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segunda-feira, 5 de novembro de 2007

Prix : Leroy couronné, Pennac consacré

cimg2174.1194273527.JPG Arrivée des courses à 13h à l’hippodrome de Drouant : 1er au Goncourt (10 euros défiscalisés et d’autres euros pas nets d’impôts) au 14ème tour de piste Gilles Leroy sur Alabama song (casaque bleue du Mercure de France), 1er au Renaudot au 10ème tour de piste Daniel Pennac sur Chagrin d’école (casaque ivoirée à liseré rouge de Gallimard). Le moins qu’on puisse dire est que le résultat est inattendu. Le fait est que cette année, il s’est passé “quelque chose” en coulisses que l’on peut reconstituer à travers des conversations tant “on” que “off the record” avec des membres des deux jurys. Il semble bien que cette fois, bien que ce ne soit pas la première, les pressions et manoeuvres ont atteint un tel niveau qu’un certain nombre de jurés se sont rebiffés. Gardons-nous d’en tirer des conclusions définitives sur la morale des prix littéraires ! Que s’est-il passé ?

D’abord l’élimination de la favorite Amélie Nothomb de la dernière liste de sélection du Goncourt. Ca n’a rien à voir avec la qualité de son livre : il se trouve simplement qu’un responsable de sa maison d’édition Albin Michel a cru bon écrire une longue lettre adressée à la présidente du jury Edmonde Charles-Roux : il y expliquait en substance que les Goncourt se déconsidéreraient en ne décernant pas leur prix à son auteur… Faut-il préciser que cette lettre a fait très mauvais effet du côté de Drouant et les a tant indisposés qu’elle a valu à la pauvre Nothomb de se faire éjecter de la liste ? Ensuite il y eut les grandes manouevres Grasset -Le Seuil (tu fais voter “tes” jurés pour mon auteur à un prix, je fais voter “les miens” pour ton auteur à l’autre prix). C’était tellement gros, voire grossier, et même insistant, qu’il y eut force téléphonages ce week-end entre les jurés du Goncourt et du Renaudot pour déjouer le petit business qui se concoctait. Olivier Adam et Christophe Donner en ont fait les frais. Sans ces maladresses, ils auraient probablement été laurés. En attendant, ils sont bernés.

L’ambiance était pourtant sans mystère et sans enthousiasme ce matin dans les escaliers normalement bondés et agités du restaurant Drouant. Rien à voir avec l’embouteillage hystérique de l’an dernier. Pas un cadeau de succéder à Jonathan Littell : 187 pages d’une histoire bien troussée sur les Fitzgerald, l’auteur s’étant glissé dans la peau de Zelda pour dire sa difficulté à exister à côté de Scott, ce pourrait être l’anti-Bienveillantes. Le roman, qui n’est surtout pas une biographie de la narratrice cimg2172.1194273719.JPG(bien que l’auteur ait fait une enquête documentaire, la plupart des évènements, des personnages et des lettres sont imaginaires), possède un vrai charme. Il emporte facilement. Mais il n’y a pas d’enjeu, ni dans le fond (l’aventure intérieure de ce couple mythique a été tellement analysée qu’elle est devenue un lieu commun de l’histoire littéraire américaine), ni dans la forme (assez conventionnelle). Gilles Leroy n’a pas pris de risque et il n’en fait pas courir à ses lecteurs. Ce sera certainement un honnête Goncourt pour ce qui est des ventes. Un roman qui emprunte son titre à Brecht (dans Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny), son épigraphe à Cartier-Bresson (”Quand on va au bal, il faut danser”) et qui pousse la délicattesse jusqu’à être dédié à son fidèle éditeur (Isabelle Gallimard) ne saurait être entièrement mauvais…

Pour le Renaudot, les grandes manoeuvres ont tout de même provoqué un coup de théâtre : le surgissement in extremis du Chagrin d’école de Daniel Pennac qui n’avait pas été sélectionné étant paru trop tard, grâce à l’action de Jean-Marie Le Clézio, Patrick Besson et Franz-Olivier Giesbert. Ce dernier cimg2177.1194273881.JPGs’en explique :”On dira que ce n’est pas un roman mais Le Château de ma mère non plus et tant d’autres ! C’est un livre fondamentalement marrant, qui met de bonne humeur et déculpabilise. Que voulez-vous de plus ? Le Renaudot a plusieurs vocations ; l’une d’elle est de donner un coup de chapeau à un bon auteur populaire méprisé par l’élite”. Giesbert a donc plaidé, Le Clézio exceptionnellement absent l’a appuyé en direct par téléphone depuis la Corée du sud (”Je ne connais pas l’auteur, j’ai aimé le livre et tant pis s’il est chez mon éditeur, je ne voterais pas pour Gallimard avant dix ans au moins !”) et Patrick Besson, président du jury cette année, a fait pencher la balance avec sa double voix. C’est ainsi que le candre Pennachionni a été consacré, ce qui aurait fait très plaisir à son papa. Voilà les raisons du choix, sans oublier que distinguer un livre qui est déjà numéro un ventes, c’est s’offrir la volupteuse perspective de voir le Renaudot 2007 se vendre davantage que le Goncourt 2007. Orgueil de jurés puisque dans les deux cas, c’est Gallimard qui emporte la timbale.

