Mostrando postagens com marcador DSK. Mostrar todas as postagens
Mostrando postagens com marcador DSK. Mostrar todas as postagens

sexta-feira, 5 de outubro de 2007

Les "Caricavatars" débarquent sur le Post

Vous connaissiez les guignols de l'info, voici les marionnettes virtuelles de Hugo! Un nouveau talent rejoint la galaxie des "serial posteurs" du Post.

Depuis le lancement du site, Hugo promène ses "Caricavatars" sur le Post.fr. Hyper corrosives, ses caricatures virtuelles l'ont déjà placé parmi les posteurs les plus visités du site.

 |Hugo
Hugo


Caricaturiste aussi doué avec le crayon qu'avec la modélisation 3D, Hugo a l'idée un jour de s'essayer au "dessin de presse" en 3 dimensions. Un dessin "qui bouge", mélange des guignols de Canal+ et de Plantu, qu'il installe sur la plateforme de réalité virtuelle Second Life en 2006.
Sa première marionnette: Bill Clinton.

Ségo en bikini sur Second Life
Il lui trouve rapidement une copine : Ségolène Royal. Affublée d'un bikini (un clin d'oeil à la couverture de Closer), le personnage fait un joli petit buzz au démarrage de la campagne présidentielle, et vaut même à son créateur quelques clins d'oeil dans la presse en ligne.

Sarkoléon et ses copains
Depuis, Hugo a créé des dizaines de nouvelles marionnettes virtuelles (on les appelle "avatars sur Second Life, d'où le nom de "Caricavatars") qu'il anime pour recréer des caricatures en 3D sur Second Life, avec lesquelles les internautes peuvent interagir.

Pour la petite histoire, les photos des caricatures de Sarkozy et Royal ont même été publiées dans Playboy Magazine (version francaise) !

Aujourd'hui, les "Caricavatars" débarquent en vidéo. Et c'est sur le Post. Des petits bijoux corrosifs à consommer sans modération.

Bienvenue au Post, Hugo!


Par La rédaction du Post

sexta-feira, 28 de setembro de 2007

Dominique Strauss-Kahn patron du FMI

L'ancien ministre socialiste, candidat français de l'Union européenne, vient d'être nommé directeur général du Fonds monétaire international. C'est quoi au fait le FMI ?

A 58 ans, l'ancien ministre socialiste devient le quatrième patron français

 |Corbis
Corbis

de l'institution multilatérale basée à Washington. Il succèdera fin octobre à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire pour raisons personnelles.

Soutenu par l'Union européenne, Dominique Strauss-Kahn était en compétition avec Josef Tosovsky, candidat tchèque présenté par la Russie.

Soucieux de ne pas apparaître comme "le candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres" pour prendre la tête de cette institution en
crise de légitimité, Dominique Strauss-Kahn avait choisi d'attendre au Chili le verdict des 24 membres du conseil d'administration, réunis au siège de l'institution à Washington.

Comment DSK a t-il mené campagne ?
- Il a mis à profit les semaines précédant l'élection pour consolider sa candidature, notamment dans les pays en développement. Il a effectué cet été un quasi tour du monde à la rencontre de ses électeurs, qui représentent les 185 Etats membres.

DSK n'a t-il plus d'ambitions nationales ?
- Avant d'être élu, le rival malheureux de Ségolène Royal aux primaires socialistes en France, s'est engagé à mettre entre parenthèses d'éventuelles ambitions pour la présidentielle française de 2012.

C'est quoi au fait le FMI ?
- Il sert à assurer la stabilité du système monétaire et financier international, c'est-à-dire à prêter de l'argent quand des pays sont en crise, et leur donner des instructions pour se redresser. Des procédures qui ont créé la polémique dans les anciens pays de l'Est et en Argentine.

