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segunda-feira, 5 de novembro de 2007

17 % des Brésiliens sont sortis de l'extrême pauvreté

En 1992, près de 36 % de la population du Brésil survivait avec moins de 2 dollars par jour. Quinze ans plus tard, cette proportion a été ramenée à 19 % des 183 millions de Brésiliens. Dans un dossier d'une vingtaine de pages consacré à la croissance des inégalités dans le monde, et notamment en Asie, l'hebdomadaire américain Newsweek décerne un satisfecit au Brésil. Le pays de Lula recueille les fruits d'une politique lancée au début des années 1990 qui a permis de scolariser 97 % des enfants. S'il reste l'une des sociétés où l'écart entre riches et pauvres est le plus grand, le Brésil est aussi l'une des seules, avec le Mexique et le Chili, où cet écart se réduit. Le coefficient de Gini (où 1 correspond à l'inégalité maximale et 0 à l'égalité parfaite) y a été réduit de 5 % entre 2001 et 2006, passant de 0,59 à 0,56.

Le Monde

sexta-feira, 19 de outubro de 2007

Un dossier sur les retraites fait par Le Monde


Les conditions de départ à la retraite Des régimes déficitaires Des régimes en mal de cotisants Un nouveau contexte

Un conducteur de train attend des informations en gare de Strasbourg. | AFP/OLIVIER MORIN
AFP/OLIVIER MORIN
Un conducteur de train attend des informations en gare de Strasbourg.

Qui en bénéficie?

Les régimes spéciaux concernent en France 1,6 million de personnes, dont 500 000 cotisants et 1,1 million de retraités. La SNCF, la RATP et EDF-GDF représentent 360 000 actifs et 500 000 pensionnés.

Il existe au total une quinzaine de régimes spéciaux, tels que ceux des marins, des cultes et congrégations, des clercs et employés de notaire, de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, de l'Assemblée nationale et du Sénat, du Port autonome de Bordeaux, des personnels de l'Opéra national de Paris ou de la Comédie-Française.

Combien coûtent-ils ?

Les régimes spéciaux représentent 6 % du montant total des pensions versées chaque année.
Ils sont pour la plupart déficitaires. L'Etat (et non le régime général) doit débourser près de 5 milliards d'euros par an pour les équilibrer. En l'absence de subventions publiques ou de taxes affectées, des taux de cotisations employeurs élevés permettent l'équilibre de ces régimes.

Quel est leur origine ?

Les régimes spéciaux ont été créés pour compenser la pénibilité ou la dangerosité de certains métiers. Ils permettent également de s'adapter aux spécificités de certaines professions.

Le régime spécial de retraite des personnels de l'Opéra national de Paris a été créé en 1698 par Louis XIV. Celui des marins du commerce et de la pêche, en 1709. D'autres ont été mis en place au XIXe siècle : celui de la Banque de France (1806), de la Comédie-Française (1812), des fonctionnaires civils (1853), des chemins de fer (1855) ou des mines (1894).

Lors de la création du régime général de sécurité sociale en 1945, les bénéficiaires de ces régimes choisissent de les conserver car ils sont plus avantageux et davantage adaptés à la spécificité de leur métier. L'ordonnance du 4 octobre 1945 pose le principe du maintien d'un certain nombre de régimes spéciaux, dont la liste figure au décret du 8 juin 1946.


quinta-feira, 27 de setembro de 2007

Big Pictures, Blog de Corine Lesnes

Corine Lesnes est correspondante du “Monde” aux Etats-Unis depuis août 2002.

Swastika-shaped

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La marine américaine va dépenser 600.000 dollars pour camoufler ce qui ressemble à une swastika.
La configuration est invisible de la terre, sauf à s’asseoir derrière son ordinateur et à focaliser Google Earth sur le toit des baraquements de la base de Coronado, en Californie.
Mais depuis deux ans, la chose dérange un animateur de radio du Missouri.
Les architectes vont mettre des fleurs et des panneaux solaires.

Partition irakienne: l’embryon

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L’idée de partition de l’Irak ne cesse de gagner du chemin.
Aujourd’hui, 75 Sénateurs ont voté un texte recommandant la création de trois régions semi-autonomes en Irak (le plan Gelb-Biden: Plan for Iraq).
C’est la première fois qu’une idée rassemble autant de démocrates et de républicains (et aussi bien Krauthammer que David Brooks).

quinta-feira, 7 de junho de 2007

Artigo do Presidente Lula no jornal Le Monde de França

G8, les pays émergents doivent être entendus, par Luiz Inacio Lula da Silva

La tenue d'un nouveau sommet élargi du G8 à Heiligendamm offre une nouvelle occasion aux dirigeants d'Afrique du Sud, du Brésil, de la Chine, de l'Inde et du Mexique d'approfondir le dialogue avec les principales puissances industrielles, entamé à Evian en 2003, sur les questions prioritaires de l'agenda international.