(Photos P.A.)

Prix Goncourt : qui succédera à Jonathan Littell ? La reponse est Gilles Leroy pour "Alabama Song"

Dernière minute - Le célèbre prix de littérature a été remis, lundi, à Gilles Leroy pour "Alabama Song", tandis que Daniel Pennac a reçu le prix Renaudot pour "Chagrin d'école".

Qui pour succéder aux Bienveillantes de Jonathan Littell (Gallimard), l'événement de la rentrée littéraire 2006 ? Aujourd'hui, au célèbre restaurant Drouant, place Gaillon, à Paris, vers 13 heures, les dix jurés de l'Académie Goncourt feront connaître le nom du 104e lauréat du Prix, créé en 1903.

Le rituel est désormais immuable. Devant un parterre de perches, micros, journalistes, attachés de presse, éditeurs, Didier Decoin, secrétaire du plus prestigieux des prix français, juché à mi-étage (la salle à manger où délibèrent les jurés est situé au premier étage, tandis que la foule impatiente attend au rez-de-chaussée) annoncera le nom du vainqueur. A ses côtés, figureront Edmonde Charles-Roux, la présidente ainsi que les jurés les plus valides : Bernard Pivot, Françoise Chandernagor…

Cette année, les jeux sont plus ouverts qu'à l'accoutumée. Délivrée le 26 octobre, à la foire du livre de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), une des foires les plus commerciales de France, la dernière sélection comprend en effet cinq romans français, contre trois ou quatre habituellement : A l'abri de rien, d'Olivier Adam (L'Olivier) ; Le Rapport de Brodeck, de Philippe Claudel (Stock) ; Le Canapé rouge, de Michèle Lesbre (Ed. Sabine Wespieser) ; La Passion selon Juette, de Clara Dupont-Monod (Grasset) et Alabama Song, de Gilles Leroy (Mercure de France).

UN EFFET DÉMULTIPLICATEUR

Cette finale élargie peut signifier soit que la rentrée littéraire 2007 est particulièrement riche et de qualité, soit que les jurés sont dans un état plus grand d'indécision. En tout cas, ils n'ont pas hésité à évincer de leur dernière liste Ni d'Eve, ni d'Adam, d'Amélie Nothomb (Albin Michel) jusque-là donnée grande favorite par les critiques pronostiqueurs.

Doté d'un chèque symbolique de 10 euros, le prix Goncourt ne constitue pas en soi un enjeu financier. En revanche, bien loin devant les autres prix, – le Renaudot, décerné le 5 novembre, le Décembre, le 6, le Flore, le 7, le Femina et le Médicis, le 12, l'Interallié, le 13 novembre –, il continue de provoquer un effet démultiplicateur sur les ventes qui profitent à l'auteur mais aussi à son éditeur et aux libraires. Un bon Goncourt peut dépasser le cap des 300 000 ventes. Pour un écrivain dont le rêve est en un sens d'être lu, c'est l'assurance de toucher un large public et de connaître un brin de notoriété.

Jean-Rémy Uvèbe

Une rentrée littéraire prolifique

Pas moins de 727 romans, français et étrangers, auront été publiés de la mi-août à la mi-octobre. Parmi eux figurent 493 romans français – dont 102 premiers romans – édités par 90 maisons d'édition. Celles-ci auront mis aussi sur le marché 234 romans étrangers. Cette année, la production littéraire enregistre une augmentation de 9 % par rapport à 2006.


quinta-feira, 23 de agosto de 2007

39 x39

Civilización y Barbarie de Cristina Civale

Desde hoy y hasta el 26 de este mes, 39 escritores latinoamericanos menores de 39 años debatirán en Bogotá en el marco de Bogotá Capital Mundial del Libro 2007 sobre literatura, sociedad y cultura.

Escritores_bogota_todos_39.jpg

Alguna de las preguntas que contestarán a lo largo de mesas redondas y encuentros con el público serán: cómo y sobre qué escribimos, qué está pasando en la literatura de América Latina y qué escritores nos formaron, entre otros. Aquí va la lista completa de escritores participantes. Por Argentina, estarán presentes: Pedro Mairal, Gonzalo Garcés y Andrés Neuman.

Siempre me pregunté, por qué no rankean en este tipo de encuentros los mayores de 40.

