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domingo, 17 de junho de 2007

La gauche gagne les législatives au féminin

Par Ophélie Neiman (Rue89)23H22 17/06/2007

Les femmes surprendront toujours. Alors que la droite l’a emporté avec plus de 340 sièges, c'est la gauche qui gagne les législatives au féminin. 57 femmes iraient s'asseoir sur le côté gauche de l'Assemblée, contre 45 à droite. Un résultat moins surprenant si l'on tient compte des 45% de femmes candidates présentées par le PS, contre seulement 26% pour l'UMP.

Pour le parti socialiste, 49 sièges iront d'ores et déjà à des femmes. On peut notamment souligner la victoire de Michèle Delaunay, qui a battu Alain Juppé à Bordeaux (2e circonscription de la Gironde), et celle de Sandrine Mazetier contre Arno Klarsfeld dans la 8e circonscription de Paris.

Les élues féminines seront proportionellement plus présentes dans les autres partis de gauche: pour le parti radical de gauche, Dominique Orliac (circonscription du Lot, à Cahors) et Sylvia Pinel (dans le Tarn et Garonne) en métropole, mais surtout Christiane Taubira en Guyane, avec 63.41%. Chantal Berthelot, pour le parti socialiste guyanais, vient appuyer cette dernière en remportant la seconde circonscription guyanaise, ce qui donne à ce département d’outre mer une représentation exclusivement féminine. A noter aussi, pour la Réunion, la victoire de Huguette Bello du Parti communiste révolutionnaire. Pour le Parti communiste, 4 élues, dont Marie-George Buffet en Seine St Denis. Enfin, pour les Verts, la victoire est assurée pour Martine Brillard à Paris. Suite...

Le MoDem aide la gauche à contenir la victoire de l'UMP


Le second tour des élections législatives n'a pas amplifié les résultats du premier tour. La droite sort victorieuse de ces élections mais subit une érosion en nombre de sièges. La gauche résiste à la vague bleue annoncée, profitant notamment d'un bon report de voix des électeurs du MoDem.

Malgré sa victoire, il y aura moins de députés de droite dans la nouvelle Assemblée que dans celle de 2002. Avec environ 340 députés, contre 370 en 2002, la majorité perd environ 30 sièges. C'est sa première contre-performance, après la large victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et au premier tour des élections législatives, où elle avait recueilli près de 46 % des voix et envoyé plus de cent élus dans l'Hémicycle sans passer par le second tour.


De son côté, la gauche a bien résisté dans les circonscriptions qu'elle détenait et progresse dans les circonscriptions détenues par la droite. Elle recueillerait près de 220 sièges dans la nouvelle Assemblée, soit 40 de mieux que dans la Chambre sortante. Suite...

sexta-feira, 15 de junho de 2007

Nicolas Sarkozy tente de déminer le débat sur la TVA sociale


Nicolas Sarkozy est monté en première ligne, jeudi 14 juin, dans le débat sur la TVA sociale, tentant d'éteindre la polémique sur un sujet miné pour la droite, à trois jours du second tour des élections législatives.

Alors que la gauche tire à boulets rouges contre le projet, jugé "antisocial", le président de la République a cherché à rassurer les Français, affirmant dans un communiqué qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat".

La prudence s'impose d'autant plus pour le chef de l'Etat qu'un sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France affirme que 60 % des Français sont opposés à la mesure. Même chez les sympathisants de droite, la TVA sociale ne fait pas l'unanimité, selon ce sondage. 32 % des sondés proches de la droite se disent contre le projet, alors que la proportion d'opposants atteint 85 % chez les sympathisants de gauche.

Dans son communiqué, M. Sarkozy rappelle que François Fillon a demandé à Jean-Louis Borloo et Eric Besson "la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale" et affirme qu'"aucune décision ne sera prise dans l'attente de la consultation des partenaires sociaux". Il précise que "les conclusions seront tirées à la fin de l'été".

NOUVEAU MOT D'ORDRE DU PS

Peu après la déclaration élyséenne, François Fillon a enfoncé le clou, déclarant au Figaro que le gouvernement ne mettra en œuvre la "TVA sociale" que "si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix".

Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe PS à l'Assemblée nationale, a pris acte jeudi du "recul" de Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant les "inquiétudes" que lui inspire ce projet. "M. Sarkozy plie, mais ne rompt pas", a affirmé M. Ayrault dans un communiqué, jugeant que la mise au point du chef de l'Etat "montre que l'existence d'une opposition forte est le meilleur moyen de tempérer les excès et les injustices du pouvoir".

