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quinta-feira, 22 de novembro de 2007

França: Estado não lucrará com reforma

Caen : Des centaines de personnes manifestent, le 2 février 2006 dans les rues de Caen, à l'appel de l'ensemble des fédérations syndicales de fonctionnaires pour la défense du pouvoir d'achat. |AFP/MYCHELE DANIAU

AFP/MYCHELE DANIAU


Economista diz que razões de Sarkozy são políticas, não econômicas


O GLOBO ENTREVISTA Jean-Marie Pernot

PARIS. O Estado francês não vai ganhar um centavo com a reforma dos regimes especiais de aposentadoria, diz Jean-Marie Pernot, economista do Instituto de Pesquisas Econômicas e Sociais (IRES), em Paris.

É esta reforma que mobiliza milhares de trabalhadores do setor de transportes na greve que afeta a França há uma semana. Para o especialista, Nicolas Sarkozy vai fundo na reforma por um único motivo: tentar fazer em cinco meses o que seu antecessor não fez em 12 anos.

O GLOBO: A greve nos transportes dura uma semana. O governo diz que não recua na reforma. Qual o risco para Sarkozy se a greve se prolongar?
JEAN-MARIE PERNOT: É provável que a greve não termine amanhã (hoje). Dois ou três dias a mais não pesarão. Se a negociação for mal, e os sindicatos relançam o movimento, há risco de crise.

É preciso esperar até a semana que vem para saber?
PERNOT: Um elemento é certo: o sindicato SUD Rail se recusa a entrar numa lógica de troca. Mas os outros sindicatos aceitam, inclusive a CGT. Para haver o acordo com a CGT será preciso colocar elementos (na mesa).

PERNOT: O que busca Sarkozy? Ele quer mostrar que acabou com os regimes especiais de aposentadoria. O grande risco é que os funcionários partam com uma pequena aposentadoria. Se a base do cálculo das aposentadorias se faz sobre salários mais altos, isso permite amortizar o choque.

Aumento de salário resolve?
PERNOT: Sim. Hoje, a SNCF estabeleceu o seguinte contrato com seus funcionários: você não é bem pago, está disponível 24 horas todos os dias do ano, mas se aposenta mais cedo. A aposentadoria não é alta. Se eles agora não vão se aposentar mais cedo, essa equação precisa ser modificada. Será preciso renegociar o tempo de trabalho nos fins de semana, à noite, nos feriados. Terão que ser remunerados em tempo (de repouso) ou dinheiro.

A greve não é popular. Sarkozy está em posição de força?
PERNOT: A opinião pública não entende aposentadoria depois de 37,5 anos de contribuição (a maioria se aposenta após 40 anos). Mas ao mesmo tempo, não pede para reprimir os grevistas. Se Sarkozy quiser tentar diminuir o peso dos sindicatos, terá a opinião pública contra ele.

Mas se não fizer a reforma, estará em posição delicada, não?
PERNOT: Claro, e é por isso que ele vai até o fim. Ele quer dizer: eu fiz em cinco meses o que Jacques Chirac (ex-presidente) não fez em 12 anos. Ele não se importa com o resto, quanto isso custará à SNCF.

Se ele não se importa com quanto vai custar a reforma, então...
PERNOT: Não há um centavo a ganhar com esta reforma. Há 160 mil funcionários na SNCF, mas há 300 mil aposentados, porque há 20 anos a empresa reduz pessoal. Este desequilíbrio demográfico é compensado pelo Estado, que vai continuar fazendo isso depois da reforma.

É uma reforma política, então?
PERNOT: Sim.

A perda do poder de compra da qual se queixam os funcionários públicos é grande? PERNOT: Sim. Há 20 anos, o salário mínimo do funcionalismo público era 20 vezes maior do que o salário mínimo hoje. Hoje ele vale menos.

Eles têm razão para se queixar?
PERNOT: Há cinco milhões de funcionários públicos na França, entre 22 milhões de assalariados. Todo mundo tem um funcionário público na família. Portanto, o pessoal do setor privado também acha que melhorar o salário de funcionário público o beneficia.

O governo pode dar aumento?
PERNOT: Há um desequilíbrio orçamentário na França. O governo vai alegar que não há dinheiro. Mas os funcionários dizem: Sarkozy achou dinheiro para aumentar seu salário, para dar incentivos fiscais para os mais ricos e para pescadores. Há risco de um diálogo de surdos. A situação orçamentária da França não comporta um aumento de salário dos funcionários públicos. (Deborah Berlinck)

terça-feira, 20 de novembro de 2007

Plusieurs milliers de fonctionnaires, de cheminots et d'étudiants défilent à Paris


Le Monde

MARDI 20 NOVEMBRE

15 heures : Plusieurs milliers de fonctionnaires, de cheminots et d'étudiants à Paris
Plusieurs milliers de fonctionnaires, en majorité des enseignants, mais aussi des cheminots et des étudiants, défilent sous la pluie, de la place d'Italie aux Invalides, à Paris. Sur la banderole à la tête de la manifestation intersyndicale, organisée par huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires), on peut lire : "Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a pris la tête du cortège, demande au gouvernement de "crée[r] des conditions pour les négociations" salariales dans la fonction publique, ainsi que dans les entreprises.

14 h 36 : François Chérèque chahuté pendant la manifestation parisienne
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, cible de huées dans la manifestation parisienne, appelle le gouvernement à sortir de sa"torpeur", jugeant que tout réformer en même temps "expose à des blocages".

14 h 27 : Gérard Aschieri (FSU) salue une mobilisation "importante".
"On est bien au-delà des 30 %, mais déjà en soit 30 % est un chiffre important, c'est une grève bien suivie, elle marque un vrai saut quantitatif et qualitatif", déclare le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, peu avant le départ du défilé parisien des fonctionnaires.