Comment est choisi son directeur général ?
- Par tradition, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale, l'institut soeur, elle aussi née après guerre des accords de Bretton Woods.
Par La rédaction du Post

Lionel Jospin égal à lui-même, par Patrick Jarreau

Marta Suplicy e Lionel Jospin em casa, maio 2004

A-t-il décidé d'accompagner la campagne du gouvernement pour l'emploi des "seniors", voire pour l'allongement de la durée de cotisation nécessaire avant de liquider sa retraite ? A 70 ans, le pas alerte et l'esprit clair, Lionel Jospin vient expliquer aux socialistes ce qui leur arrive et à la moitié des Français comment ils ont perdu l'élection présidentielle. C'est un événement.

Chez les socialistes, pour qui l'analyse est aussi importante que l'action, il ne manque pas d'intelligences affûtées. Les réflexions d'un Laurent Fabius, d'un Dominique Strauss-Kahn, d'un Jean-Christophe Cambadélis, d'un François Hollande sont toujours, ou presque toujours, éclairantes et instructives. Aucun pourtant n'atteint la précision, la concision, l'efficacité de l'ancien premier secrétaire. Affaire de goût ? Peut-être, mais pas seulement. Il y va d'une juste appréciation des composantes d'une situation politique. Dans celle que connaît aujourd'hui la gauche et, au-delà, le pays, le livre de Lionel Jospin, intitulé L'Impasse (Flammarion, 142 p., 12 €), pèse.

Ce n'était pas gagné d'avance. Il ne suffit pas de s'appeler Lionel Jospin pour produire un ouvrage qui touche juste et qui aide ses lecteurs à s'orienter. La question est alors de savoir pourquoi il y réussit mieux que d'autres. Et l'on retrouve cette donnée mystérieuse qui fait qu'un responsable politique ne peut dire ce qu'il dit que parce qu'il est là où il est. Sa situation singulière ne limite ni l'authenticité ni la portée de son propos. Elle en est au contraire la condition. Parce qu'il adhère à la position où lui-même et l'histoire l'ont mis, il peut proposer une analyse qui n'est pas seulement ni d'abord un discours de justification.

L'ancien premier ministre revient donc, invariablement, à l'échec - son échec - de 2002 quand il cherche à expliquer celui de 2007. Mais, loin de produire une répétition lassante des reproches qu'il adressa alors à ses alliés, aux socialistes et finalement aux électeurs, il trouve dans ce retour la source d'un renouveau : au lieu de renier ce qu'elle avait fait au gouvernement pendant cinq ans, la gauche aurait dû s'en prévaloir pour démontrer la nullité du bilan de la droite ; les bases d'un socialisme d'aujourd'hui se trouvent dans ce que les socialistes ont accompli de 1997 à 2002. Tout aussi invariablement, le point aveugle de cette démonstration reste la responsabilité personnelle de l'auteur dans la dévalorisation de son action au pouvoir.

S'agit-il d'un règlement de comptes avec Ségolène Royal ? La réponse est oui et non. Même s'il peint, au total, un portrait implacable de la candidate à l'élection présidentielle, ce n'est pas la personne qui est en cause. Lionel Jospin a avec elle un différend politique, et plus encore un différend sur la politique. Les pages consacrées à la campagne électorale explicitent cette opposition davantage qu'elles ne s'attardent sur la conduite ou le caractère de celle qui portait les couleurs du PS.

Le livre est bien plus cruel pour François Hollande, que Lionel Jospin avait choisi, en 1997, pour lui succéder à la tête du parti et qui l'a dirigé pendant dix ans sans parvenir à s'imposer comme un vrai dirigeant. "Le premier dirigeant d'un parti prépondérant dans un régime présidentiel devait, au bout de dix ans, devenir le candidat de son parti - sauf s'il n'était pas devenu vraiment son leader, comme ce fut le cas", résume l'ancien "leader", à la page 118, comme s'il avait hésité longtemps avant de formuler ce constat accablant pour tous les socialistes et pour lui-même.

C'est au fond cette défaillance qui a ouvert l'espace du livre publié aujourd'hui. C'est elle, aussi, qui amène à se demander si Lionel Jospin entend se borner à constater l'absence de leadership au PS, et donc à gauche, ou s'il se propose d'y pourvoir, et dans ce cas comment.

