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terça-feira, 29 de janeiro de 2008

Municipales: Delanoë favori à Paris

Le Post

Les listes du maire PS de Paris Bertrand Delanoë devanceraient largement celles de l'UMP Françoise de Panafieu au 1er tour des municipales le 9 mars, avec 44% contre 32%, selon un sondage Ifop-Fiducial-Paris-Match.

Bertrand Delanoë.|© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix
Bertrand Delanoë.
© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix


Plus de détails ?
Le "souhait de victoire" aux élections est aussi nettement à l'avantage du maire sortant, 59% des sondés disant souhaiter la victoire de ses listes, contre 38% pour les listes Panafieu.

Et les autres listes ?
Parmi les autres listes, l'enquête attribue 10% aux listes Modem de Marielle de Sarnez, 7% aux Verts, 3% au FN, 2% à l'extrême-gauche et 2% également aux listes classées "autres".

Et dans le 12e arrondissement ?
Un second sondage réalisé par Ifop-Fiducial publié dans l'hebdomadaire, cette fois uniquement dans le 12e arrondissement considéré comme décisif, accorde 43% à la liste PS-PCF-PRG menée par Michèle Blumenthal. Avec 33%, la liste UMP conduite par Jean-Marie Cavada et la ministre de l'Economie Christine Lagarde est devancée de 10 points.

Au second tour le 13 mars, la liste Blumenthal recueillerait 59% des suffrages dans le 12e, la liste UMP échouant avec 41%.

(Avec AFP)

domingo, 13 de janeiro de 2008

Municipales Paris: quelles sont les principales mesures du programme de Bertrand Delanoë?

Pour Bertrand Delanoë, le logement est l'un des volets de "l'enjeu de civilisation" qu'il entend porter pour Paris autour de "trois idées majeures : la diversité, l'innovation et l'éthique démocratique". | AP/THIBAULT CAMUS

AP/THIBAULT CAMUS
Pour Bertrand Delanoë, le logement est l'un des volets de "l'enjeu de civilisation" qu'il entend porter pour Paris autour de "trois idées majeures : la diversité, l'innovation et l'éthique démocratique".


Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et candidat à un deuxième mandat, a présenté dimanche 13 janvier son programme 2008-2014, axé sur le logement et la "circulation propre". Rappelant comme un leitmotiv l'"enjeu de civilisation" que porte la capitale, le premier édile a affirmé que son projet était fondé sur "une certaine conception de la dignité humaine, du progrès et de la solidarité".


Betrand Delanoë a fait du logement l'un des volets de "l'enjeu de civilisation" qu'il entend porter pour Paris autour de "trois idées majeures : la diversité, l'innovation et l'éthique démocratique". Avant l'arrivée de la gauche à Paris en 2001, "l'UMP avait financé moins de 9 000 logements sociaux" sur la dernière mandature et "la candidate de l'UMP propose 4 000 logements dont un tiers de sociaux". "J'ai fait les calculs : cela fait 7 800 sur la mandature (...) C'est un point de clivage tout à fait estimable dont je souhaite que les Parisiennes et les Parisiens le tranchent par leur vote des 9 et 16 mars", a-t-il déclaré, entouré de toutes ses têtes de liste d'arrondissement dans un café du 3e arrondissement.

"40 000 LOGEMENTS SOCIAUX AVANT 2014"

Entre 2001 et 2008, la majorité de gauche a construit 30 000 logements sociaux alors qu'elle en avait promis 20 000. "Je nous lance un défi pour six ans : 40 000 logements sociaux avant 2014, ce qui signifie que là où nous devrions atteindre les 20 % de logements sociaux en 2020" comme le stipule la loi SRU, l'objectif sera atteint en 2014, s'est-il félicité. "C'est une ambitition passionnante et moi je vous dit si je suis réélu, je le mettrai en œuvre", a-t-il ajouté. La majorité de gauche veut également mettre en construction 4 000 logements étudiants et 3 000 dédiés aux jeunes salariés.