14 h 15 : le PS pour des négociations salariales "sans délai".
Dans un communiqué, le Parti socialiste "demande au gouvernement d'ouvrir sans délai des négociations salariales dans la fonction publique, de geler les suppressions d'emplois prévues dans le budget 2008, et d'engager avec tous les acteurs concernés une réflexion en profondeur sur les contours et l'avenir de la fonction publique".

13 h 34 : De 14 500 à 25 000 manifestants à Bordeaux.
Entre 14 500 selon la police et 25 000 personnes, selon les syndicats, défilent dans les rues de Bordeaux.

13 h 20 : Entre 12 000 et 15 000 manifestants à Lyon.
Entre 15 000 personnes, selon les syndicats, et 12 000 selon la police, défilent dans les rues de Lyon.

13 h 13 : Une grève peu suivie, selon M. Santini.
André Santini, sécrétaire d'Etat à la fonction publique, estime sur RTL que 30 % de grévistes dans la fonction publique d'Etat, "c'est une grève moyenne", affirmant que le mouvement est "moins suivi qu'annoncé".

13 h 13 : Le gouvernement doit reculer, pour le PCF.
Le Parti communiste français affirme que face à l'ampleur des mobilisations sociales le"gouvernement doit reculer" et engager "immédiatement et sans préalable" les négociations qui s'imposent."Face à l'ampleur du mouvement social, le gouvernement n'a plus les moyens du blocage et des manoeuvres : il doit reculer".

12 h 46 : De 12 000 à 60 000 manifestants à Marseille.
12 000 personnes selon la police, 60 000 selon les syndicats manifestent dans le centre de Marseille.

12 h 45 : Débrayages chez Yoplait.
Les salariés des trois sites de production de Yoplait France, au Mans (Sarthe), à Monéteau (Yonne) et à Vienne (Isère), débrayent massivement, à l'appel de la CGT, pour réclamer la réouverture des négociations salariales 2007 et une amélioration de leur pouvoir d'achat.

12 h 15 : Regain de mobilisation à la SNCF.
Le taux de grévistes à la SNCF contre la réforme était en très légère hausse à 11 heures, à 27 %, contre 26,2 % lundi.

12 h : Un tiers des fonctionnaires d'Etat en grève.
La grève pour les salaires et les effectifs dans la fonction publique mobilise 30,12 % des fonctionnaires d'Etat mardi à la mi-journée, selon le ministère de la fonction publique.

11 h 36 : Près de 39 % de grévistes dans l'enseignement, selon le ministère.
Une moyenne de 38,98 % des enseignants du primaire et du secondaire sont en grève dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires, annonce le ministère de l'éducation qui "dément formellement les chiffres de la FSU".

11 h 05 : Grève bien suivie dans l'éducation nationale, selon les syndicats.
Près de six enseignants sur dix dans les collèges et les lycées étaient en grève dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique. "On a un taux global de grévistes de 58 % dans les collèges et les lycées. La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60 % et des pics à 80 %", a déclaré une porte-parole du SNES. Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". La FSU indique qu'une moyenne de 65 % des enseignants du primaire et de 58 % des enseignants des collèges et lycées étaient en grève.

10 h 55 : L'exaspération des PME.
La CGPME exprime"l'exaspération" des patrons de PME face aux mouvements sociaux, appelant"les acteurs du conflit à la responsabilité". L'organisation patronale souligne dans un communiqué"les difficultés auxquelles se heurtent les salariés pour parvenir sur leur lieu de travail et s'interroge sur le système d'organisation des transports en commun pouvant être bloqués par une minorité".

10 h 52 : Faible mobilisation à La Poste.
La grève à La Poste, lancée à l'appel des six fédérations des télécommunications (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUD), était suivie mardi matin à 15,18 %, selon les premières estimations communiquées par la direction.

10 h 21 : Pour la suite du conflit, la CGT "s'en remettra aux assemblées générales" de cheminots.
"Nous allons entrer mercredi dans un cycle de négociations tripartites à la SNCF qui va durer certainement plus d'un mois", explique le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste. Selon lui, "des assemblées générales ont déjà appelé à la suspension de la grève, d'autres à sa poursuite pour peser sur ces négociations".

10 h 21 : Le PS réclame une conférence sur les salaires.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, assure sur i-Télé que les socialistes seront "nombreux" dans les manifestations pour la défense du pouvoir d'achat des fonctionnaires et réclame la réunion d'une "conférence sur les salaires".

9 h 51 : Le conflit des régimes spéciaux "cannibalise toutes les autres revendications" selon l'UNSA.
Le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite "cannibalise toutes les autres revendications", rendant notamment "inaudible"celle des fonctionnaires sur le pouvoir d'achat, estime Alain Olive, le secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) sur la radio BFM.

9 h 03 : Pour Guillaume Pépy (SNCF), il y a du "grain à moudre".
Interrogé sur RMC, le directeur général exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, affirme qu'il y aura"du grain à moudre" de la part de la direction pour la négociation qui doit démarrer mercredi après-midi. "Il n'y a aucune raison que l'on n'ait pas demain une négociation positive, mais pour ça, il faut qu'il y ait des signes de reprise du trafic", ajoute M. Pepy. La SNCF a prévu une série de "mécanismes d'accompagnement" de la réforme du régime spécial de retraite de cheminots représentant entre 80 et 100 millions d'euros, précise-t-il sur BFM.

8 h 54 : Fonctionnaires et cheminots "ont le pouvoir d'achat en commun" , selon Jacques Voisin (CFTC).
Le président de la CFTC, Jacques Voisin, estime sur Canal+ que la revendication d'un meilleur pouvoir d'achat est "commune" aux manifestations de fonctionnaires et de cheminots qui se retrouvent cet après-midi dans la rue.

