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terça-feira, 20 de novembro de 2007

Plusieurs milliers de fonctionnaires, de cheminots et d'étudiants défilent à Paris


Le Monde

MARDI 20 NOVEMBRE

15 heures : Plusieurs milliers de fonctionnaires, de cheminots et d'étudiants à Paris
Plusieurs milliers de fonctionnaires, en majorité des enseignants, mais aussi des cheminots et des étudiants, défilent sous la pluie, de la place d'Italie aux Invalides, à Paris. Sur la banderole à la tête de la manifestation intersyndicale, organisée par huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires), on peut lire : "Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a pris la tête du cortège, demande au gouvernement de "crée[r] des conditions pour les négociations" salariales dans la fonction publique, ainsi que dans les entreprises.

14 h 36 : François Chérèque chahuté pendant la manifestation parisienne
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, cible de huées dans la manifestation parisienne, appelle le gouvernement à sortir de sa"torpeur", jugeant que tout réformer en même temps "expose à des blocages".

14 h 27 : Gérard Aschieri (FSU) salue une mobilisation "importante".
"On est bien au-delà des 30 %, mais déjà en soit 30 % est un chiffre important, c'est une grève bien suivie, elle marque un vrai saut quantitatif et qualitatif", déclare le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, peu avant le départ du défilé parisien des fonctionnaires.

14 h 15 : le PS pour des négociations salariales "sans délai".
Dans un communiqué, le Parti socialiste "demande au gouvernement d'ouvrir sans délai des négociations salariales dans la fonction publique, de geler les suppressions d'emplois prévues dans le budget 2008, et d'engager avec tous les acteurs concernés une réflexion en profondeur sur les contours et l'avenir de la fonction publique".

13 h 34 : De 14 500 à 25 000 manifestants à Bordeaux.
Entre 14 500 selon la police et 25 000 personnes, selon les syndicats, défilent dans les rues de Bordeaux.

13 h 20 : Entre 12 000 et 15 000 manifestants à Lyon.
Entre 15 000 personnes, selon les syndicats, et 12 000 selon la police, défilent dans les rues de Lyon.

13 h 13 : Une grève peu suivie, selon M. Santini.
André Santini, sécrétaire d'Etat à la fonction publique, estime sur RTL que 30 % de grévistes dans la fonction publique d'Etat, "c'est une grève moyenne", affirmant que le mouvement est "moins suivi qu'annoncé".

13 h 13 : Le gouvernement doit reculer, pour le PCF.
Le Parti communiste français affirme que face à l'ampleur des mobilisations sociales le"gouvernement doit reculer" et engager "immédiatement et sans préalable" les négociations qui s'imposent."Face à l'ampleur du mouvement social, le gouvernement n'a plus les moyens du blocage et des manoeuvres : il doit reculer".

12 h 46 : De 12 000 à 60 000 manifestants à Marseille.
12 000 personnes selon la police, 60 000 selon les syndicats manifestent dans le centre de Marseille.

12 h 45 : Débrayages chez Yoplait.
Les salariés des trois sites de production de Yoplait France, au Mans (Sarthe), à Monéteau (Yonne) et à Vienne (Isère), débrayent massivement, à l'appel de la CGT, pour réclamer la réouverture des négociations salariales 2007 et une amélioration de leur pouvoir d'achat.

12 h 15 : Regain de mobilisation à la SNCF.
Le taux de grévistes à la SNCF contre la réforme était en très légère hausse à 11 heures, à 27 %, contre 26,2 % lundi.

12 h : Un tiers des fonctionnaires d'Etat en grève.
La grève pour les salaires et les effectifs dans la fonction publique mobilise 30,12 % des fonctionnaires d'Etat mardi à la mi-journée, selon le ministère de la fonction publique.

11 h 36 : Près de 39 % de grévistes dans l'enseignement, selon le ministère.
Une moyenne de 38,98 % des enseignants du primaire et du secondaire sont en grève dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires, annonce le ministère de l'éducation qui "dément formellement les chiffres de la FSU".

11 h 05 : Grève bien suivie dans l'éducation nationale, selon les syndicats.
Près de six enseignants sur dix dans les collèges et les lycées étaient en grève dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique. "On a un taux global de grévistes de 58 % dans les collèges et les lycées. La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60 % et des pics à 80 %", a déclaré une porte-parole du SNES. Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". La FSU indique qu'une moyenne de 65 % des enseignants du primaire et de 58 % des enseignants des collèges et lycées étaient en grève.

10 h 55 : L'exaspération des PME.
La CGPME exprime"l'exaspération" des patrons de PME face aux mouvements sociaux, appelant"les acteurs du conflit à la responsabilité". L'organisation patronale souligne dans un communiqué"les difficultés auxquelles se heurtent les salariés pour parvenir sur leur lieu de travail et s'interroge sur le système d'organisation des transports en commun pouvant être bloqués par une minorité".

10 h 52 : Faible mobilisation à La Poste.
La grève à La Poste, lancée à l'appel des six fédérations des télécommunications (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUD), était suivie mardi matin à 15,18 %, selon les premières estimations communiquées par la direction.

10 h 21 : Pour la suite du conflit, la CGT "s'en remettra aux assemblées générales" de cheminots.
"Nous allons entrer mercredi dans un cycle de négociations tripartites à la SNCF qui va durer certainement plus d'un mois", explique le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste. Selon lui, "des assemblées générales ont déjà appelé à la suspension de la grève, d'autres à sa poursuite pour peser sur ces négociations".

10 h 21 : Le PS réclame une conférence sur les salaires.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, assure sur i-Télé que les socialistes seront "nombreux" dans les manifestations pour la défense du pouvoir d'achat des fonctionnaires et réclame la réunion d'une "conférence sur les salaires".

9 h 51 : Le conflit des régimes spéciaux "cannibalise toutes les autres revendications" selon l'UNSA.
Le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite "cannibalise toutes les autres revendications", rendant notamment "inaudible"celle des fonctionnaires sur le pouvoir d'achat, estime Alain Olive, le secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) sur la radio BFM.

9 h 03 : Pour Guillaume Pépy (SNCF), il y a du "grain à moudre".
Interrogé sur RMC, le directeur général exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, affirme qu'il y aura"du grain à moudre" de la part de la direction pour la négociation qui doit démarrer mercredi après-midi. "Il n'y a aucune raison que l'on n'ait pas demain une négociation positive, mais pour ça, il faut qu'il y ait des signes de reprise du trafic", ajoute M. Pepy. La SNCF a prévu une série de "mécanismes d'accompagnement" de la réforme du régime spécial de retraite de cheminots représentant entre 80 et 100 millions d'euros, précise-t-il sur BFM.

8 h 54 : Fonctionnaires et cheminots "ont le pouvoir d'achat en commun" , selon Jacques Voisin (CFTC).
Le président de la CFTC, Jacques Voisin, estime sur Canal+ que la revendication d'un meilleur pouvoir d'achat est "commune" aux manifestations de fonctionnaires et de cheminots qui se retrouvent cet après-midi dans la rue.

8 h 20 : Annonce d'une intervention "légitime" du chef de l'Etat.
"Après un conflit tel qu'on vient de le vivre (...), il est évidemment légitime que le président de la République puisse intervenir et on peut s'y attendre", indique le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, sur RTL. Le ministre du budget et de la fonction publique, Eric Woerth, est lui l'invité de France-Inter : "C'est vrai, les fonctionnaires ne gagnent pas très bien leur vie. Il y a une échelle de salaires qui est très courte mais en même temps, pour gagner mieux leur vie, il faut accepter de prendre plus de responsabilités, il faut accepter de faire plus d'heures supplémentaires", explique-t-il.

6 h 45 : Le trafic RATP "un peu mieux que prévu".
Le trafic se présente "un peu mieux que prévu", avec en moyenne 1 métro sur 3 à 1 métro sur 4, et 40 % des bus. Le trafic reste nul sur la ligne B du RER et limité à 15 % sur la ligne A. A la SNCF, la circulation des trains est "conforme aux prévisions" avec 350 TGV sur 700, 85 Corail sur 300, des fréquences de Transiliens supérieures en Ile-de-France, 50 % des TER et un trafic Thalys "proche de la normale".

segunda-feira, 19 de novembro de 2007

Grève: petits affrontements sur le Web

LEXPRESS.fr

Après les rames de métro, les embouteillages ou les pavés, les pro et anti-grève ont trouvé un nouveau terrain d’affrontement: la Toile. Sur Internet, la guerre du buzz est déclarée, à coups d'intox ou d'humour bon enfant.



Premier round, avant même le début du mouvement social, un communiqué sous forme de PDF est diffusé à grande vitesse sur les messageries électroniques, titré "Restez calme en lisant ce qui suit". Les internautes y découvrent une longue liste d’avantages et de privilèges dont bénéficieraient les agents de la SNCF, salaires, congés et primes à gogo.

L’objectif, résumé en fin de page, est clair : "Faites suivre ce message à un maximum de gens autour de vous qui empruntent la SNCF régulièrement pour ne plus jamais entendre à chaque grève un usager dire 'Ils ont sûrement raison de faire grève’... "

Info ou intox ? Le site Hoaxbuster.com ("les chasseurs de canulars") s’est procuré le rapport d’activité 2006 de la SNCF pour confronter les données avancées. Résultat, un grand nombre de chiffres sont erronés. Les salaires sont gonflés, les horaires revus à la baisse, certaines primes, comme la prime au charbon, n’existent plus depuis trente ans.

Pour contrer ce document, qui ressurgit sur le Net à chaque grève depuis deux ans, la SNCF publie même sur son site un démenti: "Halte aux idées reçues, pour en finir avec les contre-vérités".

Mais le combat ne s’arrête pas là. Sur Facebook, les "pour", "contre la grève" ou "contre ceux qui sont contre la grève", s’affrontent à coups de commentaires, parfois très virulents. En réponse au groupe "pour le remplacement des connards de la SNCF et de la RATP par des machines" s’est créé le groupe "pour le remplacement des connards d’automates par des grévistes". Sont venus en renfort les groupes "Les trous du cul sont-ils tous anti-grévistes", "Perplexe devant la nouvelle mode qui veut que l’on tue les gens faisant grève" ou encore "Y-a-t-il une loi qui autorise le lancer de tomates contre les grévistes"…

Dans un registre beaucoup plus léger, le duo réjouissant de la Chanson du dimanche clame "Petit cheminot, we need you! ".


