 sièges dans la nouvelle Assemblée, soit 40 de mieux que dans la Chambre sortante. Suite...

sexta-feira, 15 de junho de 2007

Nicolas Sarkozy tente de déminer le débat sur la TVA sociale


Nicolas Sarkozy est monté en première ligne, jeudi 14 juin, dans le débat sur la TVA sociale, tentant d'éteindre la polémique sur un sujet miné pour la droite, à trois jours du second tour des élections législatives.

Alors que la gauche tire à boulets rouges contre le projet, jugé "antisocial", le président de la République a cherché à rassurer les Français, affirmant dans un communiqué qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat".

La prudence s'impose d'autant plus pour le chef de l'Etat qu'un sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France affirme que 60 % des Français sont opposés à la mesure. Même chez les sympathisants de droite, la TVA sociale ne fait pas l'unanimité, selon ce sondage. 32 % des sondés proches de la droite se disent contre le projet, alors que la proportion d'opposants atteint 85 % chez les sympathisants de gauche.

Dans son communiqué, M. Sarkozy rappelle que François Fillon a demandé à Jean-Louis Borloo et Eric Besson "la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale" et affirme qu'"aucune décision ne sera prise dans l'attente de la consultation des partenaires sociaux". Il précise que "les conclusions seront tirées à la fin de l'été".

NOUVEAU MOT D'ORDRE DU PS

Peu après la déclaration élyséenne, François Fillon a enfoncé le clou, déclarant au Figaro que le gouvernement ne mettra en œuvre la "TVA sociale" que "si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix".

Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe PS à l'Assemblée nationale, a pris acte jeudi du "recul" de Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant les "inquiétudes" que lui inspire ce projet. "M. Sarkozy plie, mais ne rompt pas", a affirmé M. Ayrault dans un communiqué, jugeant que la mise au point du chef de l'Etat "montre que l'existence d'une opposition forte est le meilleur moyen de tempérer les excès et les injustices du pouvoir".

Depuis son revers au premier tour des législatives, dimanche, la gauche s'est emparée de ce dossier sensible, alertant sans relâche contre une baisse du pouvoir d'achat. "Votez socialiste contre la TVA à 24,6 %" est devenu le nouveau mot d'ordre du PS, qui a distribué à ses candidats un bandeau d'affiche électorale et un argumentaire en ce sens. Ciblant également l'absence de coup de pouce au smic, le parti a fustigé jeudi "une potion amère pour le pouvoir d'achat". Le Monde

Second tour : les socialistes appellent au "sursaut"

AFP/FRANCOIS LO PRESTI
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royale en meeting de soutien au député de la Somme Vincent Peillon, 14 juin 2007.



Défait au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste lance des appels au "sursaut" pour le second tour, dimanche 17 juin. En campagne, ses principaux dirigeants en appellent aux électeurs de gauche qui se sont abstenus et, de manière plus polémique, à ceux du centre, afin de faire "respecter le pluralisme" à l'Assemblée nationale et d'"ériger un barrage au tsunami bleu", selon l'expression employée par Ségolène Royal en déplacement, jeudi 14 juin, en Haute-Garonne et dans la Somme.

La création d'une TVA sociale envisagée par le gouvernement Fillon nourrit les argumentaires des candidats PS, qui additionnent cette mesure avec les franchises médicales et l'absence d'un coup de pouce sur le smic pour en faire le thème de "la facture de la droite".

NOUVELLE ÈRE

Mais le résultat des législatives ne conditionne pas seulement la taille du groupe socialiste et l'influence du premier parti d'opposition dans le paysage politique. Il prépare aussi un inventaire de ses échecs et ouvre aussi une nouvelle ère. Dès le 17 juin au soir, le PS fera ses comptes pour solder ses contentieux internes. La "refondation" annoncée du parti s'accompagne d'une bataille serrée pour son leadership, dans laquelle l'ex-candidate à la présidentielle compte bien s'imposer.

Sans tarder, avant le conseil national du PS prévu samedi 22 juin, Ségolène Royal a l'intention de réunir ses partisans. La plupart de ceux qui se relaient depuis plusieurs jours pour l'accompagner dans ses déplacements, à l'image de David Assouline, la pressent de s'imposer le plus rapidement possible. "Elle ne veut pas dire prendre le parti, elle déteste ce mot", soupire le sénateur de Paris. Mais la résistance autour du premier secrétaire, François Hollande, qui a réitéré son intention d'achever son bail comme prévu à l'automne 2008, s'organise.

