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terça-feira, 4 de dezembro de 2007

73% de parisienses aprovam o prefeito de Paris, Bertrand Delanoë

73% des Parisiens

C'est le nombre de Parisiens qui s'estiment satisfaits de la politique de Bertrand Delanoë en tant que maire.

A quelques mois des élections municipales, un sondage CSA révèle que la côte de Bertrand Delanoë est en hausse (+8 points par rapport à janvier 2006)

Bertrand Delanoë est candidat à sa propre succession. (photo d'archives)|© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix
Bertrand Delanoë est candidat à sa propre succession. (photo d'archives)
© Stephane Reix/For Picture/Corbis/Stephane Reix


Le duel
Alors que le maire de Paris recueille 77% d'opinions favorables auprès des Parisiens, son adversaire UMP Françoise de Panafieu en est à 44% d'opinions favorables.
Les armes de campagne sont affûtées, à vos vidéos... prêts... grimpez dans les sondages!
Par La rédaction du Post

sábado, 1 de dezembro de 2007

L'état de grâce de Sarkozy est terminé, c'est Le Figaro qui le dit

"Cette fois, l’état de grâce a bel et bien pris fin": ce commentaire sur la cote de confiance de Nicolas Sarkozy ne provient pas d'un dangereux opposant, mais ...du Figaro! Dans le baromètre Sofres/Figaro Magazine de décembre, le président de la République passe en effet pour la première fois sous la barre des 50% dans la confiance des Français, rejoignant le premier ministre François Fillon qui se trouvait déjà sous cette barre symbolique.

Moins de sept mois après son élection, et après avoir engrangé une popularité supérieure à son score électoral pendant plusieurs mois, Nicolas Sarkozy décroche: -4 points, à 49% de confiance. Un résultat paradoxal au lendemain de la grève des transports, alors que de nombreux commentateurs avaient conclu à une victoire aux points de Nicolas Sarkozy face à un mouvement social "impopulaire". Ainsi, dans Les Echos de jeudi, un article sur la stratégie de communication du Président pendant la grève conclue que le choix du silence "lui a permis de gagner". L'article décrit ainsi le publicitaire Jacques Séguéla, "enthousiaste", qui prend un ton mitterrandien pour exliquer que Sarkozy a laissé "du temps au temps" là où tout le monde l'attendait "excité".

De fait, à regarder de plus près le sondage du Figaro, le chef de l'Etat semble conserver le soutien de l'électorat de droite, en particulier celui de l'UMP, alors que son soutien au sein de l'électorat de gauche est tombé à 16%. Oubliée la magie de l'"ouverture", et le trouble qu'elle a suscité à gauche. Cet électorat a donc retiré sa confiance au leader de l'UMP, alors même que la gauche reste inaudible dans son opposition au gouvernement.

Ce "score" n'empêchera sans doute pas Nicolas Sarkozy de dormir. Il devrait toutefois commencer à s'inquiéter car c'est de confiance qu'il s'agit. En six mois d'hyperactivité et de réformes lancées dans toutes les directions, il n'a visiblement pas réussi à convaincre au-delà de son "camp". En intervenant jeudi soir sur la question du pouvoir d'achat, sujet de préoccupation numéro un des Français, il sait qu'il doit désormais faire face au scepticisme d'une bonne partie de l'électorat. Comme dit justement Le Figaro, l'état de grâce est terminé, les Français jugent sur pièces.

► Sondage TNS Sofrès, effectué les 21 et 22 novembre auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile.

terça-feira, 16 de outubro de 2007

"ÇA S'APPELLE LES DROITS DE L'HOMME"

Bayrou prêt à signer avec la gauche un recours devant le Conseil constitutionnel

Le Monde

"J'avais indiqué dès dimanche au Zénith que je signerai le recours au Conseil constitutionnel", a indiqué, mardi 16 octobre, François Bayrou, président de l'UDF-MoDem, confirmant ainsi qu'il s'associerait au recours que compte déposer la gauche devant le Conseil constitutionnel une fois le projet de loi sur l'immigration adopté, en raison de la disposition sur les tests ADN.