Les tickets de métro manifestent aussi. Parce qu'il ne supporte plus de "composter plus pour gagner plus", Tick nous fait part de ses états d'âme.



Un tuyau pour rester zen: chanter et danser sur le quai! Inspirez-vous de cette publicité pour le métro de Montréal réalisée en 1976 , où "il fait beau" (tout comme dans l'autobus).



Rappellez-vous, dans les années 80, la RATP misait sur son ticket chic et choc. Les usagers du métro d'aujourd'hui s'en réjouiront!

Commentaires : (1)

Le lundi 19 novembre 2007 à 21:19

La réforme des régimes spéciaux permettra une économie de 200 millions d’euros par an et le coût de la grève. d’après le ministère de l’Economie, s’élève à près de 350 millions d’euros par jour, ce qui veut dire qu’une grève de 7 jours coutera près de 2 milliards d’euros. Alors je me permets de poser une question idiote: quel est l’intérêt de dépenser 2 milliards d’euros pour économiser 200 millions?

par mezigues

Terça-feira de muita greve na França, em Paris "ça marche"

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007. |AFP/MYCHELE DANIAU

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007.
AFP/MYCHELE DANIAU


Terça-feira de greve na França. Até os jornais vão parar. Após seis dias de greve nos transportes, o movimento vai atingir os servidores públicos, incluindo os professores, além de convergir com greves e ocupações de universidades e escolas.

Em Paris muita caminhada e bicicleta, pouco transporte público.

Endurecimento da base grevista e também do governo que procura negociar sem perder a face.

Sindicatos mobilizados contra uma reforma que concerne uma pequena minoria, porem que sinaliza uma resistência preventiva ao programa anti-social da direita francesa.

As comparações com Thatcher e os mineiros, por vezes evocada na mídia, parecem exageradas. Nem Sarkozy tem a força da "Dama de ferro", nem os sindicatos a capacidade de luta e de organização dos mineiros ingleses da época.

A surpresa é o relativo vigor da contestação ao presidente recentemente eleito com votação majoritária expressiva. A agitação de Sarkozy parece ter exacerbado a irritação de uma boa parte da população, incluso de uma parte da própria direita, descontente com as bajulações empolgadas a Bush e a presença de ministros oriundos da esquerda.

Nicolas Sarkozy ataca em vários front ao mesmo tempo e dá palpite em permanência, ofuscando o primeiro ministro e aparecendo em primeira linha. O desgaste pode ser mais rápido. A menos que seu calculo seja a de provocar uma radicalização para recolher os frutos mais na frente, nas eleições municipais previstas em poucos meses.

LF

Les AG de cheminots reconduisent la grève et cherchent l'unité avec les fonctionnaires

Le Monde

Cheminots et fonctionnaires se retrouveront finalement dans une journée de grève commune, mardi 20 novembre. Au sixième jour du conflit, l'ensemble des assemblées générales qui se sont tenues à la RATP, lundi, ont en effet toutes reconduites la grève pour 24 heures, ainsi que les premières assemblées générales qui ont eu lieu à la SNCF.

"Les AG qui se sont tenues lundi matin étaient plus massives que celles de vendredi. Elles ont duré plus longtemps du fait des annonces de ce week-end et ont toutes reconduit la grève pour 24 heures à quelque 96 % des participants"
, a déclaré Eric Falempin, secrétaire général de FO cheminots. Le taux de grévistes à la SNCF était en légère baisse lundi, selon le direction, à 26,2 % contre 32,2 % vendredi.

A la RATP, selon la CGT, si certaines assemblées ont envisagé de suspendre le mouvement pendant les négociations qui doivent commencer mercredi matin, la plupart voulait, mardi, "une convergence des luttes" avec la journée de grève des fonctionnaires. Le 20 novembre a en effet été choisi par les fédérations de fonctionnaires depuis le 22 octobre pour organiser une journée d'action pour "les salaires, l'emploi et le service public". Ces derniers revendiquent notamment l'ouverture de négociations sur leur pouvoir d'achat.

LE MÉLANGE "FACILITE LA TÂCHE" DU GOUVERNEMENT

Les deux mouvements de lutte vont donc converger mardi, le secrétaire général de la CGT cheminots ayant même indiqué qu'une délégation de cheminots participera à la manifestation des fonctionnaires "dans le respect des positions des uns et des autres". "Nous n'avons aucun intérêt à brouiller leur message, ni à casser leur unité syndicale et cela doit se faire en parfait accord entre les syndicats de cheminots et de fonctionnaires", a estimé Didier Le Reste. Mais ce mélange a été déploré lundi, sur RTL, par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, pour qui les syndicats les plus radicaux entendent, par là,"faire un mouvement politique".

Quand on politise un mouvement social, on "facilite la tâche" du gouvernement, a-t-il estimé. "Quand on mélange tout, on a face à nous un gouvernement qui choisit de répondre à ce qui l'intéresse, or pour nous, demain, le sujet qui nous intéresse, le gros problème des Français, c'est le pouvoir d'achat, (...) et on donne l'occasion au gouvernement de ne pas en parler", a-t-il expliqué car "il est plus facile pour le gouvernement d'avoir ce mouvement globalisant et politique que de répondre demain concrètement aux problèmes des fonctionnaires". La jonction aura donc lieu, mais sans la CFDT qui, comme annoncé dès le 22 octobre, a retiré son préavis de grève à la SNCF pour ne pas mélanger les mouvements.

NÉGOCIER "LE PLUS VITE POSSIBLE"

Le secrétaire général de la CFDT a demandé que les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats commencent au plus vite."Aujourd'hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours", s'est étonné M. Chérèque. "On gêne de plus en plus les usagers (...) alors qu'on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin", affirme le syndicaliste, soulignant qu'"à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève."

Le secrétaire général de FO cheminots, Eric Falempin, et le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, se sont également dits prêts à débuter des négociations avant mercredi."Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible", a déclaré M.Mahieux sur LCI.

domingo, 18 de novembro de 2007

SNCF : les syndicats appellent à reconduire la grève, premières négociations mercredi

Des trains à l'arrêt en gare de Marseille, le 18 novembre 2007. | REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER
Des trains à l'arrêt en gare de Marseille, le 18 novembre 2007




Les six fédérations de cheminots CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et SUD ont appelé, dimanche 18 novembre, à reconduire pour 24 heures la grève à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.Les syndicats ont décidé d'appeler "à la reconduite du mouvement pour 24 heures", et "iront à la table des négociations avec l'Etat et la direction où elles apporteront leur plateforme revendicative", a annoncé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, premier syndicat de l'entreprise, à l'issue d'une réunion interfédérale à Montreuil. Avec cette annonce, une jonction avec le mouvement de grève dans la fonction publique semble inévitable.

La SNCF a annoncé, dimanche, la tenue mercredi d'une première table ronde sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, mais la présence d'un représentant de l'Etat est conditionnée au "niveau de service assuré" dans les transports et à l'état du trafic.

"UN PREMIER PAS"

Le ministre du travail Xavier Bertrand a accueilli favorablement, dimanche, la décision des fédérations syndicales de cheminots de participer mercredi à la "table ronde" organisée par la SNCF. "C'est un premier pas, c'est un pas qui est attendu, mais je crois que les usagers attendent davantage encore. Ils attendent surtout que la dynamique de reprise de travail commence dès demain", a-t-il dit sur Europe 1 et TV5.

Prié de dire si l'Etat serait représenté à cette réunion, comme l'exigent les syndicats, il a répondu : "Il y aura un représentant de l'Etat s'il y a bien une dynamique de reprise du travail (...) qu'il y ait aussi davantage de trains, de métros qui reprennent". Il n'a toutefois pas fixé de seuil à cette reprise, estimant que les conflits sociaux sont "de l'humain", pas des statistiques. "Nous le voyons en ce moment, il y a quand même des choses qui bougent, qui se débloquent", a-t-il ajouté.

Didier Le Reste a précisé que la plateforme de revendications serait soumise lundi matin aux cheminots. Il a souligné que les fédérations syndicales demandaient aux cheminots de faire preuve de "responsabilité" et de ne pas se livrer à des opérations "qui nuiraient à leurs propres intérêts".

Lundi, le trafic devrait donc être toujours perturbé, même si la SNCF et la RATP annoncent une légère amélioration par rapport au week-end.

La direction de la SNCF estime qu'il y aura 300 TGV sur 650, 76 Corail sur 300, un à quatre Transiliens et RER aux heures de pointe en Ile-de-France et près d'un millier de TER, mais seulement 3 Thalys sur 4. La RATP prévoit un métro sur cinq "en moyenne" lundi, 40% de bus et un trafic "très fortement perturbé ou quasi-nul" sur les lignes A et B du RER.

sexta-feira, 16 de novembro de 2007

Vers la reconduction de la grève à la SNCF et la RATP pour ce week-end

Dans une assemblée générale de cheminots à Strasbourg, le 16 novembre 2007. | REUTERS/VINCENT KESSLER

REUTERS/VINCENT KESSLER
Dans une assemblée générale de cheminots à Strasbourg, le 16 novembre 2007.


Le Monde


La poursuite de la grève dans les transports publics était suspendue, vendredi 16 novembre, aux votes des salariés réunis en assemblées générales (AG). A la SNCF comme à la RATP, la tendance était, en milieu de journée, à la reconduction du mouvement pour samedi, voire, dans certaines AG de la RATP, pour le week-end entier.

A Marseille, Amiens, Bordeaux, ainsi qu'en Normandie, les AG de cheminots ont choisi de poursuivre le mouvement pour 24 heures. "Toutes celles qui se tiennent reconduisent pour 24 heures", a indiqué Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT cheminots. "Nous avons envoyé une lettre au ministre, nous attendons une réponse et, dans cette attente, nous poursuivons la grève", a-t-il ajouté. A Nantes, environ 450 cheminots ont voté pour la poursuite de la grève jusqu'à lundi.

32,2 % D'AGENTS EN GRÈVE À LA SNCF

A la SNCF, le mouvement donnait pourtant vendredi, selon la direction, des signes d'essoufflement avec 32,2 % d'agents en grève, contre 42,8 % la veille et 61,5 % mercredi. A l'issue d'une réunion commune, jeudi après-midi, sept des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, SUD-Rail, CFDT, CFTC, FO, UNSA, CFE-CGC) ont demandé aux assemblées générales de "reconduire le mouvement de grève pour 24 heures", jusqu'à samedi.