"POUR SÉGOLÈNE MAIS PAS FORCÉMENT CONTRE FRANÇOIS"

Accueillant Mme Royal, jeudi 14 juin, venue soutenir des candidats à Toulouse, Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, a mis le pied sur le frein. "Moi je suis tout pour Ségolène mais pas forcément contre François", dit-il en aparté. "Elle n'a pas intérêt à passer en force mais plutôt à se présenter dans de bonnes conditions, François ne va pas lui savonner la planche", ajoute-t-il, en évoquant avec une moue réprobatrice "le petit entourage" de l'ex-candidate à la présidentielle. Le même jour, à Lisieux (Calvados), Lionel Jospin déclarait : "Le premier secrétaire du parti socialiste a été désigné par un congrès donc il est là jusqu'au prochain congrès, pour moi c'est très simple." Pour l'ancien premier ministre, il faut que le PS "prenne le temps de réfléchir, qu'il ne se précipite pas, qu'il mûrisse ses décisions, qu'il ne prenne pas de décisions hâtives".

Deux jours plus tôt, Jean-Marc Ayrault, pourtant membre de l'équipe présidentielle de MmeRoyal, semblait lui aussi exprimer dans le Parisien des réservesen préconisant "un mouvement maîtrisé qui nous conduise à un congrès après les municipales, comme prévu (…) Ensuite, à Ségolène de faire ses preuves".

Mais d'autres, pour des raisons divergentes parfois, ont intérêt à accélérer le mouvement, comme Manuel Valls, député candidat à sa propre succession dans l'Essonne, qui se fait le représentant d'une "nouvelle génération" et réclame la mise en place d'une "direction collégiale".

Pressé par ses amis jospiniens, Bertrand Delanoë, entend bien lui aussi se placer aux avant-postes de la bataille. Le maire de Paris a fait savoir qu'il n'excluait pas de présenter une motion pour le congrès. Tout comme Dominique Strauss-Kahn qui s'était déclaré "disponible" dès le 6 mai au soir, Laurent Fabius, adoptant pour l'heure la position du grand "sage", a bien l'intention de peser.

Pour Mme Royal, c'est "l'ambiance des primaires qui recommence". Elle rêve de rénover le PS, pas seulement ses bases idéologiques, mais aussi ses statuts, en le transformant en "parti de masse" et en supprimant la composition de sa direction à la proportionnelle des courants qui "tue" le parti. Jeudi soir, soutenant Vincent Peillon dans la Somme, elle lançait aux militants ce message : "J'ai besoin de lui pour continuer la tâche que j'ai commencé et rassembler les socialistes."

Isabelle Mandraud pour Le Monde

quinta-feira, 14 de junho de 2007

Les socialistes s'insurgent contre la "TVA sociale"

Dominique Strauss-Kahn
à Sarcelles le 7 juin.
AFP/JEAN AYISSI
Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste de l'économie, a réitéré, jeudi 14 juin, son opposition au projet de TVA sociale du gouvernement Fillon.

"Ce n'est pas une TVA sociale, ça remplace les cotisations des employeurs, donc c'est une TVA patronale"
, a déclaré M. Strauss-Kahn sur LCI. "C'est vrai que notre économie est sous-compétitive aujourd'hui, mais ce n'est pas en bricolant la TVA qu'on rend une économie compétitive, c'est en faisant en sorte qu'elle soit capable de faire de l'innovation, de la recherche, que l'université soit relancée", a-t-il souligné.

M. Strauss-Kahn a renouvelé sa demande d'un débat avec le premier ministre sur ce dossier. "Je demande ce débat, je suis contre cette mesure, je crois qu'elle est inefficace. Elle fera cinq points d'augmentation de TVA, ça veut dire cinq points de pouvoir d'achat en moins pour tous les Français", a-t-il affirmé.

L'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin a lui aussi dénoncé, mercredi, la politique du gouvernement, qui est faite, a-t-il dit, de "cadeaux à une minorité et [d']impôts pour une majorité". Suite...

terça-feira, 12 de junho de 2007

PS : halte au feu !

Editorial do Le Monde

C'est un réflexe pavlovien au Parti socialiste : au lendemain d'une défaite, la zizanie interne repart de plus belle. Le 6 mai, à peine la défaite de Ségolène Royal était-elle annoncée que Dominique Strauss-Kahn dressait un réquisitoire implacable sur la responsabilité de François Hollande. Rebelote le 10 juin. Au soir d'une vague bleue qui a sonné le PS - même s'il s'en sort mieux en voix qu'en 1993 et en 2002 -, les divergences au sommet du parti, illustrées par deux discours fort différents de M. Hollande et de Mme Royal, resurgissaient. Manuel Valls, maire d'Evry et député de l'Essonne, qui brûle de mettre ses talents au service de la rénovation du PS, exprimait aussitôt son ras-le-bol de voir son parti tourner "autour de la vie d'un couple".