8 h 20 : Annonce d'une intervention "légitime" du chef de l'Etat.
"Après un conflit tel qu'on vient de le vivre (...), il est évidemment légitime que le président de la République puisse intervenir et on peut s'y attendre", indique le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, sur RTL. Le ministre du budget et de la fonction publique, Eric Woerth, est lui l'invité de France-Inter : "C'est vrai, les fonctionnaires ne gagnent pas très bien leur vie. Il y a une échelle de salaires qui est très courte mais en même temps, pour gagner mieux leur vie, il faut accepter de prendre plus de responsabilités, il faut accepter de faire plus d'heures supplémentaires", explique-t-il.

6 h 45 : Le trafic RATP "un peu mieux que prévu".
Le trafic se présente "un peu mieux que prévu", avec en moyenne 1 métro sur 3 à 1 métro sur 4, et 40 % des bus. Le trafic reste nul sur la ligne B du RER et limité à 15 % sur la ligne A. A la SNCF, la circulation des trains est "conforme aux prévisions" avec 350 TGV sur 700, 85 Corail sur 300, des fréquences de Transiliens supérieures en Ile-de-France, 50 % des TER et un trafic Thalys "proche de la normale".

Servidores protestam e segue greve dos transportes na França



Ferroviários decidem manter paralisação e aumentam o caos previsto para hoje, que terá passeatas de funcionários públicos e de estudantes

AP E REUTERS

Paris - A França deve enfrentar hoje mais um dia de intensos protestos após os ferroviários terem decidido manter a greve, que completa uma semana. As manifestações de hoje dos maquinistas irão coincidir com as passeatas dos funcionários do setor público e dos estudantes.

Os protestos em conjunto contra as reformas do governo serão um dos maiores testes do presidente Nicolas Sarkozy e colocarão em xeque suas propostas para aprimorar a economia francesa. Os ferroviários são contra os planos do governo de cortar as aposentadorias especiais da categoria, que garante a 500 mil funcionários públicos 2,5 anos a menos de trabalho que o restante da população.

O primeiro-ministro François Fillon disse que as reformas irão continuar, apesar dos protestos. No entanto, há temores de que Sarkozy recue nos seus planos. Foi o que ocorreu em 1995, quando uma greve de três semanas dos transportes, também motivada pelas aposentadorias especiais, acabou obrigando o governo a retirar o projeto de lei. Uma nova rodada de negociações entre líderes sindicais e representantes do governo deve ocorrer amanhã.

A marcha conjunta contra o governo irá reunir trabalhadores dos correios e de empresas distribuidores de jornais e revistas, professores e estudantes. Apesar de a manifestação ser conjunta, cada categoria protesta por um motivo diferente. Os funcionários dos correios criticam os planos do governo de reduzir o setor público, os distribuidores não entregarão o jornal para protestar contra as reformas no setor e os estudantes e professores querem mais autonomia nas universidades. Os empregados do setor energético e os controladores aéreos do Aeroporto de Orly, em Paris, programaram uma greve de 24 horas para apoiar o movimento.

“O povo francês está começando a perder a paciência”, disse o ministro do Orçamento, Eric Woerth, em referência ao caos que a greve dos trens está causando, especialmente em Paris. A ministra da Economia, Christine Lagarde, afirmou que as paralisações estão custando à França cerca de 350 milhões (R$ 900 milhões) por dia.

segunda-feira, 19 de novembro de 2007

Terça-feira de muita greve na França, em Paris "ça marche"

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007. |AFP/MYCHELE DANIAU

Une assemblée générale de cheminots à la gare de Caen, le 15 Novembre 2007.
AFP/MYCHELE DANIAU


Terça-feira de greve na França. Até os jornais vão parar. Após seis dias de greve nos transportes, o movimento vai atingir os servidores públicos, incluindo os professores, além de convergir com greves e ocupações de universidades e escolas.

Em Paris muita caminhada e bicicleta, pouco transporte público.

Endurecimento da base grevista e também do governo que procura negociar sem perder a face.

Sindicatos mobilizados contra uma reforma que concerne uma pequena minoria, porem que sinaliza uma resistência preventiva ao programa anti-social da direita francesa.

As comparações com Thatcher e os mineiros, por vezes evocada na mídia, parecem exageradas. Nem Sarkozy tem a força da "Dama de ferro", nem os sindicatos a capacidade de luta e de organização dos mineiros ingleses da época.

A surpresa é o relativo vigor da contestação ao presidente recentemente eleito com votação majoritária expressiva. A agitação de Sarkozy parece ter exacerbado a irritação de uma boa parte da população, incluso de uma parte da própria direita, descontente com as bajulações empolgadas a Bush e a presença de ministros oriundos da esquerda.

Nicolas Sarkozy ataca em vários front ao mesmo tempo e dá palpite em permanência, ofuscando o primeiro ministro e aparecendo em primeira linha. O desgaste pode ser mais rápido. A menos que seu calculo seja a de provocar uma radicalização para recolher os frutos mais na frente, nas eleições municipais previstas em poucos meses.

LF

Les AG de cheminots reconduisent la grève et cherchent l'unité avec les fonctionnaires

Le Monde

Cheminots et fonctionnaires se retrouveront finalement dans une journée de grève commune, mardi 20 novembre. Au sixième jour du conflit, l'ensemble des assemblées générales qui se sont tenues à la RATP, lundi, ont en effet toutes reconduites la grève pour 24 heures, ainsi que les premières assemblées générales qui ont eu lieu à la SNCF.

"Les AG qui se sont tenues lundi matin étaient plus massives que celles de vendredi. Elles ont duré plus longtemps du fait des annonces de ce week-end et ont toutes reconduit la grève pour 24 heures à quelque 96 % des participants"
, a déclaré Eric Falempin, secrétaire général de FO cheminots. Le taux de grévistes à la SNCF était en légère baisse lundi, selon le direction, à 26,2 % contre 32,2 % vendredi.