Du côté de la RATP, les premières assemblées générales ont également voté la grève jusqu'à samedi ou lundi. Selon la CGT, "la reconduite a été actée" tant pour les bus que le métro ou les lignes de RER, et 40 % des AG ont choisi de rester en grève jusqu'à lundi. Didier Larrigaldie, secrétaire général de FO-RATP, se voulait un peu plus prudent en début d'après-midi, dans l'attente de chiffres précis.

LES DIRIGEANTS DES ENTREPRISES CONCERNÉES REÇUS À L'ÉLYSÉE

Gouvernement et syndicats se livrent à un dialogue de sourds au troisième jour du mouvement, alors qu'une issue rapide semblait pourtant se dessiner mercredi. Les fédérations de cheminots demandent au ministre du travail, Xavier Bertrand, la tenue "dès vendredi" d'une réunion tripartite "pour fixer le cadre" des négociations dans les entreprises. Le ministre conditionne de son côté l'ouverture "immédiate" de négociations à "un appel à la reprise du travail" de la part des organisations dans les entreprises.

Nicolas Sarkozy recevra, vendredi en fin d'après-midi, à l'Elysée, les dirigeants des quatre entreprises (SNCF, RATP, EDF et GDF) concernées par la réforme pour faire avec eux "un point sur la situation", après avoir reçu le premier ministre François Fillon, le ministre du travail Xavier Bertrand et le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau.

quinta-feira, 15 de novembro de 2007

La grève reconduite vendredi à la RATP et à la SNCF, les négociations dans l'impasse

Un quai de la gare Saint-Charles à Marseille, le 15 novembre. | AP/CLAUDE PARIS

AP/CLAUDE PARIS
Un quai de la gare Saint-Charles à Marseille, le 15 novembre.

Le Monde

Le deuxième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, jeudi 15 novembre, a de nouveau fortement perturbé le trafic sur les réseaux de la RATP et la SNCF, alors même que les négociations entre syndicats et gouvernement semblent être dans l'impasse. Le mouvement a été reconduit dans les deux entreprises publiques de transports jusqu'à vendredi. Les fédérations de cheminots tentent, pour leur part, de maintenir une marge de négociation avec l'Etat, tout en donnant des gages à leur bases.

Pour preuve, les deux appels lancés jeudi soir par les fédérations de cheminots de la SNCF. Le premier, signé par sept d'entre elles (CGT, SUD-Rail, CFDT, CFTC, FO, UNSA, CFE-CGC) s'adresse aux assemblées générales qui se tiendront vendredi à la SNCF, et demande la reconduction "du mouvement de grève pour 24 heures" , soit jusqu'à samedi, selon la CGT. Le second, signé par les mêmes fédérations, hormis SUD-Rail, demande au ministre du travail, Xavier Bertrand, d'organiser "dès vendredi" une réunion tripartite "pour fixer le cadre" des négociations.

"PAS UNE RÉUNION DE NÉGOCIATION"

"La réunion que nous demandons n'est pas une réunion de négociation, c'est une réunion de mise au point pour préciser le cap, le contenu du futur processus", a précisé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots. Après avoir pris acte de la décision des assemblées générale de jeudi de reconduire la grève, M. Le Reste avait déjà demandé "des précisions de la part du gouvernement (...) car la lettre [de Xavier Bertrand] était imprécise, notamment sur le calendrier". "Quand on porte un mouvement social aussi fort que celui-ci, c'est notre responsabilité de syndicalistes d'obtenir des résultats bénéfiques pour tout le monde", avait-t-il ajouté. Pour Jean-Philippe Catanzaro, responsable des régimes spéciaux à la CFTC, "si l'on n'ouvrait pas les négociations, on ne pourra pas sortir du conflit".

SUD-Rail n'a pas modifié sa position. Comme l'expliquait son secrétaire fédéral, Christian Mahieux, dans un chat au Monde.fr, "nos revendications, c'est d'une part la suppression du projet (...) et dans un second temps, l'ouverture de négociations sur l'ensemble des régimes de retraite du pays. Nous ne pensons pas qu'aller négocier entreprise par entreprise soit la bonne réponse au problème global posé". "Il n'est pas question d'aller négocier l'application de la réforme des régimes spéciaux pendant le conflit, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas signé le courrier au ministre", a-t-il ajouté jeudi soir.

M. BERTRAND VEUT QUE LES SYNDICATS APPELLENT "À LA REPRISE DU TRAVAIL"

Le gouvernement assure de son côté suivre "en permanence l'évolution de la situation", selon le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Sur France 3, Xavier Bertrand a demandé aux syndicats, jeudi soir, "d'appeler à la reprise du travail" afin de pouvoir entamer des négociations. "On ne peut pas avoir et la grève et les négociations d'entreprise en même temps", a fait valoir M. Bertrand, qui estime qu'il y a actuellement "davantage d'agents qui souhaitent reprendre le travail".

Une feuille de route confirmée par des membres de son entourage, qui ont expliqué, sous couvert d'anonymat, que des négociations ne seront possibles qu'une fois la grève terminée. "Les négociations d'entreprises avec les représentants de l'Etat ne pourront s'engager que lorsque les organisations syndicales auront mis fin à la grève. La balle est dans le camp des organisations syndicales".

M. Fillon, qui s'est réunit, jeudi, avec M. Bertrand, Nicolas Sarkozy, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, et le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau, a une nouvelle fois appelé à la fin d'une grève "qui pénalise les usagers et qui ne permettra pas d'aboutir à des avancées sociales" et a demandé l'ouverture "des négociations dans les entreprises".

Le taux de grévistes à la SNCF, jeudi, était de 46 % selon la CGT et de 42,8 % selon la direction. Un niveau de mobilisation qualifié par M. Le Reste de "fort dans le cadre d'un mouvement de grève reconductible". Le trafic SNCF est resté perturbé, malgré des améliorations, notamment sur les TGV et les Corail. A la RATP, la direction comptait jeudi 27,2 % de grévistes, contre 44 % mercredi. Vers 18 heures, huit lignes de métro et les RER A et B ne fonctionnaient pas ou quasiment pas. La direction de la RATP prévoit un trafic encore "perturbé" vendredi. Même son de cloche à la SNCF, qui annonce néanmoins une "nouvelle amélioration" mais un trafic "pas normal" durant le week-end.


Au piquet de grève de la gare de Lyon, le trouble discret des "conducteurs" irréductibles

AG de cheminots à la gare de Lyon, le 14 novembre 2007. | AP/JACQUES BRINON

AP/JACQUES BRINON
AG de cheminots à la gare de Lyon, le 14 novembre 2007.


A la "feuille", le local où les cheminots ont l'habitude de passer avant de prendre leur service, sur le bout du quai N, il y a de la mortadelle, du taboulé, un sac de petits pains en promo, et même, vers 22 h 30, de la pizza hallal toute chaude, apportée par Chérif. Il y a aussi, hélas, la mauvaise nouvelle de la sécession de la CFDT tout juste annoncée par François Chérèque, et une drôle d'interrogation sur l'ouverture des négociations dans les entreprises demandée par le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, et acceptée par l'Elysée.

Gare de Lyon, mercredi, le deuxième piquet de grève des conducteurs de train s'organise dans la plus pure tradition du mouvement ouvrier (on tient la nuit jusqu'à l'AG quotidienne du lendemain matin 11 heures, celle où on commence par brûler les palettes de bois pour se réchauffer), mais dans un tempo d'ensemble aussi troublant qu'inédit.

Malgré les nouvelles du jour, la dizaine de cheminots qui tient le piquet refuse de se laisser intimider. Ils sont plutôt de la graine de "durs" : pas de ces conducteurs de Thalys ou d'Eurostar qui portent "un uniforme Christian Lacroix" et ne font jamais grève ; pas de ces conducteurs de TGV en fin de carrière. Eux travaillent sur la D, la ligne qui joint Creil à Melun, la plus fréquentée de la SNCF - "3 000 personnes aux heures de pointe", l'une des plus longues aussi, sans aide-conducteur mais avec des horaires calculés à la "déca-seconde" pour chacun des "50 ou 60" arrêts. "La ligne où on croise la France qui bosse, les femmes de ménage, les employés des centres de tri postaux qui se lèvent à quatre heures et demi du matin, se félicite Fabien. Le train qui ouvre les yeux sur la vraie société, pas celle de TF1."

La plupart ici adhèrent à Sud-Rail, qui fut créé là, "gare de Lyon, chez les conducteurs", lors des grandes grèves de l'hiver 1995. "Pour nous, cheminots, c'est le dernier combat, assure Aziz. On sait exactement ce qu'on perd avec la réforme, 600 euros par mois, les calculs sont faciles grâce aux tableaux proposés par la direction pour les comptes de pension. Donc on peut y aller. On attendra de voir comment on va nous manger, à la sauce ketchup, béarnaise ou moutarde, mais on ne cédera pas." Qu'"ils" viennent les croquer ! "On va leur laisser un mauvais goût", prévient Sébastien.

"ON NOUS CRIMINALISE"

Tous ont voté en 2005 non à la Constitution européenne, le "TCE" comme disent les vrais connaisseurs. Tous pestent contre le nouveau "mini-traité" européen. Tous rient bien fort quand on évoque le PS ou Ségolène Royal - "Qui ?". Autres têtes de turc, les médias. Jamais dénoncés, les "mensonges" d'un Nicolas Sarkozy quand, le 19 octobre, il explique que les jours de grève ne seront plus payés - "mais ils ne l'ont jamais été !". Mal choisis, les mots qu'ils entendent ou qu'ils lisent tous les jours : "On parle de sabotage, de prises d'otages. On nous criminalise. Bientôt, on dira "terroristes" !"