Ces rencontres prennent de plus en plus d'importance, notamment du fait qu'elles introduisent de nouvelles perspectives dans les débats du G8. Je suis convaincu que le changement climatique, le développement durable, les sources nouvelles et renouvelables d'énergie et le financement pour le développement sont des thèmes sur lesquels les principaux pays émergents devront être davantage écoutés. En effet, non seulement les populations de nos pays sont concernées, mais nos pays ont la capacité de formuler et de mettre en oeuvre des propositions innovantes pour répondre à ces multiples défis.

La transformation des biocarburants en commodities internationales est un exemple de la façon dont nous joignons nos efforts pour trouver des réponses coordonnées. La diffusion de l'usage de l'éthanol et du biodiesel aide à démocratiser l'accès à l'énergie en diminuant la dépendance mondiale à l'égard des réserves d'hydrocarbures. En même temps, elle contribue à réduire les émissions de gaz polluants et les effets du changement climatique qui nous affectent tous.

L'essor des biocarburants est très important pour les pays en voie de développement. Grâce à leur immense potentiel de création d'emplois et de revenus, ils offrent une véritable possibilité de développement durable, en particulier pour les pays qui dépendent de l'exportation de quelques matières premières. En même temps, l'éthanol et le biodiesel ouvrent d'importantes perspectives de développement, surtout pour les industries biochimiques. Ce sont des alternatives économiques, sociales et technologiques qui s'offrent aux pays économiquement pauvres, mais riches en soleil et en terres arables.

Les critiques selon lesquelles les biocarburants peuvent affecter la sécurité alimentaire ou aggraver les changements climatiques se fondent sur un postulat erroné. Si les pays adoptent des cultures adaptées à leurs réalités et à leurs besoins, les biocarburants peuvent aller de pair avec la sécurité alimentaire et la préservation de l'environnement. Un système de contrôle public rigoureux, s'appuyant sur des accords multilatéraux, préservera l'environnement et des conditions décentes de travail. L'équilibre entre la petite propriété familiale et les grandes plantations peut aussi être garanti, comme le prévoit la législation brésilienne. C'est une expérience que nous partageons avec nos voisins de l'Amérique latine et des Caraïbes et avec nos frères africains.

Pour atteindre les objectifs de développements du Millénaire, il sera aussi nécessaire de multiplier des mécanismes financiers innovants capables d'assurer les ressources nécessaires à la transformation des conditions de vie de millions de personnes marginalisées. La contribution de solidarité internationale sur les billets d'avion est un petit exemple de ce qui peut être fait, comme cela a été établi lors de la création de la Centrale internationale pour l'achat de médicaments (Unitaid).

Ce sommet élargi nous offre l'occasion de formuler des stratégies intégrées mondialement pour faire face aux grandes menaces planétaires. Il n'y aura pas de développement durable, d'harmonie environnementale ni de sécurité pérenne si nous ne parvenons pas à éliminer la faim et l'extrême inégalité sociale. C'est pour cela que les négociations commerciales multilatérales doivent avancer. Nous avons besoin d'un véritable cycle du développement au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Avec des résultats qui apportent aux pays les plus nécessiteux les bénéfices, maintes fois promis mais jamais pleinement concrétisés, de la libéralisation des échanges.

La meilleure preuve de notre capacité à forger une bonne gouvernance vraiment globale réside sans doute dans le partage des responsabilités et des frais liés aux changements qui ne peuvent plus être remis. Ces responsabilités, bien que distinctes, sont copartagées. Quand nous parlons de réchauffement climatique ou de négociations commerciales multilatérales, nous ne pouvons traiter sur le même plan des pays ayant des capacités et des responsabilités aussi inégales. Ainsi, la légitime protection de la propriété intellectuelle, qui se trouve à l'ordre du jour du G8, ne saurait écarter l'impératif éthique de garantir des médicaments de première nécessité à des prix abordables.

Le Brésil a conscience de ses obligations, et il est engagé dans tous ces projets. C'est pour cette raison que nous sommes persuadés que le dialogue élargi du G8 restera indispensable à la consolidation d'un agenda commun des intérêts et des défis auxquels toute la planète est confrontée. La constitution d'un forum permanent entre les pays en voie de développement et les pays développés pour traiter des questions essentielles du monde d'aujourd'hui aidera à rendre la globalisation moins asymétrique et plus solidaire.

Luiz Inacio Lula da Silva est président du Brésil. Versão portuguesa