A la RATP, selon la CGT, si certaines assemblées ont envisagé de suspendre le mouvement pendant les négociations qui doivent commencer mercredi matin, la plupart voulait, mardi, "une convergence des luttes" avec la journée de grève des fonctionnaires. Le 20 novembre a en effet été choisi par les fédérations de fonctionnaires depuis le 22 octobre pour organiser une journée d'action pour "les salaires, l'emploi et le service public". Ces derniers revendiquent notamment l'ouverture de négociations sur leur pouvoir d'achat.

LE MÉLANGE "FACILITE LA TÂCHE" DU GOUVERNEMENT

Les deux mouvements de lutte vont donc converger mardi, le secrétaire général de la CGT cheminots ayant même indiqué qu'une délégation de cheminots participera à la manifestation des fonctionnaires "dans le respect des positions des uns et des autres". "Nous n'avons aucun intérêt à brouiller leur message, ni à casser leur unité syndicale et cela doit se faire en parfait accord entre les syndicats de cheminots et de fonctionnaires", a estimé Didier Le Reste. Mais ce mélange a été déploré lundi, sur RTL, par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, pour qui les syndicats les plus radicaux entendent, par là,"faire un mouvement politique".

Quand on politise un mouvement social, on "facilite la tâche" du gouvernement, a-t-il estimé. "Quand on mélange tout, on a face à nous un gouvernement qui choisit de répondre à ce qui l'intéresse, or pour nous, demain, le sujet qui nous intéresse, le gros problème des Français, c'est le pouvoir d'achat, (...) et on donne l'occasion au gouvernement de ne pas en parler", a-t-il expliqué car "il est plus facile pour le gouvernement d'avoir ce mouvement globalisant et politique que de répondre demain concrètement aux problèmes des fonctionnaires". La jonction aura donc lieu, mais sans la CFDT qui, comme annoncé dès le 22 octobre, a retiré son préavis de grève à la SNCF pour ne pas mélanger les mouvements.

NÉGOCIER "LE PLUS VITE POSSIBLE"

Le secrétaire général de la CFDT a demandé que les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats commencent au plus vite."Aujourd'hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours", s'est étonné M. Chérèque. "On gêne de plus en plus les usagers (...) alors qu'on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin", affirme le syndicaliste, soulignant qu'"à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève."

Le secrétaire général de FO cheminots, Eric Falempin, et le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, se sont également dits prêts à débuter des négociations avant mercredi."Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible", a déclaré M.Mahieux sur LCI.

terça-feira, 13 de novembro de 2007

Mercredi 14 novembre, une journée dans le rouge

Un passager attend un RER lors de la grève des cheminots le 18 octobre 2007. | AFP/BERTRAND GUAY

Le président de la République comme les syndicats jouent leur crédibilité dans la bataille de la réforme des régimes spéciaux de retraites. Le trafic devrait être très perturbé sur les réseaux SNCF et RATP.



Les grèves. L'appel à une grève reconductible lancé par sept syndicats sur huit de cheminots entrera en vigueur mardi 13 novembre, à 20 heures. La SNCF prévient que le trafic sera très perturbé sur tout le réseau français. Seules les lignes Eurostar et Thalys assureront un trafic normal. A la RATP, le trafic sera très réduit à partir de mercredi 14 novembre. Hors la ligne 14, en service, le trafic sur les lignes de métro sera limité à une rame sur dix, quasi nul sur la ligne A du RER, et nul sur la ligne B du RER.


Les syndicats. Gagner la bataille de l'opinion publique et préserver les régimes spéciaux de retraites : sur ces deux fronts, les syndicats risquent gros dans les prochains jours. Le succès des grèves du mercredi 14 novembre pourrait bien se transformer en cadeau empoisonné. Que feront-ils de cette éventuelle réussite si le gouvernement, comme il n'a cessé de le répéter, ne change rien à sa réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Les étudiants. Plus d'une cinquantaine d'assemblées générales étudiantes sont organisées cette semaine. Partisans et opposants du blocage invectivent les uns les autres. A Nanterre les CRS sont intervenus pour déloger ceux qui occupent les locaux universitaires. Sur les conséquences de la loi Pécresse, les étudiants débattent. Quelles suites donneront-ils à leur lutte ? Rejoindre les syndicats de travailleurs et sortir du cadre universitaire ou centrer leur action sur le retrait de la loi Liberté et responsabilité des universités ?

Le président de la République. C'est "son" programme, ce sera donc "son" conflit, et, espère-t-il, "sa" victoire. En répétant qu'il "tiendrait", le président de la République a fait le choix de se placer en première ligne à l'approche d'une période à risques sur le plan social. Face aux risques d'une coagulation des mécontentements, Nicolas Sarkozy choisit l'offensive en opposant la légitimité de son élection et la durée de son mandat aux revendications des syndicats.

Le premier ministre. Débordé depuis des semaines par Nicolas Sarkozy, dans les médias et sur le terrain politique et diplomatique, le premier ministre a choisi de revenir sur le devant de la scène alors que le gouvernement s'apprête à affronter une véritable tempête sociale. Cette fois, François Fillon n'entend pas se laisser complètement éclipser. Cette semaine de tensions sociales lui offre une occasion unique de se créer enfin une identité politique propre.

Le Parti socialiste. Pas opposé au principe d'une réforme des régimes spéciaux de retraite et favorable à l'autonomie des universités, le Parti socialiste concentre ses critiques sur la méthode utilisée par le gouvernement, accusé de "rechercher délibérément l'épreuve de force pour donner le change face à son incapacité à résoudre les problèmes de la vie quotidienne".

L'UMP. Pour Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, "l'esprit de responsabilité" doit prévaloir"par rapport à l'exercice du droit de grève". Concernant les régimes spéciaux, "nous sommes déterminés, sans être fermés au dialogue", assure-t-il.