S'ils ont trouvé leurs ennemis, on devine aussi qu'ils cherchent leur héros.Le cheminot qui refuse de serrer la main du président de la République, le 26 octobre, à Saint-Denis : très bien. "Mais plus fort que lui, il y a le pêcheur" du Guilvinec, qui s'était "payé" Nicolas Sarkozy le 6 novembre : "Ah les barbares ! Derrière, il aura un contrôle fiscal et il va perd la garde de ses enfants, mais il a assuré grave !" Plus sérieusement, le "piquet" espère simplement que le Bernard Thibault du mois à venir ne sera pas le "perdant de 2003", qui avait dû négocier la libéralisation du fret et les retraites, mais bien le "vainqueur" de 1995, le tombeur d'Alain Juppé, le patron des cheminots aux cheveux longs et aux braseros : "On était fiers."

Décembre 1995 demeure leur mythe fondateur. A 36 ans, Aziz est pourtant le seul à avoir connu le mouvement d'il y a douze ans : les autres sont entrés bien après à la SNCF. Ensemble, ils se désolent, lucides, sur le temps qui passe et le fond de l'air qui change. "La société a évolué. Les gens sont dans leur bulle de plasma, avec leurs crédits et tout le bidule", dit l'un. " C'est moins tabou aujourd'hui de dire qu'on vote à droite qu'en 1995", ajoute l'autre. "Je sais pas si c'est Sarko qui est très fort, où si ce sont les syndicats qui sont nuls...", laisse échapper Fabien. "Aujourd'hui, il y a la droite bling-bling et la gauche caviar", résume Daniel. Sébastien se lève et sourit tristement : "Le bling-bling, le caviar, et nous : la gauche saucisson..."

Ariane Chemin - Le Monde

El Gobierno francés da un mes a sindicatos y empresas para negociar

Huelga
Ampliar

Francia vive la segunda huelga de transportes públicos en menos de un mes.
Los franceses se amontonan en las estaciones ante servicios que están bajo mínimos.
REUTERS

El País

El Gobierno francés ha dado un plazo de un mes a los sindicatos y las direcciones de las empresas públicas afectadas por la reforma de los regímenes especiales de pensiones para negociar medidas de acompañamiento de la reforma y poner fin a la huelga de transportes que afecta a Francia desde la noche del martes.

Este plazo figura en la carta enviada esta noche por el ministro de Trabajo, Xavier Bertrand, a los líderes de las principales centrales sindicales, cuando muchos de los sindicatos ya habían decidido prorrogar este jueves la huelga en los ferrocarriles y el transporte urbano de París que ha sumido a la capital francesa en el caos.

Por su parte, el presidente francés, Nicolas Sarkozy, considera que ahora "se dan las condiciones" para las negociaciones en las empresas y que, por tanto, la huelga debe acabar "lo antes posible en el interés de los usuarios", según ha declarado esta noche el portavoz del Elíseo. Un líder sindical, François Chérèque del sindicato CFDT, a última hora de ayer, anunciaba que "hay elementos para suspender la huelga en la SNCF", la empresa pública de ferrocarriles, tras haber recibido la carta de Bertrand. Dos sindicatos menores, por su parte, se retiraron de la huelga en la RATP (gestiona los transportes metropolitanos en París, incluido el metro), lo que supondrá que su incidencia se verá reducida un 20%.

Para el Gobierno hay tres puntos innegociables: el aumento de 37,5 a 40 años del periodo de cotización que da derecho al 100% de la pensión, para equiparar a estos colectivos con los de la función pública; que las pensiones evolucionen al ritmo de la inflación, no al de los salarios, de los empleados activos de las empresas, y que las prejubilaciones serán penalizadas. "Todo lo demás es negociable", según el primer ministro francés François Fillon.

Situación caótica

Los convocantes del paro organizaron ayer manifestaciones en las grandes ciudades de Francia. La más numerosa fue en París, con 25.000 personas según los sindicatos, 5.000 según la policía. Las huelgas han tenido menor seguimiento que las del 18 de octubre, pero han causado muchas perturbaciones en el tráfico de trenes, ya que sólo han circulado en torno al 20% de los de un día normal y los huelguistas han superado el 60% en la SNCF (casi el 75% en octubre).

En el transporte metropolitano de París, la situación ha sido también muy complicada, pero variable, con algunas líneas de metro que sólo funcionaban al 20%, mientras la automática (sin conductor) lo hacía normalmente. Un 15% de los autobuses en servicio y algunas líneas de trenes de cercanías han estado prácticamente paralizadas. Esta mañana en las afueras de la capital francesa se han acumulado hasta 300 kilómetros de retenciones en carreteras y autopistas.

Para hoy jueves, la RATP y SNCF han advertido de de que la situación seguirá "muy perturbada" aunque con algunas "mejoras", y a modo de ejemplo, están programados 150 de los 700 trenes de alta velocidad habituales, frente a los 90 de este jueves.

En la energía, el seguimiento de la huelga, según las direcciones de EDF y GDF, ha rondado el 30%, frente al 45% del 18 de octubre, lo que no ha impedido algunas acciones cortes de luz y una reducción de la producción eléctrica de hasta 8.000 megavatios en algunos momentos.

quarta-feira, 14 de novembro de 2007

Des assemblées générales à la RATP et à la SNCF ont reconduit la grève jeudi

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, lors du défilé contre la réforme des régimes spéciaux, le 174 novembre à Paris. | AFP/PATRICK KOVARIK
AFP/PATRICK KOVARIK
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, lors du défilé contre la réforme des régimes spéciaux, le 174 novembre à Paris.

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Le départ de la manifestation  parisienne, place du 18 juin 1940, contre la réforme des régimes spéciaux, mercredi 14 novembre. | Le Monde.fr
Le Monde.fr
Le départ de la manifestation parisienne, place du 18 juin 1940, contre la réforme des régimes spéciaux, mercredi 14 novembre.


17h30. Le gouvernement "obligé de reculer", juge François Hollande
Fustigeant un gouvernement et un président qui "veulent agir avec autoritarisme et en force", François Hollande a estimé que, sur la question des régimes spéciaux, "ils sont obligés de reculer". "Il a fallu attendre que les Français souffrent dans leurs conditions de transports pour que l'Etat daigne dire qu'il serait présent dans des réunions dans chacune des entreprises. On n'aurait pas pu y penser plus tôt ?", s'est-il demandé. "Je demande au président de la République, au gouvernement, de ne pas perdre une minute de plus et d'ouvrir la négociation de manière à ce qu'on sorte de ce conflit dignement avec une réforme qui sera consentie", a-t-il ajouté.

17 h 20. Possible remboursement des usagers de TER et Transilien

Anticipant l'entrée en vigueur de la loi sur le service minimum, la direction de la SNCF annonce vouloir rembourser les usagers des TER et Transilien selon les modalités prévues par celle-ci. "Si l'information est mal faite ou si le trafic promis n'est pas assuré, il y aura remboursement", explique la direction. Une "décision définitive" sur l'ensemble de ces remboursements sera prise "quand la situation sera redevenue proche de la normale", a-t-on ajouté.

17 heures. Coupures d'électricité ciblées à Rouen

La direction et des syndicats d'EDF affirment que des coupures ciblées d'électricité ont été pratiquées à Rouen. Ces actions ont notamment visé le technopôle du Madrillet où sont regroupées des entreprises de pointe. "De telles coupures ont pour but de démontrer que les grévistes peuvent intervenir où ils veulent et quand ils veulent sans mettre en péril personne", a affirmé la CGT au nom de l'intersyndicale. Entre 700 et 800 électriciens et gaziers ont participé à la manifestation qui a réuni, mercredi matin, de 2 700 à 4 000 personnes à Rouen.

16 h 30. Trafic "très perturbé" à la SNCF jeudi

La direction de la SNCF annonce que le trafic restera "très perturbé" jeudi, mais fait état de quelques "améliorations", avec notamment 150 TGV sur 700 en circulation, 50 trains Corail sur 300, deux à quatre trains par heure sur le Transilien ou encore davantage de TER. Ces améliorations par rapport aux prévisions initiales sont possibles "grâce aux reprises [de service] individuelles des conducteurs", souligne la direction. Par ailleurs, Guillaume Pépy, directeur général exécutif, fait état "de contacts de plus en plus fréquents" avec trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC). "Nous les avons rencontrés, ça a bougé et ça va bouger dans les heures qui viennent" a-t-il déclaré.

16 h 15. Grève reconduite pour 24 heures à la RATP

Le mouvement social est reconduit à la RATP pour 24 heures, dans l'attente de nouvelles propositions gouvernementales, selon les syndicats. "Les salariés réunis en assemblées générales dans les dépôts de bus et dans les terminus de métro et de RER ont reconduit majoritairement la grève", a affirmé Philippe Touzet, délégué central SUD-RATP. "Demain, il faut s'attendre encore à des perturbations. De quel ordre, je ne sais rien. Il va peut-être se passer des choses d'ici là (...) le ministre [Xavier Bertrand] doit s'exprimer ce soir et on verra s'il y a des avancées et si ça peut modifier ou pas la mobilisation demain", a-t-il précisé.

16 heures. Bernard Thibault pour la reconduction du mouvement en attendant "une réaction officielle du gouvernement"

Le secrétaire général de la CGT, qui avait proposé au gouvernement l'ouverture d'un nouveau cycle de négociations tripartites mardi, a annoncé qu'il était favorable à "la poursuite du mouvement" dans l'attente d'une "réaction officielle du gouvernement" à ses propositions. "On devrait recevoir un courrier matérialisant la position du gouvernement (...) nous verrons ce qu'il y a dans ce courrier", a-t-il indiqué. "Je ne sais pas si les négociations vont commencer (...). Je ne peux pas dire à ce stade si le conflit va s'arrêter", a ajouté le leader cégétiste jugeant qu'il fallait "bien changer à la fois le cadre, la procédure et le contenu de ce qui fait conflit".

15 h 45. Des milliers de personnes manifestent à Paris, entre 1 600 et 3 200 à Lille

La manifestation qui s'est déroulée entre la gare Montparnasse et la gare d'Austerlitz, mercredi, a rassemblé plusieurs milliers de participants, selon la CGT. Des étudiants qui protestent contre la réforme des universités se sont joints au défilé. A Lille, une manifestation réunissant des cheminots, des employés d'EDF et GDF et des étudiants s'est dirigée de la mairie à la préfecture. Ils étaient 3 200, selon la CGT, et 1 600, selon la police.