Depuis son revers au premier tour des législatives, dimanche, la gauche s'est emparée de ce dossier sensible, alertant sans relâche contre une baisse du pouvoir d'achat. "Votez socialiste contre la TVA à 24,6 %" est devenu le nouveau mot d'ordre du PS, qui a distribué à ses candidats un bandeau d'affiche électorale et un argumentaire en ce sens. Ciblant également l'absence de coup de pouce au smic, le parti a fustigé jeudi "une potion amère pour le pouvoir d'achat". Le Monde

Second tour : les socialistes appellent au "sursaut"

AFP/FRANCOIS LO PRESTI
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royale en meeting de soutien au député de la Somme Vincent Peillon, 14 juin 2007.



Défait au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste lance des appels au "sursaut" pour le second tour, dimanche 17 juin. En campagne, ses principaux dirigeants en appellent aux électeurs de gauche qui se sont abstenus et, de manière plus polémique, à ceux du centre, afin de faire "respecter le pluralisme" à l'Assemblée nationale et d'"ériger un barrage au tsunami bleu", selon l'expression employée par Ségolène Royal en déplacement, jeudi 14 juin, en Haute-Garonne et dans la Somme.

La création d'une TVA sociale envisagée par le gouvernement Fillon nourrit les argumentaires des candidats PS, qui additionnent cette mesure avec les franchises médicales et l'absence d'un coup de pouce sur le smic pour en faire le thème de "la facture de la droite".

NOUVELLE ÈRE

Mais le résultat des législatives ne conditionne pas seulement la taille du groupe socialiste et l'influence du premier parti d'opposition dans le paysage politique. Il prépare aussi un inventaire de ses échecs et ouvre aussi une nouvelle ère. Dès le 17 juin au soir, le PS fera ses comptes pour solder ses contentieux internes. La "refondation" annoncée du parti s'accompagne d'une bataille serrée pour son leadership, dans laquelle l'ex-candidate à la présidentielle compte bien s'imposer.

Sans tarder, avant le conseil national du PS prévu samedi 22 juin, Ségolène Royal a l'intention de réunir ses partisans. La plupart de ceux qui se relaient depuis plusieurs jours pour l'accompagner dans ses déplacements, à l'image de David Assouline, la pressent de s'imposer le plus rapidement possible. "Elle ne veut pas dire prendre le parti, elle déteste ce mot", soupire le sénateur de Paris. Mais la résistance autour du premier secrétaire, François Hollande, qui a réitéré son intention d'achever son bail comme prévu à l'automne 2008, s'organise.

"POUR SÉGOLÈNE MAIS PAS FORCÉMENT CONTRE FRANÇOIS"

Accueillant Mme Royal, jeudi 14 juin, venue soutenir des candidats à Toulouse, Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, a mis le pied sur le frein. "Moi je suis tout pour Ségolène mais pas forcément contre François", dit-il en aparté. "Elle n'a pas intérêt à passer en force mais plutôt à se présenter dans de bonnes conditions, François ne va pas lui savonner la planche", ajoute-t-il, en évoquant avec une moue réprobatrice "le petit entourage" de l'ex-candidate à la présidentielle. Le même jour, à Lisieux (Calvados), Lionel Jospin déclarait : "Le premier secrétaire du parti socialiste a été désigné par un congrès donc il est là jusqu'au prochain congrès, pour moi c'est très simple." Pour l'ancien premier ministre, il faut que le PS "prenne le temps de réfléchir, qu'il ne se précipite pas, qu'il mûrisse ses décisions, qu'il ne prenne pas de décisions hâtives".

Deux jours plus tôt, Jean-Marc Ayrault, pourtant membre de l'équipe présidentielle de MmeRoyal, semblait lui aussi exprimer dans le Parisien des réservesen préconisant "un mouvement maîtrisé qui nous conduise à un congrès après les municipales, comme prévu (…) Ensuite, à Ségolène de faire ses preuves".

Mais d'autres, pour des raisons divergentes parfois, ont intérêt à accélérer le mouvement, comme Manuel Valls, député candidat à sa propre succession dans l'Essonne, qui se fait le représentant d'une "nouvelle génération" et réclame la mise en place d'une "direction collégiale".