Opinion. Selon un sondage BVA publié mardi 13 novembre, une majorité de Français – 55 % contre 44 % – jugent injustifié le mouvement de grève lancé contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Mais c'est la protestation étudiante qui recueille le plus l'assentiment des sondés : 49 % (et 79 % des sympathisants de la gauche), tandis que 38 % soutiennent l'Elysée et Matignon sur ce dossier. Plus largement, 49 % des personnes interrogées considèrent que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt ou très mauvaise.

La réforme. Passage en revue de quelques régimes spéciaux, de la Comédie-Française aux parlementaires. Quels avantages offrent-ils ? Le régime des retraites à la SNCF est un héritage des premières compagnies de chemins de fer qui, dès 1850, ont mis en place pour leur personnel des caisses de retraite. Il s'agissait de compenser les contraintes du service, la pénibilité, et surtout de fidéliser un personnel ouvrier très qualifié dans un contexte alors très concurrentiel.

Lemonde.fr

Les syndicats ont peur de perdre la bataille de l'opinion

Les syndicats risquent gros dans les prochains jours. Le succès des grèves du mercredi 14 novembre pourrait bien se transformer en cadeau empoisonné. Que feront-ils de cette éventuelle réussite si le gouvernement, comme il n'a cessé de le répéter, ne change rien à sa réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Le secrétaire général de la fédération des cheminots CGT Didier Le Reste, le 31 octobre 2007 au siège de la CGT à Montreuil. | AFP/BERTRAND GUAY

AFP/BERTRAND GUAY
Le secrétaire général de la fédération des cheminots CGT Didier Le Reste,
le 31 octobre 2007 au siège de la CGT à Montreuil.


Le Monde

Les syndicats risquent gros dans les prochains jours. Le succès des grèves du mercredi 14 novembre pourrait bien se transformer en cadeau empoisonné. Que feront-ils de cette éventuelle réussite si le gouvernement, comme il n'a cessé de le répéter, ne change rien à sa réforme des régimes spéciaux de retraite?

Gagner la bataille de l'opinion publique. Devant le risque d'un conflit qui dure dans les transports et la réaction critique de l'opinion à l'égard de ce qui lui apparaît comme un "conflit sectoriel contre l'intérêt général", selon Stéphane Rozès (CSA) dans Le Monde (13 novembre), les syndicats doivent convaincre l'opinion. A défaut de le faire sur leur refus de la réforme - la CGT explique que cette réforme des régimes spéciaux préfigure un durcissement du régime général des retraites pour tous les salariés, une négociation qui doit se tenir en 2008 -, ils doivent démontrer que c'est le gouvernement qui empêche une issue rapide au conflit. Bernard Thibault (CGT) explique dans le Journal du Dimanche (11 novembre) qu'il a "la conviction que le gouvernement veut le conflit pour l'exemple". François Chérèque (CFDT) déclarait, il y a une semaine : "On a le sentiment que le gouvernement nous demande de faire grève." Et Jean-Claude Mailly (FO) a demandé, lundi soir, que "le gouvernement ne joue pas la politisation du mouvement".

Sortir vite du conflit. A les entendre, les syndicats auraient préféré éviter les grèves de mercredi, annoncées reconductibles. Jusqu'à SUD Rail qui explique que "le but n'est pas de s'installer dans la grève mais de donner un message fort au gouvernement". Après le succès de la journée du 18 octobre, les dirigeants syndicaux ont attendu des concessions de la part du gouvernement. Vendredi encore, M. Thibault écrivait au ministre du travail, Xavier Bertrand, pour demander l'ouverture d'une négociation globale. "La convocation d'une telle réunion dans les meilleurs délais marquerait la volonté de travailler à une issue du conflit en cours", expliquait-il. Le ministre lui a opposé une fin de non-recevoir.

Conserver ses positions syndicales. C'est la CGT qui risque le plus gros. Premier syndicat dans les entreprises concernées par la réforme, SNCF, RATP, EDF-GDF, la CGT doit éviter de froisser ses bastions tout en défendant le principe d'égalité pour tous les salariés. Elle se retrouve, à la SNCF notamment, sous la pression de SUD qui refuse la réforme et appelle à la généralisation du conflit contre la politique sociale de Sarkozy.

La CFDT s'est déclarée en faveur de l'alignement des régimes spéciaux. Mais, échaudée par son soutien à la réforme des retraites de 2003, qui lui a coûté plusieurs dizaines de milliers de départs, elle doit obtenir des contreparties.

Ce conflit se déroule par ailleurs dans un climat syndical fébrile. Suspectés sur leur financement, les syndicats savent que la réforme de la représentativité est sur les rails. L'UNSA espère entrer dans le club fermé des cinq organisations "représentatives", CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC. Quand ces trois dernières craignent de voir les règles se modifier à leurs dépens.

Refuser la politisation et le "tous contre Sarkozy". M. Chérèque a prévenu : pas question de mélanger les revendications et de jouer la jonction avec la mobilisation des fonctionnaires du 20 novembre. De son côté, si M. Thibault dit refuser l'idée d'un "troisième tour social", il affirme la légitimité d'"autres préoccupations sociales", telle que le pouvoir d'achat. Jean-Claude Mailly (FO) ne souhaite pas non plus "a priori la jonction". Les directions syndicales veulent éviter aussi la proximité avec une mobilisation étudiante encore minoritaire. La CGT-Cheminots a mis en garde les étudiants contre d'éventuels "dérapages au niveau de la sécurité", si les étudiants bloquaient les gares mardi, tout en acceptant le principe de "convergences de ces deux mouvements".
Rémi Barroux

Une opinion défavorable aux grèves de mercredi

55 % des Français ne jugent "pas justifié" le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de mercredi, selon un sondage BVA pour BFM-Les Echos-The Phone House (mardi 13 novembre). Lors de la précédente journée de grève, le 18 octobre, 53 % d'entre eux partageaient ce jugement. Dans Libération (13 novembre), ils sont 59 % (sondage LH2) à se déclarer "du côté de Nicolas Sarkozy et du gouvernement" et 35 % "du côté des grévistes et des manifestants".