Le maire de Paris, selon lequel "la diversité, c'est que les Parisiens puissent rester dans leur ville", a annoncé "1 500 places supplémentaires d'accueil d'hébergement d'urgence" ainsi que la création de "4 500 places en crèches". Bertrand Delanoë a également annoncé un dispositif "spécifique pour les locataires de logements sociaux d'aide d'accession à la propriété mais pas dans le parc social".

"LA RECONQUÊTE PROGRESSIVE DES VOIES SUR BERGES"

Sur le volet de la circulation, et fort du succès du "Vélib", le maire a détaillé son projet de mise en place de "2 000 autos propres" en libre service, baptisées "Autolib". "Je crois que ce sera une petite révolution", a-t-il lancé. Parmi les autres mesures figurent aussi "l'aménagement de 200 km de pistes cyclables" et le "doublement du nombre de places de stationnement pour les deux roues" et "la reconquête progressive des voies sur berges".

Il a chiffré son projet baptisé "Paris, un temps d'avance" à "400 millions d'euros supplémentaires de dépenses de fonctionnement" et "entre 6 à 7 milliards d'euros" de dépenses d'investissement pour les six prochaines années. Ce qui devrait se traduire selon lui par une augmentation "très modérée" dans les deux premières années du taux de la fiscalité demeuré inchangé depuis sept ans, a-t-il annoncé.

Le Monde

Le candidat socialiste et maire sortant de Paris a présenté son programme cet après-midi. Voilà ce qu'il faut en retenir.

LOGEMENT, SOLIDARITE

Bertrand Delanoe|REUTERS/© Daniel Joubert / Reuters
Bertrand Delanoe
REUTERS/© Daniel Joubert / Reuters

- création de 40.000 logements sociaux en six ans dont un tiers pour les classes moyennes
- création de 4.000 logements étudiants, de 3.000 logements dédiés aux jeunes salariés
- création de 1.500 places nouvelles en hébergement d'urgence pour les SDF
- création de 4.500 places en crèche (contre 5.816 depuis 2001). Au moins une crèche par arrondissement devra être ouverte de 7h30 à 19h00

TRANSPORTS

- prolongement du tramway jusqu'à la Porte de la Chapelle d'ici 2012 avec objectif d'aller jusqu'à la Porte d'Asnières
- aménagement de 200 km de pistes cyclables supplémentaires
- création d'un service "AutoLib'" sur le modèle de "Vélib'" pour proposer des voitures propres en libre-service
- possibilité de rouler sur la bande d'arrêt d'urgence entre Paris et l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle
- création d'une navette fluviale

ENVIRONNEMENT
- réduction de 15% des gaz à effet de serre
- installation de 200.000 m² de panneaux solaires
- couverture phonique de quatre tronçons des boulevards périphériques
- création de trente hectares de nouveaux espaces verts, notamment sur des tronçons de la petite ceinture

URBANISME
- "ne pas s'interdire a priori" la construction d'immeubles de plus de 15 étages ou 37 mètres, la taille réglementaire maximum actuellement

EDUCATION

- instauration d'un tarif unique pour toutes les cantines de la capitale

INSTITUTIONS

- possibilité d'inscrire un sujet au conseil d'arrondissement par voie de pétition (5% des habitants signataires)

ENTREPRISES, COMMERCE
- augmentation de 10% de l'offre hôtelière
- création de 50.000 m² de pépinière d'entreprises
- rénovation des treize marchés couverts de la capitale

Le Post (avec AFP)

terça-feira, 6 de novembro de 2007

M. Delanoë veut confier la gestion de l'eau à un opérateur public unique

Bertrand Delanoë, maire de Paris. | AFP/PIERRE ANDRIEU

AFP/PIERRE ANDRIEU
Bertrand Delanoë, maire de Paris.


Bertrand Delanoë s'est engagé, lundi 5 novembre, à développer un service public de l'eau à Paris s'il était réélu maire en 2008. Veolia et Suez, qui assurent la distribution de l'eau dans la capitale, verront leur contrat avec la Ville arriver à échéance en 2009.