"J'espère que beaucoup d'autres le signeront, tous ceux qui ont indiqué que cette disposition pose un problème de conscience et de valeurs pour la société française"
, a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques. "Ce genre de texte met en cause des choses beaucoup plus profondes que les clivages politiques. C'est pourquoi je signerai, si j'en ai la possibilité, le recours", a-t-il ajouté alors que la commission mixte parlementaire a maintenu, mardi, l'amendement ADN tel que l'a voté le Sénat.

"ÇA S'APPELLE LES DROITS DE L'HOMME"

De son côté, l'UMP François Goulard, qui avait participé au meeting de la gauche dimanche au Zénith, s'est vivement fait rappeler à l'ordre mardi par le premier ministre. François Fillon a en effet tancé le député du Morbihan, lors de la réunion heddomadaire du groupe UMP de l'Assemblée nationale, à laquelle ce dernier n'a pas pris part, ont rapporté plusieurs députés ayant assisté à la réunion.

Le député "villepiniste", qui avait soutenu la candidature de François Bayrou lors de l'élection présidentielle, a également très fortement critiqué l'amendement permettant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. "Il y a des choses qui nous dépassent, qui appartiennent à tous les Français, à tous les hommes et femmes de cette planète : ça s'appelle les droits de l'homme", avait-il fait valoir dimanche pour expliquer sa présence à la tribune d'un meeting organisé par Libération et Charlie Hebdo contre les tests ADN.

"Pour un gouvernement qui prône l'ouverture, pour un président de la République qui a répété qu'il aimerait qu'il y ait davantage d'ouverture, je ne vois pas comment on peut s'étonner qu'un membre de l'UMP aille avec des gens dont il ne partage pas les idées", a répondu, mardi, François Goulard.

domingo, 17 de junho de 2007

Le MoDem aide la gauche à contenir la victoire de l'UMP


Le second tour des élections législatives n'a pas amplifié les résultats du premier tour. La droite sort victorieuse de ces élections mais subit une érosion en nombre de sièges. La gauche résiste à la vague bleue annoncée, profitant notamment d'un bon report de voix des électeurs du MoDem.

Malgré sa victoire, il y aura moins de députés de droite dans la nouvelle Assemblée que dans celle de 2002. Avec environ 340 députés, contre 370 en 2002, la majorité perd environ 30 sièges. C'est sa première contre-performance, après la large victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et au premier tour des élections législatives, où elle avait recueilli près de 46 % des voix et envoyé plus de cent élus dans l'Hémicycle sans passer par le second tour.


De son côté, la gauche a bien résisté dans les circonscriptions qu'elle détenait et progresse dans les circonscriptions détenues par la droite. Elle recueillerait près de 220 sièges dans la nouvelle Assemblée, soit 40 de mieux que dans la Chambre sortante. Suite...

domingo, 10 de junho de 2007

La majorité présidentielle plébiscitée, le nouveau calendrier électoral sanctionné

Une élection sanctionnée. Après avoir frôlé le record de la participation à une élection présidentielle il y a un mois, la France enregistre un record absolu d'abstention pour une élection législative sous la Ve République. Après l'engouement des électeurs pour le débat public qui a marqué la campagne présidentielle de 2007, il serait cependant excessif de parler de désaffection démocratique ou de crise civique. Ce sont les "nouvelles élections législatives" que les électeurs ont sanctionnées en s'abstenant massivement. Avec la réforme du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, ces élections qui se tiennent dans la foulée de l'élection présidentielle sont désormais ressenties comme une formalité destinée à donner une majorité au gouvernement.