L'opinion reste sceptique sur la politique économique du gouvernement. Selon LH2, 79 % d'entre eux jugent que le bilan de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat est "un échec", de même que sur la croissance économique (59 %).

sábado, 10 de novembro de 2007

Les grèves Sarkozy et Thatcher, par Eric Le Boucher

Un dessin de Steve Bell, publié sur le site du quotidien d’information britannique 'The Guardian'. |http://www.guardian.co.uk/cartoons/stevebell/archive/0,,1284265,00.html

Un dessin de Steve Bell, publié sur le site du quotidien d’information britannique "The Guardian".
Sarkozy au pied de Bush.




En ce novembre du mécontentement qui s'ouvre, on s'interroge sur la méthode des réformes de Nicolas Sarkozy. Est-ce bien la bonne ? SNCF, RATP, fonctionnaires, juges et maintenant étudiants : et si tout coagulait ? Fallait-il que le président de la République ouvre tant de dossiers à la fois pour qu'ils fassent masse ? "Il ne faut pas vous inquiéter", a-t-il dit, mardi 6 novembre à Washington, aux grands patrons français et américains du French-American Business Council. Mais, s'il l'a dit, c'est justement parce qu'il sait que les milieux économiques français s'inquiètent.

Ils ont vu, depuis six mois, le président de la République utiliser la vitesse. Le logement, les heures supplémentaires, la fiscalité, le service minimum, l'université, le nombre de fonctionnaires, la carte judiciaire ont fait successivement l'objet de réformes. Mais, sur chacune, la tactique a été la même : le président a engrangé ce qu'il pouvait, et il s'est arrêté à la première contestation, l'oeil vissé sur les sondages et sur sa cote de popularité. D'où le commentaire critique de "réformes faites seulement à moitié". D'où le questionnement maintenant que le cas des régimes spéciaux bloque. La contestation devient grosse, que va faire Nicolas Sarkozy ? "Je tiendrai, a-t-il assuré. La France a trop reculé par le passé, elle ne peut plus reculer."

En fait, les milieux économiques ne craignent pas vraiment un recul. Ils savent que le président n'a pas le choix. S'il cède, il est chiraquisé. La rupture n'aura pas duré, Nicolas Sarkozy n'aura été qu'un tigre en papier. Il n'y a donc pas trop de risques, quelle que soit la durée des grèves, que le président renonce à ses projets. L'enjeu réel de ce mois de novembre concerne les confédérations syndicales les plus sérieuses. Tout comme les patrons, elles savent qu'au pied du mur le président ne peut pas céder. Mais elles doivent suivre leurs troupes pour ne pas les voir partir chez leurs concurrentes radicales. Ce faisant, elles redoutent d'être entraînées trop loin par les gauchistes, puis de perdre et de laisser libre champ au gouvernement pour les deux réformes, bien plus importantes, qui vont venir : celle du code du travail et celle de l'Etat. Le vrai test de ce mois de novembre n'est pas pour Sarkozy mais pour les syndicats, à commencer par la CGT. Non, l'interrogation de fond porte sur la méthode des réformes : la vitesse et l'engagement personnel ne donnent ni un ordre ni une cohérence d'ensemble.

Comment avait fait Margaret Thatcher ? On connaît les différences de situations entre la Grande-Bretagne de 1979 et la France de 2007, elles sont colossales ne serait-ce que parce que nombre d'idées de la Dame de fer sont déjà passées en France - les privatisations par exemple. Les syndicats sont trop forts là, faibles ici. Il n'y a rien à voir non plus entre la méthodiste qui admirait la rigueur de son épicier de père et lui qui aime les yachts. Surtout, trente ans ont passé.

Mais l'examen des méthodes est instructif. Quelles divergences ! "Pour ce gouvernement, dit Mme Thatcher au Times début 1980, ce qui compte ce ne sont pas les cent premiers jours. Ce sont les cinq ans qui viennent et encore cinq ans de plus (...). Nous devons remettre ce pays dans une nouvelle direction. Cela prendra du temps." Et cela en prendra, en effet : pendant trois ans les résultats sont désastreux, le chômage monte en flèche, la popularité des conservateurs plonge. Mais Maggy ne cède pas. La première divergence est donc celle du temps.

La deuxième porte sur le fond : "La vraie réforme ne se trouve pas dans les grands discours mais dans les actes et surtout dans la loi de finances", note Jean-Louis Thiériot dans son excellente biographie (Margaret Thatcher, de l'épicerie à la Chambre des Lords, éditions de Fallois). La priorité est de réduire les dépenses (les faire passer sous les 5 % du PIB à l'époque !), de rendre la livre flottante et d'échanger une baisse des impôts contre une hausse de la TVA. C'est un big bang. La livre va s'envoler, renchérissant le made in England. Bien peu de ressemblances avec notre président. On peut même dire qu'il fait le contraire : une politique budgétaire dans la ligne de son prédécesseur, un abandon de la TVA (dite sociale) et un rêve de dévaluation de l'euro...

Troisième divergence, et nous y revoilà, les syndicats. Mme Thatcher est, au début, modérée. Il n'est pas possible de tout réformer à la fois, "elle choisit la politique du grignotage", explique Jean-Louis Thiériot. Elle commence par les bouder ostensiblement, ils codirigeaient le pays, elle ne les reçoit pas. L'inverse du président français, qui les voit et les revoit en essayant de les rendre réformistes. Comme lui, en revanche, elle s'appuie sur l'opinion contre les grèves qui bloquent le pays. La grande bataille n'aura lieu que bien plus tard, au deuxième mandat, après qu'elle aura gagné la guerre des Falkland et que les premiers bons résultats économiques seront arrivés, en 1984, contre les mineurs. L'offensive - la fermeture des puits non rentables et 64 000 suppressions d'emplois - avait été préparée plus ou moins secrètement, de très loin, notamment en accumulant des stocks de charbon pour alimenter les centrales électriques. Mme Thatcher gagne au bout d'un an, non sans brutalités.