Patrick Jarreau - Le Monde

sábado, 22 de setembro de 2007

"L'impasse" : la défaite vue par Lionel Jospin

Lionel Jospin, le 21 avril 2002, après l'annonce des résultats du premier tour à la présidentielle. | AFP/JACK GUEZ
AFP/JACK GUEZ
Lionel Jospin, le 21 avril 2002, après l'annonce
des résultats du premier tour à la présidentielle.



Silencieux durant la campagne présidentielle, Lionel Jospin sort de sa réserve. Dans "L'impasse", il livre un cinglant diagnostic de la défaite de mai 2007. En exclusivité, "Le Monde 2" publie de larges extraits de cet essai à paraître le 24 septembre.

La crise électorale de 2002 résulte avant tout de l'écroulement de la construction politique de la gauche plurielle, faite à la fois de synthèses et d'alliances. Cette construction avait son sens et son efficacité. A partir du moment où ses composantes ne la défendaient plus et dénigraient son action, elle perdait sa force d'attraction auprès des Français et celui qui l'incarnait se trouvait affaibli pour aller plus loin.

Quant à la conduite de la campagne de 2002, je n'écarte évidemment pas ma propre responsabilité. Je l'ai d'ailleurs assumée. L'erreur la plus grave est sans doute d'avoir sous-estimé l'effet de la dispersion de la gauche au premier tour. Peut-être avais-je du mal à comprendre le cynisme, finalement suicidaire, de ministres de gauche qui, après avoir gouverné des années à mes côtés, se sont retournés contre moi au premier tour.

D'autre part, j'ai mal pris la mesure des effets de cinq ans de cohabitation. En politique étrangère, la France avait parlé d'une seule voix. En politique intérieure, le président s'était exonéré de toute responsabilité effective, tirant bénéfice des réussites de notre action et m'attaquant à la moindre difficulté. J'ai aussi surestimé le bénéfice du bilan de mon gouvernement. Bilan solide si on le compare à celui de la droite en 2007, mais forcément contrasté. En tout cas le désastre était là. (…)

Une nouvelle candidature de ma part n'aurait été concevable que si un consensus s'était opéré. Je devinais que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn avaient peu de chances de s'imposer face à Ségolène Royal, très déterminée et propulsée d'emblée par les sondages et les médias, mais leur maintien dans la course excluait ma propre présence.

D'ailleurs, pour avoir la possibilité de l'emporter dans le vote des adhérents – dont le nombre avait été habilement grossi par une campagne d'adhésion au prix modique de 20 euros –, il aurait fallu mener une critique démystificatrice du personnage de Ségolène Royal et de sa conception de la politique. Une telle démarche n'aurait pas été sans risque dans le climat interne tendu de l'époque. Au bout du compte, le caractère académique des débats organisés entre les trois candidats déclarés n'a pas permis que la vérité de chacun apparaisse, ni que soient pensées les lignes de force d'une campagne victorieuse. (…)

quarta-feira, 11 de julho de 2007

Le départ de Dominique Strauss-Kahn bouleverse le jeu au sein du PS

Le Monde

Confronté à l'ouverture de Nicolas Sarkozy, le PS a opéré un tri sélectif. Il y a désormais une jurisprudence "DSK" et une autre, différente, pour Jack Lang. A une large majorité, les socialistes réunis en bureau national, mardi 10 juillet, ont approuvé l'idée que Dominique Strauss-Kahn puisse diriger le Fonds monétaire international (FMI), avec le soutien du président de la République.

Dominique Strauss-Kahn

"C'est un choix qui dépasse la France", notait à l'issue de la réunion Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande. Seules trois voix discordantes, Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray, se sont fait entendre dans des registres différents. "Notre place n'est pas au FMI", a ainsi protesté M. Dray. "Sarkozy, a-t-il ajouté évoquant l'attrait du pouvoir, table sur nos faiblesses et nos moeurs."

Pour le porte-parole du PS, subrepticement remplacé à ce poste depuis la fin de la présidentielle par François Hollande qui a promu le député européen Benoît Hamon, "il ne peut pas y avoir une vérité pour les uns et une vérité pour les autres". Car dans la foulée, à l'unanimité cette fois, les socialistes ont décidé que toute "personnalité" du PS qui accepterait de faire partie d'une commission mise en place par le gouvernement le ferait "à titre personnel" et serait suspendue des instances de direction du parti et du groupe à l'Assemblée, le temps de leur mission.