15 h 40. La lettre du gouvernement aux syndicats envoyée dans "les prochaines heures"

Xavier Bertrand assure que "la lettre de méthode" commandée par Nicolas Sarkozy sera envoyée aux syndicats dans "les prochaines heures". "Chacun peut avoir l'assurance que ces négociations d'entreprises vont pouvoir progresser", a ajouté le ministre, notant que la participation à la grève dans les transports et l'énergie était "élevée même si elle est en baisse par rapport" au mouvement social précédent.

15 h 35. Moins de grévistes à la RATP que le 18 octobre
Selon la direction de la RATP, la grève à l'appel de six des huit syndicats était suivie à 44 %, contre 58 % lors du mouvement social du 18 octobre.

15 h 30. François Fillon veut mettre un terme à un grève "qui n'aboutira pas"
Lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, François Fillon appelle à la fin d'une grève "qui n'est pas utile, qui n'aboutira pas à des résultats pour qui que ce soit, et qui gêne des millions de Français". "Nous avons décidé ce matin (...) d'envoyer une lettre qui fixe le cadre des négociations d'entreprise", a-t-il rappelé. Outre mettre un terme à la grève, cette démarche a un deuxième but, selon M. Fillon : "développer dans les entreprises la négociation qui est désormais souhaitée par tous les salariés". Le premier ministre a également précisé les points négociables : "les revenus, les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière".


terça-feira, 13 de novembro de 2007

Mercredi 14 novembre, une journée dans le rouge

Un passager attend un RER lors de la grève des cheminots le 18 octobre 2007. | AFP/BERTRAND GUAY

Le président de la République comme les syndicats jouent leur crédibilité dans la bataille de la réforme des régimes spéciaux de retraites. Le trafic devrait être très perturbé sur les réseaux SNCF et RATP.



Les grèves. L'appel à une grève reconductible lancé par sept syndicats sur huit de cheminots entrera en vigueur mardi 13 novembre, à 20 heures. La SNCF prévient que le trafic sera très perturbé sur tout le réseau français. Seules les lignes Eurostar et Thalys assureront un trafic normal. A la RATP, le trafic sera très réduit à partir de mercredi 14 novembre. Hors la ligne 14, en service, le trafic sur les lignes de métro sera limité à une rame sur dix, quasi nul sur la ligne A du RER, et nul sur la ligne B du RER.


Les syndicats. Gagner la bataille de l'opinion publique et préserver les régimes spéciaux de retraites : sur ces deux fronts, les syndicats risquent gros dans les prochains jours. Le succès des grèves du mercredi 14 novembre pourrait bien se transformer en cadeau empoisonné. Que feront-ils de cette éventuelle réussite si le gouvernement, comme il n'a cessé de le répéter, ne change rien à sa réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Les étudiants. Plus d'une cinquantaine d'assemblées générales étudiantes sont organisées cette semaine. Partisans et opposants du blocage invectivent les uns les autres. A Nanterre les CRS sont intervenus pour déloger ceux qui occupent les locaux universitaires. Sur les conséquences de la loi Pécresse, les étudiants débattent. Quelles suites donneront-ils à leur lutte ? Rejoindre les syndicats de travailleurs et sortir du cadre universitaire ou centrer leur action sur le retrait de la loi Liberté et responsabilité des universités ?

Le président de la République. C'est "son" programme, ce sera donc "son" conflit, et, espère-t-il, "sa" victoire. En répétant qu'il "tiendrait", le président de la République a fait le choix de se placer en première ligne à l'approche d'une période à risques sur le plan social. Face aux risques d'une coagulation des mécontentements, Nicolas Sarkozy choisit l'offensive en opposant la légitimité de son élection et la durée de son mandat aux revendications des syndicats.

Le premier ministre. Débordé depuis des semaines par Nicolas Sarkozy, dans les médias et sur le terrain politique et diplomatique, le premier ministre a choisi de revenir sur le devant de la scène alors que le gouvernement s'apprête à affronter une véritable tempête sociale. Cette fois, François Fillon n'entend pas se laisser complètement éclipser. Cette semaine de tensions sociales lui offre une occasion unique de se créer enfin une identité politique propre.

Le Parti socialiste. Pas opposé au principe d'une réforme des régimes spéciaux de retraite et favorable à l'autonomie des universités, le Parti socialiste concentre ses critiques sur la méthode utilisée par le gouvernement, accusé de "rechercher délibérément l'épreuve de force pour donner le change face à son incapacité à résoudre les problèmes de la vie quotidienne".

L'UMP. Pour Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, "l'esprit de responsabilité" doit prévaloir"par rapport à l'exercice du droit de grève". Concernant les régimes spéciaux, "nous sommes déterminés, sans être fermés au dialogue", assure-t-il.

Opinion. Selon un sondage BVA publié mardi 13 novembre, une majorité de Français – 55 % contre 44 % – jugent injustifié le mouvement de grève lancé contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Mais c'est la protestation étudiante qui recueille le plus l'assentiment des sondés : 49 % (et 79 % des sympathisants de la gauche), tandis que 38 % soutiennent l'Elysée et Matignon sur ce dossier. Plus largement, 49 % des personnes interrogées considèrent que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt ou très mauvaise.

La réforme. Passage en revue de quelques régimes spéciaux, de la Comédie-Française aux parlementaires. Quels avantages offrent-ils ? Le régime des retraites à la SNCF est un héritage des premières compagnies de chemins de fer qui, dès 1850, ont mis en place pour leur personnel des caisses de retraite. Il s'agissait de compenser les contraintes du service, la pénibilité, et surtout de fidéliser un personnel ouvrier très qualifié dans un contexte alors très concurrentiel.

Lemonde.fr

SNCF: les cheminots ont-ils la vie duraille?

Les cheminots sont-ils des privilégiés? A la veille de la grève, Rue89 a demandé à trois d'entre eux de raconter leur métier.


Aux ateliers SNCF de Noisy-le-Sec (Meyer/Tendance floue).

Conditions de travail, sens du service public, "esprit cheminot": David Gobé, de Lille, Bruno Picque, de Boulogne, et Daniel Tourlan, de Marseille, se sont livrés à Rue89. Tous trois syndiqués CGT, ils décrivent leur quotidien et expliquent les raisons de leur mobilisation contre le projet de réforme de leur régime spécial.

Les débuts

Aucun de nos trois témoins n’est issu d’une famille de cheminots. Après sa terminale, Bruno Picque, a choisi de rejoindre la SNCF. C’était en 1972:

"Les trains, comme tous les gosses de l’époque, ça m’a fait rêver. A 17 ans, j’y suis allé. C’est vrai, ce n’était pas une vocation, mais ça l’est devenu. J’aimais mon travail, mais plus maintenant. Le service public que j’ai connu -on aurait tout fait pour satisfaire les usagers- n’existe plus."

Selon ce quinquagénaire, la SNCF est désormais là "pour faire du fric".

A 33 ans, David Gobé fait partie, lui, de la génération qui a d’abord goûté au privé avant de se dire que "la sécurité de l’emploi, c’était mieux". Après avoir travaillé dans le BTP et en grande surface, l'agent de réserve a rejoint la SNCF en 1997, pour "partir à la retraite à 55 ans, et avoir un travail peut-être moins bien payé, mais stable".

Depuis 1979, Daniel Tourlan contrôle les passagers dans les trains. A peine majeur, il fait son entrée "par accident" chez les cheminots. S’il n'est pas issu "du sérail, des familles de cheminots", le Marseillais fait depuis vingt-huit ans partie de ces hommes qui dorment trois jours par semaine loin de leur famille.

"C’était un choix. Je n’ai pas beaucoup vu mes enfants", confie-t-il. Ils sont grands, désormais, les enfants de ce quadragénaire, qui a vu les conditions de travail des cheminots s’améliorer :

"Quand je suis arrivé, le Code du travail ne voulait rien dire à la SNCF. Depuis, les repos de rattrapage ont été instaurés."

Le métier

Cheminot, ce n’est pas que conducteur de train. A la SNCF, plus de 250 métiers existent, dont une trentaine sont consacrés au fret.

David Gobé fait partie de ces 25 000 agents de réserve de la SNCF. Cette dénomination recouvre une foultitude d’activités: tirer un wagon, aiguiller, enrayer… Les agents de réserve servent de renforts: d’un jour à l’autre, leur activité change, leurs horaires se modulent selon les besoins: "Ici, on ne sait pas quarante-huit heures à l’avance ce qu’on va faire. On a des compensations financières."

Sa journée type, David Gobé la passe au triage. Un peu comme à la Poste, sauf qu’il s’agit de wagons. Les détacher les uns des autres, les faire reculer sur une bosse, les laisser redescendre sur une pente depuis laquelle ils sont freinés par des sabots. Comme dans le tri postal, sauf que c’est plus lourd: la barre d’attelage peut peser jusqu’à 20 kilos.

David est dit "sédentaire". Parfois, son grade le lui permet, il effectue des saisies pour savoir où vont ses wagons. Il peut également être affecté à toute sorte de d'activités administratives.

Gare de Marquise, dans le Pas-de-Calais. Bruno Picque aiguille les trains. Il s’occupe de contrôler les départs et les arrivées, les "incidents ou accidents", les caténaires (ces câbles électriques qui alimentent les motrices)... Travaillant en "deux huit", Bruno Picque commence parfois à 5h35 ou à 16h35, et alterne jours de travail et relâche:

"Le décalage horaire est pénible mais le stress, la fatigue sont surtout causés par la responsabilité. Le cheminot est responsable de son train."

L'homme seul face à la machine: cet argument revient souvent. Contrôleur, Daniel Tourlan, tient le même discours sur la responsabilité :

"Dans un TGV double rame, il y a 500 passagers. Si elle est doublée, vous avez 1 000 passagers. 1 000 à faire en trois heures! C’est impossible! Mais vous le faites parce que vous êtes le seul responsable de votre train."

Souvent raillés, ces propos sur la responsabilité sont souvent affaire d’honneur pour les cheminots. Selon eux, quoi qu’il arrive ils répondent présents. Ce qui rend la réforme prévue par le gouvernement encore plus difficile à accepter. Daniel Tourlan fulmine :

"On nous impose la double peine: gagner moins que les autres, partir en même temps que les autres. Et on a plus de responsabilités que les autres."

Le salaire

David Goubé, dix ans à la SNCF:

"1 400 euros nets. Deux enfants. Ma femme est dans l’Education nationale. Elle fera grève le 20 novembre contre les suppressions d’emploi."