Sarkozy-Thatcher ? Les objectifs sont les mêmes, mettre fin au déclin, redonner du dynamisme, récompenser le mérite et le travail. Le pragmatisme aussi est commun. Mais, pour le reste, c'est un constat dont il ne faut tirer aucune conclusion : le président français fait tout à l'envers.

Eric Le Boucher - Le Monde

Grèves: novembre sera chaud

Pas de signes précis du côté de Météo France. Mais chez les syndicats et dans la rue, ça bouillonne. Qui veut la tête de qui? On fait le point.

Xavier Bertrand, ministre du travail
Xavier Bertrand, ministre du travail


Manifestation étudiante le 8 novembre à Paris.|AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
Manifestation étudiante le 8 novembre à Paris.
AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI

LES PLUS "PRIVILÉGIÉS"
Qui ?
Les bénéficiaires des régimes spéciaux
Ils veulent la tête de... Xavier Bertrand, ministre du Travail, mais pas seulement!
En cause : la réforme des régimes spéciaux
Leur action : Ils ont organisé une journée de grève le 18 octobre dernier. La mobilisation a atteint des records, notamment dans les transports, où près de trois quartsdes salariés avaient cessé le travail. Le mouvement s'est ensuite poursuivi, bien que moins suivi.
A venir : Grande journée de mobilisation le 14 novembre qui débutera en fait le 13 à 20 heures.
A la SNCF, 7 fédérations syndicales sur 8 ont déposé un préavis pour une grève "illimitée, reconductible par 24 heures".
A la RATP, la CGT, Sud, FO, l'Unsa et la FSI (Fédération des syndicats indépendants) ont déposé un appel à une grève reconductible sur l'ensemble des réseaux (bus, métro et RER). La CGC a déjà annoncé qu'elle n'y participerait pas.
Dans le secteur de l'énergie, la CGT et FO (majoritaires) ont appelé à une grève reconductible depuis une semaine. Les autres centrales syndicales (CFDT, CFTC et CFE-CGC) attendent toujours pour prendre une décision.


Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur

LES PLUS JEUNES
Qui ? Les étudiants
Ils veulent la tête de... Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur
En cause :
la réforme des universités
Leur action : Ils manifestent et bloquent les facs depuis quelques jours dans plusieurs grandes villes : Paris, Nantes, Perpignan, Toulouse, Rennes, Caen...
A venir : Le syndicat UNEF a appelé les étudiants à se joindre au mouvement de grève de l'Education nationale le 20 novembre.


Eric Woerth, ministre du Budget, est parfaitement au courant de ce qu'il y a dans le projet de loi de finances 2008
Eric Woerth, ministre du Budget, est parfaitement au courant de ce qu'il y a dans le projet de loi de finances 2008

LES PLUS "BRANCHÉS"

Qui ? Les fonctionnaires et les agents du secteur des télécommunications
Ils veulent la tête de... Eric Woerth, secrétaire d'état au budget et à la fonction publique
En cause : la réduction des effectifs et leurs conditions de travail
Leur action : Pour l'instant, ils n'ont pas beaucoup fait parler d'eux.
A venir : Les huit syndicats de fonctionnaires appellent à la grève
et à une journée d'action le 20 novembre. les cinq fédérations de l'Education Nationale se joindront à la grève pour "dénoncer la
politique gouvernementale des 11.200 suppressions de postes". Participeront également au mouvement les cinq fédérations (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) représentant les salariés de La Poste et de France Télécom.


Rachida Dati, ministre de la Justice.
Rachida Dati, ministre de la Justice.

LES PLUS "DROITS"
Qui ? Les avocats et les magistrats
Ils veulent la tête de... Rachida Dati, ministre de la Justice
En cause : la réforme de la carte judiciaire
Leur action : Ils manifestent dans toute la France à mesure que la garde des Sceaux annonce des fermetures de tribunaux.
A venir : Journée de mobilisation nationale le 29 novembre à l'appel du Syndicat de la Magistrature (SM, minoritaire) et trois syndicats de fonctionnaires de justice.


Michel Barnier, ministre de l'Agriculture
Michel Barnier, ministre de l'Agriculture

LES PLUS "PÊCHUS"
Qui ? Les marins-pêcheurs
Ils veulent la tête de... au choix Michel Barnier, Nicolas Sarkozy ou les dirigeants de Total!
En cause : la hausse du prix du carburant
Leur action : Ils se sont mis en grève la semaine dernière et ont bloqué le port du Havre, le 3 novembre, à l'occasion du départ de la Transat Jacques Vabre. Ils ont reçu la visite de Nicolas Sarkozy au Guilvinec (Finistère) mardi dernier. Le président de la République a annoncé trois mesures pour leur permettre de ne pas trop souffrir de la hausse des prix du carburant.
A venir : Après six jours de conflit, ils ont repris le travail, relativement satisfaits de l'accord signé avec Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Mais certains ont prévenu que "si le gouvernement ne respecte pas ses engagements, (ils) redescendr(ont) dans la rue".

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur.
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur.

LES PLUS "FLIQUÉS"
Qui ? Les officiers de police
Ils veulent la tête de... Michèle Alliot-Marie
En cause : leurs conditions de travail
Leur action :
Déjà passée ! Elle a eu lieu ce jeudi, à l'appel des syndicats d'officiers. On leur a demandé de déposer leur téléphone portable sur le bureau de leurs supérieurs et de respecter strictement les horaires. Pas une minute de plus, et que ça saute !


LES PLUS PLUS PLUS...