Jack Lang, pressenti pour faire partie d'une commission sur la réforme des institutions, est directement visé. Absent du bureau national, l'ancien ministre n'a trouvé aucun avocat pour plaider sa cause. Pour le PS son "cas" est symbolique puisqu'il serait le premier, parmi les élus, à céder à l'attrait de l'ouverture - ce que n'étaient pas les six personnalités de gauche entrées au gouvernement... Toutefois, pour échapper aux accusations de sectarisme, les socialistes ont érigé des "règles républicaines" : c'est au parti qu'il reviendra de désigner des responsables lorsque le chef de l'Etat et le gouvernement souhaiteront consulter pour réformer.

Chargé par M. Sarkozy de rédiger un rapport sur la mondialisation, Hubert Védrine n'est pas concerné, n'étant pas élu lui-même ou membre de la direction du PS. Mais l'ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin conteste ces règles. "J'ai accepté le rapport avec plaisir et je trouve ça normal, dit-il au Monde. Cela serait extravagant que je sois consulté par des personnes comme Kofi Annan (ex-secrétaire général des Nations unies) et pas par le président français." D'ailleurs, fait-il remarquer, "j'avais accepté au mois de février une mission pour Jacques Chirac sur un sommet de l'environnement et la gauche n'avait alors trouvé rien à redire". Pour M. Védrine, c'est en tout cas "bien la moindre des choses que Nicolas Sarkozy soutienne Dominique Strauss-Kahn" pour le FMI.

Jean-Christophe Cambadélis

Quoique prévenus sur le tard par leur propre mentor, les partisans de "DSK" se sont eux aussi employés à faire la part des choses. Selon eux, sa candidature pour le FMI aurait pris forme alors que l'ancien ministre de l'économie nouait des contacts internationaux pour créer une fondation sur la mondialisation. Au "hasard" de ses contacts, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lui aurait ainsi soufflé l'idée du fauteuil tout juste laissé vacant à la direction du FMI. "Dominique est désigné par les gouvernements d'Europe", souligne Jean-Christophe Cambadélis. "C'est un phénomène important pour une famille politique d'avoir l'un des siens à ce poste, soutient de son côté Pierre Moscovici. C'est une autre façon de faire de la politique qui a son audience."

Une autre façon ? L'éloignement de Dominique Strauss-Kahn pose inévitablement la question de son avenir de présidentiable et celle de la survie de son courant au sein du PS. Pour ses partisans, il n'est pas question de fermer boutique. Un "collectif", piloté par Jean-Christophe Cambadélis, devrait se mettre en place et un porte-parole, Jean-Jacques Urvoas, élu le 17 juin député du Finistère, serait même désigné. Les strauss-kahniens préparent un "Manifeste" pour la rénovation du PS qu'ils rendront public, selon M. Cambadélis, en septembre. "De toute façon, Dominique avait tiré les conclusions qu'il fallait qu'il s'y prenne d'une façon différente et qu'il sorte de ce cloaque", réagit le député de Paris, Jean-Marie Le Guen.

De retour mercredi 11 juillet du Maroc où il séjournait depuis quelques jours, "DSK" a prévu de consacrer sa journée à ses partisans. A 13 heures, il devait s'adresser aux députés qui lui sont proches puis, deux heures plus tard, à tout son courant réuni à l'Assemblée nationale pour les encourager à "continuer". La veille au soir, à l'issue du bureau national, François Hollande a longuement retenu Jean-Christophe Cambadélis. "Pour faire un tour d'horizon."

Isabelle Mandraud

terça-feira, 10 de julho de 2007

Strauss-Kahn gets IMF nomination

By George Parker in Brussels and Pan Kwan Yuk in Paris

Financial Times

Dominique Strauss-Kahn was on Tuesday anointed Europe’s candidate to head the International Monetary Fund, in a highly effective operation by Nicolas Sarkozy, French president, to plant another tricolour flag on a global institution.