Pressé par ses amis jospiniens, Bertrand Delanoë, entend bien lui aussi se placer aux avant-postes de la bataille. Le maire de Paris a fait savoir qu'il n'excluait pas de présenter une motion pour le congrès. Tout comme Dominique Strauss-Kahn qui s'était déclaré "disponible" dès le 6 mai au soir, Laurent Fabius, adoptant pour l'heure la position du grand "sage", a bien l'intention de peser.

Pour Mme Royal, c'est "l'ambiance des primaires qui recommence". Elle rêve de rénover le PS, pas seulement ses bases idéologiques, mais aussi ses statuts, en le transformant en "parti de masse" et en supprimant la composition de sa direction à la proportionnelle des courants qui "tue" le parti. Jeudi soir, soutenant Vincent Peillon dans la Somme, elle lançait aux militants ce message : "J'ai besoin de lui pour continuer la tâche que j'ai commencé et rassembler les socialistes."

Isabelle Mandraud pour Le Monde

segunda-feira, 11 de junho de 2007

A Paris, la gauche contient la poussée de la droite, qui est en embuscade

AFP/OLIVIER LABAN-MATTEIBertrand Delanoë, le parti socialiste de Paris, en meeting pour les législatives, le 29 mai 2007.

Le Monde

Bertrand Delanoë demande un dernier réglage de lumière avant de s'exprimer, à l'Hôtel de Ville, devant un fond bleu. "Je suis dans le noir. Remettez-en un petit coup", lance-t-il, dimanche 10 juin, aux équipes de télévision après leur avoir demandé de baisser un peu l'éclairage. Pas de quoi briller, mais pas de raison non plus de rester dans l'ombre pour le maire de Paris : les résultats dans la capitale sont "en demi-teinte", résume Patrick Bloche, le patron de la fédération PS et député sortant de la 7e circonscription.


"Quand une histoire est belle autant la prolonger !", s'enflamme le maire, conscient que tout se jouera au second tour. "Je verrai bien les Parisiens apporter une contribution au pluralisme en France", ajoute-t-il, confiant. Au vu des scores du premier tour, la gauche, majoritaire avec 12 députés sortants sur 21, conserve de bonnes chances de le rester, dimanche 17 juin. D'autant que le second tour des législatives "est toujours plus dynamique pour le PS", affirme M. Bloche.

Quant aux Verts, ils totalisent à peu de choses près le même nombre de voix qu'en 2002. Contrairement à d'autres grandes villes, Paris n'est pas submergée par la vague bleue, mais seulement touchée.

La droite, qui est majoritaire en voix, arrive en tête dans plusieurs circonscriptions où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles, notamment dans la 8e et la 17e circonscription. Cinq députés UMP, contre quatre en 2002, ont été réélus dès le premier tour : Martine Aurillac, Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Bernard Debré et Françoise de Panafieu. "L'effet Delanoë a vécu, affirme Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP, qui est en ballottage très favorable dans la 12e circonscription. Nos espoirs de reprendre Paris sont renforcés."

Aucun des deux camps n'a toutefois intérêt à pavoiser car plusieurs duels pourraient réserver des surprises au second tour. Suite...

domingo, 10 de junho de 2007

La majorité présidentielle plébiscitée, le nouveau calendrier électoral sanctionné

Une élection sanctionnée. Après avoir frôlé le record de la participation à une élection présidentielle il y a un mois, la France enregistre un record absolu d'abstention pour une élection législative sous la Ve République. Après l'engouement des électeurs pour le débat public qui a marqué la campagne présidentielle de 2007, il serait cependant excessif de parler de désaffection démocratique ou de crise civique. Ce sont les "nouvelles élections législatives" que les électeurs ont sanctionnées en s'abstenant massivement. Avec la réforme du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, ces élections qui se tiennent dans la foulée de l'élection présidentielle sont désormais ressenties comme une formalité destinée à donner une majorité au gouvernement.


Pour la droite, l'amplification de la présidentielle. Nicolas Sarkozy est assuré de disposer d'une large majorité. Avec un score d'environ 43 %, l'UMP et ses alliés (40,9 % pour l'UMP et 2,2 % pour le Nouveau Centre) remportent une large victoire en voix qui amplifie considérablement le score de leur candidat au premier tour de la présidentielle (31,2 %). C'est à la fois la traduction de l'état de grâce qui a caractérisé les premier pas du nouveau président, la confirmation d'un choix cristallisé à l'occasion d'une très longue campagne et l'amplification logique de sa victoire liée au mode de scrutin majoritaire. La popularité de Nicolas Sarkozy depuis son élection combinée à sa stratégie d'occupation tous azimuts de l'espace politique dès les premiers jours de sa présidence ont rencontré dans l'opinion un accueil favorable que les résultats du premier tour viennent confirmer. La passion et l'intérêt qui ont accompagné la longue campagne pour l'élection présidentielle autour des projets des candidats ont surtout permis aux électeurs d'effectuer un vrai choix politique ; la cristallisation issue de ce processus ne pouvait être remise en cause à l'occasion de ces élections législatives.