Les taxis ont également mis en garde contre un éventuel mouvement social. Les transporteurs routiers, en pleine négociation, se tiennent prêts eux aussi à descendre dans la rue. Quant aux buralistes, une manifestation est déjà prévue le 21, à Paris, pour protester contre la loi sur l'interdiction du tabac dans les lieux publics. Alors, à qui le tour?
Par La rédaction du Post ,

quarta-feira, 31 de outubro de 2007

Novembre chaud en France

SNCF. Six des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, Sud Rail, UNSA, FO, CFTC, CFE-CGC) ont appelé à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20 heures. La Fgaac (conducteurs autonomes), qui représente un tiers des conducteurs de trains) ne se joindra pas au mouvement, et la CFDT réserve sa réponse.

EDF-GDF.
Deux syndicats (FO-Energie et la CGT-Energie), majoritaires dans le secteur, appellent à la grève le 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux. Trois autres fédérations (CFDT, CFTC et CFE-CGC) se prononceront mardi 6 novembre. Elles ont fixé un "ultimatum" au 5 novembre pour que le gouvernement revoie "sa copie".

Fonctionnaires. Sept fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à la grève et à une journée d'action le 20 novembre contre les réductions d'effectifs et pour les salaires.

Education. les cinq fédérations de l'éducation – FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education – ont appelé à la grève le 20 novembre pour "dénoncer la politique gouvernementale des 11 200 suppressions de postes" dans l'éducation. Le syndicat étudiant UNEF et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé également étudiants et lycéens à participer à la mobilisation du 20 novembre.

Poste et télécommunications. Cinq fédérations syndicales (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) ont appelé les salariés de La Poste et de France Télécom à la grève le 20 novembre, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail et contre les restructurations.

Justice. Le Syndicat de la magistrature (SM) et trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT) ont appelé à une journée de grève nationale, avec manifestation à Paris, le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

Six syndicats de la SNCF appellent à la grève, ceux de la RATP attendent des "réponses"

Six des huit fédérations syndicales de la SNCF ont appelé, mercredi 31 octobre, à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20 heures. Deux syndicats du secteur de l'énergie EDF/GDF – FO et la CGT – ont également appelé à la grève le 13 novembre, "le même jour que les cheminots".

Les sept syndicats de la RATP ont, pour leur part, décidé de ne pas se joindre dans l'immédiat à ce mouvement mais demandent au gouvernement de revoir sa réforme des régimes spéciaux de retraite. "Les syndicats de la RATP attendent des réponses précises du gouvernement en début de semaine prochaine", a annoncé en fin de journée un communiqué commun rédigé à l'issue d'une réunion des sept organisations. Si le gouvernement ne revoit pas sa copie, "les organisations syndicales s'engagent à créer les conditions d'une action plus longue dans un acte unitaire et interprofessionnel".

LA DIRECTION DE LA SNCF VEUT "APPORTER DES SOLUTIONS ADAPTÉES"

A la SNCF, la CFTC, la CGT, SUD-Rail, l'UNSA (autonomes), FO et la CFE-CGC ont appelé à la "grève nationale illimitée, reconductible par durée de vingt-quatre heures" à partir du mardi 13 novembre 20 heures. La Fgaac (conducteurs autonomes) a cependant indiqué qu'elle ne se joindrait pas au mouvement. Elle avait déjà créé la surprise au lendemain du jeudi 18 octobre, en se désolidarisant des autres syndicats après avoir obtenu satisfaction sur ses revendications. La CFDT-Cheminots, elle, décidera de sa réponse le 6 novembre.

La direction de la SNCF a répondu à cet appel en affichant sa"volonté" d'"apporter des solutions adaptées et négociées aux différentes questions soulevées par l'évolution des règles du régime". Un "cadrage concret" de ces négociations sera adressé dans les prochains jours aux syndicats. Ils porteront sur "l'aménagement des fins de carrière", les "évolutions salariales et de carrière", les "conditions de travail et [la] prise en compte des contraintes métiers", les "compléments de retraite" et l'"amélioration des couvertures prévoyance et des droits familiaux ou conjugaux", précise la direction.

Le Monde

segunda-feira, 22 de outubro de 2007

France: Sept syndicats de la fonction publique appellent à la grève

Sept fédérations de fonctionnaires – CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC – ont appelé à la grève dans la fonction publique le 20 novembre 2007, a indiqué la FSU, à l'issue d'une intersyndicale à laquelle la CFE-CGC ne participait pas.

Cette journée d'action – le 20 novembre est aussi le jour du vote du budget 2008 à l'Assemblée nationale – porte sur l'"exigence [des sept fédérations de fonctionnaires] en matière de salaire, d'emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la fonction publique", a ajouté la FSU, dans un communiqué. Motivant leur choix pour la grève, les organisations signataires "ont constaté que leurs deux revendications prioritaires, le pouvoir d'achat et l'emploi public, ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement".

A plusieurs reprises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les huit fédérations de la fonction publique – CGT, CFDT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires – ont unanimement réclamé l'ouverture de négociations salariales, dénonçant l'absence de revalorisation des traitements en 2007. L'annonce, au cours de l'été, de la suppression de 22 900 postes de fonctionnaires au budget 2008 est venue alimenter leur colère.


LES CHEMINOTS DONNENT UNE CHANCE À LA NÉGOCIATION

Par ailleurs, à l'issue d'une réunion de plus de trois heures au siège de la CGT, à Montreuil-sous-Bois, les huit fédérations syndicales de cheminots ont fait savoir qu'elles décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à une grève reconductible à la mi-novembre. Les syndicats donnent donc une chance à la négociation avec le gouvernement, puisque la grève dépendra des réponses de ce dernier sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, ont-ils annoncé lundi 22 octobre.

Lors de la déclaration commune lue par le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, ce dernier a souligné que le mouvement de grève du jeudi 18 octobre, "exceptionnel", avait été possible "grâce à l'unité" des syndicats. "Aujourd'hui, le gouvernement a plus de responsabilités qu'il n'en avait le 17 octobre", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il a été contraint d'une certaine façon de se remettre autour de la table" cette semaine.

Le Monde