Only Britain put up any resistance to Europe throwing its weight behind the French socialist, but found itself outmanoeuvred at a breakfast of finance ministers in Brussels on Tuesday.

Alistair Darling, Britain’s chancellor of the exchequer, attempted to put the brakes on Mr Strauss-Kahn’s nomination, arguing for an “open and transparent system” for choosing a replacement for Rodrigo Rato, the fund’s outgoing managing director.

But while Mr Darling was briefing journalists that he wanted to see if any other candidates emerged, the Portuguese presidency of the EU issued a press release naming the former French finance minister as Europe’s candidate.

The British minister complained that “a discussion over breakfast” was not the way to choose the IMF chief (by tradition Europe provides the fund’s managing director) especially when the breakfast was not that good.

Later the British Treasury issued a statement confirming the fracture in Europe’s ranks. “We don’t feel bound by that discussion,” it said. It argues that the debate now moves to the more important IMF level, pointing out that the fund’s executive board also backs a transparent appointment process.

Mr Darling said the “world has moved on” from the post second world war days when the US provided the head of the World Bank and Europe got the top job at the IMF. He will see if any other countries put up candidates before deciding whom to support. He said Britain wanted to reform the appointment process for the Bretton Woods institutions to remove the monopoly of rich countries in top jobs, a view endorsed as a longer-term priority by the Portuguese EU presidency.

The addition of Mr Strauss-Kahn to the IMF would mean Frenchmen in charge of four big international institutions – a fact which will boost Mr Sarkozy’s attempts to reinstate French “grandeur” on the world stage.

France already has Jean-Claude Trichet as president of the European Central Bank, Pascal Lamy as chief of the World Trade Organisation, and Jean Lemierre at the head of the European Bank for Reconstruction and Development.

Domestically, a move by Mr Strauss-Kahn to the IMF would help Mr Sarkozy marginalise a dangerous opponent. Mr Strauss-Kahn had been preparing to contest the leadership of the Socialist party next year, where he would be placed to challenge for the presidency in 2012.

On Tuesday he said he would now seek to win wider support in the IMF.

The US stayed out of the European jostling. Officials indicated that the choice of whom to nominate was an internal matter for the Europeans.


Additional reporting by Krishna Guha

sexta-feira, 15 de junho de 2007

Second tour : les socialistes appellent au "sursaut"

AFP/FRANCOIS LO PRESTI
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royale en meeting de soutien au député de la Somme Vincent Peillon, 14 juin 2007.



Défait au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste lance des appels au "sursaut" pour le second tour, dimanche 17 juin. En campagne, ses principaux dirigeants en appellent aux électeurs de gauche qui se sont abstenus et, de manière plus polémique, à ceux du centre, afin de faire "respecter le pluralisme" à l'Assemblée nationale et d'"ériger un barrage au tsunami bleu", selon l'expression employée par Ségolène Royal en déplacement, jeudi 14 juin, en Haute-Garonne et dans la Somme.

La création d'une TVA sociale envisagée par le gouvernement Fillon nourrit les argumentaires des candidats PS, qui additionnent cette mesure avec les franchises médicales et l'absence d'un coup de pouce sur le smic pour en faire le thème de "la facture de la droite".

NOUVELLE ÈRE

Mais le résultat des législatives ne conditionne pas seulement la taille du groupe socialiste et l'influence du premier parti d'opposition dans le paysage politique. Il prépare aussi un inventaire de ses échecs et ouvre aussi une nouvelle ère. Dès le 17 juin au soir, le PS fera ses comptes pour solder ses contentieux internes. La "refondation" annoncée du parti s'accompagne d'une bataille serrée pour son leadership, dans laquelle l'ex-candidate à la présidentielle compte bien s'imposer.

Sans tarder, avant le conseil national du PS prévu samedi 22 juin, Ségolène Royal a l'intention de réunir ses partisans. La plupart de ceux qui se relaient depuis plusieurs jours pour l'accompagner dans ses déplacements, à l'image de David Assouline, la pressent de s'imposer le plus rapidement possible. "Elle ne veut pas dire prendre le parti, elle déteste ce mot", soupire le sénateur de Paris. Mais la résistance autour du premier secrétaire, François Hollande, qui a réitéré son intention d'achever son bail comme prévu à l'automne 2008, s'organise.