Le maire souhaite "saisir cette occasion historique" pour reprendre entièrement le contrôle de la gestion qui avait été confiée en partie au privé en 1985, lorsque Jacques Chirac était maire de Paris. "Je souhaite proposer aux Parisiens un dispositif leur garantissant une eau de qualité au meilleur coût avec un haut niveau de performance quant au service offert", affirme M. Delanoë. Alors que la société d'économie mixte (SEM) Eau de Paris - dont la Ville est actionnaire - assure uniquement la production, le transport et le stockage de l'eau, le maire envisage de confier à "un opérateur public unique toute la chaîne du cycle de l'eau, de la production à la distribution" à travers une régie municipale à autonomie financière.



Au conseil de Paris, les Verts et le PCF militent depuis longtemps pour le passage à la gestion publique. Récemment, quelques élus de droite, transfuges de l'UMP regroupés au sein du groupe Paris libre, ont pris position en ce sens, au nom de la nécessité d'enrayer la hausse du prix de l'eau. Anne Le Strat, élue (Verts), présidente de la SEM Eau de Paris, se déclare "très satisfaite de la décision du candidat-maire" qui va donner "plus d'efficacité" au système et permettre de "réinjecter les bénéfices dans le service". "Ce que ne faisaient pas les délégataires privés qui avaient pourtant pu négocier des contrats en or avec la Ville", précise-t-elle.

"Les Verts ont été des précurseurs qui réussissent à convaincre leurs partenaires", s'est félicité, lundi, Denis Baupin, candidat des écologistes à la Mairie de Paris. M. Delanoë a dévoilé ses intentions après la publication, le 29 octobre, d'un rapport d'UFC-Que choisir dénonçant les "prix abusifs" de l'eau dans la plupart des villes en gestion privée. Le maire de Paris s'est engagé à "stabiliser" le prix "pour la partie qui dépend de la Ville" pendant la prochaine mandature. Il ferait de Paris une ville pionnière parmi les métropoles françaises. A la suite du scandale de la privatisation de la gestion de l'eau par Alain Carignon, Grenoble était repassée en 2000 en régie municipale, contrairement à Lyon, Marseille, Bordeaux ou Lille.

Béatrice Jérôme - Le Monde

quinta-feira, 1 de novembro de 2007

M. Delanoë prend la défense de maires africains "interdits de séjour à Roissy"

Bertrand Delanoë, le 19 octobre dans un café à Paris. Le maire de Paris a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy pour protester contre le refus des autorités françaises de délivrer des visas à des "élus et hauts fonctionnaires africains". | AFP/JEAN AYISSI

AFP/JEAN AYISSI
Bertrand Delanoë, le 19 octobre dans un café à Paris.
Le maire de Paris a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy
pour protester contre le refus des autorités françaises de
délivrer des visas à des "élus et hauts fonctionnaires africains".



Bertrand Delanoë, maire de Paris, auquel se sont associés d'autres maires et élus locaux français, a adressé, mercredi 31 octobre, une lettre à Nicolas Sarkozy pour protester contre le refus des autorités françaises de délivrer des visas de transit à plusieurs "élus et hauts fonctionnaires africains".

"De nombreux collègues africains"
se sont retrouvés, selon M. Delanoë, "interdits de séjour à Roissy". Ils "avaient réservé leur vol sur Air France" en vue de se rendre - via Paris - au deuxième congrès mondial de l'organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), organisé sur l'île de Jeju (Corée du Sud) du 28 au 31 octobre. M. Delanoë a été élu à cette occasion à la tête de cette organisation internationale qui regroupe des élus locaux de 136 pays. "C'est un peu l'ONU des élus locaux", précise le maire de Paris, qui préside par ailleurs l'Association internationale des maires francophones.

Sept maires camerounais invités en Corée ont déploré, dans un courrier à M. Delanoë, "l'attitude humiliante" du consulat général de France à Yaoundé, qui leur a "purement et simplement" refusé un visa de transit. Ils ont dû rallier la Corée du Sud à bord de Suisse Air, en transitant par l'Allemagne, la Suisse et la Chine, "sans exigence de visa aéroportuaire" de la part de cette compagnie, précisent-ils.

Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, a saisi, mercredi, le directeur des Français de l'étranger et des étrangers en France pour connaître les "motifs" du rejet de visa par la France, "si tel a bien été le cas".

Béatrice Jérôme - Le Monde

sexta-feira, 5 de outubro de 2007

Delanoë en campagne s'affiche avec Clinton

En images

Par Julien Martin (Rue89)

Après les visites des maires de Londres, Rome, Chicago et Berlin, Bertrand Delanoë est passé à la vitesse supérieure en recevant ce vendredi l'ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton. Mais rien à voir, évidemment, avec sa récente déclaration de candidature à un nouveau mandat municipal. Officiellement, la Ville de Paris signait un partenariat avec la Fondation Clinton. La suite

quinta-feira, 4 de outubro de 2007

Paris lança internet de graça em parques e praças

Prefeitura quer transformar a capital em 'cidade de ponta na área de comunição digital'

Daniela Fernandes - BBC


PARIS - A prefeitura de Paris lançou um serviço que oferece conexão gratuita à internet sem fio em 260 locais públicos da cidade, como jardins, bibliotecas, museus e associações.

O internauta, parisiense ou turista, poderá utilizar o sistema durante os horários de abertura desses locais, mas em alguns lugares, como a esplanada da prefeitura ou o Champs de Mars, onde está situada a Torre Eiffel, o serviço vai funcionar continuadamente.

Segundo a prefeitura, o objetivo é transformar Paris em "uma cidade de ponta na área de comunicação digital", ampliando o sistema de conexões de alta velocidade e oferecendo também um "serviço de internet universal".

Para usufruir da internet sem fio, basta ir a uma das áreas identificadas com placas ou cartazes, e se aproximar do ponto de acesso. Alguns locais possuem vários pontos de conexão, que totalizam 400 em toda a cidade.

O projeto custou 1,7 milhão de euros (cerca de R$ 4,4 milhões) e as despesas com manutenção anual do sistema devem ser de 500 mil euros (cerca de R$ 1,3 milhão).

O programa, no entanto, resultou numa disputa judicial entre a prefeitura e a estatal France Télécom, que instalou 3 mil pontos de conexão sem fio pagos na capital francesa.

A France Télécom entrou com uma ação em um tribunal administrativo com o objetivo de impedir a oferta do serviço, alegando que a iniciativa desrespeita a lei das coletividades territoriais.

Esta legislação prevê que uma prefeitura não pode entrar em concorrência com operadores, a não ser que a oferta privada seja insuficiente.

A prefeitura de Paris argumenta em sua defesa que o sistema não cobre toda a cidade, mas oferece apenas alguns pontos de conexão em locais precisos.

A licitação, lançada em 2006, foi vencida pelo operador de telefonia celular SFR, que garante a conexão, e pela Alcatel-Lucent, que forneceu os equipamentos.

Também estão sendo realizados testes para desenvolver um mobiliário urbano adaptado ao uso da internet, com bancos e cadeiras que tenham pranchas para colocar o computador e tomadas alimentadas por energia solar.

O site Pariswifi.fr informa sobre os locais onde o serviço está disponível. O prefeito de Paris, Bertrand Delanoë, que anunciou que vai concorrer nas eleições municipais de 2008 poderá, com a internet sem fio gratuita, engordar a lista de ações que o popularizaram, como a "Paris Plage", a "praia" que é criado no centro de Paris no verão, e o Vélib, serviço de aluguel de bicicletas lançado em julho e que já atraiu milhões de usuários.

segunda-feira, 17 de setembro de 2007

France: Le subtil passage de témoin de Lionel Jospin à Bertrand Delanoë


Il était venu disserter sur le thème "les socialistes et la mondialisation". Mais devant ses fidèles, à la tribune de la salle des Cordeliers, dimanche 16 septembre, Lionel Jospin a abordé un sujet plus délicat encore : les socialistes et le congrès de 2008.

"Le PS a grand besoin d'être au clair dans son rapport au monde, à la réalité française et à lui-même", a professé Lionel Jospin, excluant l'idée d'un "congrès transitoire". "Il ne serait pas sage de le concevoir comme tel, car c'est maintenant que le Parti socialiste a des difficultés, et c'est maintenant qu'il doit y répondre", a insisté l'ancien premier ministre.