Bruno Picque, trente-cinq ans à la SNCF:

"1 900 euros bruts par mois. Ne m’appelez pas nanti."

Daniel Tourlan, vingt-huit ans à la SNCF:

"1 700 euros. Je ne suis pas au salaire du Président. Il gagne quinze fois plus que moi."

quarta-feira, 31 de outubro de 2007

Novembre chaud en France

SNCF. Six des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, Sud Rail, UNSA, FO, CFTC, CFE-CGC) ont appelé à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20 heures. La Fgaac (conducteurs autonomes), qui représente un tiers des conducteurs de trains) ne se joindra pas au mouvement, et la CFDT réserve sa réponse.

EDF-GDF.
Deux syndicats (FO-Energie et la CGT-Energie), majoritaires dans le secteur, appellent à la grève le 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux. Trois autres fédérations (CFDT, CFTC et CFE-CGC) se prononceront mardi 6 novembre. Elles ont fixé un "ultimatum" au 5 novembre pour que le gouvernement revoie "sa copie".

Fonctionnaires. Sept fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à la grève et à une journée d'action le 20 novembre contre les réductions d'effectifs et pour les salaires.

Education. les cinq fédérations de l'éducation – FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education – ont appelé à la grève le 20 novembre pour "dénoncer la politique gouvernementale des 11 200 suppressions de postes" dans l'éducation. Le syndicat étudiant UNEF et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé également étudiants et lycéens à participer à la mobilisation du 20 novembre.

Poste et télécommunications. Cinq fédérations syndicales (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) ont appelé les salariés de La Poste et de France Télécom à la grève le 20 novembre, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail et contre les restructurations.

Justice. Le Syndicat de la magistrature (SM) et trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT) ont appelé à une journée de grève nationale, avec manifestation à Paris, le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

Six syndicats de la SNCF appellent à la grève, ceux de la RATP attendent des "réponses"

Six des huit fédérations syndicales de la SNCF ont appelé, mercredi 31 octobre, à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20 heures. Deux syndicats du secteur de l'énergie EDF/GDF – FO et la CGT – ont également appelé à la grève le 13 novembre, "le même jour que les cheminots".

Les sept syndicats de la RATP ont, pour leur part, décidé de ne pas se joindre dans l'immédiat à ce mouvement mais demandent au gouvernement de revoir sa réforme des régimes spéciaux de retraite. "Les syndicats de la RATP attendent des réponses précises du gouvernement en début de semaine prochaine", a annoncé en fin de journée un communiqué commun rédigé à l'issue d'une réunion des sept organisations. Si le gouvernement ne revoit pas sa copie, "les organisations syndicales s'engagent à créer les conditions d'une action plus longue dans un acte unitaire et interprofessionnel".

LA DIRECTION DE LA SNCF VEUT "APPORTER DES SOLUTIONS ADAPTÉES"

A la SNCF, la CFTC, la CGT, SUD-Rail, l'UNSA (autonomes), FO et la CFE-CGC ont appelé à la "grève nationale illimitée, reconductible par durée de vingt-quatre heures" à partir du mardi 13 novembre 20 heures. La Fgaac (conducteurs autonomes) a cependant indiqué qu'elle ne se joindrait pas au mouvement. Elle avait déjà créé la surprise au lendemain du jeudi 18 octobre, en se désolidarisant des autres syndicats après avoir obtenu satisfaction sur ses revendications. La CFDT-Cheminots, elle, décidera de sa réponse le 6 novembre.

La direction de la SNCF a répondu à cet appel en affichant sa"volonté" d'"apporter des solutions adaptées et négociées aux différentes questions soulevées par l'évolution des règles du régime". Un "cadrage concret" de ces négociations sera adressé dans les prochains jours aux syndicats. Ils porteront sur "l'aménagement des fins de carrière", les "évolutions salariales et de carrière", les "conditions de travail et [la] prise en compte des contraintes métiers", les "compléments de retraite" et l'"amélioration des couvertures prévoyance et des droits familiaux ou conjugaux", précise la direction.

Le Monde

sexta-feira, 19 de outubro de 2007

France: Le Parti socialiste "se félicite de la réussite dela grève"

Le Monde

15 h 09 : le Parti socialiste "se félicite de la réussite de la grève"
Le PS "se félicite de la réussite" de la journée de grève du jeudi 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite, a déclaré vendredi, Benoît Hamon. Pour l'eurodéputé socialiste, "ce qui commence avec les régimes spéciaux se poursuivra par le démantèlement de l'ensemble du système des retraites par répartition". "A ce titre, c'est une journée d'alerte utile", a-t-il poursuivi. "Le seul divorce que nous constatons désormais est celui de Nicolas Sarkozy avec les salariés qui ont bien compris que derrière cette volonté de prétendue réforme des régimes spéciaux, il y a surtout une volonté de démanteler les principes de solidarité qui régissent les systèmes de retraite", a estimé M. Hamon.

13 h 35 : la SNCF et la RATP garantissent l'acheminement des supporters de rugby

La direction de la SNCF a donné sa "garantie d'acheminement" aux spectateurs de la finale de la Coupe du monde de rugby samedi 20 octobre. Le match qui opposera l'Angleterre à l'Afrique du Sud se déroulera au Stade de France, à Saint-Denis. L'engagement de la SNCF, formulé par son directeur général exécutif, Guillaume Pepy, concerne les Eurostar, utilisés par les supporteurs anglais arrivant de Londres à la gare du Nord, et les Transilien, c'est-à-dire les trains d'Ile-de-France, principalement le RER D, qui dessert le Stade de France.
Malgré les grèves qui perturbaient encore ce matin le trafic ferroviaire, la RATP a également annoncé qu'elle assurerait "normalement" la desserte du Parc des Princes pour que les amateurs de rugby puissent assister à la "petite finale" France-Argentine, qui a lieu ce vendredi soir 19 octobre.

13 h 30 : grève reconduite jusqu'à samedi à Marseille

Les cheminots FO et SUD-Rail, réunis vendredi en assemblées générales à Marseille, ont voté la reconduction de la grève jusqu'à samedi, 20 heures, ont indiqué les deux syndicats. La poursuite du mouvement a été votée par cinquante personnes à la gare Saint-Charles et par soixante-deux personnes au dépôt de Marseille-Blancarde. A Toulon, les grévistes ont décidé de ne pas appeler à une reconduite de la grève samedi, a-t-on ajouté de même source.

12 heures : reprise du trafic à la SNCF, perturbations à la RATP
Le trafic Eurostar est "normal", celui des Thalys était assuré à 60 %, et les TGV vers les villes de province au départ de Paris n'étaient assurés qu'à 35 %. En régions, un TER sur trois circulait, tout comme en Ile-de-France pour le Transilien, selon la direction. A la RATP, la circulation vers 13 heures restait perturbée dans le métro avec une rame sur deux en moyenne sur plusieurs lignes, et deux bus sur trois. Mais les RER A et B, qui transportent quotidiennement 1,7 million de passagers dans toute l'Ile-de-France, n'ont "pas démarré".

11 h 47 : pour Henri Guaino, c'est Xavier Bertrand qui "est en première ligne"
Le conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino, estime que le premier ministre, François Fillon, avait "toute sa place" dans la conduite de la réforme des retraites, mais que c'est le ministre du travail Xavier Bertrand "qui est en première ligne". "François Fillon est le premier pendant la campagne électorale à avoir parlé de la réforme des régimes spéciaux. Il a toute sa place dans ce dispositif et il l'occupe très bien. Simplement, celui qui est en première ligne, c'est le ministre des affaires sociales. C'est normal", a déclaré M. Guaino sur Canal+.

11 h 43 : l'allongement de la durée de cotisation n'est pas négociable, pour François Fillon
L'allongement à quarante ans de la durée de cotisation pour les régimes spéciaux de retraite "n'est pas négociable", a déclaré François Fillon, qui souligne toutefois que "le gouvernement est ouvert au dialogue". "Nous allons rénover notre contrat social et dans cette perspective, la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien", a réaffirmé le premier ministre lors d'un discours à l'occasion d'un déplacement à Nîmes, dans le Gard.

9 h 40 : la CGT-Cheminots demande des comptes sur l'accord avec la Fgaac
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, va "demander des comptes à la direction de la SNCF" sur les "discussions en coulisse" menées avec le syndicat autonome des conducteurs au soir de la grève contre les régimes spéciaux. La Fgaac (agents de conduite autonomes), qui avait appelé à reconduire vendredi la grève à la SNCF, a annoncé jeudi soir dans un communiqué "suspendre le mouvement" après avoir obtenu "des réponses" de la direction de l'entreprise nationale.

9 h 36 : une femme roulant à Vélib' est morte jeudi soir
Une femme d'une soixantaine d'années circulant à Vélib' est morte jeudi soir à la suite d'un accident avec un camion, a fait savoir, vendredi, la société JC Decaux, qui gère le système de vélos en libre-service à Paris. Il s'agit du premier accident mortel d'un Vélib', depuis le lancement du dispositif le 15 juillet. La cycliste a été renversée par un camion dans le 12e arrondissement, à l'angle du boulevard Morland et du boulevard de la Bastille. Elle est morte plus tard des suites de ses blessures.

9 h 36 : 233 km de bouchons en Ile-de-France
Le trafic routier est en proie à une congestion générale à 9 heures en Ile-de-France, avec des bouchons sur la plupart des axes conduisant vers la capitale, indique le Centre national d'information routière (CNIR). A 9 heures, 233 km de bouchons étaient comptabilisés, contre 108 en moyenne à la même heure d'ordinaire, souligne le CNIR, selon lequel "il y a des bouchons un peu partout et on ne circule pas". On relève des blocages par exemple sur l'A4 entre Marne-la-Vallée et la porte de Bercy, sur l'A104 (extérieur) aux abords de Roissy, sur l'A3 entre Garonor et la porte de Bagnolet, ainsi que sur l'A6 en direction de Paris. La circulation est particulièrement difficile au centre de Paris. En province, la situation du trafic aux abords des grandes métropoles est en général normale.

quinta-feira, 18 de outubro de 2007

Les cheminots plus mobilisés que lors du conflit de 1995

Le Monde

Les trafics SNCF et RATP sont très perturbés, jeudi matin, au plan national, conformément aux prévisions. | AFP/BERTRAND GUAY

AFP/BERTRAND GUAY


12 heures : 73,5 % des cheminots en grève
A 11 heures, la direction de la SNCF comptabilisait 73,5 % de ses cheminots en grève. En 1995, au plus fort du conflit, ils étaient 67 %.