Pour la droite, l'amplification de la présidentielle. Nicolas Sarkozy est assuré de disposer d'une large majorité. Avec un score d'environ 43 %, l'UMP et ses alliés (40,9 % pour l'UMP et 2,2 % pour le Nouveau Centre) remportent une large victoire en voix qui amplifie considérablement le score de leur candidat au premier tour de la présidentielle (31,2 %). C'est à la fois la traduction de l'état de grâce qui a caractérisé les premier pas du nouveau président, la confirmation d'un choix cristallisé à l'occasion d'une très longue campagne et l'amplification logique de sa victoire liée au mode de scrutin majoritaire. La popularité de Nicolas Sarkozy depuis son élection combinée à sa stratégie d'occupation tous azimuts de l'espace politique dès les premiers jours de sa présidence ont rencontré dans l'opinion un accueil favorable que les résultats du premier tour viennent confirmer. La passion et l'intérêt qui ont accompagné la longue campagne pour l'élection présidentielle autour des projets des candidats ont surtout permis aux électeurs d'effectuer un vrai choix politique ; la cristallisation issue de ce processus ne pouvait être remise en cause à l'occasion de ces élections législatives.

La gauche historiquement faible.
Avec un total de 36 % des voix, la gauche parlementaire (PS-PC-Verts et divers gauche) se situe paradoxalement à un niveau très faible pour des élections législatives mais améliore néanmoins de près de 7 points son score par rapport au premier tour de la présidentielle (29,1 % pour le total des voix de Royal, Buffet et Voynet). Le Parti communiste, avec 4,5 % (contre 1,9 %), fait la meilleure opération grâce à sa bonne implantation locale. Le Parti socialiste, avec un score de 28,5 %, améliore très légèrement le score de Ségolène Royal (25,9 %) mais se situe proche de son résultat aux législatives de 2002, qui avait suivi le séisme du 21 avril 2002 (28 % des suffrages exprimés). Stable voire en léger progrès électoralement, mais défaite politiquement, la gauche parlementaire profite naturellement du mode de scrutin majoritaire qui marginalise les petits courants mais subit la vague bleue qui accompagne la victoire de la droite à la présidentielle. Elle est handicapée par un niveau global historiquement faible : avec 39 % – en comptant l'extrême gauche – contre 36 % à la présidentielle de mai, la gauche aborde en position défavorable le second tour et les prochaines échéances, se trouvant contrainte de composer avec un centre qui même faible lui barre désormais la route à toute victoire sans une nouvelle définition de sa ligne et de ses alliances.

Le Modem, siphonné mais vivant.
Avec 7 % des suffrages exprimés pour le MoDem, François Bayrou échoue en partie à implanter dans le paysage politique l'existence d'un centre autonome. Son faible enracinement local et la logique majoritaire des législatives lui interdisent de jouer le rôle de troisième force que son score à l'élection présidentielle faisait miroiter (18,7 %). En cinq semaines, le Mouvement démocrate a perdu près de cinq millions de voix par rapport au socle électoral du candidat béarnais, dans un scrutin certes moins mobilisateur et difficile pour une formation émergente. Preuve que le succès de Bayrou ne résidait pas seulement dans son positionnement mais aussi dans une équation personnelle que les candidats fraîchement investis du MoDem n'ont pas su imposer dans leur circonscription respective. Faute de trouver une traduction en sièges parlementaires, l'influence de François Bayrou sur la vie politique au cours des cinq prochaines années sera limitée. Il devra trancher l'aporie d'une ligne autonome dans un paysage fortement polarisé qui profite à un homme lors de l'élection présidentielle mais qui n'assure pas d'élus dans sa foulée. En revanche, sa présence électorale, faible mais réelle, reste une force de nuisance surtout pour la gauche, qui se doit de trouver une solution à son existence comme la droite avait dû le faire à propos du Front national.