Il s'agit d'une pierre lancée dans le jardin de François Hollande. Celui-ci suggère que son successeur assure une transition et s'efface devant le ou la candidate socialiste pour 2012.

Pour M. Jospin, ce n'est qu'un début. Le 24 septembre, il publiera chez Flammarion un ouvrage au titre éloquent (L'Impasse) dans lequel il s'en prend de manière véhémente au premier secrétaire et, plus encore, à Ségolène Royal, "candidate qui était la moins capable de gagner". M. Jospin relègue cette dernière au rang de "figure seconde de la vie politique", considérant qu'elle "n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" pour prendre la tête du PS.

Ce retour de Lionel Jospin devant les siens avait aussi des allures de passage de témoin à Bertrand Delanoë. Porté par les sondages, le maire de Paris fait figure de candidat possible à la succession de l'actuel premier secrétaire.

"NOUS N'AVONS PAS DE LEADER"

Une évidence que les jospinistes se sont efforcés d'atténuer. "Bertrand Delanoë est l'un de ceux qui, demain, peut s'imposer mais à la condition qu'ait été définie une ligne majoritaire dans le parti", insistait Daniel Vaillant, député de Paris et fidèle de Lionel Jospin. "Nous n'avons pas de leader : nous sommes un collectif qui souhaite proposer des débats de fond", renchérissait Annick Lepetit, elle aussi députée de Paris, en marge des discussions.

Evoquer la question du leadership aurait gâché cette journée destinée à marquer la volonté d'un courant d'explorer les terrains de convergence avec d'autres sensibilités, elles aussi en quête d'alliances. Nombre de dirigeants strauss-kahniens, fabiusiens, mais aussi "hollandais" ou rénovateurs et quelques partisans de Ségolène Royal étaient présents dans la salle des Cordeliers, archicomble.

Invité à tirer les conclusions de cette studieuse journée, Bertrand Delanoë a rendu hommage à son mentor mais choisi d'adresser des piques moins acérées contre l'actuel patron du PS et l'ancienne candidate. "La confusion idéologique et le fait de faire plaisir à tout le monde, on a déjà essayé ; ça n'a pas marché", a-t-il dit.

Jean-Michel Normand pour Le Monde

terça-feira, 4 de setembro de 2007

Delanoë : «Je suis candidat à Paris à un nouveau mandat»

Fait Du Jour

SON INTERVIEW INTEGRALE AU PARISIEN


mardi 04 septembre 2007 | Le Parisien

(LP/Delphine GOLDSZTEJN)

(LP/Delphine GOLDSZTEJN)


Souhaitant - ce sera son slogan - donner à Paris «un temps d'avance», le maire PS de la capitale tend la main à la fois aux Verts, aux centristes et même aux... sarkozystes. Mais à condition qu'ils adhèrent à son projet.



Bertrand Delanoë, serez-vous candidat à un nouveau mandat ?
Bertrand Delanoë. Oui

Avez-vous hésité ?
Ce n'est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui aura duré sept ans. Donc j'ai bien réfléchi.

Mais si j'ai décidé de m'engager à nouveau, c'est pour impulser une dynamique nouvelle. Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une équipe, à donner un temps d'avance à Paris.

C'est la « couleur » de votre prochain mandat ?
Quand j'ai été élu en 2001, Paris accusait de nombreux retards. Nous en avons comblé beaucoup, en commençant par restaurer le climat démocratique. Les faux électeurs, les emplois fictifs, le clientélisme, appartiennent au passé. C'était la condition pour remettre Paris en mouvement. Grâce aux Parisiens eux-mêmes, notre cité est à nouveau une ville solidaire qui innove, qui surprend, qui rayonne sur la scène internationale. Mais nous nous n'avons pas tout réussi: je veux donc aller plus loin. Ce « temps d'avance », c'est une ville qui ne subit pas l'avenir, mais qui se donne les moyens de l'écrire. La signature de Paris au XXIème siècle, ce doit être un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle.