La gauche historiquement faible.
Avec un total de 36 % des voix, la gauche parlementaire (PS-PC-Verts et divers gauche) se situe paradoxalement à un niveau très faible pour des élections législatives mais améliore néanmoins de près de 7 points son score par rapport au premier tour de la présidentielle (29,1 % pour le total des voix de Royal, Buffet et Voynet). Le Parti communiste, avec 4,5 % (contre 1,9 %), fait la meilleure opération grâce à sa bonne implantation locale. Le Parti socialiste, avec un score de 28,5 %, améliore très légèrement le score de Ségolène Royal (25,9 %) mais se situe proche de son résultat aux législatives de 2002, qui avait suivi le séisme du 21 avril 2002 (28 % des suffrages exprimés). Stable voire en léger progrès électoralement, mais défaite politiquement, la gauche parlementaire profite naturellement du mode de scrutin majoritaire qui marginalise les petits courants mais subit la vague bleue qui accompagne la victoire de la droite à la présidentielle. Elle est handicapée par un niveau global historiquement faible : avec 39 % – en comptant l'extrême gauche – contre 36 % à la présidentielle de mai, la gauche aborde en position défavorable le second tour et les prochaines échéances, se trouvant contrainte de composer avec un centre qui même faible lui barre désormais la route à toute victoire sans une nouvelle définition de sa ligne et de ses alliances.

Le Modem, siphonné mais vivant.
Avec 7 % des suffrages exprimés pour le MoDem, François Bayrou échoue en partie à implanter dans le paysage politique l'existence d'un centre autonome. Son faible enracinement local et la logique majoritaire des législatives lui interdisent de jouer le rôle de troisième force que son score à l'élection présidentielle faisait miroiter (18,7 %). En cinq semaines, le Mouvement démocrate a perdu près de cinq millions de voix par rapport au socle électoral du candidat béarnais, dans un scrutin certes moins mobilisateur et difficile pour une formation émergente. Preuve que le succès de Bayrou ne résidait pas seulement dans son positionnement mais aussi dans une équation personnelle que les candidats fraîchement investis du MoDem n'ont pas su imposer dans leur circonscription respective. Faute de trouver une traduction en sièges parlementaires, l'influence de François Bayrou sur la vie politique au cours des cinq prochaines années sera limitée. Il devra trancher l'aporie d'une ligne autonome dans un paysage fortement polarisé qui profite à un homme lors de l'élection présidentielle mais qui n'assure pas d'élus dans sa foulée. En revanche, sa présence électorale, faible mais réelle, reste une force de nuisance surtout pour la gauche, qui se doit de trouver une solution à son existence comme la droite avait dû le faire à propos du Front national.

Le Front national étranglé.
La rebipolarisation du paysage politique et l'accentuation de la victoire de l'UMP ont fait une autre victime : le Front national, qui recule de plus de cinq points par rapport au score de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle, recueillant son résultat le plus faible depuis sa percée électorale au milieu des années 1980. Le voilà ramené à des scores jamais enregistrés depuis plus de vingt ans, qui confirme l'essoufflement de la dynamique Le Pen. Le FN est certes habitué aux reflux liés au système majoritaire : à chaque législative, il perd environ un tiers de ses suffrages. Aujourd'hui il perd la moitié de son socle présidentiel, se repliant sur le noyau dur de l'extrême droite (Tixier-Vignancourt avait obtenu 5 % des voix à l'élection présidentielle de 1965). Le résultat de Nicolas Sarkozy le 22 avril avait contenu Jean-Marie Le Pen. La domination de l'UMP étrangle aujourd'hui le FN.