Le Front national étranglé.
La rebipolarisation du paysage politique et l'accentuation de la victoire de l'UMP ont fait une autre victime : le Front national, qui recule de plus de cinq points par rapport au score de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle, recueillant son résultat le plus faible depuis sa percée électorale au milieu des années 1980. Le voilà ramené à des scores jamais enregistrés depuis plus de vingt ans, qui confirme l'essoufflement de la dynamique Le Pen. Le FN est certes habitué aux reflux liés au système majoritaire : à chaque législative, il perd environ un tiers de ses suffrages. Aujourd'hui il perd la moitié de son socle présidentiel, se repliant sur le noyau dur de l'extrême droite (Tixier-Vignancourt avait obtenu 5 % des voix à l'élection présidentielle de 1965). Le résultat de Nicolas Sarkozy le 22 avril avait contenu Jean-Marie Le Pen. La domination de l'UMP étrangle aujourd'hui le FN.

Philippe Chriqui et Pierre Christian, expression-publique.com pour lemonde.fr

sexta-feira, 8 de junho de 2007

Présidentielle 2007 : les leçons d'une victoire

Le Monde

M. Sarkozy est parvenu à réunifier les droites françaises


Nicolas Sarkozy a été choisi par 18 983 138 électeurs (53,06 % des suffrages exprimés, 42,68 % des électeurs inscrits) au second tour de l'élection présidentielle, le 6 mai, avec 2 192 698 voix d'avance sur sa rivale socialiste (soit une avance de 6,12 % des suffrages exprimés et de 4,93 % des inscrits). Cette victoire nette a entraîné une dynamique politique sensible à la fois dans l'ouverture politique du gouvernement Fillon, la popularité de la nouvelle équipe au pouvoir et des mesures qu'elle avance et, enfin, la forte majorité législative que laissent présager les sondages à l'issue de la consultation des 10 et 17 juin.


Les principaux éléments explicatifs de cette étonnante dynamique sont à chercher dans l'analyse du moment fondateur qu'a été la victoire électorale du 6 mai. Celle-ci a été d'une ampleur peu commune, elle s'est fondée sur une capacité à unifier au fond des urnes toutes les droites, à en dépasser ensuite les limites pour renouer, au-delà des décennies, avec la dimension syncrétique du gaullisme.

Une forte victoire. L'ampleur de la victoire est évidente au regard des affrontements passés entre gauche et droite au second tour de l'élection présidentielle sous la Ve République. Le niveau atteint par Nicolas Sarkozy est le deuxième meilleur niveau atteint par un candidat de droite face à un candidat de gauche : seul Charles de Gaulle, avec 55,20 % des suffrages, avait fait mieux en 1965. Cette large victoire, qui peut donner l'impression que le sarkozysme électoral renoue avec certaines des caractéristiques du gaullisme électoral, a été construite par une étonnante dynamique sensible dès le premier tour de l'élection présidentielle et qui s'est amplifiée au second.

L'unification des droites. Au premier tour, avec 31,18 % des suffrages, le candidat de l'UMP reprend pied au coeur du dispositif électoral des droites, alors que, depuis 1974, le candidat du gaullisme ou de son héritage oscillait entre 15,11 % (Jacques Chaban-Delmas en 1974) et 20,84 % (Jacques Chirac en 1995). Cette émancipation par rapport à une droite néo-gaulliste condamnée à n'attirer jamais plus que le cinquième des électeurs du premier tour a constitué la base de la dynamique sarkozyste. Ce passage d'un cinquième à presque un tiers de l'électorat s'est fait grâce à une captation d'une partie non négligeable des électeurs de l'UDF et à une conquête massive d'électeurs du Front national. Dès le premier tour, Nicolas Sarkozy est au centre d'une coalition des droites allant du centre droit à la droite extrême en passant par la droite néo-gaulliste. Il parachèvera cette coalition au second tour en s'attaquant à ce qui reste du lepénisme électoral et aux nouveaux adeptes du centrisme autonome de François Bayrou. Comment Nicolas Sarkozy est-il passé de 11 448 663 voix au premier tour à 18 983 138 au second, soit une progression de 7 534 475 voix ? Suite...