11 h 49 : La FSU prévoit voit un "bras de fer" avec le gouvernement

La grève de jeudi pourrait annoncer d'autres mouvements de grogne sur des thèmes comme l'emploi ou le pouvoir d'achat, prévient la FSU, premier syndicat de la fonction publique d'Etat. Pour son secrétaire général, Gérard Aschieri, cette journée de mobilisation nationale est "un passage obligé" susceptible de déboucher sur un "bras de fer" avec le gouvernement. "Il y a aujourd'hui une accumulation de motifs d'inquiétude et de mécontentement", a-t-il déclaré sur la chaîne France 24.

11 h 46 : "Un premier avertissement réussi", pour Olivier Besancenot

"Le gouvernement vient déjà de perdre la première manche puisqu'il voulait que les cheminots soient divisés, et ce n'est pas le cas puisque c'est une journée qui est déjà un gros succès", affirme le porte-parole de la LCR sur Canal +. Pour gagner "la deuxième manche", il faudrait réussir à reconduire la grève "au moins pour demain" vendredi, estime-t-il.

11 h 32 : La grève touche aussi l'énergie
La CGT mines-énergie, syndicat majoritaire à EDF et GDF, assure que la grève est bien suivie dans l'énergie, avec de premiers taux de grévistes autour de 80 % et une baisse de la production d'électricité de 10 000 mégawatts dans la matinée. "Il est trop tôt pour savoir si cela entraînera des délestages ou de l'importation [d'électricité], d'autant plus que le réseau est moins sollicité avec la grève dans les transports", a indiqué Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération syndicale. L'électricité a été coupée jeudi matin à La Lanterne, résidence secondaire du président Nicolas Sarkozy à Versailles.

11 h 25 : Entre 7 % et 15 % de grévistes à La Poste
La grève à La Poste était suivie jeudi matin par 7 % des postiers selon un premier décompte de la direction, tandis que SUD-PTT parle de 15 % de grévistes. Selon la direction de La Poste, la grève n'a que très peu de conséquences sur la distribution, "ici ou là". "La Poste a mis tout en œuvre pour assurer l'accueil de ses clients et la continuité de service, que ce soit dans les domaines du courrier, du colis et de la Banque postale", précise la direction. Pour Régis Blanchot (SUD-PTT), il n'y a effectivement "pas beaucoup de perturbation, à part sur la distribution du courrier à Paris, où 30 % des facteurs sont en grève".

10 h 35 : Xavier Bertrand "prêt à recevoir" les syndicats la semaine prochaine
Le ministre du travail, Xavier Bertrand, est "prêt à recevoir" les organisations syndicales sur la réforme des régimes spéciaux de retraite "dès la semaine prochaine", a-t-il indiqué jeudi à l'AFP. "La CGT souhaite que je la reçoive à nouveau, ce sera fait dès la semaine prochaine", a déclaré le ministre interrogé par l'AFP, à la suite de la demande du secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste."D'autres organisations syndicales ont demandé à me rencontrer à leur tour, je les recevrai également la semaine prochaine à des dates que nous fixerons pour chacune d'entre elles", a ajouté M. Bertrand. "Certaines organisations m'ont déjà transmis des documents détaillés avec des propositions, je peux vous dire que je les étudie complètement d'ici le prochain rendez-vous, que j'aurai avec elles la semaine prochaine", a poursuivi le ministre.

10 h 34 : Le succès de Vélib à Paris
Le système de vélo en libre service Vélib à Paris avait enregistré, jeudi à 9 heures 27 000 utilisations, soit près du double des 14 000 utilisations en temps habituel à cette heure, a-t-on appris auprès de la mairie de la capitale. "C'est quasiment le double d'un jour normal" ajoute-t-on à propos de l'utilisation des Vélib en ce jour de grève des transports parisiens. "Cela fonctionne pas mal", a-t-on indiqué de même source. Des "mesures spécifiques" de renforcement des effectifs de maintenance ont été prises pour cette journée de grève.

9 h 30 : La CGT-Cheminots attend un message du gouvernement
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, a déclaré que les "cheminots en grève aujourd'hui attendent que le gouvernement leur envoie des messages", ajoutant qu'il en tiendrait compte pour la suite du mouvement. "Les cheminots en grève attendent que le gouvernement leur envoie des messages, leur fasse des annonces, comme la direction de l'entreprise", a déclaré M. Le Reste, sur i-Télé. Le secrétaire général a ajouté qu'il "apprécierait dans la journée" quelle est leur attitude pour décider éventuellement de la suite à donner au mouvement.

9 h 25 : "Un affiche politique", pour le secrétaire général-FO des cheminots
La fédération FO des cheminots met en garde le gouvernement sur le risque qu'il court de provoquer un conflit dur à la SNCF pour obtenir un "affichage politique" sur la réforme des régimes spéciaux de retraite."Le gouvernement ne veut pas négocier sur des principes qu'il a déclarés non négociables, sur l'essentiel", c'est-à-dire le passage de 37,5 ans à 40 ans de cotisations, déplore son secrétaire général, Rémy Aufrère."Est-ce que c'est pour des raisons financières ou politiques qu'on veut casser le régime général des cheminots et d'autres régimes spéciaux ?", ajoute-t-il dans un entretien téléphonique avec Reuters.

9 h 02 : "On n'a pas créé les conditions du dialogue", dit Bernard Thibault
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a justifié la grève sur France Inter. "Ceux qui ont décidé d'avoir recours à la grève n'ont pas eu d'autre choix parce qu'on n'a pas créé les conditions du dialogue, de la négociation, pour définir ce qui devait être fait pour l'avenir de leurs retraites", a-t-il déclaré. "On s'est entendu dire il y a quelques semaines par le premier ministre : 'la réforme est bouclée'. On s'est entendu dire quelques jours après par le président de la République : 'Je demande au ministre du travail d'arrêter la réforme en quinze jours'", a-t-il poursuivi. "On ne peut pas modifier des pans importants du contrat de travail, on ne peut pas décréter que les retraites diminueront de 20 à 25 % de manière unilatérale".

8 h 52 : "On est très déterminés", indique Laurent Wauquiez
"Notre état d'esprit, c'est de dire : on est là pour écouter derrière la grève les craintes et les inquiétudes qui s'expriment et d'essayer d'y répondre", a dit Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, sur France Info. Mais l'augmentation de la durée de cotisation "c'est quelque chose sur lequel on ne peut pas céder", a-t-il dit. "On est très déterminés sur le fait que passer de 37,5 ans à 40 ans de durée de cotisation, ce qu'ont fait comme effort les gens du public et du privé, c'est quelque chose sur lequel on ne peut pas céder", a-t-il ajouté. "On n'est pas là pour stigmatiser, on n'est pas là pour dire 'vous êtes des nantis', on essaye juste de dire 'essayons ensemble d'assurer la pérennité du financement des retraites'", a-t-il ajouté à l'adresse des grévistes. Laurent Wauquiez a rappelé que le système de service minimum, voté cet été, n'entrerait en vigueur qu'à partir du 1er janvier 2008. "C'est vrai que sur un jour comme celui-là on aurait bien aimé qu'il soit là, mais pour l'instant il n'est pas encore appliqué", a expliqué le porte-parole du gouvernement.

8 h 30 : Olivier Besancenot veut prolonger la grève

Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), espère que le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite durera plus de 24 heures. "Nos militants de la LCR poussent à ce que la grève soit reconduite demain matin, c'est ce qu'ils vont proposer aux autres salariés, ils ne sont pas les seuls et c'est tant mieux", a-t-il déclaré, jeudi matin, sur Canal +.

8 h 28 : François Hollande demande au gouvernement de rouvrir le cadre global

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a souligné l'ampleur de la mobilisation à l'occasion de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, faisant remarquer que le mouvement était "soutenu par toutes les organisations syndicales". "Je dis au gouvernement de rouvrir le cadre global qui doit permettre les discussions entreprise par entreprise", a déclaré M. Hollande sur RTL. "Il n'y a pas eu véritablement négociation. Le cadre a été fixé, l'alignement [des régimes spéciaux] décidé, mais il n'y pas eu prise en compte de la pénibilité", a-t-il expliqué. "La réforme des régimes est nécessaire, mais pour être réussie, elle doit respecter deux principes : le premier, celui de la négociation à partir d'un cadre global, ensuite le critère de la pénibilité qui doit être le fondement de la durée de cotisation", a-t-il ajouté.

7 h 56 : trafic SNCF nul en PACA
Le trafic SNCF était quasiment à l'arrêt dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Selon la direction régionale de la SNCF, aucun des 500 trains express régionaux (TER) ne circulait. Le trafic était également totalement nul sur les trains grandes lignes. Seuls deux TGV à destination de Paris ont été maintenus. La SNCF a mis en place un dispositif d'environ 200 cars pour desservir les principales villes de la région. A Marseille, les transports en commun fonctionnaient en revanche normalement.

7 h 45 : Le trafic toujours "très fortement perturbé" à la RATP
Aucun train ne fonctionne sur les RER A et B, et aucun tramway, a indiqué la direction de la RATP vers 7 h 30.
Deux métros sur trois circulaient sur la ligne 1, 35 % du service était assuré sur les lignes 2 et 4, 20 % sur la ligne 6, et moins d'une rame sur six sur les lignes 5, 8 et 9. La ligne 14, automatique, fonctionnait normalement.

7 h 20 : trafic peu perturbé à Lyon
Le trafic du métro et des trois lignes de tramway à Lyon était presque normal tandis que la circulation des bus était plus perturbée, indiquent les Transports en commun lyonnais (TCL). Les lignes A et B du métro fonctionnaient à 71 %, tandis que 100 % des rames des lignes C et D, cette dernière étant automatique, circulait. Du côté des tramways, le service de la ligne T1 était limité pour une durée indéterminée entre Charpennes et son terminus, l'IUT Feyssine, non à cause de la grève mais d'un incident technique, précisaient les TCL. La ligne T2 était quant à elle assurée à 81 % et la ligne T3 fonctionnait normalement. Le funiculaire reliant Saint-Jean à la basilique de Fourvière était totalement arrêté, tandis que celui entre Saint-Jean et Saint-Just fonctionnait normalement. Enfin, du côté des bus, les TCL annonçaient un trafic assuré à 65 % en moyenne. Sur certains trajets, aucun bus ne circulait jeudi matin, tandis que sur d'autres, le trafic était normal ou très peu perturbé.