Lundi 11 juin, ledit couple Hollande-Royal a interprété des scènes de vaudeville. En début de matinée, l'ex-candidate à l'élection présidentielle a annoncé qu'elle allait laisser un message sur le portable de François Bayrou : "Nous devons joindre nos forces, il faut travailler au cas par cas." Alors que seule une poignée de candidats du MoDem restent en lice au second tour, et que dans une trentaine de circonscriptions l'électorat centriste est en position d'arbitre entre la droite et la gauche, Mme Royal a récidivé dans sa stratégie de rapprochement avec M. Bayrou, déjà tentée sans grand résultat après le 22 avril. Son offre a depuis fait l'objet d'une fin de non-recevoir de M. Bayrou.

Le mauvais Feydau s'est poursuivi le 11 juin. Devant la presse, M. Hollande a manié une ironie mordante pour prendre ses distances avec la stratégie de Mme Royal - "Chacun peut appeler qui il veut, nous sommes dans une démocratie téléphonique" - tout en invitant les électeurs socialistes, en absence d'un candidat de gauche au second tour, à "favoriser le pluralisme", et donc à voter éventuellement pour le candidat du MoDem. Sur France 2, lundi soir, Mme Royal semblait faire un peu marche arrière. Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l'étape suivante de la rénovation, joue la carte de l'alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d'abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s'est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l'annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d'une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

segunda-feira, 11 de junho de 2007

Poder ter poder

Foto da Reuters no Libération

Estas fotos de Sarkozy entrando no palais de l’Elysée de bermudas, vindo do seu jogging, um dia depois de sua posse na presidência, sugerem inevitávelmente ao leitor brasileiro a lembrança delle. Nos dias seguintes, o espalhafato em torno de Sarkozy, de sua família e de suas corridinhas em outros paradeiros presidencias pareceu confirmar o paralelo com elle. Decerto, Sarkozy entretem comportamentos de maquinação midiática que -, de John Kennedy (os vestidos chics de sua mulher, os passeios de veleiros em Cape Cod, a foto com o filho pequeno debaixo da escrivaninha) a Collor -, incorporaram-se ao exercício do poder contemporâneo. Aliás, nem tão contemporâneo assim. Quem conhece, mesmo sem ter lido, o assunto das Mémoires de Saint-Simon sobre a corte de Luís XIV (8 grossos volumes em papel bíblia da coleção La Pléiade, da Gallimard!), ou viu o magnífico documentário de Rosselini sobre a tomada do poder por Luís XIV, sabe que o espetáculo do poder é consubstancial ao exercício do poder.
Não obstante, o projeto de Sarkozy vai bem além das aparências modernosas e se inscreve no longo prazo. Leia mais aqui no Blog de Luiz Felipe de Alencastro,
Seqüências Parisienses

A Paris, la gauche contient la poussée de la droite, qui est en embuscade

AFP/OLIVIER LABAN-MATTEIBertrand Delanoë, le parti socialiste de Paris, en meeting pour les législatives, le 29 mai 2007.

Le Monde

Bertrand Delanoë demande un dernier réglage de lumière avant de s'exprimer, à l'Hôtel de Ville, devant un fond bleu. "Je suis dans le noir. Remettez-en un petit coup", lance-t-il, dimanche 10 juin, aux équipes de télévision après leur avoir demandé de baisser un peu l'éclairage. Pas de quoi briller, mais pas de raison non plus de rester dans l'ombre pour le maire de Paris : les résultats dans la capitale sont "en demi-teinte", résume Patrick Bloche, le patron de la fédération PS et député sortant de la 7e circonscription.


"Quand une histoire est belle autant la prolonger !", s'enflamme le maire, conscient que tout se jouera au second tour. "Je verrai bien les Parisiens apporter une contribution au pluralisme en France", ajoute-t-il, confiant. Au vu des scores du premier tour, la gauche, majoritaire avec 12 députés sortants sur 21, conserve de bonnes chances de le rester, dimanche 17 juin. D'autant que le second tour des législatives "est toujours plus dynamique pour le PS", affirme M. Bloche.

Quant aux Verts, ils totalisent à peu de choses près le même nombre de voix qu'en 2002. Contrairement à d'autres grandes villes, Paris n'est pas submergée par la vague bleue, mais seulement touchée.

La droite, qui est majoritaire en voix, arrive en tête dans plusieurs circonscriptions où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles, notamment dans la 8e et la 17e circonscription. Cinq députés UMP, contre quatre en 2002, ont été réélus dès le premier tour : Martine Aurillac, Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Bernard Debré et Françoise de Panafieu. "L'effet Delanoë a vécu, affirme Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP, qui est en ballottage très favorable dans la 12e circonscription. Nos espoirs de reprendre Paris sont renforcés."

Aucun des deux camps n'a toutefois intérêt à pavoiser car plusieurs duels pourraient réserver des surprises au second tour. Suite...