Qu'est ce qui aurait pu vous faire renoncer?
Des choix personnels. J'aurai 58 ans l'an prochain et tout au long de ma vie, je me suis toujours remis en cause. Mais m'investir pour l'avenir de Paris a vraiment du sens. Si ma candidature est, bien sûr, soumise aux militants socialistes, c'est avec l'ensemble des Parisiens que je veux élaborer notre projet pour 2008-2014. Je souhaite d'ailleurs une campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond et les propositions, car c'est cela qui intéresse les citoyens. Suite...

Prefeito de Paris é candidato a reeleição

A débattre

Delanoë: la mairie de Paris... avant la direction du PS?

Par Julien Martin (Rue89)

Ce n'était pas une surprise, mais Bertrand Delanoë l'a enfin annoncé dans une interview au Parisien ce mardi: à la question "serez-vous candidat à un nouveau mandat?", le maire de Paris répond "oui". Une ambition qui pourrait en cacher une autre: être désigné au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Suite...

segunda-feira, 11 de junho de 2007

A Paris, la gauche contient la poussée de la droite, qui est en embuscade

AFP/OLIVIER LABAN-MATTEIBertrand Delanoë, le parti socialiste de Paris, en meeting pour les législatives, le 29 mai 2007.

Le Monde

Bertrand Delanoë demande un dernier réglage de lumière avant de s'exprimer, à l'Hôtel de Ville, devant un fond bleu. "Je suis dans le noir. Remettez-en un petit coup", lance-t-il, dimanche 10 juin, aux équipes de télévision après leur avoir demandé de baisser un peu l'éclairage. Pas de quoi briller, mais pas de raison non plus de rester dans l'ombre pour le maire de Paris : les résultats dans la capitale sont "en demi-teinte", résume Patrick Bloche, le patron de la fédération PS et député sortant de la 7e circonscription.


"Quand une histoire est belle autant la prolonger !", s'enflamme le maire, conscient que tout se jouera au second tour. "Je verrai bien les Parisiens apporter une contribution au pluralisme en France", ajoute-t-il, confiant. Au vu des scores du premier tour, la gauche, majoritaire avec 12 députés sortants sur 21, conserve de bonnes chances de le rester, dimanche 17 juin. D'autant que le second tour des législatives "est toujours plus dynamique pour le PS", affirme M. Bloche.

Quant aux Verts, ils totalisent à peu de choses près le même nombre de voix qu'en 2002. Contrairement à d'autres grandes villes, Paris n'est pas submergée par la vague bleue, mais seulement touchée.

La droite, qui est majoritaire en voix, arrive en tête dans plusieurs circonscriptions où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles, notamment dans la 8e et la 17e circonscription. Cinq députés UMP, contre quatre en 2002, ont été réélus dès le premier tour : Martine Aurillac, Pierre Lellouche, Claude Goasguen, Bernard Debré et Françoise de Panafieu. "L'effet Delanoë a vécu, affirme Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP, qui est en ballottage très favorable dans la 12e circonscription. Nos espoirs de reprendre Paris sont renforcés."

Aucun des deux camps n'a toutefois intérêt à pavoiser car plusieurs duels pourraient réserver des surprises au second tour. Suite...

quinta-feira, 31 de maio de 2007

Bertrand Delanoë ''Au PS, nous vivons une crise identitaire''

Bertrand Delanoë. Après la défaite de Ségolène Royal, le maire de Paris entend peser sur l'avenir du Parti socialiste et affirme ses ambitions nationales.


Propos recueillis par Christophe Barbier et Élise Karlin

Tous les espoirs sont permis au maire de Paris. La présidentielle révèle une sociologie électorale favorable en vue des municipales - il peut même lâcher les Verts pour une alliance au centre. La défaite de Ségolène Royal lui autorise, à l'horizon 2012 et s'il est réélu l'an prochain dans la capitale, de légitimes ambitions nationales. Il considère son action comme un laboratoire de modernité dont le Parti socialiste peut s'inspirer.
Libéré de sa fidélité à Lionel Jospin, indépendant de tous les éléphants, distant envers François Hollande, Bertrand Delanoë met un terme aux années de patience et sort de sa réserve. Il ne veut pas que l'avenir du PS s'écrive sans lui, il est prêt à fournir l'encre et surtout à tenir la plume. Pour L'Express, il pose ses vérités et prend date avec son parti
La gauche vient de perdre pour la troisième fois de suite l'élection présidentielle. Est-ce le résultat de l'inertie idéologique du PS depuis 2002?