"POUR SÉGOLÈNE MAIS PAS FORCÉMENT CONTRE FRANÇOIS"

Accueillant Mme Royal, jeudi 14 juin, venue soutenir des candidats à Toulouse, Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat, a mis le pied sur le frein. "Moi je suis tout pour Ségolène mais pas forcément contre François", dit-il en aparté. "Elle n'a pas intérêt à passer en force mais plutôt à se présenter dans de bonnes conditions, François ne va pas lui savonner la planche", ajoute-t-il, en évoquant avec une moue réprobatrice "le petit entourage" de l'ex-candidate à la présidentielle. Le même jour, à Lisieux (Calvados), Lionel Jospin déclarait : "Le premier secrétaire du parti socialiste a été désigné par un congrès donc il est là jusqu'au prochain congrès, pour moi c'est très simple." Pour l'ancien premier ministre, il faut que le PS "prenne le temps de réfléchir, qu'il ne se précipite pas, qu'il mûrisse ses décisions, qu'il ne prenne pas de décisions hâtives".

Deux jours plus tôt, Jean-Marc Ayrault, pourtant membre de l'équipe présidentielle de MmeRoyal, semblait lui aussi exprimer dans le Parisien des réservesen préconisant "un mouvement maîtrisé qui nous conduise à un congrès après les municipales, comme prévu (…) Ensuite, à Ségolène de faire ses preuves".

Mais d'autres, pour des raisons divergentes parfois, ont intérêt à accélérer le mouvement, comme Manuel Valls, député candidat à sa propre succession dans l'Essonne, qui se fait le représentant d'une "nouvelle génération" et réclame la mise en place d'une "direction collégiale".

Pressé par ses amis jospiniens, Bertrand Delanoë, entend bien lui aussi se placer aux avant-postes de la bataille. Le maire de Paris a fait savoir qu'il n'excluait pas de présenter une motion pour le congrès. Tout comme Dominique Strauss-Kahn qui s'était déclaré "disponible" dès le 6 mai au soir, Laurent Fabius, adoptant pour l'heure la position du grand "sage", a bien l'intention de peser.

Pour Mme Royal, c'est "l'ambiance des primaires qui recommence". Elle rêve de rénover le PS, pas seulement ses bases idéologiques, mais aussi ses statuts, en le transformant en "parti de masse" et en supprimant la composition de sa direction à la proportionnelle des courants qui "tue" le parti. Jeudi soir, soutenant Vincent Peillon dans la Somme, elle lançait aux militants ce message : "J'ai besoin de lui pour continuer la tâche que j'ai commencé et rassembler les socialistes."

Isabelle Mandraud pour Le Monde

quinta-feira, 14 de junho de 2007

Les socialistes s'insurgent contre la "TVA sociale"

Dominique Strauss-Kahn
à Sarcelles le 7 juin.
AFP/JEAN AYISSI
Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste de l'économie, a réitéré, jeudi 14 juin, son opposition au projet de TVA sociale du gouvernement Fillon.

"Ce n'est pas une TVA sociale, ça remplace les cotisations des employeurs, donc c'est une TVA patronale"
, a déclaré M. Strauss-Kahn sur LCI. "C'est vrai que notre économie est sous-compétitive aujourd'hui, mais ce n'est pas en bricolant la TVA qu'on rend une économie compétitive, c'est en faisant en sorte qu'elle soit capable de faire de l'innovation, de la recherche, que l'université soit relancée", a-t-il souligné.

M. Strauss-Kahn a renouvelé sa demande d'un débat avec le premier ministre sur ce dossier. "Je demande ce débat, je suis contre cette mesure, je crois qu'elle est inefficace. Elle fera cinq points d'augmentation de TVA, ça veut dire cinq points de pouvoir d'achat en moins pour tous les Français", a-t-il affirmé.

L'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin a lui aussi dénoncé, mercredi, la politique du gouvernement, qui est faite, a-t-il dit, de "cadeaux à une minorité et [d']impôts pour une majorité". Suite...