7 h 00 : "Situation normale" à Orly et Roissy
La situation était "tout à fait normale" jeudi matin dans les aéroports d'Orly et de Roissy, a-t-on appris auprès de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) qui n'enregistre ni retard de vols, ni gréviste parmi les contrôleurs aériens.
La DGAC a confirmé à l'AFP que certains vols ont été annulés préventivement afin d'anticiper les conséquences de la grève. La DGAC avait estimé, en début de semaine, qu'il pourrait y avoir des perturbations en début de journée notamment à Orly.

6 h 45 : Trafic RATP "très fortement perturbé"
Vers 6 h 30, les lignes A et B du RER n'avaient "pas encore démarré". Leur trafic devait être "quasi nul" dans la journée. Les interconnexions sont suspendues à Nanterre-Préfecture et gare du Nord.
Un métro sur deux circulait sur la ligne 1, 35 % du service était assuré sur les lignes 2 et 4, 20 % sur la ligne 6, et 10 % sur les lignes 8 et 9. La ligne 14, automatique, fonctionnait normalement.
Les autres lignes n'avaient "pas encore démarré", les "prises de service des agents pouvant se faire jsuqu'à 7 h 30", a précisé la RATP. Seuls "quelques trains" devaient circuler au cours de la journée.
10 à 15% des bus et tramways étaient en circulation.

6 h 30 : Trafic normal pour le métro toulousain, légers retards pour les autobus
Le trafic était normal, jeudi matin, pour le métro automatique de Toulouse, et de légers retards étaient constatés à 6 heures pour la circulation des autobus, a indiqué Tisséo, la société gérant les transports. Aucun des deux dépôts de la ville n'était bloqué et "tous les bus sortent", a-t-on ajouté auprès du service communication de Tisséo. Certains grévistes distribuent des tracts, ce qui retarde d'une vingtaine de minutes le départ des autobus vers Toulouse et son agglomération.
Les deux lignes du métro automatique, de type Val, desservent normalement la ville de Toulouse sur des axes est-ouest et nord-sud.

6 h 15 : "Apparition de quelques petits bouchons"
La circulation routière sur les grands axes d'Ile-de-France était relativement dense, jeudi à 6 heures du matin, avec l'"apparition de quelques petits bouchons" inexistants d'ordinaire à une telle heure, a-t-on appris auprès du Centre national d'information routière (CNIR).
Le trafic est dense mais dans l'ensemble fluide en Ile-de-France, a-t-on indiqué de même source, en observant toutefois "l'apparition de quelques petits bouchons de 3/4 kms à des endroits où d'ordinaire il n'en existe pas à pareille heure : ainsi à hauteur de Lisses (Essonne) sur l'A6, de Brie sur l'A4 (Seine-et-Marne) et de Romainville (Seine-Saint-Denis) sur l'A3".
En province la situation était normale, sans difficulté notable ou toutefois inhabituelle.
Le CNIR n'était pas en mesure de faire un pronostic quant à l'évolution de la circulation en région parisienne en début de matinée, ignorant les comportements d'anticipation des Franciliens face à ce mouvement social.

6 h 00 : trafic SNCF "très perturbé"
Le trafic SNCF au plan national était déjà "très perturbé" jeudi matin, à 6 heures, conformément aux prévisions annoncées, en raison de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à l'appel des huit syndicats de cheminots, a indiqué l'entreprise.
La SNCF a prévu que seulement 46 TGV sur environ 700 en temps normal circulent sur le réseau national, entre Paris et la province, dont aucun au départ ou en provenance de Paris-Nord.
Huit Eurostar (Paris-Londres) sur 10, et 6 Thalys (Paris-Bruxelles, Paris-Amsterdam, Paris-Cologne) sur 10 sont assurés.
Le trafic TER est très perturbé dans toutes les régions SNCF. Des transports de substitution par bus sont proposés sur certaines lignes, de sorte que plus de 1 800 circulations (train et bus) seront assurées dans la journée.
Seuls dix trains Corail (grandes lignes hors TGV) doivent circuler jeudi.
Certains trains Transiliens et RER sont assurés en Ile-de-France mais sur des tronçons réduits, notamment aux heures de pointe, le matin avant 10 heures et en fin d'après-midi, à partir de 16 heures. Aucun train ne circulera entre Paris et l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

El Gobierno francés afirma que "escuchará" a los sindicatos pero "no cederá" ante la huelga

El 73,5% de los trabajadores secunda el paro de transportes convocado para protestar por las reformas en las pensiones

El País


Huelga de transportes en Francia
Ampliar

Plataformas vacías y trenes TGV parados en la Gare de Lyon en París, Francia- EFE


El Gobierno francés se muestra firme ante la huelga de transportes, en protesta por la reforma de los regímenes especiales de jubilación, que afecta hoy a todo el país. El ejecutivo ha declarado que "escuchará" los temores y las preocupaciones de los sindicatos, pero mantendrá su determinación y "no cederá". Hacia las 11.00 horas el 73,5% de los trabajadores secundaba la huelga, según la compañía pública de ferrocarriles, la SNCF, un seguimiento superior al que paralizó el país durante semanas en 1995. El origen del conflicto está en la intención del Ejecutivo de ampliar el período de cotización que da derecho a una pensión completa desde los 37,5 años actuales a los 40 para una serie de sectores.

RENFE suspende los trenes a Europa por la huelga de transportes en Francia

VIDEO - ATLAS - 18-10-2007

Según datos de la patronal francesa, el seguimiento del paro es muy amplio - ATLAS

Francia

Francia

A FONDO

Capital:
París.
Gobierno:
República.
Población:
60.424.213 (2004)

En declaraciones a la emisora de radio France-Info, el portavoz del Ejecutivo, Laurent Wauquiez, ha mostrado la disposición al diálogo del gobierno aunque no cederá en la reforma. "Estamos aquí para escuchar los temores y las preocupaciones de los huelguistas y de responder a ellas. Pero al mismo tiempo estamos muy decididos a pasar de 37,5 años a 40 años de cotización. Es algo sobre lo que no podemos ceder", aclaró Wauquiez.

El portavoz gubernamental justificó la medida alegando que en el régimen especial de jubilación hay unos 150.000 cotizantes para aproximadamente un millón de pensionistas y que "si no se hace un esfuerzo", en diez años será difícil financiar incluso la pensión actual de los afectados por este régimen.

Cinco meses después de su llegada al Elíseo, este paro supone la primera prueba de fuego para el presidente Nicolas Sarkozy. En este sentido, Wauquiez aseguró que el Ejecutivo quiere "actuar y avanzar" sin esperar a que los temas se queden encima de la mesa esperando que pase la cita electoral.

Atascos y bicicletas

Hacia las 11.00 hora local el 73,5% de los trabajadores secundaba la huelga, según la compañía pública de ferrocarriles, la SNCF, un seguimiento superior al que paralizó el país durante semanas en 1995.En Electricité de France (EDF) y Gaz de France (GDF), más del 40% secundaba la convocatoria esta mañana, con una fuerte bajada deproducción, según los sindicatos.

A primera hora de esta mañana, en el momento más complicado por el acceso al trabajo de millones de franceses, la huelga afectaba, cuando no paralizaba, los transportes públicos en las veintisiete localidades en las que estaba convocada. El paro, que comenzó a las 20.00 horas local de ayer, se prolongará hasta las 8.00 hora local de mañana.

La compañía pública de ferrocarriles, la SNCF, esperaba cumplir las previsiones, que como mucho suponen prestar 46 de los 700 servicios del tren de alta velocidad y apenas unos cuantos para unir París con Londres, Bruselas, Amsterdam y Colonia. Las líneas regionales de trenes también están muy afectadas por la convocatoria sindical.

La situación es más complicada en París, donde, con excepción de una línea de metro automática, el resto funciona de manera reducida, con un tercio del servicio en el mejor de los casos.

En la capital francesa sólo funcionan uno de cada diez autobuses, mientras que el tráfico de automóviles en la región es el doble que en un día normal, según la Policía, que ha informado de numerosos atascos. Además, muchos ciudadanos han recurrido a la bicicleta como medio alternativo dentro de la ciudad.

En Lyon el servicio de metro está cerca de los parámetros normales, pero hay problemas en el de autobuses, al igual que en Toulouse.

1,6 millones de afectados

El Gobierno, que ya ha admitido que la huelga provocará una fuerte alteración del servicio, mantiene no obstante su voluntad de modificar el régimen especial de cotización de algunas profesiones, que para obtener una pensión deberán pasar de cotizar 37,5 años a 40.

La medida afecta a 1,6 millones de personas (1,1 millones de jubilados y 500.000 trabajadores en activo) en la compañía de ferrocarriles SNCF, la red de transporte urbano de París RATP, las empresas de energía Electricité de France y Gaz de France y los secretarios de notarías. Quedan fuera de esa reforma los mineros y marineros, que también forman parte de esos regímenes especiales.

Los ocho sindicatos de la SNCF, los seis de la RATP y los siete en las empresas de energía han llamado al paro, así como a asistir durante la jornada a alguna de las sesenta manifestaciones convocadas en todo el país.

Renfe suspende algunos servicios internacionales

Renfe ha suspendido hoy los servicios internacionales que enlazan España con Francia, Suiza e Italia, debido a una huelga convocada en los ferrocarriles franceses, SNCF. La suspensión afecta al enlace con Suiza e Italia en sentido inverso, además del Talgo Mare Nostrum desde Montpellier a Cartagena y los que unen Barcelona con Montpellier en ambos sentidos. Al mismo tiempo, durante el período de huelga señalado, los trenes con origen o destino en las estaciones fronterizas de Cerbere y Hendaya tendrán como origen o destino las estaciones de Portbou e Irún.Renfe reembolsará el 100% del importe del billete a los clientes que desistan de su viaje y no cobrará los gastos de cambio de fecha a los viajeros que se decidan por esta opción.