Philippe Chriqui et Pierre Christian, expression-publique.com pour lemonde.fr

A maioria de Sarkozy obtém perto de 47% dos votos no primeiro turno das eleições legislativas


O primeiro turno das eleições legislativas na França anuncia um resultado amplamente favorável ao campo do presidente Sarkozy. O alto abstencionismo prejudica a esquerda e poderá, se confirmado no segundo turno, outorgar uma maioria folgada de deputados de direita ao presidente recentemente eleito. O voto na França é distrital, os resultados globais não são suficientes para determinar o numero de deputados que serão eleitos por cada partido. Mas já existem projeções. Apesar da derrota, paradoxalmente, o PS poderá aumentar o número de deputados pois hoje conta com 142.
Cada circunscrição exigirá uma análise particular para verificar qual candidato é o favorito para o segundo turno. Paris, em especial, terá uma grande importância na medida em que o Partido Socialista e os Verdes administram a capital e os resultados nas presidenciais não foram tão negativos para a esquerda. O prefeito Bertrand Delanoë disputará a reeleição no ano próximo e aparece como um eventual futuro candidato da esquerda a presidência da república. Leia aqui o artigo Reflexões pessoais anterior ao escrutino.

quinta-feira, 24 de maio de 2007

Reflexões pessoais sobre o governo Sarkozy, as eleições legislativas e a esquerda



Poucos minutos após ter sido consagrado vencedor das eleições na França, Nicolas Sarkozy se lançava na batalha das eleições legislativas, previstas para o 10 e 17 de junho.
Tendo conseguido unificar seu campo integrando uma boa parte dos votos da extrema-direita e uma parte dos eleitores do centro, o habilidoso presidente saiu a campo para abocanhar uma parte da própria esquerda e assegurar assim uma maioria esmagadora de parlamentares da direita na Assembléia Nacional. Depois de incluir alguns trânsfugas do Partido Socialista no seu gabinete de direita, de proclamar uma vontade “conciliatória” e acima das clivagens esquerdo-direita tradicionais na França, sua retórica tem incorporado pedaços da temática do centrista Bayrou e da esquerda social-democrata.

O homem que durante os últimos quatro anos esforçou-se em fornecer uma plataforma dos sonhos a direita francesa, baseada na liberalização do mercado, a redução dos impostos para os mais ricos, um controle maior da imigração e da repressão policial, a revisão do código do trabalho, das normas para demissões, do pagamento das horas-extras; reaparece transmutado no defensor da ecologia, da “consertação” entre patrões e assalariados, da superação das divergências pelo diálogo...



A sua audácia chega ao ponto de propor ao conjunto das organizações ecologistas um “Grenelle” do meio-ambiente, uma referência a negociação de maio de 1968, quando tinha prometido acabar com a herança do mesmo maio 68. Saudado pelos seus pares como o líder que cumpriria com suas convicções liberais e tendo afirmado que preservaria a supremacia do automóvel, as centrais nucleares, os fornos de incineração de lixo e demais ojerizas dos ambientalistas, sua conversão deixa perplexo.

Em verdade, todos seus gestos e atos depois das presidenciais visam exclusivamente a aplicar um estelionato eleitoral e durará o tempo da primavera e verão francês. Assim agindo, alem de mostrar uma habilidade na manobra, deixa aparecer seu verdadeiro caráter de arrivista político cuja única ambição é o poder e os privilégios aferentes. Quando se compara Sarkozy a Bonaparte é bom esclarecer: não se trata de Napoleão o audaz conquistador da Europa dos monarcas e de seu revolucionário código civil. Nosso pequeno Nicolas é emulo do Charle Louis Bonaparte (1808-1837), sobrino arrivista e aventureiro do herói, que pelo golpe de estado (1848) assumiu todos os poderes na França para servir-se, ele e seus amigos, dos cofres públicos ao mesmo tempo em que dissolvia toda e qualquer representação política democrática em beneficio da dominação absoluta dele próprio.
Napoleão III

Porem se efetivamente assistiremos a uma grande vitória da direita no escrutino legislativo a responsabilidade é também, por certa parte, na atitude dos dirigentes da esquerda e da extrema-esquerda que priorizaram suas divergências, suas aspirações a liderança e suas ambiciones futuras, ao combate para propulsar os 47% obtidos por Ségolène Royal numa vitória no parlamento. O resultado é que a esquerda esta em debandada e isto ira afeta-la por vários anos.

Sarkozy podrá obter uma grande vitória política e uma maioria estável no parlamento mas ainda deverá transformar isto em vitória social do liberalismo e na França isto não se fará pacificamente.
Como disse o jornal Le Canard Enchaîné desta semana: “Ele corre, ele corre o Sarko, passou por aqui passou por lá etc. Age como si fosse ficar dois qüinqüênios. Mas se corre tão rápido neste momento é que não ignora que depois do verão arrisca ser alcançado pelas suas promessas e as realidades”.

Luis Favre