Ces dernières années, nous n'avons pas suffisamment pris en compte les mutations du xxie siècle ni le contexte mondial de concurrence économique forte. Nous n'avons pas non plus assez affirmé que le progrès humain doit être l'objet même de notre projet politique, ce qui ne se vérifie plus dans la France contemporaine! Travaillons dans l'ordre: d'abord, le temps des législatives, où sont en jeu l'équilibre démocratique de notre pays et sa cohésion sociale. Puis viendra celui de l'élaboration d'une offre à vocation majoritaire, ce qui implique du temps, de l'imagination et, même, le sens du désintéressement.

Image, sondages: l'élection présidentielle relève-t-elle du pur marketing?

Je vis dans le temps présent. Il existe aujourd'hui une exigence de professionnalisme, et la campagne de Nicolas Sarkozy l'a montré. Pour autant, je ne veux pas que l'offre progressiste se soumette totalement à ces règles. Ainsi, les études qualitatives me semblent plus intéressantes que la mesure d'une popularité personnelle à un moment donné. Leia mais aqui no L'Express de França.

sexta-feira, 25 de maio de 2007

Delanoë recommence à faire parler de lui


Pour les jospinistes, il incarne la modernisation du PS. Pour Sarkozy aussi.

Par Antoine GUIRAL, Paul QUINIO


Le Parti socialiste est en miettes, sans leader incontesté... et Nicolas Sarkozy s'ennuie. Et se cherche déjà des adversaires pour demain. Hier, à la mairie de Paris, il est venu en renifler un de près à l'occasion de la très protocolaire «réception officielle du Président de la République à l'Hôtel de Ville» .

Depuis sa victoire municipale de 2001 dans la capitale, Bertrand Delanoë intrigue Nicolas Sarkozy. Il voit en lui un bon professionnel de la politique, mais aussi le tenant d'une gauche moderne sous-utilisé par son parti. Avec de tels atouts en main, Sarkozy ne comprend pas pourquoi Delanoë n'utilise pas davantage, pour une carrière nationale, la visibilité que lui donne Paris. Le Président et le maire de Paris ont d'ailleurs évoqué l'avenir du PS hier lors d'un long entretien en marge de la cérémonie.

«Sous-estimé». Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à s'interroger sur l'avenir de Bertrand Delanoë, dont le nom, en cette période de crise de leadership au PS, revient de plus en plus dans les conversations de couloirs. «Quand on s'amuse à dresser la liste des "possibles" , celui de Delanoë arrive rapidement», reconnaît un élu régional jospiniste. «Delanoë fait partie des potentiels», ajoute ce député.


Interrogé par Libération , Daniel Vaillant, maire du XVIIIe arrondissement cher au maire de Paris, dresse le portrait d'un homme «souvent sous-estimé» , qui a démontré «ses capacités à gagner», qui «incarne la rénovation» et a montré qu'il savait «gérer» une grande capitale. «C'est une personnalité d'exception, parmi les plus populaires parmi les militants». Histoire que le message soit clair, Vaillant, lui aussi proche de Jospin, poursuit en rappelant le CV du maire de Paris, ex-porte-parole du PS, ex-secrétaire national aux fédérations, poste stratégique s'il en est. L'ancien ministre de l'Intérieur se garde bien d'ajouter une ligne au CV (premier secrétaire, candidat en 2012 ?), mais précise que le PS ferait «une grande erreur en se privant de sa grande expérience». Pour Claude Allègre, vieux jospiniste et désormais néo-Sarko compatible, «la seule personnalité qui puisse résister à Ségolène Royal aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë». Leia mais aqui no jornal Liberation