¿No está sobrevalorada la juventud? ¿Qué clase de línea imaginaria se traza con la edad y sobre todo para qué?

En formato pdf. podés bajar la primeras palabras de estos escritores elegidos por Piedad Bonnett, Héctor Abad Faciolince y Óscar Collazos.

sábado, 18 de agosto de 2007

La venganza de Kerouac

En Nueva York. Mientras camina por el Lower East Side, Jack Kerouac le hace un gesto risueño al fotógrafo, nada menos que el poeta Allen Ginsberg, otro de los integrantes de la generación beat Foto: Allen Ginsberg/Corbis


Ícono de la contracultura, rey de los beats, marcó con una novela la sensibilidad de una época. Cuando se cumple medio siglo de la publicación de On the Road, que Francis Ford Coppola planea llevar a la pantalla el año próximo, la figura del escritor es celebrada con muestras y ediciones de homenaje. Detrás del buen salvaje que se lanzó a un viaje sin retorno, había un escritor consciente del poder de su arte

Por Héctor M. Guyot
De la Redacción de LA NACION


Una tarde de julio de 1947, en un cuarto de hotel de mala muerte en Des Moines, Iowa, un Jack Kerouac de 25 años apuntaba en su libreta imágenes de los seis viajes a dedo que el día anterior, en poco más de veinte horas, lo habían traído desde Chicago. Estaba en la mitad de su primer cruce de los Estados Unidos: "En la línea que divide el Este de mi juventud y el Oeste de mi futuro", escribiría después en la novela En el camino , el relato de sus travesías insomnes por el país, un libro en el que plasmó su lírica y desgarrada visión del sueño americano y que convirtió a los beats , hasta allí casi anónimos outsiders , en un fenómeno nacional que sacudió a una sociedad dormida.

Más que un viaje, lo suyo era la búsqueda de una experiencia extrema que lo religara con la vida en estado puro. A la hora de traducir ese impulso en escritura puso en la máquina de escribir un rollo de teletipo para no cortar el flujo cada vez que debía cambiar la hoja y apeló, como un sacerdote que abraza su fe, a la prosa espontánea que le inspiró quien había sido su principal compañero de correrías, Neal Cassady, en sus salvajes cartas remitidas desde Denver o San Francisco. Alimentando su resistencia con café negro y generosas dosis de benzedrina, Kerouac despachó las 175.000 palabras de la novela -podía escribir cien por minuto- en tres afiebradas semanas de abril de 1951.

"Este es un libro acerca de un hombre que lo cambió todo", se ha dicho en The New York Times a próposito de una de las tantas biografías del escritor. El cambio lo precipitó En el camino , que tras seis años de sistemáticos rechazos se publicó el 5 de septiembre de 1957 y se transformó en la biblia de una generación que necesitaba creer en una energía más inspiradora que la de la bomba atómica, bajo cuya amenaza se alzaba el orden marcial de la Guerra Fría. Miles de jóvenes que reclamaban una nueva sensibilidad se rebelaron contra el conformismo de la era Eisenhower y, como su héroe, se lanzaron a la ruta con el pulgar apuntando hacia el horizonte.

Arquetipo de la contracultura, a Kerouac se lo ha tenido como un pionero de las transformaciones sociales que sobrevinieron en las décadas siguientes, desde el hippismo y las protestas estudiantiles de los años 60 hasta el rescate de las filosofías de Oriente. Cuando se cumple medio siglo de la aparición de En el camino , el eco de aquel estallido sigue vivo. El rollo de 36 metros de largo con la primera versión de la novela -en realidad, eran doce, pero el escritor los unió después con cinta adhesiva- se hizo leyenda y en 2001 se subastó en Christie s por 2.43 millones de dólares (rompió el récord de dos millones pagado por una copia de El proceso , de Franz Kafka, fechada en 1920). Hasta hace poco, el manuscrito recorrió Estados Unidos en una muestra itinerante que congregó multitudes a su paso, un anticipo del interés que despertará la adaptación al cine de la novela, que Francis Ford Coppola proyecta filmar el año que viene con el brasileño Walter Salles como director y con música del argentino Gustavo Santaolalla.

Al margen del fenómeno extraliterario, la publicación de En el camino despertó el horror del establishment académico, que solo vio en el libro la descripción de un puñado de freaks fuera de control. Apuntando al método espontáneo de Kerouac, Truman Capote ironizó: "Eso no es escribir, eso es tipear". Sin embargo, la crítica de Gilbert Millstein en The New York Times consideró la novela "una auténtica obra de arte" y señaló que así como Fiesta , de Ernest Hemingway, sería recordada como el testamento de la "generación perdida", En el Camino sería el legado de la "generación beat ". Léa más aqui